Transe-maître(s)

Du 9 au 12 juin

En s’exprimant à l’école dans sa langue natale plutôt qu’en français, Dzitri, nouveau au collège, hérite du signal, collier honteux dont on ne peut se défaire qu’en dénonçant un ou une camarade surpris.e dans la même situation. Refusant la délation il choisit de s’en débarrasser. Il est alors convoqué, au milieu de la cour, devant toute l’école rassemblée, pour une drôle de séance de moquerie générale.

Transe-maître(s) aborde la question de l’héritage de la langue, plus précisément de la langue française ; langue que Paris imposa au reste de la France, langue que la France imposa à l’empire colonial. La pièce évoque le signal, objet aujourd’hui disparu des manuels d’histoire. Encore appelé signe, symbole ou signum, le signal était un collier fait d’un ou de plusieurs objets répugnants que l’instituteur, en signe de punition, accrochait au cou l’élève qui était surpris.e en train de parler sa langue natale au lieu de s’exprimer en français. L’élève devait ensuite surprendre un autre de ses camarades dans la même situation pour s’en débarrasser. Le signal passait alors de cou en cou. L’élève qui avait l’objet en sa possession à la fin de la récréation, de la demi-journée, ou de la journée, était puni.e : séance de moquerie générale suivie de punitions corporelles, retenues, corvées, devoirs supplémentaires, etc… En servant de rempart face aux autres langues, que ce soit en Occitanie ou en Bretagne, ce procédé était utilisé afin d’humilier l’élève et ridiculiser sa langue, accessoirement entretenir la délation entre les élèves et empêcher la solidarité de groupe. Il a participé à la destruction, la sous estimation, au rejet, au reniement de sa langue et aux ethnocides. Dans l’empire colonial l’École française va s’inspirer de ces mêmes pratiques.
Transe-maître(s) met en scène le jeune Dzitri. Nouveau au collège, il suscite la curiosité. Il hérite du signal, mais il choisit de s’en débarrasser. Il est donc convoqué ce midi, au milieu de la cour, devant toute l’école rassemblée, pour une drôle de séance de moquerie générale.

Production Compagnie Soliloques
Coproductions Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgie Contemporaines, CDN de Normandie – Rouen, Festival Passages- Metz dans le cadre du projet européen Bérénice
Avec le soutien de Commune de Lattes – Théâtre Jacques Coeur, La Chartreuse – CNES, DRAC Auvergne Rhône-Alpes, CITF, Artcena – Aide à la création, Institut Français de Paris, Le Printemps des comédiens, SPEDIDAM, ADAMI
Avec la participation artistique de Jeune Théâtre National, ENSATT – Lyon
Le texte Transe-maître(s), paru aux Éditions Théâtrales 2018, est :
Lauréat Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre 2018
Lauréat aide à la création Artcena 2018
Prix Text’Avril 2019
Finaliste Grand Prix de la littérature dramatique 2019
Sélection 2019 du comité de lecture Troisième Bureau – Grenoble
Sélection du comité de lecture du Tarmac – Paris

© Marc Ginot

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

 

Texte, mise en scène Elemawusi Agbedjidji

Jeu Astrid Bayiha, Marcel Mankita, Athaya Mokonzi, Elemawusi Agbedjidji, Baptiste Jamonneau, Amandine Gay

Création lumières et régie générale Guillaume Tesson

Création sonore Anna Walkenhorst

Scénographie et costumes Camille Kuntz

Production Pauline Pascalin

Collaborations artistiques Baptiste Jamonneau, Allassane Sidibe

 

Toute la culture

I/O Gazette

Théâtre du blog 

Le 9 juin à 19h30 Le 10 et 11 juin à 20h30 Le 12 juin à 16h

Durée : 1h20
Grande Salle

Rapports sur toi

Du 2 au 5 juin

Rapports sur toi – de mon chaos est née une étoile filante a été spécialement écrit par son auteur pour les élèves de la Classe de la Comédie. Très personnelle sans être véritablement autobiographique, la pièce est une manière de répondre par la création à un évènement insupportable.
Composée en 12 tableaux, elle est le journal d’une année de deuil vécue par un groupe d’amis qui ont perdu l’un des leurs au moment de quitter le lycée pour entrer dans la vie étudiante. Pleine d’humour et de mélancolie, de vitalité, elle saisit l’effet du temps qui passe, lorsqu’il cicatrise lentement les blessures les plus vives.

