Dimanche 30 octobre à 16h

C’est l’histoire d’un vallon. Son paysage, ses habitants. On y entrevoit comment les différentes espèces cohabitent dans un même espace. Quels liens se tissent. Et les frictions possibles. S’y déploie l’influence mutuelle entre un lieu et les êtres qui l’occupent. Comment, ensemble, au fil des ans, tout change, évolue, comment tout fait monde. C’est donc un récit à voix multiples, dont les humains ne sont pas les seuls protagonistes. Nous y suivons leurs aventures, bien sûr, mais nous nous intéressons aussi à ce qui se trame du côté des plantes et des animaux sauvages.

Chronique chorale, Notre vallée vient mettre en lumière la façon dont chaque vivant participe, d’une manière ou d’une autre, à la construction du territoire, et l’impact que son implication provoque sur ses colocataires. À qui, à quoi, pour combien de temps?

 

ici
dans ce petit bout de monde
au coeur d’un hiver de fin de siècle énergivore
ce n’est pas la mort qui règne en cheffe
tututututut
c’est la dormance
seulement la dormance
temps
NUIT
fin de siècle souffle fort
bondis plane papillonne
tout n’est pas mort ça dort

Texte Julie Aminthe
Mise en voix Maryse Lapierre
avec la troupe du Jamais Lu 2022

Durée :
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Samedi 29 octobre à 18h30

La maison, c’est le lieu de l’action.
Il y a l’entrée, le salon, la bibliothèque, la cuisine, le jardin et le petit bois.
Une autrice emménage avec son compagnon dans cette petite maison de campagne qui leur a été vendue après le décès d’une vieille dame.
Peu à peu, l’autrice devient hantée par le spectre de son ancienne propriétaire, gênée par l’atmosphère de la demeure, dont une pièce lui reste étrangement interdite.
Alors elle écrit une histoire pour résoudre ce malaise. Ou, peut-être comme tout.e.s les auteur.ice.s, se sert-elle de la réalité pour nourrir sa fiction?
Quoiqu’il en soit, sa fable se résume ainsi : une jeune femme qui s’est depuis longtemps éloignée de sa famille à la mort de sa mère retourne voir la maison où celle-ci a vécu. Elle cherche à saisir où et en quoi l’événement a raté.

La Maison fonctionne et fictionne comme un rituel purificateur, la résorption d’une vieille blessure, l’acceptation d’une mort. Agitant son cauchemar, son auteur exécute un détour par le double, comme pour retrouver un geste originel du théâtre : faire ressortir des monstres, et les purger par la représentation.

LA VOISINE – Vous serez au calme ici, très au calme… Le soir parfois le vent hurle ! Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est que le vent ! Rien-que-le-vent… N’ayez pas peur. C’est l’ouverture de la plaine, le vent passe par la petite pente en bas, et il hurle. Vous serez inspirée pour quelques histoires sordides. (Elle rit).(Elle imite le vent.) Houuuuuu huuuu !

Texte Yanis Skouta
Mise en voix Marie-Ève Milot
avec la troupe du Jamais Lu 2022

Durée :
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€

Howl 2122

Mardi 22 novembre à 20h

« Ne pas oublier qu’en France, on a enfermé la jeunesse universitaire pendant plus d’un an. » Howl 2122 est un projet d’écriture de l’urgence, de composition musicale et de performance live, proche du rap et du spoken word. Laure Catherin, Delphine Battour et Raphaël Mars en immersion dans un campus sont allé·e·s à la rencontre des étudiant·e·s pour entendre leurs paroles et s’imprégner des lieux. Les artistes ont recueilli récits, impressions, ressentis et ambiances sonores, de précieux matériaux pour tenter d’écrire d’un souffle une performance poétique et musicale. Inspiré de De La Démocratie en Pandémie de Barbara Stiegler, une sorte de pendant au poème Howl d’Allen Grinsberg au regard de l’expérience qu’a traversé la jeunesse universitaire pendant cette période de pandémie.

