Wunderkind

Dimanche 6 juin 2021 à 16h

Au pied d’une falaise du sud de l’Angleterre, au milieu du jour, un petit groupe d’adolescents se met à évoquer Noah, mort dans des circonstances tragiques, sans doute ici même, dans un passé récent.
L’un après l’autre s’engage dans un dialogue mutilé, à sens unique : cette forme de rituel cathartique qui consiste à parler à celui qui n’est plus là pour entendre.

Il paraît que toute chose tire sa vie d’une autre.

« Noah, tu étais un doux rêveur encore plein d’illusions, plein d’innocence.
Un adolescent sans histoire, aux cheveux et à la peau dorés.
Je pense que tu devais être le seul blond aux yeux verts de tout
le lycée. Tu te passais tout le temps la main dans les cheveux,
qui te retombaient tout le temps devant les yeux. Tu surgissais
parfois de nulle part comme une apparition. Et parfois tu
redisparaissais aussi vite, comme une vision. »

Wunderkind, est publié en avril 2021 dans la collection Tapuscrit, a été présenté sous forme d’extraits lors de performances de l’auteur notamment en septembre 2020 à La Chartreuse de Villeneuve lez
Avignon.

Production Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Coproduction avec Bibliocité dans le cadre d’un programme de la Région Ilede-France

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

© Simon Diard

Mise en scène, création sonore
Simon Diard
Interprétation
Clara Choï
Baptiste Dupuy
Alice Jalleau
Etienne Thomas

Durée : 1H30
Petite Salle

Comme la mer, mon amour

Du 22 au 25 juin

Après 19 ans de séparation, Abdellah retrouve Boutaïna dans les rues de Paris. Ils vont dans un café. Ils parlent. Abdellah veut absolument savoir pourquoi Boutaïna l’avait cruellement abandonné. Pourquoi elle a détruit l’amour-amitié entre eux. Il insiste, beaucoup. Boutaïna résiste, longtemps. Abdellah finit par trouver le moyen de l’obliger à parler, à s’expliquer : leur passion commune pour les films égyptiens.

Cette pièce d’inspiration autobiographique est un mélange de ces deux histoires, de ces deux univers : les retrouvailles impitoyables de deux amis à Paris et le monde des films égyptiens. Boutaïna et Abdellah utilisent ce passé et ces images pour revenir au présent de la séparation, se mettre à nu complètement et entre eux renforcer le trouble, la confusion et la violence.

Comme la mer, mon amour est une pièce sur l’inévitable retour des fantômes. La nécessaire confrontation radicale avec le passé. Et l’attente éternelle d’un miracle. D’une chanson.

Boutaïna El Fekka et Abdellah Taïa : Diacritik 
Interview Tv5 Monde Abdellah Taïa

© DR

Production La compagnie d’Un pays lointain,
Coproduction Théâtre Central La Louvière, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Avec le soutien de l’Institut Français à Paris
Prochaine représentation au théâtre de Chelles samedi 26 juin 2021

Écriture, mise en scène et interprétation Boutaïna El Fekkak et Abdellah Taïa

Collaboratrice artistique Noémie Develay-Ressiguier
Création lumières Jean-Gabriel Valot
Création sonore Loic Le Roux 
Costumes Benjamin Moreau
Scénographie Lisa Navarro
Vidéo et dramaturgie Jérémie Scheidler

Du 22 au 23 juin à 19h30
Le 24 juin à 16h
Le 25 juin à 20h30

Tout public dès 15 ans

Durée : 1H00
Petite Salle
Mercredi 29 novembre 2017 à 19h

Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d’être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l’ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec.
Il faut dire que la tentation est grande d’investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. Encore faut-il qu’il soit construit.

……..

