Samedi 31 octobre à 18h30

Des cadavres d’oiseaux tombent du ciel. Une petite fille les ramasse et va les cacher sous son lit. Un petit garçon l’aide. Un autre petit garçon les regarde et ressent beaucoup de jalousie envers le petit garçon. On peut supposer qu’il est amoureux de la petite fille. Une dame les regarde tous les trois depuis la maison d’à côté. Il n’y a rien de découvert à la fin. Tout arrive sans raison, et sans mystère. La mort est simplement partout, sans qu’on puisse expliquer pourquoi. Et intrinsèquement liée au jeu.

Il avait de très jolies plumes grises, très belles, et j’ai embrassé son bec avec mes lèvres. Après, j’avais le goût de son sang sur mes lèvres. Mais ce n’était pas très désagréable. C’était un sang d’oiseau. Un sang de quelque chose qui vit sur la cime des arbres. Un sang de tout là-haut. Je me suis sentie privilégiée d’avoir le goût d’un sang de tout là-haut sur mes lèvres. Il était si mignon que j’avais envie de croquer sa petite tête.

Texte Marie de Dinechin
Mise en voix Marie-Ève Groulx
Avec la troupe du Jamais Lu Paris 2026

Durée : (estimée) 1h15
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival 11e Festival du Jamais Lu Paris

Qu’est-ce qui est important ?

Dimanche 1er novembre à 16h

Au Louvre, une soupe lancée contre une vitre fait trembler un monde bien plus grand que le musée. Vigiles, responsables, juristes, ouvrier.es, militant.es : chacun·e tente de colmater, de justifier, de contrôler. Mais derrière la paroi, quelque chose insiste. Une fissure. D’abord minuscule, presque invisible. On détourne le regard, on la recouvre, on dit qu’elle n’existe pas. Mais elle avance, elle s’élargit, elle déborde. Au centre, Modesta, employée du musée, cherche à comprendre ce qui lui arrive et ce qu’on lui raconte. Peu à peu, les certitudes se déplacent : qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui relève du récit, de l’image ou de la croyance ? Qui décide de ce que l’on regarde, de ce que l’on protège et de ce que l’on accepte comme réel ? Qu’est-ce qui est important ? tente d’ouvrir une brèche dans nos manières de regarder le monde.

Une personne qui achète sa soupe à bas prix n’a pas de raison légitime de circuler dans un musée.

Texte Sasha Paula
Mise en voix Benoît Vermeulen
Avec la troupe du Jamais Lu Paris 2026

Durée : (estimée) 1h15
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Vendredi 9 octobre à 19h, samedi 10 octobre à 15h

Camargue, été 2011. Anto accompagne son père à l’anniversaire de mariage d’Hélène et Bueno, le meilleur ami de la famille. Dans cet univers de ferrades et d’arènes, la manade de Bueno fait toute sa fierté. Mais la veille, pendant l’abrivade, l’un de ses taureaux s’est jeté dans le vide. Cet accident va cisailler la nuit de fête et confronter Anto et Culbuto, sa cousine, à la violence et à l’amour qu’elles portent aux leurs.

ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION
Sur la billetterie en ligne, au 01 42 55 55 50 ou par mail resa@theatreouvert.com

 
Pendant l’ÉPAT, les auteurices éprouvent leur écriture avec la collaboration des interprètes et au contact du plateau. Les élèves-interprètes se confrontent à la singularité de ces nouvelles voix dramatiques.
Pensé comme un espace de recherche affranchi des enjeux de production, ce laboratoire constitue un temps précieux d’accompagnement pour les auteurices et de formation pour les futur·es professionnel·les du théâtre. À l’issue de ce travail, chaque texte mis en voix est présenté deux fois au public, partageant ainsi une étape essentielle de leur développement.

