Festival ZOOM à Théâtre Ouvert – Z.T.O#2

La vie n’est pas une chose facile

mercredi 25 mai 2016 - 19h

Dans cette pièce nouvellement traduite, Georgia Mavraganis, jeune auteure grecque, donne la parole à un chœur d’adolescents.Ils disent la vérité et se moquent de ce que l’on appelle habituellement l’âge mûr.

C’est très drôle, incisif, mais les lettres qu’ils adressent à leurs parents et amis sont aussi très touchantes.

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La vie n’est pas une chose facile de l’auteure grecque Georgia Mavraganis parle d’un âge que nous avons tous vécu. L’adolescence. Avec ses colères, ses mystères et ses questions. Nous avons tous eu le désir d’un monde meilleur et nous avons luté avec nos limites. Dans ce texte, on parle de la famille. On parle d’angoisse. De la peur. De l’autre. Des mots se déversent. Des questions se posent. De qui et quoi héritons-nous, depuis notre naissance ? Qui sommes-nous ? D’où vient-on ? Vers ou va-t-on ? Porté par un chœur de jeunes gens, ce texte est un témoignage d’une génération actuelle. Une génération qui cherche son futur. Qui se construit sur une histoire chargée. Comment garder son innocence, sa candeur dans un monde qui semble nous pousser vite à devenir des « grands » ? Plus le temps de la réflexion, plus le temps du partage. Et ça s’accélère. Et ça s’accumule. Nous sommes des machines connectées en permanence à un réseau. A partir de là, la solitude s’installe, l’enfermement grandit et l’illusion de la communication n’est qu’un écho à ce manque de réel. On devient vite des adultes. On commence vite à donner des ordres. On commence à décider pour les autres. On vieillit dans nos esprits et on se construit en fonction de la norme.

Eugen Jebeleanu 

I/O La gazette des festivals

Dans le cadre de Paroles d’Europe, cycle de lecture de Chantiers d’Europe

Production Théâtre de la Ville

En partenariat avec le Centre Hellénique 

traduit du grec par Christine Avgeris

par Eugen Jebeleanu

avec des élèves du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique
Marilou Aussilloux, Camille Constantin, Aurélien Feng,  Etienne Galharague, Amandine Gay, Lucile Jegou, Malek Lamraoui, Emma Meunier, Charlaine Nezan, Mathieu Perotto

Durée : 45 min
Petite Salle
Festival ZOOM à Théâtre Ouvert – Z.T.O#2

LAYLA, à présent, je suis au fond du monde

mardi 24 mai 2016 - 19h

Partir. Un matin, prendre la route. Elle n’a pas vingt ans, elle sort de chez elle. Elle ne dit rien à ses parents. Au hasard, elle prend un train. Ce n’est pas une fuite. Un départ peut-être, mais sans but. Les médecins parleront plus tard de voyage pathologique, poseront des diagnostics, proposeront des traitements. Elle, elle dira simplement que pour la première fois, elle se savait vivante. Écrire cette traversée, cet affrontement au monde embrassé entièrement et cette plongée dans la ville hostile et en soi-même, c’est retrouver la voix qui nous a été confiée, et c’est vouloir la libérer de nouveau.

 Il y a huit ans déjà, Layla nous a confié son histoire, qui n’est pas notre histoire mais qui est l’histoire de notre monde et de notre possibilité de l’habiter. C’est pourquoi nous l’écrivons ensemble. Metteur en scène et dramaturge. Nous l’écrivons avec cette voix déposée en nous comme un secret, ou comme un pacte. Celui qui lie la vie à l’insulte qu’on adresse au monde pour devenir vivant. Nous l’écrivons avec les folies qui nous peuplent. Avec la puissance de tous les départs. Avec ceux qui sont allés jusqu’au fond du monde, dans Aden comme auprès des Tarahumaras, pour trouver de quoi en finir avec l’identité pauvrement originelle ; ceux qui ont cherché à se donner naissance en se brûlant au feu du réel qui nous consume.

Car le feu que l’on allume en soi nous vient toujours du dehors.

Arnaud Maïsetti, Jérémie Scheidler

Production compagnie La Controverse
avec le soutien du CCAM-Scène Nationale de Vandœuvre-lès-Nancy, du Théâtre de Vanves, du Théâtre-Studio d’Alfortville – Studio des Arts Numériques, du Vivat-Armentières, du Relais –  Centre de recherches théâtrales

 Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un compagnonnage (dispositif de la DGCA) entre Jérémie Scheidler et  Dieudonné Niangouna

par Jérémie Scheidler

avec Boutaïna El Fekkak

Durée : 1h10
Petite Salle
Festival ZOOM à Théâtre Ouvert – Z.T.O#2

À l’OEil Nu, À voix haute

vendredi 13 mai 2016 - 19h

« Vous êtes peut-être nombreux à avoir déjà mis les pieds dans un sex-show, ou un peepshow, ou un live-show – mais même lorsqu’on les fréquente assidûment, ces lieux tendent à garder une pointe de mystère, quelque chose d’irrésolu, d’ambigu (qu’on l’aime ou le fuie).