La pièce se passe dans un vestiaire abandonné. C’est l’un des plus beaux chants de vie qu’il m’ait été donné de lire. Nous sommes allés au bout de nos forces pour tenter de la faire apparaître dans toute son acuité. Mission stimulante et délicate, tant le texte pousse au bout la confiance accordée à l’athlétisme affectif de l’acteur, le pouvoir du langage poussé dans ses retranchements, l’art du glissement, de la rupture, des grands écarts émotionnels.

© Christophe Raynaud de Lage

 

Production : Cie Moon Palace
Coproduction : Comédie – CDN de Reims
Spectacle de sortie de la Promotion 19 des élèves de la classe de la Comédie créé en juin 2019.
Ce texte a été spécialement écrit pour les élèves de la promotion 2017-2019

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

Texte Baptiste Amann
Mise en scène Rémy Barché
Son Antoine Reibre
Lumières Didier Saint-Omer
Vidéo Cyrille Molé
Habilleuse Élise Beaufort
Plateau Mohamed Rezki
Régie plateau Pascal (dit Stan) Daubié
Régie son Philippe Chevalet

Distribution Anne-Mary Augustinov, Alann Baillet, Joséphine Cantalejo, Arthur Girard, Danae Monnot, Valentin Paté, Léa Sarlet, Max Unbekandt, Rosine Vokouma

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Le 2 et 3 juin à 18h
Le 4 juin à 17h
Le 5 juin à 16h

À partir de 15 ans 

 

Durée : 2H15
Grande Salle
Eric Elmosnino chez lui à Paris le  17 décembre 2020.

L’Acteur fragile

Samedi 22 mai à 18h

Mohamed El Khatib propose sa version de ce que Diderot décrivait comme le « paradoxe du comédien ». Par ce geste, il met l’acteur Éric Elmosnino dans une situation à la fois limpide et complexe dans la mesure où il s’agit pour celui-ci d’être soi-même tout en étant un autre, puisqu’on ne sait jamais exactement lequel des deux parle. De la part d’un comédien qui, après s’être lancé dans le théâtre presque par hasard, a fini par incarner Serge Gainsbourg au cinéma, cet exercice d’équilibriste témoigne d’une virtuosité aussi discrète que remarquable.

Production Compagnie Zirlib
Coproduction: France Culture

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

Texte & Conception Mohamed El Khatib

Avec Éric Elmosnino

Dramaturgie Vassia Chavaroche

accompagné de Mohamed El Khatib, Damien Naert

Durée : 50 min
Grande Salle
 Matthew Henry from Burst

Paradis

Du 25 au 27 mai 2021 à 19H

Tout a commencé en bas de chez moi. La ville où j’habite accueillait le temps d’un week-end la crème des romanciers à succès. Des micros avaient été installés sur chaque place pour des lectures publiques, ou des entretiens. En marchant, je suis tombée sur un garçon syrien qui voulait prendre la parole. Il ne parlait ni français, ni anglais. J’ai tout de même compris qu’il voulait parler dans un micro. Il préparait sur son ordinateur ce qu’il voulait dire. Il venait de Syrie et c’était un moment de grand chaos. Évidemment il n’a jamais eu le micro. Il ne comprenait pas pourquoi, et moi non plus. C’est le point de départ d’une amitié et d’une enquête rocambolesque : pendant deux ans je me suis acharnée à essayer de sauter par-dessus la barrière de la langue, pour enfin comprendre ce qu’il voulait nous dire ce jour-là.

© Matthew Henry from Burst

Production Le Premier épisode
Coproduction Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, La Comédie de Caen – CDN de Normandie Soutien : MC93 – Maison de la culture de Seine-Saint Denis Bobigny

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

Texte Sonia Chiambretto
Mise en scène et scénographie Sonia Chiambretto et Yoann Thommerel
Avec Sonia Chiambretto, Marcial Di Fonzo Bo, Ada Harb, Pierre Maillet, Rami Rkab
Création lumières Patrick Laffont de Lojo
Collaboration artistique Frédéric Hocké
Régie générale Nicolas Barrot

Sonia Chiambretto est représentée par L’Arche, agent littéraire. 
Durée : 1h00
Grande Salle