Dimanche 30 octobre à 18h30

Peut-on avoir le coeur qui bat à gauche et se comporter quand même avec droiture?
Nous arrive-t-il de foncer droit dans le mur même si on persiste à se lever du pied gauche?
Autrement dit, quand un artiste prend la parole aujourd’hui, quel bord s’exprime en lui?

Scrutons-nous un instant dans le miroir craquant de notre gauchitude.

Dans ce cabaret transatlantique résolument politique, nous examinerons ce côté-ci et ce côté-là de nos gestes, à la traque agitée de nos fêlures.
Car la cohérence peut être un combat des plus rudes.
En vaillants funambules, nous irons enjamber les vides qui parfois essaiment nos pensées.
Nous aurons l’oeil sur nos angles morts.
Nous pencherons par ici ou nous divaguerons par là.
Nous dirons vrai, nous avouerons tout.
Et si par mégarde nous glissons vers le flou, observons vers quel sens se fera la culbute, elle pourrait bien avoir l’aisance des voltigeurs.
Car nous ne maîtrisons au fond qu’une chose : notre propre fiction.

À partir de mots qui font l’actualité brûlante, des réalités, des visions, des vibrations qui s’entendent de manière distincte en France et au Québec, quatre binômes d’autrices et d’auteurs issus des deux côtés de la grande flaque vont monter au tréteau, se lover dans les phonèmes, s’inventer des coups de gueule et fabriquer ensemble du verbe, du sens, de la fête.

 
©Joseph Banderet
Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Samedi 29 octobre à 20h

Cela se passe dans une retraite que l’on pourrait dire spirituelle destinée exclusivement à des femmes. Les principes fondamentaux de cette retraite sont l’amitié, l’entraide, la contemplation. Ces femmes s’essayent donc, tant bien que mal, à l’art de la joie. Création d’un jardin sauvage, atelier de copie, travail aux champs… Mais qu’est-ce que la joie? Le repos de l’âme? La jouissance quotidienne du fait d’exister? Peut-être est-ce un sentiment plus idiot, ou plutôt une sensation idiote, volatile, insignifiante. De tout petits sursauts de rien du tout qui, multipliés, donneraient à chaque journée sa raison d’être.

L’Odeur des tissus est imbibée de ce presque-rien, de cette douceur intimement liée à l’ironie. C’est beau et aussi un peu triste, mais on ne saurait dire exactement pourquoi. C’est triste dans la légèreté. C’est justement ce quelque chose, ce je-ne-sais-quoi qui résiste absolument à l’analyse, qui en fait toute la trame. 

CLAUDIA. Maintenant laissez-moi vous réciter ce petit poème japonais pour vous accompagner dans votre sommeil :
Femmes en train de planter du riz…
Un temps.
tout est sale en elles
Un temps.
excepté leur chant.
Silence. Toutes se recueillent et méditent sur le haïku.
CLAUDIA. Bonne nuit, chères pensionnaires.
La présentation par l’autrice Lydie Tamisier :

©Joseph Banderet
Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Vendredi 28 octobre à 20h30

Arthur, étudiant journaliste, revient dans la petite ville-dortoir où vit sa mère pour enquêter sur d’étranges disparitions survenues vingt ans plus tôt, lorsqu’il était enfant. Selon lui, ces disparitions auraient été liées à l’explosion d’une centrale nucléaire, implantée dans la forêt voisine. Il retrouve une population mutique, affaiblie, ainsi qu’une jeunesse désœuvrée qui dérive sans mémoire ni projets d’avenir. Alors que le dôme qui recouvre la centrale condamnée se fissure, une brume toxique émane de la terre.

Au ciment la brume est une pièce sur les fantômes et sur la mélancolie. Le fantôme, c’est la mélancolie qui prend forme humaine : c’est le passé qui s’impose dans le présent.