Texte Laurie Guin
éd. Théâtre Ouvert | TAPUSCRIT
Mise en voix Maëlle Dequiedt
Avec les élèves comédien·nes de la promotion 12 de l’École du Théâtre National de Bretagne Benjamin Bahloul, Mathilde Bernard, Mohamed Boussaid, Eva Cherré, Arthur Haidari, Candice Igout, Juliette Kloppenburg, Antoine Mondello

Durée :
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Jeudi 8 octobre à 21h, samedi 10 octobre à 17h

Tout se passe dans une zone périurbaine, sur la route qui longe l’ancienne ligne de chemin de fer. Tout se passe la nuit, au début de l’hiver. Une étrange lumière apparaît dans le ciel et perturbe les habitants de la ville. Un jeune homme disparaît soudainement. Sa soeur, Dinah, arpente la ville à sa recherche. Avec son amie Charlie, elle tente de résoudre le mystère de cette absence. Les deux adolescentes sont plongées dans une nuit sans fin durant laquelle tout s’embrase. Un frère disparaît et l’équilibre du monde se renverse. 

ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION
Sur la billetterie en ligne, au 01 42 55 55 50 ou par mail resa@theatreouvert.com

 
Pendant l’ÉPAT, les auteurices éprouvent leur écriture avec la collaboration des interprètes et au contact du plateau. Les élèves-interprètes se confrontent à la singularité de ces nouvelles voix dramatiques.
Pensé comme un espace de recherche affranchi des enjeux de production, ce laboratoire constitue un temps précieux d’accompagnement pour les auteurices et de formation pour les futur·es professionnel·les du théâtre. À l’issue de ce travail, chaque texte mis en voix est présenté deux fois au public, partageant ainsi une étape essentielle de leur développement.

Texte Marine Chartrain
éd. Théâtre Ouvert | Tapuscrit
Mise en voix Charline Curtelin 
Avec les élèves comédien·nes de la promotion 12 de l’École du Théâtre National de Bretagne Louise Depardieu, Jeanne Hirigoyen, Mikaël Joncour, Esteban Lima de Carvalho, Victoire Poinas

Durée :
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Jeudi 8 octobre à 19h, vendredi 9 octobre à 21h

Au milieu de l’automne du Sud-Ouest, entouré·es par des monocultures avec vue sur les Pyrénées, des adolescent·es vivent en marge. Iels tisent, tirent sur du shit et errent. Il n’y a pas d’adultes, ou presque.
Les soirées se répètent inlassablement quand Il arrive. Le tueur de chiens. 

ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION
Sur la billetterie en ligne, au 01 42 55 55 50 ou par mail resa@theatreouvert.com

 
Pendant l’ÉPAT, les auteurices éprouvent leur écriture avec la collaboration des interprètes et au contact du plateau. Les élèves-interprètes se confrontent à la singularité de ces nouvelles voix dramatiques.
Pensé comme un espace de recherche affranchi des enjeux de production, ce laboratoire constitue un temps précieux d’accompagnement pour les auteurices et de formation pour les futur·es professionnel·les du théâtre. À l’issue de ce travail, chaque texte mis en voix est présenté deux fois au public, partageant ainsi une étape essentielle de leur développement.

Texte Inès Tahar
éd. Théâtre Ouvert | TAPUSCRIT
Mise en voix Yassim Aït Abdelmalek
Avec les élèves comédien·nes de la promotion 12 de l’École du Théâtre National de Bretagne Antoine Atek, Sumaï Cardenas, Anis Hedjem, Laura Kreis, Lou Luce, Maël Olivier, Clothilde Raskin

Durée :
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)

Habiter intensément

Vendredi 28 août à 20h, samedi 29 août à 18h

CHANTIER DES AUTEUR·ICES
animé par Pauline Peyrade

« Habiter intensément des corps et des lieux spécifiques est une manière de cultiver la capacité à répondre aux urgences terrestres, ensemble. » Donna Haraway, Vivre avec le trouble1.