NOTE D’INTENTION

« Qu’on n’oublie pas le son du dehors, le son du dehors la nuit, qu’on n’oublie pas les mille sons d’un campus habité y compris les plus anodins, les sons de l’excitation et de l’émulation, des pas de côté, des temps de vide et de rien, des temps d’errance, des corps qui se rencontrent, de l’appel de l’autre, de la transgression vers l’autre, de la puissance du nombre, le son des possibles qui s’ouvrent, et de la révolte contre l’état du monde, et de la contemplation de sa beauté. Et puisque Howl fait des allers-retours entre le plein et le vide, interroger aussi ce temps où les sensations ont été bouleversées pour faire acte puisque les étudiant·e·s ont été si peu entendus voir forcés au silence. »
– Laure Catherin

À LIRE

Le processus d’écriture

©Mathilda Gustau

Conception, texte, et interprétation Laure Catherin
Collaboration artistique Delphine Battour
Composition, interprétation musicle Raphaël Mars

Le texte sera édité en 2022 éditions Koïné

Durée : 1h10
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€

Ahouvi

Vendredi 16 décembre à 19h30

À la suite d’une relation intense, à la fois paradis sensuel et tombeau ténébreux, IL est à bout, il ne peut plus, il coule, il cherche une nouvelle forme de vie en quête de liberté.

ELLE nous raconte leur histoire, depuis le premier jour, comme si le pouvoir de celle-ci lui permettait de la garder à l’abri d’une nouvelle tant redoutée.

Au centre de leur vie conjugale, il y a le fruit de la récolte – le chien, le déni. C’est par cette présence animale que la tragédie nous engloutit, que l’histoire se fond.

Ahouvi, en hébreu, veut dire « mon amour ». Ahouvi est une histoire d’amour entre un Français et une Iraélienne, la séparation d’un couple face à la violence et la destruction, mais aussi face à la beauté d’un champ de bataille.

Ce texte est un hommage, un hymne à la vie et un oratorio de la douleur.

NOTE D’INTENTION

« À l’âge de 18 ans, 4 mois avant de commencer mon service militaire comme soldat israélien à Gaza, j’ai créé ma première pièce, Sous le ciel bleu et des nuages blancs. 24 mois plus tard, j’ai déserté le service militaire, et entaché à jamais ma citoyenneté israélienne. C’était le début d’une recherche, d’un voyage, d’un questionnement autour de mon rôle comme occupant, comme un juif israélien conscient de sa responsabilité.

Je ne suis pas là-bas. Mais l’espace est toujours vivant dans mon corps.

J’habite en France depuis presque 9 ans quand je commence à écrire Ahouvi au début de l’été 2021. J’ai en tête mon projet d’écriture Adesh, nouveau volet du travail artistique que je mène autour de mon identité israélienne et de la relation avec mon pays. Dans cet opus j’aborde le conflit israéloarabe vu depuis là-haut, vu par les oiseaux de la Cisjordanie où j’ai séjourné pendant 2 mois en résidence de recherche. Mais pendant ce travail d’écriture, pendant ce dialogue intime et intérieur, alimenté par l’inquiétude que je ressens face à la montée du nationalisme en France, les choses ont radicalement changé pour moi en tant qu’auteur : je veux rester en France, je veux parler d’amour, de l’amour que j’ai pour la France et de l’inquiétude que je ressens pour l’avenir de ce pays. C’est ici que je me sens plus libre, plus fragile, plus vivant. Ce pays est mon refuge mais j’ai peur de ne plus pouvoir rester ici. Je ne vois plus la France avec les mêmes yeux, avec le même regard, que quand je suis arrivé. Je ne sais pas où elle est. Je la cherche. J’ai besoin de parler d’amour parce que je suis encore ici. J’ai besoin de parler d’amour pour me préparer au moment où l’on se séparera, au moment où rien ne sera plus pareil.

C’est le temps du mythe qui rejoint la réalité.

Cet été j’ai décidé de m’écouter, j’ai écrit et terminé le texte de Ahouvi d’un seul geste, même si, au début, ce changement de projet m’a perturbé. Il est sorti de mon corps, en urgence, comme si je l’avais « vomi ». C’était douloureux et merveilleux en même temps. Je l’ai terminé fin août 2021, ce n’est plus Adesh, mais Ahouvi. Le titre a changé et l’histoire a pris sa liberté. Bien évidemment, la toile de fond est toujours la relation avec mon pays, Israël. Mais cette fois-ci je veux en parler comme une relation plus intime, amoureuse, sentimentale. Et j’ai décidé de reporter à plus tard la création de Adesh.