Lorsqu’en automne, à la Toussaint, je reviens lui rendre visite et que, depuis la fenêtre de ma chambre, je vois la brume s’extraire de la forêt pour venir glisser doucement au-dessus du lac, j’aime à croire que ce sont les morts qui marchent, et que mon père en fait partie, le sans visage. Il marche, avec les autres, d’un bord à l’autre de la terre.
La présentation par l’autrice Nicolas Girard-Michelotti :
 
©Joseph Banderet
Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival FOCUS #8

La Cargaison

Vendredi 18 et samedi 19 novembre à 19h30

La contestation d’octobre 2019 a Conakry et la mort de onze jeunes, abattu·e·s par les forces de l’ordre inspirent cette fable tragique d’une communauté de destin. Les victimes se tiraillent, se révoltent contre leur sort et se moquent les unes des autres. Tour à tour, les mort·e·s, la morgue, le cimetière, la balle du fusil qui a tué, le corbillard, le cercueil et Dieu se renvoient la responsabilité de la situation et du traitement de ces corps. L’opposition veut les transformer en martyrs et le gouvernement veut les dissimuler pour ne pas paraître répressif.

Prix RFI Théâtre 2020

Texte et mise en scène 
Souleymane Bah
 (Soulay Thiâ’nguel)
Assistante à la mise en scène 
Rouguiatou Camara
Avec Khady Diop, Moussa Doumbouya, Serge Koto
Vocabulaire corporel 
Serge Aimé Coulibaly
Assisté de Sigué Sayouba
Costumes et scénographie Ange Blédja
Création sonore Ibaaku
Création lumières Adama Keïta

Co-accueil avec le Festival visions d’exil 

À partir de 16 ans

Vendredi 18 et samedi 19 novembre à 19h30

Durée : 1h15
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Vendredi 28 octobre à 19h

L’appel du Lac est un drame rural racontant l’histoire de Moi, une jeune femme qui va vivre à Montréal pour réaliser son rêve de quitter sa ville natale, en région, avec laquelle elle entretient une relation amour-haine. À son départ, elle laisse Elle, son amour de jeunesse, qui a choisi de rester là-bas pour reprendre la compagnie familiale. En ville, Moi rencontre Lui, un homme trans et queer qui lui fera vivre et connaître une toute nouvelle relation. Moi demeurera toutefois hantée par sa région.

Texte tellurique, L’appel du Lac a fait l’objet d’une première mise en voix au festival du Jamais Lu Montréal en mai 2022. Pour ouvrir cette édition du festival à Paris, nous revisitons cette parole brute, pleinement québécoise, qui par-delà la langue vient nommer très exactement ce que l’appartenance au territoire draine comme pulsion primordiale, ou comment elle fait entrer sa légende dans nos réels.

J’ai pas voulu pleurer, comme si pleurer allait confirmer qu’on se perdait toi pis moi. J’ai pas pleuré pis je t’ai pas rattrapée. On rattrape pas des gens comme toi. C’est trop beau de les voir aller, c’est trop beau de les voir libres, je voulais te laisser choisir, pis c’est ça que t’as fait.
©Joseph Banderet
Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival FOCUS #8

Dans ta Peau

Samedi 26 novembre à 20h

Sybille a perdu son amour, leader de son groupe de musique. Perdu au sens littéral : il s’est évaporé sans laisser de trace, comme le chanteur Alain Kan en 1990. Face à cette disparition, Sybille loue un appartement pour s’y enfermer. Ce lieu va agir comme un révélateur : depuis qu’elle est enfant, elle entend une voix au fond d’elle qu’elle a toujours cherché à faire taire. Cette voix va prendre les commandes de sa vie.

Conte fantastique écrit avec l’auteur-compositeur Romain Tiriakian, Dans ta peau aborde la longue quête pour trouver sa voix/e. Celle au fond de sa gorge et celle dans laquelle on s’embarque. Cette pièce charrie aussi l’histoire des créatrices qui se sont fait passer pour un autre quand il était impossible de signer de leur nom. C’est l’histoire d’un travestissement, des masques que l’on doit mettre pour se révéler.

NOTE D’INTENTION

« À l’heure où les artistes sont encouragés à nous ouvrir une fenêtre sur leur intimité, souvent factice et bâtie de toutes pièces par des agences de com, on peut questionner le pouvoir d’attraction de l’anonymat, du sans visage qui finalement en devient mille. Comme dans Dorian Gray, le roman fantastique d’Oscar Wilde, il y a dans cette histoire un prix à payer pour entrer dans la lumière. Sybille fait une sorte de pacte, une nuit. Elle laisse la place à son autre « elle » sans savoir si elle pourra le contrôler. Et immanquablement elle se laissera dépasser et devra ôter son masque pour ne pas être aspirée. » – Julie Ménard