Comment écrire de manière écologique ? Comment décentrer, complexifier notre regard ? Qu’est-ce que les présences non-humaines viennent bouleverser, déplacer dans les formes, les structures, les constructions, les fables, les narrations ? Comment décrire une fougère comme on décrit un visage ? Comment élargir le champ du théâtre ?

Autant de questions qui accompagneront ce chantier d’écriture, qui rassemble cinq auteurices et quatre acteurices.

Un des enjeux fondamentaux de la pensée écologique contemporaine est de remettre l’humain au même niveau que les autres espèces, ne plus appréhender le monde naturel comme un décor et des ressources qui lui sont destinés. Cela passe par des décisions politiques, mais aussi par le biais de l’imaginaire et des représentations.

Une manière écologique d’écrire se voudrait horizontale, consciente et inclusive. Elle n’implique pas nécessairement des thèmes ou des sujets prescrits. C’est une approche expérimentale, une recherche que nous construirons ensemble.

Nous partagerons nos tentatives lors de deux lectures publiques, les 28 et 29 août.

_______________________________

1.Donna Haraway, Vivre avec le trouble, trad. Vivien García, éd. Des mondes à faire, 2020, p.15.

Entrée libre sur réservation
Durée : 1h30
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Festival ZOOM #11

Une vie riche

Samedi 30 mai à 20h

 Une scène de braquage en plein Paris. Deux individus en fuite. L’un d’eux a trouvé refuge dans la chambre froide d’une boucherie. Une vie riche est le dernier monologue d’un individu recherché. 

« La vie devait toujours se faire en deux parties, la vie de pauvre d’abord, puis la vie riche ensuite, non ? Tu n’es pas d’accord ? » 

 

©Claire Chambon
Ce texte bénéficie du soutien du EUROPEAN DRAMATURGICAL RESIDENCY PROGRAMME 2026.

Texte et mise en voix Mehdi Meklat
Avec Siriné Cissé
Musique Kukii

Durée : (estimée) 50 min
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival ZOOM #11

La dame en bas d’chez moi

Vendredi 5 juin à 20h

La dame en bas d’chez moi suit un personnage qui entreprend de dire les autres : les voisins, les silhouettes familières, les vies proches.
Dans ce regard presque naïf se dessine un paysage humain ordinaire.
Mais à mesure que la parole avance, celui qui raconte se dévoile à son tour, jusqu’à disparaître dans ce qu’il observe, devenant lui aussi, un simple voisin.  

“Aujourd’hui
l’appartement du gardien
il est vide
vidé
j’ai vu une table deux chaises des stylos pour signer et des murs fatigués c’est tout
y’avait plus rien
seulement deux fois la mort en teinture blonde là-dedans
c’est sûr qu’elles l’ont chopé les dames du syndicat.
le gardien il aurait dû fermer la porte de chez lui à clef pour pas qu’elles rentrent
en plus j’ai l’impression qu’il était même pas payé
j’ai dit
il est où l’gardien ?
elles m’ont regardé en souriant
il est parti
elles ont souri avec leurs dents de requin
avec plein de sang sur les gencives”

©DR
Cie Pluie d’Été
SOUTIEN Compagnie AKTE ; ville de Caen ; L’étincelle – Théâtre de la ville de Rouen ; Théâtre des bains douches – Le Havre

 

Texte et mise en voix Baptiste Percier
Avec Kévin Perrot 

Durée : (estimée) 55min
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival ZOOM #11

L’Effondrement des glaciers

Jeudi 21 mai à 20h

Été 1980. Yann Lemée, 28 ans, étudiant en philosophie et homosexuel, frappe à la porte de son idole, Marguerite Duras. Il ne la quittera plus. Rapidement, l’écrivaine va tenter de façonner la vie du jeune homme à son image, jusqu’à vouloir le rebaptiser Yann Andréa. Commence alors une relation vertigineuse qui entremêle la vérité et la fiction, l’intensité et la destruction, et que l’on considère encore comme l’une des grandes passions qui ont marqué l’histoire de la littérature.