Je suis un voleur, je vole la vie, la mienne et celle des autres et je les mélange avec la fiction. La fiction c’est ma libération. En utilisant le trouble, l’humour et l’autodérision, mon nouveau récit prend la forme féroce d’une histoire d’amour et relate la rupture d’un couple, France-Israël en quelque sorte. Une histoire d’amour que j’ai vécu avec la France et en France depuis mon arrivée, depuis neuf ans. Une histoire qui raconte, de façon clandestine, ce que c’est que d’être étranger dans un pays, et les répercussions que cela peut avoir dans les relations ambiguës et irrégulières avec son pays natal. Il s’agit d’affronter la violence quotidienne, cachée et discrète, jusqu’au moment où l’on devient notre propre ennemi.

Il s’agit de vivre l’échec de cette histoire d’amour, d’un point de vue personnel et politique : vivre l’écrasement de l’utopie et le désintéressement puis l’abandon de la France depuis le processus de paix d’Oslo commencé en 1993. Sur le plan diplomatique, le gouvernement français était partagé entre une amitié bienveillante et une franche hostilité. Les relations franco-israéliennes ont toujours été marquées par l’opposition entre le besoin pour la France d’avoir de bons contacts avec un partenaire important au Moyen-Orient et celui de maintenir des relations correctes, voire même privilégiées, avec le monde arabe. Cette théorie permet de démêler les apparentes contradictions de la politique française à l’égard d’Israël. C’est la contradiction intérieure et la complexité dans la vie de ce couple qui m’intéresse.

Je ne suis pas là-bas. Mais l’espace est toujours vivant dans mon corps.

Ahouvi devient donc le troisième volet de la Quadrilogie de ma Terre. C’est le volet de l’amour, Ahouvi est une histoire d’amour. Le premier volet TBM – Tunnel Boring Machine traitait le conflit israélo-palestinien sous l’angle politique, le deuxième The Jewish Hour l’abordait sous l’angle de la réligion. Enfin, le quatrième, Adesh, nous parlera de l’aspect économique de ce conflit et clôturera la quadrilogie depuis là-haut, depuis le ciel de la Cisjordanie. Ce sont quatre objets, quatre éléments séparés.En utilisant le trouble, l’humour et l’autodérision, mon nouveau récit prend la forme féroce de la rupture d’un couple. Une histoire d’amour que j’ai vécu avec la France et en France depuis mon arrivée, depuis neuf ans. Une histoire qui raconte, de façon clandestine, ce que c’est que d’être étranger dans un pays, et les répercussions que cela peut avoir dans les relations ambiguës et irrégulières avec son pays natal. Il s’agit d’affronter la violence quotidienne, cachée et discrète dans le couple, jusqu’au moment où l’on devient notre propre ennemi. » – Yuval Rozman

EXTRAIT

« Mais c’est ça l’amour tu comprends pas ?! Ça devient pas mieux, ça c’est l’amour, je te dis, on pète ensemble sous la couette, on fait l’amour follement, je te prépare ton boudin blanc et tu appelles ma mère quand j’en peux plus, ça c’est l’amour. »
©DR
Avec le soutien de la Région Île-de-France pour l’ÉPAT.

Texte et mise en voix Yuval Rozman
Assistant à la mise en voix Antoine Hirel
Avec Stéphanie Aflalo, Roxanne Roux, Gaël Sall

Durée : 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)

Les Enchantements

Samedi 26 novembre à 17h

Au cours de trois journées de canicule où le temps s’étire, six personnages, trois hommes et trois femmes, décident progressivement de ne plus subir la chaleur et de prendre les choses en main pour améliorer leur quotidien, et si possible en parallèle, faire de l’argent. 
Explorant une langue qui prend sa source dans le béton et les barres d’immeuble, Les Enchantements raconte l’histoire d’une jeunesse qui se réinvente face à l’adversité. Elle parle de rires, d’embrouilles, mais surtout de débrouillardise, de solidarité et de la force surpuissante du collectif.