EXTRAIT

Aveugle, j’ écoute pour la première fois ma respiration
Et suis frappée par une conviction
Implacable
Quelque chose doit se passer
Ou cesser
Et tout m’ apparaît clair soudain dans le noir
Mille possibilités en un instant
Et pourtant je n’en vois que deux
En finir pour de bon
Ou continuer
Mais sans moi
M’en sortir de moi
Changer d’enveloppe
PRODUCTION Cie La Fugitive
COPRODUCTION Le Préau, Centre Dramatique National de Normandie-Vire, Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines
AVEC LE SOUTIEN de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, de la Région Île-de-France dans le cadre de l’ÉPAT

©DR

Texte et mise en espace Julie Ménard
Composition,  musique et chanson Romain Tiriakian

Avec Garance Durand Caminos, Léopoldine Hummel, Baptiste Mayoraz, Romain Tiriakian

Son Vincent Hoppe
Lumières Théo Le Menthéour 
Costumes Anna Carraud 

 

À partir de 12 ans

Durée : (estimée) 1h30
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival FOCUS #8

Trigger warning (lingua ignota)

Jeudi 24 et vendredi 25 novembre à 20h

3h58. Une chambre mansardée. Murs en briques grises. Une fenêtre. Zed s’affale dans son lit, plaque son visage dans un coussin, puis relève la tête. Des écouteurs à ses oreilles, des cheveux en pétard, roses, verts ou bleus, du fard à paupières rose, vert ou bleu, un gros trait d’eyeliner, de longs faux-ongles noirs. Zed scrolle sur son smartphone.
Le trigger warning, pratique répandue dans les réseaux sociaux et les médias féministes, consiste en un avertissement écrit prévenant qu’un contenu (œuvre, article, post, vidéo) peut contenir des éléments susceptibles de déclencher ou réactiver un traumatisme psychologique à une personne.

NOTE D’INTENTION

« Une partition sensorielle, plastique, qui suit la mécanique des réseaux sociaux en faisant descendre sur la page et prononcer à l’oral chacun des éléments apparaissant sur l’écran allumé, comme autant de fictions contenues entre les mains de Zed. Une partition qui utilise aussi, au sein du texte, de la musique contemporaine préexistante pour saisir un endroit de l’espace mental du personnage. Une partition pour différentes voix mais un seul corps et un seul objet, un seul corps qui se confond dans l’objet, qui tombe lorsque l’objet tombe, rayonne lorsqu’il s’éclaire.

Car sous la matière épaisse du bloc qui forme la langue, il y a le personnage de Zed, et la fiction dont elle est le cœur, et qui se joue entièrement dans ses doigts, dans les gestes de swipe, clique et verrouillage. Ce n’est pas simplement une expérimentation formelle, mais aussi le déploiement d’un personnage et de son corps, son récit – une tentative de travailler à la fois l’expérience poétique d’un côté, mais aussi l’incarnation, la pure fiction situationnelle, en temps réel, de 3h58 à 5h03 du matin. 

La fable qui apparaît très progressivement, en soubassement, est celle d’une cavale tragique sur un smartphone, au cœur de la nuit. L’histoire d’une tentative de fuite : fuite d’une image qui court les réseaux, d’un raid de harcèlement qui rôde, sous-jacent, dans les mains de Zed, fuite d’une relation toxique, d’une amitié consolatrice. Une fuite de soi, aussi, de ses assignations identitaires. Un élan pour s’éloigner du spectacle de la destruction de sa propre image, puis de son être, dans l’assaillement et le sacrifice. TRIGGER WARNING, c’est l’histoire d’un corps traqué qui scrolle pour passer à l’image suivante, espérant, par ce geste répété, passer à autre chose.  » – Marcos Caramés-Blanco

EXTRAIT

En haut de l’écran, la croix est à droite pour fermer l’appareil photo, un écrou sur la gauche pour les réglages, l’éclair du flash est au centre, barré, un ensemble de pictogrammes orne le côté gauche, et sur tout le reste de l’image, le visage, qui comble l’espace du plan, desserré, laissant désormais apparaître le cou et les épaules, au-dessus du rond central blanc cerclé de blanc clic long rond central le rond central s’emplit progressivement de rouge.

Long silence.
Wesh c’est Zed. (Zed soupire.) J’arrive pas à dormir. (Silence.) Vous aussi quand vous arrivez pas à dormir vous savez plus qui vous êtes ? (Silence.) Je sais pas.