N’est-ce pas ? Il s’agissait de notre lieu de travail – pendant plusieurs années pour certaines, quelques mois pour d’autres. (…) ».

 Extrait de À l’OEil Nu (Éd. P.O.L)

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À l’OEil Nu, À voix haute est une lecture pour deux voix à l’unisson s’appuyant sur le livre d’Alice Roland, À l’OEil Nu, paru aux éditions P.O.L en octobre 2014. Ce livre est une fiction qui se présente comme un recueil de témoignages. Plusieurs strip-teaseuses y racontent à la première personne un pan de leur expérience dans le lieu où elles ont exercé cette activité, un sex-show nommé « À l’OEil Nu ».

Le mélange d’une voix masculine et d’une voix féminine fait écho au fonctionnement binaire et hétéronormé des sex-shows, que l’on retrouve dans un grand nombre de pratiques et codes sociaux bien au-delà du strip-tease. Les deux performers, malgré leurs différences patentes, font exercice de ressemblance et lisent ensemble les récits des strip-teaseuses, dans un même souffle, portés par un même flux mélodique. Ils bougent, aussi. Bref, c’est un travail comme un autre.

 Gaspard Delanoë & Alice Roland

Les Inrocks

Production association Os

conception et interprétation Gaspard DelanoëAlice Roland

Durée : 45 min
Petite Salle

Toutes les femmes sont des aliens

lundi 8 février à 20h

Si je n’avais pas vu la saga des Alien, Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock, deux dessins animés de Walt Disney, Bambi et Le Livre de la jungle, je n’aurais sans doute pas éprouvé aussi intensément peur, amour et désir. Les années passant, rien n’a réussi à me faire oublier les scènes les plus traumatiques de ces films. 

À force de me les repasser en boucle, j’y découvre tant de choses renversantes sur la maternité, l’identité sexuelle, le rôle des blondes et la domestication que j’ai le sentiment de me connaître plus intimement et de comprendre un peu mieux le monde.
Et si le cinéma servait surtout à attiser et magnifier nos folies ?

Olivia Rosenthal

Culture dessinée

France culture-La dispute

En partenariat avec les éditions Verticales

A paraître aux éditions Verticales en février 2016

Par ildi ! eldi (Sophie Cattani et Antoine Oppenheim)

Durée :
Petite Salle
Festival Focus à Théâtre Ouvert F.T.O#2

KATRINA – Isle de Jean Charles, Louisiane

Samedi 21 novembre à 18h

Isle de Jean Charles est une langue de terre située aux confins de la Louisiane. Elle est la première victime d’une érosion côtière qui ronge la région depuis des siècles, décuplée par les effets des tempêtes qui balaient régulièrement le Golfe du Mexique. Avec elle, une communauté d’Indiens issus de trois tribus – Biloxi, Chitamacha et Choctaw – coule doucement. 
Pêcheurs de père en fils, les Indiens d’Isle de Jean Charles ont comme autre particularité de parler partiellement le français des Cajuns, descendants de Français chassés d’Acadie par les Anglais en 1755 et réfugiés en Louisiane. On y va. On y passe, un jour.

Frank Smith, écrivain et vidéaste, joue à merveille de la langue et des sons, en mêlant enquête, poésie et récit pour décrire le quotidien déclinant des habitants de cette île.

Diacritik

Site de Frank Smith

Editions de l’Attente

Les Inrocks

Mediapart

Charybde 27

Le Devoir

Remue.net

L’Obs

Le Monde

Le texte est paru aux éditions de l’Attente

création sonore originale Gilles Mardirossian

Durée : 1h
Petite Salle
Vendredi 20 novembre à 19h30

Dans un salon de coiffure en banlieue, la coiffeuse reçoit la visite de sa mère, qui souhaite l’inviter à fêter un anniversaire dont on ne sait s’il est celui d’une naissance ou d’une mort. Les gestes de la coiffure (shampoing, coupe, teinture, séchage) sont à la fois la tentative et l’échec du contact, un effleurement sensuel et destructeur entre les deux femmes, par lequel le corps de la mère (Puce), obèse, passif, par opposition à celui de sa fille (Bouboule), très maigre, tente de changer d’apparence. Leur conversation est rythmée par une radio grésillante qui interfère dans leur tentative de (se) parler, les bruits des voisins, qui tous les soirs se lancent dans une étrange course poursuite à la recherche de leur bébé perdu, et par les coupures de courant, qui les plongent dans une obscurité inquiétante et rédemptrice.