EXTRAITS

MAÏ – Ouais mais attends sur l’eau y a des moustiques de ouf
SO – Les moustiques c’est les eaux stagnantes frère tu racontes quoi
MAÏ – Forcément y a des flaques
CHA – En vrai j’ai un truc bizarre avec les moustiques moi
SO – Elle veut quoi elle encore
CHA – Bah chkiffe les piqures de moustique chais pas
MAÏ – Attends t’es en train dme dire tu kiffes qu’on tpompe le sang
SO – Mais t’es tarée ma parole
MAÏ – La go kiffe s’gratter toute la night
MO – Ah ouais j’voulais savoir c’est vous qui avez défoncé la balançoire l’aut’fois nan ?
LU – La rouge là ah ouais ouais mais attends chte raconte c’est quand on était avec les autres là ils cherchaient les histoires de ouf moi tu m’connais j’veux pas d’problèmes mais jamais il s’approche ça y est c’est bon il fait quoi alors c’est pas j’marche vers lui genre j’vais t’enculer
MO – C’est pas ça qu’chte d’mande l’histoire j’la connais juste va réparer
LU – Chuis quoi moi réparateur de balançoires
MO – Tu casses tu répares
LU – Mais t’as fumé toi j’ai autre chose à foutre
MO – Tu casses tu répares
Avec le soutien de la Région Île-de-France pour l’ÉPAT.

© @tennysan_

Texte Clémence Attar
Mise en voix Clémence Attar, Louna Billa
Avec Salomé Ayache, Mama Bouras, Ryad Ferrad, Oumnia Hanader, Antoine Kobi, Clyde Yeguete

Durée : (estimée) 1h30
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€

L’Âge de détruire

Vendredi 18 et samedi 19 novembre à 20h

Au début des années 1990, Elsa et sa mère emménage dans un nouvel appartement. Pour Elsa, sept ans, c’est la découverte d’un autre décor d’enfance. Pour la mère, jusqu’alors locataire, c’est un changement de statut social auquel elle ne parvient pas à s’adapter. Entre les murs de l’appartement, c’est la violence silencieuse, l’emprise, puis l’abus qui se déchaînent. Vingt ans plus tard, quand sonne l’heure de quitter les lieux, vient aussi le moment de régler ses comptes.

Depuis sept ans, Justine Berthillot et Pauline Peyrade explorent les territoires de rencontre entre le mouvement et l’écriture littéraire. L’Âge de détruire se construit en deux parties. La première (âge un) est une performance acrobatique, le portrait en mouvement d’une femme qui ne parvient pas à occuper son lieu de vie. À Théâtre Ouvert, Justine et Pauline proposent une lecture de la deuxième partie (âge deux), le récit d’une jeune femme confrontée à la vente de l’appartement dans lequel elle a grandi.

EXTRAIT

Nous avons des mains identiques. Seule l’épreuve du temps permet de les distinguer. Elles prennent chacune leur caractère, se blessent à différents endroits. Nos articulations sont marquées, l’index et l’annulaire courbés vers l’intérieur, ils semblent vouloir se rejoindre. Sa paume est charnue, la mienne creusée, ses doigts sont plus épais, plus solides que les miens, frêles encore et espacés, trop fins pour se toucher quand je les rassemble. Elle ne quitte plus les bagues qui lui viennent de ma grand-mère, elles ont pris chair dans sa chair, comme si les pierres précieuses avaient poussé sur ses phalanges, le métal coulé de sa peau.
Elles seront à toi, un jour. 
Je ne la crois pas quand elle dit ça. Il faudrait les scier, désincruster le métal d’elle. Ce serait un carnage.

L’Âge de détruire est une adaptation du premier roman de Pauline Peyrade, à paraître aux Éditions de Minuit.
Avec le soutien de la Région Île-de-France pour l’ÉPAT.
©DR

Texte Pauline Peyrade
Mise en voix et interprétation
Justine Berthillot,
Pauline Peyrade
Avec l’aide de Rémy Barché

À partir de 12 ans

Durée : (estimée) 50 minutes
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival ZOOM #7

JEÛNES 🌙🙏🏽❤️

Samedi 14 mai à 20h

SONIA CHIAMBRETTO
JEÛNES
🌙🙏🏽❤️

En résidence au Foyer de Jeunes Travailleur·se·s des Hauts de Belleville depuis le mois de janvier, la poétesse et artiste Sonia Chiambretto va partager le quotidien de ces jeunes travailleur·se·s pendant la période du Ramadan (2 avril – 2 mai). Jeûne, cuisine, rupture du Ramadan ou « Iftar », le soir, aux alentours de 20 heures 30, hospitalité, fêtes mais pas trop, discussions, rires, partages d’expériences autour de la table, point de nouvelles rencontres et de nouveaux récits dans l’espace imaginaire de l’interlangue culinaire. À cette occasion, elle invite l’artiste et poète Yoann Thommerel pour une rupture de jeûne.