Zed marche dans la chambre.

REVUE DE PRESSE

360.ch : « Sous-titré « lingua ignota »Trigger Warning propose une expérience poétique, musicale, et s’érige comme un monument à une langue éphémère, novatrice et toujours changeante. Ce texte du jeune auteur Marcos Caramés-Blanco livre un témoignage puissant des rapports de force qui président aux interactivités virtuelles, en particulier chez les adolescentes. »

Découvrez la playlist et le teaser du spectacle :

©Émile Zeizig
PRODUCTION ENSATT-Lyon
PRODUCTION DÉLÉGUÉE Cie La Phenomena
Spectacle créé le 6 avril 2021, Théâtre Laurent Terzieff, ENSATT, Lyon
Le texte a été sélectionné par les comités de Jeunes Textes en Liberté, ALT et le POCHE-GVE. Des extraits sont publiés dans les revues Parages 12 et  Théâtre/Public.
 

Texte Marcos Caramés-Blanco
Mise en scène Maëlle Dequiedt
Avec Lucas Faulong, Orane Lemâle
Création costume Noé Quilichini
Création lumière Laurine Chalon
Création son Joris Castelli
Création vidéo Grégory Bohnenblust
Scénographie Coline Gaufillet, Rachel Testard

À partir de 13 ans

Durée : 1h20
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€

Surface de réparation 🖤

Samedi 27 à 19h et dimanche 28 août à 17h

Surface de réparation 🖤

CHANTIER DES AUTEUR·RICE·S DU 20 AU 28 AOÛT
Avec Antoine Aresu, Tatiana Gusmerini, Sarah Hassenforder, Mahaut Leconte, Azilys Tanneau

Surface de réparation 🖤 propose un espace de recherche sur l’art du montage, une technique d’écriture à l’œuvre dans la pratique d’autrice/performeuse de théâtre de Sonia Chiambretto. 
Pendant huit jours à Théâtre Ouvert, de jeunes auteur·rice·s ont partagé leur expérience de l’écriture et se sont confronté·e·s à la dramaturgie des un·e·s et des autres. À partir de textes en cours qu’il·elle·s ont apporté pour ce chantier collectif, il·elle·s ont élaboré ensemble un récit commun, grâce au montage poétique de la forme. 

 

Suvi de
Lettre à une jeune poétesse

LECTURE PERFORMANCE
de et par Sonia Chiambretto

L’autrice présente une lecture performance de sa lettre issue du recueil Lettres aux jeunes poétesses, paru aux Éditions de l’Arche en 2021.

Le texte est paru aux Éditions de l’Arche, dans la collection « Des écrits pour la parole ». Sonia Chiambretto est représentée par L’Arche, agence théâtrale.

_____________

ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION
Billetterie en ligne | 01 42 55 74 40 | resa@theatreouvert.com

Durée : (estimée) 1h
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)

JUILLET 1961

Du 18 au 22 avril

Été 1961.
Chloé et Clarisse vivent dans le même quartier à la porte du centre-ville.
Chloé se prostitue pour boucler ses fins de mois et ce jour-là, son client s’avère être un inspecteur de police à la recherche de son père.
Clarisse, elle, rythme sa journée en naviguant entre son emploi du matin et celui du soir.
Pendant ce temps, leurs filles Mary et Dani, explorent la ville jusqu’à assister à d’inévitables violences, des soulèvements qui remontent jusqu’à leur quartier dans un implacable tempo.

NOTE D’INTENTION

« En 2017, je tombe sur un cliché pris par le photographe américain Garry Winogrand. Hantée par cette image, je plonge dans sa série de photographies prises durant les années 60. Un texte gonflait dans mon ventre nourrit par l’énergie, le mouvement, l’improvisation imposée par ces photos. C’est JUILLET 1961.

Mais pourquoi 1961? Pourquoi pas 1963, 1964, 1968 ? Ces années frappantes, saillantes, socialement aux Etats-Unis. Je choisis 1961 parce que c’est une année qui semble plane, une année moins visibilisée. Le but est que l’époque ne prenne pas le dessus sur le texte, mais qu’on reste en conscience du contexte de la Grande Histoire dans le lieu que j’ai choisi : Chicago.

Cette ville est un personnage de JUILLET 1961. Elle cristallise les tensions sociales et ethniques, puisque c’est de cela qu’il s’agit, de même que les ambitions de consommation, de liberté, de rencontres par le jazz.