Au gré d’une narration fragmentaire, composée d’éléments d’archives et de scènes réinventées, L’Effondrement des glaciers navigue à travers l’histoire de Yann Lemée, pour opérer un retournement de point de vue et tenter de redonner voix à celui qui est devenu un personnage de l’oeuvre de Duras. La pièce s’emploie à confronter ce qui reste encore idéalisé dans l’imaginaire collectif et nous invite à questionner nos ambivalences, en replaçant cette relation à échelle humaine. Est-ce que l’amour peut prendre racine dans la fascination d’un être pour un autre ? Peut-on accorder une place à la violence dans l’intime ? Sous quelle(s) condition(s) ? Où s’arrête l’amour et où commence l’abus ? Et, en filigrane, qu’est-ce qui fait que la postérité décide de retenir telle ou telle version de l’histoire et sur quoi choisit-elle de fermer les yeux ?

« –  Alors, vous êtes homosexuel ?
–  Oui.
–  Vous ne l’aviez jamais dit.
–  Excusez-moi.
–  Homosexuel ?
–  Oui.
–  C’est impossible, ça.

–  Et vous avez vingt-cinq ans ?
–  Vingt-huit.
–  J’en ai soixante-six.
–  Je sais.
–  C’est impossible.
–  Impossible ?
–  Impossible.
–  Qu’est-ce que vous voulez dire ? Vous souhaitez que je parte ?
–  Je veux dire que c’est l’impossible qui rend cette rencontre aussi merveilleuse. »

 

©DR
PRODUCTION Le Sens Opposé
COPRODUCTION Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines

Texte Pierre Koestel
Mise en voix Angèle Peyrade
Avec Louise Morin, Gabriel Rouvière
Dramaturgie Pierre Koestel
Création sonore David Hess

Durée : (estimée) 1h30
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival ZOOM #11

Personne ne sait que je suis là

Vendredi 22 mai à 20h

À l’aube, Marthe et Sofia se rencontrent à quelques mètres de l’Amnesia, sous l’abribus. L’une semble attendre depuis toujours, l’autre fuit une nuit étrange, peuplée de visages masqués et de rumeurs de catastrophe. Une alarme retentit, les certitudes se renforcent. Lorsque l’évacuation de la ville est décrétée, Marthe tente de documenter et de comprendre ce qui s’est produit, tandis que Sofia, cloîtrée chez elle depuis plusieurs jours, observe du haut de son immeuble une ville désertée.

« MARTHE : Ça y est. Ça commence. SOFIA : Qu’est-ce qui commence ? MARTHE : La déflagration. SOFIA : Ah. Vous aussi, vous croyez à ces histoires d’illuminés ? MARTHE : Ça, ce ne sont pas des histoires. Une ambulance passe à toute vitesse. MARTHE : Ça commence. Une voiture de police passe à toute vitesse. Lumière de gyrophare. MARTHE : Là, ça commence. SOFIA : C’est juste une alarme. Ils doivent faire un test, comme ils font les mercredis. MARTHE : Ça ne ressemble pas du tout à une alarme. SOFIA : Ça doit être une erreur. MARTHE : Non. Ce n’est pas une erreur. Ils nous appellent. SOFIA : Qui ça, « ils » ? MARTHE : Les autres. C’est le moment. Ça va arriver d’un instant à l’autre. C’est le signal. SOFIA : Le signal ? Le signal de quoi ? Qu’est-ce qu’il va se passer ? MARTHE : Tu ne devrais pas rester là. Ça va commencer à devenir dangereux ici. Suis-moi. »

©Mathilda Bouttau
PRODUCTION Maison vague
ACCUEIL EN RÉSIDENCE Théâtre La Mouche, Saint-Genis-Laval ; Médiathèque de Vaise, Lyon ; ENSATT 

Texte Marine Chartrain
Mise en voix Mathilda Bouttau, Louen Poppé
Avec Fanny Godel-Reche, Agnès Proust
Création sonore François Geslin, Louen Poppé

Durée : (estimée) 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€