« No food  no sex.
C’est le mois où le diable est enchaîné et où tous les anges sont dehors.
Seul.e avec les anges, t’es tranquil.le, tu peux faire ton repentir. »

YOANN THOMMEREL
LES 100 MEILLEURES RECETTES DE LA HESS

Mixant poésie, vraies recettes, dialogues, témoignages, commentaires web à la sauce samouraï…, Les 100 meilleures recettes de la Hess est une plongée dans l’alimentaire low cost, inventif et généreux en temps de crise. Dans une langue tour à tour spicy, juicy, crunchy ou crispy, s’y invente quelque chose comme un kit de survie poétique pour faire face aux galères et ne pas se priver de se régaler, quand bien même on serait ric-rac niveau argent. 

— J’ai une recette de Sushi de la Hess mais je peux pas te la partager.
— Pourquoi ?
— Parce que j’suis pas japonais.
— Et alors, on s’en bat la race, non ?
— Bah non.
— T’es sérieuse ??
— Lynchage pour appropriation culturelle, tu connais ? 

— La Hess n’a pas de frontière, frère !
— T’es sûr ?
— Tu peux me croire !
— Pourquoi dans ce cas ils veulent pas renouveler la carte de séjour à ta belle-sœur ?

© Yoann Thommerel 
PRODUCTION Cie Premier Épisode, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
AVEC LE SOUTIEN de la MJC des Hauts de Belleville

Lecture performance
Sonia Chiambretto, Yoann Thommerel

Durée :
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival ZOOM #7

Borderline love

Jeudi 12 et vendredi 13 mai à 20h

Une jeune fille confie sa vie à une autrice. Son amoureux l’a quittée pour ne plus subir son amour dangereux et violent – le seul qu’elle connaisse – et elle veut trouver les mots pour s’adresser à lui. Elle a été élevée par un père psychopathe et misogyne, et une mère victime de sa beauté et du harcèlement constant des hommes. Elle veut raconter de quelle façon les femmes se passent l’amour comme une maladie, à force d’abus et de temps passé davantage à survivre qu’à vivre. Borderline Love sera son dernier geste pour le récupérer et lui faire comprendre. Cela devra devenir une pièce si grande et si inoubliable qu’il ne pourra pas l’ignorer et lui pardonnera fatalement.

EXTRAITS

Quand on pisse sur une prise électrique on se plaint pas ensuite.
Bah oui c’est ça m’aimer c’est pisser sur une prise électrique.
Au début ça soulage mais après tu regrettes.
Rigole pas, c’est EXACTEMENT ça.
Il y a des femmes je sais… elles disent qu’on est pas des objets.
Que les femmes ne sont pas des objets.
C’est parce qu’elles sont moches.
Ce n’est pas être un objet qu’être l’objet d’un désir.
Un couteau aussi c’est un objet mais c’est dangereux et tout le monde craint les couteaux.
Je suis un objet dangereux, un objet du désir dangereux et je n’ai peur de rien.
Ni de la viande, ni du couteau…
 
REVUE DE PRESSE

Scèneweb.fr, 16 mai 2022 : « une langue vivante, abrupte, incandescente – un terme souvent galvaudé mais qui ici s’impose avec évidence –, férocement drôle aussi. »
©DR
Ce spectacle est dédié à Gisèle
PRODUCTION Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines
AVEC LE SOUTIEN de la Région Île-de-France
ACCOMPAGNEMENT Émilie Ghafoorian-Vervaët – FAB (FABRIQUÉ À BELLEVILLE)
L’ensemble de l’œuvre dramatique de Laurène Marx est représenté par l’agence Althéa des éditions Théâtrales, éditeur et agent de l’autrice.