À travers le regard de deux femmes, je veux interroger les mécanismes de l’immobilisme et du changement. Elles vivent sur le même territoire mais dans deux réalités parallèles. Écrasée par leurs besoins de travailler, elles déambulent dans la ville jusqu’à en devenir l’objet. Leurs enfants les confrontent à la réalité de leur condition sociale. Une génération qui dit non à la violence, et qui pour ce faire l’embrasse peut-être, cette violence. Jusqu’où serait-on prêt à aller pour s’émanciper de sa condition sociale ? De sa dite “assignation”?

Le jazz sera au cœur du projet grâce à mes partenaires le pianiste Roberto Negro et le batteur Sylvain Darrifourcq. Sur le plateau, Ecriture et Musique ne feront plus qu’un. L’axe musical sera travaillé à partir du texte sans en appuyer la narration. Modeler ensemble la prose et le son pour aboutir à une forme adaptable des grands théâtres au petit club, où l’on ne saurait plus dire si on assiste à un concert ou à une pièce de théâtre.

En 2021, soixante ans se seront écoulés depuis 1961, une nouvelle génération se confronte à l’héritage historique de leurs parents. Ce spectacle pourrait être accompagné de témoignages, conférences et expositions. » – Françoise Dô

   

REVUE DE PRESSE

À LIRE

La Terrasse « Ici, pas de dialogues, pas de situations jouées, pas d’échanges formalisés entre les personnages, mais des pages de littérature qui sont la matière d’un théâtre-récit polyphonique. Les corps, cependant, ont toute leur place sur scène. Ceux des comédiennes, comme ceux des musiciens : tendus, droits, relâchés, accroupis, se déplaçant d’un coin à un autre du plateau, ou immobiles, courbés, accroupis… Les quatre interprètes font preuve, chacun avec sa propre justesse, d’un grand investissement physique. À la faveur de ces pans d’écriture d’une acuité surprenante, notre imaginaire s’envole. Il rejoint immédiatement les rues de ce Chicago populaire. »

Hottellothéâtre : « L’écriture sensible résonne, saisissante et pertinente – analyse de soi dans la confrontation à la dureté du monde – récit d’une « avancée » chaotique en marche, alors que les scènes sont narrées ou seulement données à entendre : attente, peur, hurlements et mouvements de foule.  Un spectacle expressif et talentueux dont les actrices –  Rosalie Comby et Wanjiru Kamuyu – sont magnifiques, sculptées telles des statues vivantes et mouvantes, entre délicatesse et élan inventif. Une aventure scénique vibrante à l’aune des souvenirs, préjugés et colère contre l’inique inégalité des êtres, combat métaphorique des petites luttes contemporaines pour défendre la liberté, la vie. »

Delacouraujardin : « Françoise Dô a écrit ce texte après avoir été confrontée à une photographie de Garry Winogrand, prise dans les années 60. Photographe réputé pour ses photos de rue, shootées sur le vif, il laisse un témoignage impitoyable de l’Amérique de ces années et de ses violences. Violences sociales, violences ethniques, aussi. Sa pièce est écrite au scalpel, au moyen d’un intense mais passionnant vitriol, qui ne peut laisser personne indifférent. »

Jenaiquunevie : « Le texte de Françoise Dô est une eau forte, on sent la puissance de son acidité. Un texte violent, tripal. Il raconte une ville comme toutes les autres dans les USA profonds, racistes, de 1961. »

Scèneweb : « Avec une écriture ciselée, toujours d’une grande justesse, l’autrice dresse le portrait de ces femmes à travers leurs souvenirs, leurs préjugés et leurs rages. Des récits servis admirablement par la musique live. Les rythmes des voix et des instruments se répondent et s’entrecroisent pour offrir une création percutante sur les contradictions et les brutalités d’une société raciste et inégalitaire. »

La Terrasse, entretien avec l’autrice et metteuse en scène : « Comme mes précédents spectacles, Aliénation(s) et A Parté [édité chez Théâtre Ouvert éditions | TAPUSCRIT], cette nouvelle création porte les valeurs de ma compagnie, que j’ai nommée Bleus et Ardoise en référence d’une part aux bleus des corps, d’autre part à l’écriture, au texte, mais aussi aux dettes que l’on doit payer. En tant qu’autrice, j’aime faire entendre ce qui est tu, travailler sur les tabous intimes qui hantent la famille et la société. En tant que metteuse en scène, je privilégie une esthétique sobre et contemporaine. »