Mediapart

Production compagnie Pétrole
Co-production Studio-Théâtre de VitryComédie de Reims, Théâtre Ouvert avec le soutien de la Région Ile-de-France.
Avec le soutien du Théâtre de Vanves, de la SPEDIDAM

La pièce sera créée en mars 2016 au Studio-Théâtre de Vitry

trad. du croate par Christine Chalhoub

par Clara Chabalier

avec Pauline JambetCaroline Darchen

avec les voix de Clara ChabalierAlexandre PalluPierre et Anselme Barché
création sonore Julien Fezans
création lumière Philippe Gladieux

Durée : 1h
Petite Salle
Festival Focus à Théâtre Ouvert F.T.O#2

Le Brady, cinéma des damnés

Jeudi 19 novembre à 19h30

Ce livre propose la « biographie d’un lieu », Le Brady, dernier cinéma permanent de quartier parisien. L’auteur, qui y fut projectionniste dans les années 2000, a tiré de cette expérience un texte foisonnant, drôle et informé. Il met en scène ses collègues, son propriétaire Jean-Pierre Mocky, les fondus de films « bis » (fantastique, gore, kung-fu, western-spaghetti voire moussaka, porno), mais aussi d’autres spectateurs atypiques (sans-logis, retraités maghrébins, amateurs de brèves rencontres), et tous les riverains occasionnels (prostituées, coiffeurs afro, soiffards).

Le brady, cinéma des damnés reconstitue la mémoire des années turbulentes d’une salle obscure inclassable, comme le documentaire subjectif qui s’en inspire. Une somme inventive et attachante qui satisfera la curiosité de ceux qui croient encore que l’aventure est au coin de la rue.

 
Extrait :
 
LES HABITANTS DU BRADY
Il était toujours là. Au 39 boulevard de Strasbourg, dans le Xe arrondissement de Paris. Normalement, ce cinéma de quartier aurait dû disparaître. Depuis les années 80, au moins. Comme les autres. Mais le mot « normal » et le Brady ne se sont pas côtoyés souvent.
Ce cinéma, c’était un peu le Titanic. Avec une originalité : il n’arrivait jamais à couler définitivement. Sa fermeture était sans arrêt annoncée, et pourtant il était toujours là, penché au bord de l’abîme. Un Titanic canard de bain, on le pousse vers les abysses et il remonte.
Pour certains, le Brady était comme une bouée, c’est qu’ils avaient presque touché le fond.
Quand j’ai commencé à y travailler, en octobre 2000, un seul employé devait tenir la caisse, projeter les films et plus ou moins surveiller ce qui se passait dans la salle. Une tâche difficile.
— Tu parles ! Y’a des taches que j’arrive pas à nettoyer ! Ils ont du sperme de chacal ! pestait Daniel, l’homme de ménage. Un grand maigre aux cheveux longs, à la barbe christique de hippie revenu d’Inde, qui terminait son boulot quand j’arrivais. Il les frottait, les astiquait, ces dossiers de sièges.
À 13h30, j’ouvre le cinéma. Devant les grilles, ils commencent à s’impatienter. Bouboule s’approche avec son litre de bière et sa grosse tête. Il termine sa canette. « Kadhafi » crache dans la rue avant d’entrer. Il a un peu l’air du dictateur – d’où le surnom. Sauf qu’il n’a pas son style fantaisie, il porte une parka verte défraîchie et un gros bonnet gris, hiver comme été. Claude, le petit bossu, se hâte en claudiquant dans l’escalier. D’une main tremblante, il s’aide d’une béquille trop courte, probablement trouvée, qui l’oblige à avoir une démarche encore plus bancale.
Nos spectateurs sont presque tous des estropiés, mais il n’y a pas de rampe dans cet escalier. En plus, la marche piège et ses quelques centimètres de plus que les autres, trouve toujours le moyen de faire trébucher ceux qui remontent. Un client pose des questions. C’est un spectateur normal, pas un habitué. Une exception par ici. Les autres ne disent rien, ils connaissent par cœur. Ce qu’ils veulent c’est se coucher et dormir, pas regarder un film ou poser des questions.
Se coucher n’est d’ailleurs pas le bon mot, sur un fauteuil de cinéma on s’affale, les accoudoirs ne se relèvent pas. Si nos spectateurs se couchaient, le cinéma ressemblerait trop à un dortoir. Ils dorment donc assis. Ils préfèrent ça plutôt que de d’aller dans un foyer pour sans-abri, les chaussures attachées autour du cou pour pas qu’on te les vole, ou dans la rue, la bouteille sous le cou pour pas qu’on te la siffle.
Dormir le jour peut paraître curieux, pourtant la plupart des hommes sans logis dorment le jour. Par peur des agressions. Alors tant qu’à faire, dans une salle obscure, on peut au moins s’imaginer que c’est la nuit.