Texte Laurène Marx
Mise en espace Fanny Sintès
Avec Ella Benoit, Laurène Marx, Jeanne Azar, Fanny Sintès
Création sonore Nils Rougé

Durée : 1h30 (estimée)
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival ZOOM #7

Trois fois Saly

Samedi 21 mai à 20h

Trois fois Saly est l’itinéraire de trois femmes. Trois travailleuses du « care » (soin). Trois monologues qui s’entrecroisent pour raconter, chacun à leur façon, le quotidien de trois Saly. La première est cadre de service à l’hôpital public, la deuxième est auxiliaire de vie, la troisième est femme de chambre… Leurs chemins, au fur et à mesure de la pièce, se croiseront quand, en ville, une manifestation ayant comme mot d’ordre « Le silence des tâches » sera annoncée.

Ce texte s’inscrit dans Quartiers Libres, projet d’enquête théâtrale sur les travailleur·se·s développé par Julia Vidit, directrice du Théâtre de la Manufacture – CDN Nancy Lorraine. Quartiers libres donnera lieu à une constellation de pièces écrites par Guillaume Cayet et dans quelques années, à une fresque sur les modifications du travail mise en scène par Julia Vidit.

EXTRAITS

La grève ici c’est un meurtre
Oui
Un meurtre
Nous
Nous
Nous
Nous les salies
Nous les tâches
Nous les silences
Nous les silences tâchés
Nous les sales silencieuses
Nous les silences salis
Nous les trois fois silence
Nous les trois fois tachées
Nous les trois fois salies
Nous les trois fois rien
Nous les trois fois tout
PRODUCTION la Manufacture – CDN Nancy Lorraine
Entretiens réalisés dans la cadre de Quartiers Libres par Guillaume Cayet et Marie-Sohna Condé avec le soutien des structures de la Métropole du Grand Nancy : CHRU de Nancy, Maternité Régionale Universitaire, CIDFF, AGI Foyer d’accueil spécialisé à Vandoeuvre-lès-Nancy, Hôtel Mercure, EHPAD Saint-Rémy, Home Alliance, All Services-Essey-les-Nancy.

Texte Guillaume Cayet
Avec Marie-Sohna Condé

Durée : 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€

Comme la mer, mon amour

Du 12 septembre au 1er octobre

Après 19 ans de séparation, Abdellah retrouve Boutaïna dans les rues de Paris. Il et elle vont dans un café. Il et elle parlent. Abdellah veut absolument savoir pourquoi Boutaïna l’avait cruellement abandonné. Pourquoi elle a détruit leur amour-amitié. Il insiste, beaucoup. Boutaïna résiste, longtemps. Abdellah finit par trouver le moyen de l’obliger à parler, à s’expliquer : leur passion commune pour les films égyptiens.
Comme la mer, mon amour est une pièce sur l’inévitable retour des fantômes. La nécessaire confrontation radicale avec le passé. Et l’attente éternelle d’un miracle. D’une chanson.

NOTE D’INTENTION

Sur scène, deux personnages, deux immigré·e·s, deux fantômes. Une femme hétérosexuelle et un homme homosexuel dans un face à face à la fois intense et retenu, joué comme dans les films égyptiens de leur passé. Le son et la lumière (qui frôlera parfois le kitsch, mais sans ironie) les dirigent dans l’espace et donnent sens aux différents chemins que propose cette pièce. Il et elle créent une zone sensible, complexe, où l’on peut crier sans honte et régler enfin ses comptes.

EXTRAIT DE TEXTE

« Cher Abdellah, tu vas être surpris par cette lettre. Les choses sont parfois obscures. Tu m’as donné les plus belles et les plus intenses heures de ma vie, de mon exil ici à Paris, on a fait tout ensemble, on a recréé le temps ici ensemble, on a marché ensemble, on a pris des douches ensemble, on est allés au bain ensemble, on est allés au hamac ensemble, on est allés à la, piscine  ensemble, on a regardé les films égyptiens de Faten Hammama et de Chadia et de Nadia Lotfi encore et encore ensemble, tu as été le Maroc que je n’ai pas connu, j’ai été le Maroc que tu n’as jamais connu, on a retravaillé l’avenir, on a imaginé ce qui n’existera jamais, tu as été beau, j’ai été belle, j’ai été nue […] »

ENTRETIEN

Fiction ou réalité ?

« AT : De nous voir jouer cette pièce, et que tu aies cette impression que c’est tellement proche de nous, comme si tu avais l’impression que c’était la vie-même, que ce n’était pas du théâtre, c’était ça le but dès le départ. Dans la pièce, on s’appelle réellement Boutaïna et Abdellah. On voulait dépasser les frontières fiction/pas fiction, vrai/pas vrai, mais juste donner une vérité qui est la nôtre, et qui existe entre nous.