Un fauteuil pour l’orchestre : « De ce mariage du théâtre, de la fiction, et de la performance sonore naît une œuvre queer au sens où elle échapperait aux catégories, aux normes, une œuvre capable de poétiser, c’est-à-dire de faire advenir de nouvelles potentialités esthétiques, réflexives, de créer de nouveaux rapports entre les mots et le spectateur, dans une déliaison et un lâcher prise libérateurs. Officiant comme une puissante conjuration d’un passé qui justement catégorisait et interdisait. »

Madinin-art : « À l’entrelacs des narrations se mêle une bonne dose de déchronologie pour ajouter du piment à la réussite d’un spectacle qui a compris qu’au théâtre la forme et l’émotion doivent prendre le pas sur sur le fond et la raison. Ce n’est pas tant l’histoire que l’on raconte que la façon dont elle est racontée qui prime. Françoise Dô, en convoquant le public dans l’émergence du sens dans ce qui lui est proposé, lui rend hommage. Elle le considère comme « spect-acteur » dans un beau travail de déconstruction et de re-élaboration très réfléchi et très abouti. Oui le théâtre est vivant ! »

À ÉCOUTER

« L’Oreille est hardie », émission de La 1ère – France Info : « Au gré du texte qui prenait forme, le tissu musical se confectionnait, collant aux mots et aux ambiances voulues par Françoise Dô. À l’arrivée un spectacle au texte fort et aux ambiances sonores quelque peu étranges mais jamais en dissonance par rapport au récit. Un voyage parfois âpre mais toujours intriguant vers cette Amérique des années 1960 où il ne faisait pas toujours bon être Noir. »

 
 
CRÉATION le 10 janvier 2022 au Théâtre de Vanves
©Blind972
PRODUCTION La Comédie de Saint-Étienne – Centre dramatique national, Cie Bleus et Ardoise – Compagnie conventionnée par la DAC Martinique
COPRODUCTION  Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Théâtre de Vanves – Scène conventionnée d’intérêt national art et création pour la danse et les écritures contemporaines à travers les arts
AVEC LE SOUTIEN de la Direction des Affaires Culturelles de la Martinique, Ministère des Outre-mer, Fonds d’aide aux échanges artistiques et culturels pour les Outre-mer (FEAC), Printemps des comédiens dans le cadre du Warm Up, Cité Internationale des Arts de Paris, Tropiques Atrium – Scène Nationale de Martinique, La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon – Centre national des écritures du spectacle, ETC_Caraïbe, Les Francophonies – Des écritures à la scène, L’Odyssée/L’autre rive – ville d’Eybens, FACE Foundation, Services culturels de l’Ambassade de France de New-York.
REMERCIEMENTS à Adrien Chiquet, Alfred Alexandre et l’équipe d’ETC Caraïbes
Prix ETC_Caraïbe 2019
Lauréat de FACE Contemporary Theater/Residency Grant de la FACE Foundation.

 

 

Texte et mise en scène Françoise Dô
Éditions Théâtre Ouvert | TAPUSCRIT

Conseil dramaturgique Paul Emond
Collaboration artistique Denis Boyer
Avec Rosalie Comby, Wanjiru Kamuyu, Christopher Mack, Sylvain Darrifourcq, Roberto Negro
Création musicale Sylvain Darrifourcq, Roberto Negro
Création lumière Cyril Mulon
Costumes Jien Chung
Régie son Pierre-Emmanuel Mériaud
Régie plateau Yann-Mathieu Larcher
Création vidéo Richard Rampaly

À partir de 14 ans

Mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi à 20h30
Samedi à 18h

Durée : 1h15
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Salle des fêtes

Du 17 au 29 janvier

Après sa trilogie Des Territoires, présentée et publiée par Théâtre Ouvert, l’auteur se penche sur les bouleversements du monde rural où se croisent néo-ruraux·ales, écologistes, agriculteur·trice·s et élu·e·s. Un microcosme explosif.

Baptiste Amann, qui a l’art de tisser des fresques à la fois intimes  et politiques, signe avec Salle des fêtes une création aux couleurs vives de notre époque. Dans un puissant geste théâtral, il nous parle de bien commun, de précarité, d’écologie et plus que tout d’utopie. 