« Sur aucune mer du monde, même aussi près d’une côte, un homme n’aime se retrouver dans l’eau tout habillé – la surprise que c’est pour le corps de changer subitement d’élément, quand l’instant d’avant le même homme aussi bien bavardait sur le banc d’un bateau, à préparer ses lignes sur le balcon arrière, et puis l’instant d’après, voilà, un autre monde, les litres d’eau salée, le froid qui engourdit et jusqu’au poids des vêtements qui empêche de nager. »

Les éditions de minuit

Le texte est publié aux Éditions de Minuit
Grand prix RTL Lire 2017
Prix François Mauriac 2017 (Région Nouvelle-Aquitaine)

par et avec Olivier Veillon

collaboration Anne-Sophie Sterck 

Durée : 1h10
Petite Salle
Festival Focus à Théâtre ouvert - F.T.O#4

De terre de honte et de pardon

Lundi 27 novembre 2017 à 19h

Le jeune David, enfant, revisite son histoire. Il redonne voix aux souvenirs d’une vie familiale marquée par la violence et par le deuil et il évoque sa découverte des écritures, sacrées et profanes.

Dans son carnet, refuge salvateur, l’enfant écrit ou recopie des phrases. Les mots deviennent ainsi fondateurs de l’être en devenir et un dialogue se tisse entre les mythes bibliques et ce qu’il vit.

Construit par vagues, par boucles et par ellipses, De terre de honte et de pardon avance à la manière d’un psaume. Cette traversée d’un récit familial est aussi celle de l’héritage des Écritures.

​Infusion

à paraître en janvier 2018 aux Editions Espaces 34

avec Pierre-Félix Gravière
musique et création sonore Guillaume Léglise

Durée :
Petite Salle
Festival Focus à Théâtre ouvert - F.T.O#4

Que faire des classes moyennes ?

Samedi 25 novembre 2017 à 19h

Au cas où ça intéresserait encore quelqu’un, en cherchant bien, j’ai trouvé une explication supplémentaire au fait que je parle de la classe moyenne plutôt que de la classe ouvrière, qui vient du fait que l’expression « classe ouvrière » n’excite plus grand monde, visiblement, alors qu’il y a foultitude de documentation récente disponible sur les classes moyennes, dont ce texte porte témoignage, foultitude suscitée en partie par la nécessité de redire chaque fois ce que pourrait bien être la classe moyenne, car personne ne le sait spontanément.

Le texte est publié aux éditions P.O.L

par Olivia Grandville

regards extérieurs Camille GrandvilleManuel Vallade 

Durée : 1h05
Petite Salle
Vendredi 24 novembre 2017 à 19h

À partir d’un montage d’extraits de Chroniques des invisibles, cette lecture musicale revient sur la rencontre improbable entre deux univers – celui du théâtre et de ses feux, celui de la clandestinité et du combat pour sortir de l’ombre – et sur le parcours initiatique commun qui en a découlé. Parfois vocale, parfois synthétique, la voix musicale dialogue avec celle de de l’autrice et celle de la comédienne. Elle se fond dans le récit ou le bouscule, matière entre les lignes, bulle de souvenir où se donnent à entendre les invisibles. C’est une lecture poétique et musicale sur les porosités de notre époque, les questionnements qu’elle précipite, la conversion du regard qu’elle exige plus que jamais de nous. L’occasion de questionner poétiquement les politiques d’hospitalité de notre société. 

………………

Ils sont les invisibles, ceux que l’administration ne veut pas voir, ceux qu’on parque ou qu’on chasse, ceux qui se lèvent tôt et qui rentrent tard, qui habitent des campements ou des squats insalubres. Ils vivent ici. Ils travaillent ici. Mais ils sont privés d’espace public, évitent les lieux où sont les Blancs et ne fréquentent pas les cafés, les parcs, les cinémas ou les théâtres, par peur des rafles et des contrôles. Parce qu’ils sont sans papiers et sans toit, ils sont sans voix et sans visage.

Ils habitent une ville qui double les coutures de celle que d’autres arpentent au grand jour, librement.

En mai 2015, huit d’entre eux ont pris le risque de venir en pleine lumière. Eux, ce sont les « quatre-vingts d’Auber », les habitants d’un squat situé au 81, avenue Victor-Hugo, à Aubervilliers. C’était leur adresse, c’est devenu un spectacle et l’histoire d’une lutte pour la régularisation.