BEF : D’ailleurs maintenant, mes souvenirs de notre amitié se mélangent aux souvenirs de la fiction. »

Découvrez l’intégralité de l’entretien à lire et à écouter sur notre chaîne YouTube !

REVUE DE PRESSE

Télérama, (TT) 21 septembre 2022 : « Elle, emportant tout de sa grâce si sensible. Lui, assumant son rôle avec espièglerie. Et sous l’apparent récit biographique s’immisce le roman noir de la société marocaine. » 

Le JDD, 18 septembre 2022 : « Avec beaucoup de finesse entre ombre et lumière, vacarme et silence, il et elle flirtent ainsi avec l’inexprimable jusqu’à ce que l’émotion affleure, vraie et pour de vrai »

Toutelaculture.com, 15 septembre 2022 :  « Les secrets se dévoilent et l’émotion affleure superbement au cours d’une représentation assez brève et qui pourrait être davantage développée. Les deux artistes jouent avec une pudeur et un plaisir non dissimulés, une facétie juvénile, et une belle complicité teintée de nostalgie. A la décontraction et l’humour fin d’Abdellah Taïa répond la sensibilité à fleur de peau de sa partenaire Boutaïna El Fekkak. Ensemble, ils narrent et célèbrent une belle et profonde histoire d’amitié. »

La Terrasse, 14 septembre 2022 : « Il s’agit de trouver l’équilibre et le bon rythme entre narration et incarnation, de ne pas sombrer dans le mélodrame et le pathos, ou à l’inverse dans un récit trop explicatif, et pour cela les deux interprètes ont un allié sûr : les films égyptiens, qui les ont tant fait rire ou pleurer, dont quelques extraits créent un écho onirique, une mise à distance ou un reflet amusé des affects. Délicate, sensible, plus ou moins intense, laissant affleurer par petites touches la partie émergée de problèmes massifs, la partition avance jusqu’à un monologue poignant de Boutaïna. Peuplé de fantômes tenaces, comme souvent au théâtre. »

Frictions, 13 septembre 2022 : « Beaucoup de subtilités que l’auteur-enquêteur qu’Abdellah Taïa assume lui-même, avec une autorité non voilée. Une autorité presqu’une violence à certains moments qui ne cache au bout du compte qu’une extrême sensibilité qui ne veut pas dire son nom. Une pudeur que la grâce bouleversante de l’interprète féminine qui a participé à l’écriture et à la mise en scène du spectacle parvient à nous rendre sensible, tout en dénonçant l’archaïsme de son pays dans la scène finale. »

DIACRITIK, 21 juin 2021 : « Boutaïna El Fekkak et Abdellah Taïa : Résister par l’amitié »

PRODUCTION La compagnie d’Un pays lointain 
COPRODUCTIONS Théâtre Central / La Louvière, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
RÉSIDENCES DE CRÉATION Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Théâtre des Quartiers d’Ivry – Centre Dramatique National, Théâtre de Chelles, Théâtre Central / La Louvière, Lilas en scène
AVEC LE SOUTIEN de l’Institut Français à Paris, du T2G, et de la DRAC Île-de-France ET LE FINANCEMENT de la Région Île-de-France
©Jean Louis Fernandez

Texte et interprétation
Boutaïna El Fekkak, Abdellah Taïa
Mise en scène
Boutaïna El Fekkak, Abdellah Taïa et Jérémie Scheidler
Vidéo et dramaturgie
Jérémie Scheidler
Création et régie lumières
Jean-Gabriel Valot
Création et régie son
Loic Le Roux
Collaboratrice artistique
Noémie Develay-Ressiguier
Costumes
Benjamin Moreau
Regard scénographique
Lisa Navarro

Administration de production et diffusion Florence Verney

Semaine 1
LUN 12 SEPT, MAR 13, MER 14 À 19H30
Semaine 2
MER 21 SEPT À 19H30 | JEU 22, VEN 23, SAM 24 À 20H30
Semaine 3 
MAR 27 SEPT, MER 28 À 19H30 | JEU 29, VEN 30 À 20H30
SAM 1 OCT À 18H

Durée : 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 10€
Tarif réduit 14€ 8€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€