Un trio de jeunes urbain·e·s se lance dans un nouveau projet de vie : racheter le site d’une ancienne usine dans un petit village à la campagne pour le rénover et l’habiter. Mais leur rêve de décroissance et d’habitat partagé va se heurter à une réalité de terrain. Cette acquisition devient le centre d’enjeux politiques auxquels il·elle·s ne s’étaient pas préparé·e·s. Dans le huis-clos de la salle des fêtes du village, il·elle·s sont forcé·e·s d’interroger leur utopie et à se confronter à la complexité des rapports entre bien commun et propriété privée, ambitions écologiques et précarité sociale.

NOTE D’INTENTION

« L’ailleurs est peut-être aujourd’hui moins l’espace de la conquête que celui du retour. Pour l’esprit aventurier contemporain, il convient finalement de trouver sa place, mais autrement.
Salle des fêtes propose ainsi une réflexion sur l’utopie comme cet autrement, mais aussi sur la dualité entre le fait d’agir et celui d’espérer. Quand il n’y a plus de « bonnes solutions », l’espoir est-il pour autant à proscrire ? » Baptiste Amann

EXTRAIT

« MARION – Alors c’est étonnant depuis quelques années… chaque fois que j’entends le nom d’une saison j’ai du Vivaldi dans la tête. En fait c’est pire : j’ai la pub pour l’Opel Astra qui défile mentalement. J’ai un peu honte je dois dire. En matière de synesthésie c’est assez pauvre. J’aurais aimé être plus surprenante. C’est tout de même un sujet ça ! Ce fantasme à côté duquel on marche, et dont on s’éloigne à mesure qu’on grandit. Adolescente je voulais être Arthur Rimbaud sinon rien ; Rimbaud voyait des couleurs dans les lettres de l’alphabet. Moi, quand j’écoute Vivaldi, je vois juste une bagnole. »

__________________

🎉 OFFRE FÊTES 🥂

POUR FÊTER ENSEMBLE LA NOUVELLE ANNÉE : 1 BILLET POUR LE SPECTACLE SALLE DES FÊTES + 1 VERRE OFFERT
✨ DÉCOUVREZ LA NOUVELLE CRÉATION DE BAPTISTE AMANN Salle des fêtes ET PARTAGEZ UN VERRE 🥂 DANS LE FOYER DU THÉÂTRE AVANT OU APRÈS LA REPRÉSENTATION AVEC L’ÉQUIPE ARTISTIQUE !
Tarif plein 20 € | Tarif réduit 14 €

INFOS ET RÉSERVATIONS
________________

 
© Pierre Planchenault

REVUE DE PRESSE

À ÉCOUTER

L’émission « Par les temps qui courent », sur France Culture, lundi 23 janvier

L’émission « De vives voix », sur RFI, lundi 23 janvier

L’émission « Tous en scène », sur France Culture, samedi 7 janvier

À LIRE

Sur les planches, 19 janvier 2023 : « Après les Territoires – trilogie, Baptiste Amann nous revient à Théâtre Ouvert avec une belle création, Salle des fêtes. On ne peut qu’être séduit par la puissance de son oeuvre où l’intime tisse des liens précieux avec le bien commun dans un cadre politique et social, voire écologique bien établi. La force et la richesse de son propos nous poussent à la réflexion en nous interrogeant notre propre psyché. »

A2S Paris, 19 janvier 2023 : « Remarquablement interprété par dix comédiens et offrant de forts moments de mise en scène, ce spectacle, souvent drôle, et qui s’appuie sur de judicieux choix de musiques, est magnifique. »

Théâtral magazine, janvier-février 2023, entretien avec Baptiste Amann : « Les êtres un peu secoués font plus que me toucher, ils me guident. Les marginaux, handicapés, différents, ceux qui entretiennent un rapport au réel intense, éruptif, sont des gens que l’on stigmatise mais qui ailleurs, sont des chamans, des guides spirituels, des poètes. Ils sont par ailleurs la représentation vivante de tout ce que l’on espère quand on adopte une démarche artistique : le décalage, la surprise, la chose non convenue. Des incarnations poétiques de l’humanité. » – Baptiste Amann

La Revue du spectacle, 17 octobre 2022 : « Au travers des fictions incarnées par les attachants personnages de théâtre habitant la scène de cette Salle des Fêtes semblable dans son décor à beaucoup d’autres, c’est toute l’humaine condition qui se met à exister. Et Baptiste Amann, fidèle à ses valeurs – artistiques et humaines confondues -, s’en fait le chantre sensible dans une mise en jeu captivante composée de « tableaux vivants » plus vrais que nature.