Récit littéraire et enquête anthropologique, Chronique des invisibles raconte cette aventure depuis les premières inquiétudes jusqu’à l’étrange vertige du succès. Il fait le récit de cette création et de cette lutte de deux années qui les aura conduits du squat au Festival d’Avignon.

Le texte est publié aux éditions Le passager clandestin 

de et par Barbara Métais-Chastanier
création musicale Sarah Métais-Chastanier
avec Julie MoulierSarah Métais-Chastanier

Durée : 40 min
Petite Salle
Festival F.T.O#3 Focus à Théâtre Ouvert

La vie n’est pas une chose facile

Vendredi 25 novembre 2016 à 19h

La vie n’est pas une chose facile de l’autrice grecque Georgia Mavraganis parle d’un âge que nous avons tous vécu. L’adolescence. Avec ses colères, ses mystères et ses questions. Nous avons tous eu le désir d’un monde meilleur et nous avons luté avec nos limites.
Dans ce texte,
 on parle de la famille. On parle d’angoisse. De la peur. De l’autre. Des mots se déversent. Des questions se posent. De qui et quoi héritons nous depuis notre naissance ? Qui sommes-nous ? D’où vient-on ? Vers où va-t-on ?

Porté par un chœur de jeunes gens, ce texte est un témoignage d’une génération actuelle. Une génération qui cherche son futur. Qui se construit sur une histoire chargée. Comment garder son innocence, sa candeur dans un monde qui semble nous pousser vite à devenir des « grands » ? Plus le temps de la réflexion, plus le temps du partage. Et ça s’accélère. Et ça s’accumule. Nous sommes des machines connectées en permanence à un réseau. A partir de là, la solitude s’installe, l’enfermement grandit et l’illusion de la communication n’est qu’un écho à ce manque de réel. On devient vite des adultes. On commence vite à donner des ordres. On commence à décider pour les autres. On vieillit dans nos esprits et on se construit en fonction de la norme.

Eugen Jebeleanu

En partenariat le Centre Culturel Hellénique, le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique

traduit du grec par Christine Avgeris

par Eugen Jebeleanu

avec des élèves du CNSAD : Birane BaCamille Constantin, Aurélien Feng,  Etienne Galharague, Bénédicte MbembaEmma Meunier, Charlaine Nezan, Mathieu Perotto (distribution en cours) 

Durée : 50 min
Petite Salle
Festival F.T.O#3 Focus à Théâtre Ouvert

Pourtant personne n’est mort

Jeudi 24 novembre 2016 à 19h

Un homme, plus très jeune et pas encore tout à fait vieux. Nous sommes chez lui. Entouré de dessins de femmes, il décide de profiter des vacances d’été pour « refaire son intérieur ». Pendant trois années, nous suivons sa solitude, son errance, sa tentative pour se raccrocher au présent. Entre ressassements, rêves et illusions, cet homme tente pourtant d’effectuer quelque chose de concret, de matériel, de physique : faire des travaux dans son appartement, pour y inviter une femme, et retrouver l’amour.

Ce monologue, interrompu par des apparitions de jeunes femmes, souvenirs et/ou fantasmes, interroge l’isolement et la question latente de la dépression.

Cette figure, entre présence/absence, se présente devant nous, sans complaisance, en s’assumant et se riant de lui-même. 

…………

« Je pourrais crever là.
Quand on s’en rendra compte, mon corps sera déjà en voie de décomposition dans mon drap bio. 
Peut-être que ça conserve mieux. 
Je demanderai à la petite vendeuse à l’occasion.
Lucie.
Mes cendres seront jetées du Mont Incudine. Fragmentées en particules volantes. 
Comme ça personne ne se sentira obligé de venir pleurer sur ma tombe. Parce qu’il faut être poli. Parce qu’il faut avoir bonne conscience. Les fleurs fanées dans les cimetières sont vulgaires. »  