Livres Hebdo

Verticales

l’Ecole des lettres

Télérama

France Inter

En partenariat avec les éditions Verticales

par et avec Patrick Pineau

Durée : 50 min
Petite Salle
Festival Focus à Théâtre Ouvert F.T.O#2

A la défense des moustiques albinos

Mardi 17 novembre à 20h30

C’est dur d’avoir 40 ans : Marta est au bord de la crise de nerfs !

Une adolescente qui meurt d’envie d’avoir un scooter, un ex-mari activiste écologiste qui interfère dans son travail d’experte auprès du gouvernement.

Dépassée par un quotidien qui devient envahissant, Marta, de plus en plus fébrile, provoque des situations qui finiront par renverser le cours de sa vie.

Dans cette pièce, Mercè Sarrias, dramaturge et scénariste catalane brosse le tableau d’une famille au bord de la crise de nerfs avec une écriture vive, pertinente et drôle, ancrée dans le réalisme social.

Fabulamundi

Sala Beckett

Les 5 pièces

Production Théâtre Ouvert
Avec le soutien de Fabulamundi-Playwriting Europe, du programme culture de l’Union Européenne

trad. du catalan par Philippe Soldevila

par Julie Deliquet

avec cinq comédiens du Collectif In Vitro :

Eric CharonJean-Christophe LaurierJulie AndréAgnès RamyJulie Jacovella 

Durée : 1h
Petite Salle
Festival ZOOM à Théâtre Ouvert - Z.T.O#1

Mécanismes de survie en milieu hostile

Vendredi 19 juin à 19h30

L’auteure et Pierre Aviat (compositeur) ont conçu une lecture musicale et sensorielle de Mécanismes de survie en milieu hostile, où le paysage, les ombres, les cachettes, l’envie de fuir, le goût du jeu, la peur et le désir se projetteront, comme dans un film sans images, dans l’esprit du spectateur.

Mécanismes de survie en milieu hostile, se présente comme un roman en cinq chapitres, tous narrés à la première personne, un « je » qui va peu à peu dévoiler sa proximité avec l’auteur tout en maintenant à distance les pièges de l’autobiographie. 

Ces cinq actes mettent à l’épreuve une adolescente devenue jeune femme face à l’attente, la perte, le deuil, le silence, face à l’hostilité du monde extérieur puis au monde intérieur béant qui la condamne à s’inventer, avec les moyens du bord, des mécanismes de survie.
Dans ce roman labyrinthique, d’autres motifs s’entremêlent aux jeux du chat et de la souris de la narration. Ainsi chaque partie comprend-elle de brefs récits en italique – tirés de témoignages authentiques –  d’individus revenus de l’au-delà, à l’image de Tony R. ou Jacqueline S. ayant réchappé in extremis à la mort clinique, et dont les destins vont connaître d’incroyables bifurcations.

Comme dans les trois livres précédents d’Olivia Rosenthal, c’est par la friction de ces histoires annexes avec la sienne propre que le plus inavouable affleure, dans l’entre-deux d’une prospection documentaire et d’une réécriture de soi. On pourra lire Mécanismes de survie en milieu hostile comme un roman d’apprentissage, un thriller métaphysique, un récit d’épouvante ou un manuel d’exorcisme.

Ce roman âpre et lumineux soumet des matériaux intimes à une sublimation subtile et implacablement bouleversante.

EXTRAITS DE PRESSE

«C’est un livre troublant et beau. Fort. Prenant. Il relate un voyage courageux avec au bout l’espoir d’une paix.» Xavier Houssin, Le Monde des Livres

«Écrit dans une langue précise, et fort belle, le livre d’Olivia Rosenthal est construit comme un savant jeu de piste. Un texte puissant et exigeant.» Igor Capel, Le Canard Enchaîné

«Une étonnante variation sur le passage de la vie à la mort qui se mue en une introspection sur l’expérience de la perte et du deuil.» Jeanne Ferney, Le Magazine Littéraire

«Un texte-limite, hors du commun. Une aventure belle et effrayante.» Emily Barnett, Les Inrockuptibles

Editions Verticales

Télérama

Culturebox

le Magazine Littéraire

France culture – Les Bonnes feuilles

Culturopoing

D’Olivia Rosenthal

Avec Pierre AviatOlivia Rosenthal

Le texte est édité par les éditions Verticales 

Durée : 45 min
Petite Salle