La Terrasse, 15 octobre 2022 : « Après Des territoires – Trilogie, création remarquée du Festival d’Avignon 2021, cette nouvelle pièce de l’auteur et metteur en scène Baptiste Amann confirme son appétence à mettre à nu, à partir d’un lieu et de ceux qui l’habitent, la collision entre le rêve et la réalité. Il confirme aussi son vrai talent de poète, conteur contemporain éclairé. Et éclairant. »

L’Oeil d’Olivier, 13 octobre 2022 : « En choisissant comme unité de lieu, la salle des fêtes, sorte de nouveau forum plébéien, Baptiste Amann poursuit son travail de tissage, de maillage entre intime et politique, entamer avec Des Territoires. […] En révélant l’attachement de chacun à une terre, à une histoire familiale, aux liens qui les unit les uns aux autres, l’auteur et metteur en scène avignonnais signe une fresque humaine qui sent bon le terroir, l’authenticité d’un microcosme, où il est encore possible d’être vrai. »

Rue 89 Bordeaux, 12 octobre 2022 : « Avec Salle des fêtes, Baptiste Amann fait preuve une nouvelle fois d’une immense délicatesse pour traiter la condition humaine. Grâce également à ses dix comédiens, des fidèles vus dans d’autres pièces et des nouveaux, il affirme sa capacité à porter le théâtre sur des sujets peu traités avec une aisance déconcertante. Preuve d’une indéniable sincérité : “écrire pour”, parce qu’ ”écrire sur” piétine le sujet. »

TOURNÉE

Création 11-15 octobre – TnBA de Bordeaux
18-19 octobre 2022 – Le Méta – CDN de Poitiers
11-13 janvier 2023 – Comédie Béthune – CDN
17-29 janvier 2023 – Théâtre Ouvert
2-11 février 2023 – TPM – Théâtre Public de Montreuil –  CDN
23-24 mars 2023 – Le ZEF – scène nationale de Marseille
4-7 avril 2023 – Comédie de Saint-Étienne – CDN
5 mai 2023 – L’Odyssée – Scène conventionnée de Périgueux
24-29 avril 2023 création de la version en décentralisation à la Comédie de Saint-Étienne

PRODUCTION L’ANNEXE
COPRODUCTION La Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France, La Comédie de Saint-Étienne, TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, Le Méta – CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine, OARA – Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine, Théâtre Dijon-Bourgogne – CDN, Théâtre Public de Montreuil – CDN, Le ZEF – scène nationale de Marseille, Scène nationale du Sud-Aquitain, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
AVEC LE SOUTIEN du Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, DRAC et Région Sud, du Fonds SACD Théâtre.
Ce texte est lauréat de l’Aide à la création de textes dramatiques – ARTCENA.
L’ANNEXE est conventionnée par le ministère de la Culture – DRAC Nouvelle-Aquitaine, subventionnée par la Ville de Bordeaux et la région Nouvelle-Aquitaine.
Baptiste Amann est associé à La Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France, au Méta – CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine ainsi qu’au Théâtre Public de Montreuil, Centre dramatique national (2022-2025). Il est également artiste compagnon du TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.

Texte et mise en scène Baptiste Amann
Théâtre Ouvert éditions | TAPUSCRIT

Collaboration artistique Amélie Enon
Avec Olivier Brunhes, Alexandra Castellon, Julien Geffroy, Suzanne Jeanjean, Lisa Kramarz, Caroline Menon-Bertheux, Rémi Mesnard, Yohann Pisiou, Samuel Réhault, Marion Verstraeten
Régie générale François Duguest
Création lumière Florent Jacob
Création sonore Léon Blomme
Plateau et régie scène Philippe Couturier
Scénographie Florent Jacob
Construction décor Ateliers de la Comédie de Saint-Étienne
Costumes Suzanne Aubert, Estelle Couturier-Chatellain
Direction de production, diffusion Morgan Hélou 

 

Mardi, mercredi 19h30
Jeudi, vendredi, samedi 20h30
Dimanche 16h

Durée : 2h15
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€