Toute la culture

Coproduction le Grand cerf bleu, Théâtre Ouvert
Avec le soutien de la Région Ile-de-France du Théâtre, Sortie-Ouest et La Loge 

mise en espace Gabriel Tur / Collectif le Grand cerf bleu

avec Marc Berman , Marine Garcia-Garnier, Ines Grunenwald, Laureline Le Bris-Cep, Yoanna Marilleaud, Marion Noone, Zelda Perez, Brune Renault, Florence Weber

Durée : 1h15
Petite Salle
Festival F.T.O#3 Focus à Théâtre Ouvert

Histoire de la littérature récente

mardi 22 novembre 2016 à 19h

Histoire de la littérature récente, comme l’écrit Médiapart❊, invite à relire toute l’œuvre de Cadiot à la lumière de cette recherche : celle d’un équilibre fragile, d’une presque coïncidence avec son temps, qui résonne pourtant des échos de cette modernité qu’il aime et qui le constitue en tant que poète. Entreprise délicate, que l’écriture énonce en la réalisant et qu’on pourrait définir comme une recherche de la nuance : produire une littérature qui pense sans asséner, qui rit sans ricaner, qui parle dans une langue pourtant extrêmement écrite. Laurent Poitrenaux qui connaît l’écriture de Cadiot par cœur, qui la déchiffre et l’interprète avec virtuosité et sensibilité, se lance par étape dans la lecture publique de ce feuilleton en plusieurs tomes en solo sur scène, comme il l’avait fait à Théâtre Ouvert, en 2015, pour Futur, ancien, fugitif, premier roman du même auteur.

mise en voix Ludovic Lagarde

avec Laurent Poitrenaux

Coproduction Comédie de Reims, Théâtre Ouvert

Durée : 1h
Petite Salle
Festival F.T.O#3 Focus à Théâtre Ouvert

Alice ou le choix des armes

vendredi 18 novembre 2016 à 19h

Dans Alice ou le choix des armes, le récit d’une enquête pour meurtre et la question de la violence au travail se mêlent à l’évocation d’un théâtre intérieur : le théâtre d’Alice. Les personnages du récit – François Kerrelec, Alice Delcourt et Samuel Tison – côtoient les figures à la fois réelles et fantasmées qui peuplent le théâtre d’Alice : « une équipée brutale aux regards fuyants. Des culs de singes qui crient. Des grenouilles. L’odeur brûlée des sauterelles. » Il est question de proies, de peurs, d’humiliations, question de révolte aussi, de refus, d’émancipation. Avec en filigrane, cette interrogation lancinante : Alice, qu’a-t-elle fait ? Samuel Tison, est-elle allée jusqu’à le tuer ?

La comédienne Emmanuelle Lafon interprète avec brio cette lecture mise en espace, avec ses sculptures, ses fauves et ses ombres projetées. 

………..

  • « Qui sait ce qui nous anime ?
  • Quelles forces, quelles figures, hommes, femmes, animaux, déchets, choses, traces, impressions fugitives ?
  • Qui sont ces acteurs, ces actrices, témoins, mendiants, dieux, déesses, dépositaires de nos rêves, de nos fantasmes ; entités troubles, multiples, souvenirs, songes, paysages, cadavres, corps mous des taupes écrasées, trouées ?
  • Qui sait, chacun, de quoi est fait son théâtre ?
  • Cet espace à l’arrière de notre rétine, de notre souffle,
  • Cet espace lourd, à l’arrière de notre présence, fond inépuisable,
  • De quels doubles, de quels silences, oublis, pleurs, terreur, haine … à foison ?
  • Oui, qui sait, chacun, à quoi ressemble son théâtre, cette scène, si elle n’est pas un meurtre ? « 

extraits d’Alice ou le choix des armes  

Alma éditeur

La petite revue

Production Théâtre Ouvert avec le soutien de la Région Ile-de-France                              

d’après le roman Alice ou le choix des armesStéphanie Chaillou (Alma Editeur)
adaptation et mise en espace Stéphanie Chaillou

avec Emmanuelle Lafon

voix off Stéphanie Chaillou

conception visuelle Annabel Vergne

sculptures et manipulation Alice Louradour

Durée : 55 min
Petite Salle