Évaporation(s)

dimanche 13 juin à 16h

Dans Évaporation(s), on s’attache au rythme des mots et à leur sonorité. Une exploration sensible de la langue qui nous laisse percevoir l’absence. 

Au fil des saisons, T le fils, N la soeur du fils et S l’oncle du fils se questionnent. Il y a aussi une amie qui parle mais qui n’écoute pas. Une mère dont on parle mais qui n’est pas là et un père qui laissera une trace.  

© DR

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

Production Cie Man Haast, Théâtre Ouvert 

 

Texte Camille Nauffray

Mise en voix Tommy Milliot 

Avec Matthias Hejnar, Miglen Mirtchev, Aude Rouanet, Sarah Cillaire 

Durée :
Petite Salle

Wunderkind

Dimanche 6 juin 2021 à 16h

Au pied d’une falaise du sud de l’Angleterre, au milieu du jour, un petit groupe d’adolescents se met à évoquer Noah, mort dans des circonstances tragiques, sans doute ici même, dans un passé récent.
L’un après l’autre s’engage dans un dialogue mutilé, à sens unique : cette forme de rituel cathartique qui consiste à parler à celui qui n’est plus là pour entendre.

Il paraît que toute chose tire sa vie d’une autre.

« Noah, tu étais un doux rêveur encore plein d’illusions, plein d’innocence.
Un adolescent sans histoire, aux cheveux et à la peau dorés.
Je pense que tu devais être le seul blond aux yeux verts de tout
le lycée. Tu te passais tout le temps la main dans les cheveux,
qui te retombaient tout le temps devant les yeux. Tu surgissais
parfois de nulle part comme une apparition. Et parfois tu
redisparaissais aussi vite, comme une vision. »

Wunderkind, est publié en avril 2021 dans la collection Tapuscrit, a été présenté sous forme d’extraits lors de performances de l’auteur notamment en septembre 2020 à La Chartreuse de Villeneuve lez
Avignon.

Production Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Coproduction avec Bibliocité dans le cadre d’un programme de la Région Ilede-France

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

© Simon Diard

Mise en scène, création sonore
Simon Diard
Interprétation
Clara Choï
Baptiste Dupuy
Alice Jalleau
Etienne Thomas

Durée : 1H30
Petite Salle

L’Acteur du Nord

Samedi 22 mai à 18h

Vous deviez assister à la lecture de l’acteur fragile, par Éric Elmosnino. Il s’avère que l’acteur est vraiment fragile, à tel point qu’il ne peut pas être là. Alors on a décidé de le remplacer par un acteur solide. Et quoi de mieux, en termes de solidité, qu’un acteur du Nord. Puisque personne n’est irremplaçable, à fortiori un acteur – dont le travail consiste en permanence à jouer à la place d’un autre, j’ai demandé à Jacques Bonnaffé de le remplacer. Alors pour ceux qui ont des références culturelles sérieuses, ce serait comme remplacer Karim Benzema par Olivier Giroud. Et après tout, Giroud fait très bien le job. Et dire un texte, c’est quand même simplement dire les mots les uns après les autres en articulant à peu près. Et si certains parmi vous sont fétichistes, il pourra dédicacer le livre d’Elmosnino à sa place, à 10 euros, vous aurez deux acteurs pour le prix d’un. C’est comme ça, c’est cadeau, c’est Théâtre Ouvert. Mohamed El Khatib

Production Compagnie Zirlib
Coproduction: France Culture

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

Texte & Conception Mohamed El Khatib

Avec Jacques Bonnaffé

Durée : 50 min
Grande Salle
Festival Une heure avec... Théâtre Ouvert

Grès (Tentative de sédimentation)

Vendredi 28 août 2020 à 18h30

Comment se transforme l’humiliation en colère ? Comment se produit l’instant décisif ? Lorsqu’un corps décide de passer à l’action, de monter dans un bus pour lancer des pavés à la capitale.

Grès est le récit d’une voix. Celle-ci se raconte, nous raconte. Sa trajectoire. De son travail, à sa voiture, les ronds-points, la nationale, la maison, les repas avec sa moitié et ses enfants…

« On mange avec les gosses. On parle un peu de leur avenir. La grande est en troisième. Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? Son frère répond « chômeuse ». Ça ne fait rire personne je lui dis. J’aimerais être inséminatrice, elle dit, surtout pour les vaches, elle précise. Je me dis : on a l’imaginaire dont on hérite. A la campagne, pourquoi voudrait-elle être députée ? Je lui dis tu verras bien plus tard, t’iras d’abord au lycée et puis après à l’université… »

Guillaume Cayet (auteur), Emmanuel Matte (acteur), autour de Grès (Tentative de sédimentation)

Durée : 1h
Hors les murs
Vendredi 28 août 2020

Elle travaille toujours dans l’aide sociale à l’enfance.

Mais plus avec les MNA, les mineurs non accompagnés.

On préfère ça, qu’elle ne le fasse plus. Son rôle à elle, c’était de s’occuper des dossiers. Elle devait traiter les dossiers de 250 enfants de papier. Elle devait s’appliquer, pas s’impliquer. Mais elle préférait aller sur le terrain pour tisser des liens avec ces jeunes-là. Offrir un gâteau d’anniversaire, partager quelques frites, c’était déjà çà…

 

« Peut-être que les araignées sont capables de faire semblant de mourir devant un danger imminent ?

Si seulement je pouvais faire ça de temps en temps me mettre en pause »

Charlotte Lagrange (autrice), et Emmanuelle Lafon (comédienne), autour de L’Araignée 

Texte publié en collection Tapuscrit Théâtre Ouvert (2020)

Durée : 1h
Hors les murs
Jeudi 27 août 2020

L’histoire d’une passion amoureuse, le récit à la première personne d’un amour fou et dévorant entre deux femmes.

« Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. »

Pauline Delabroy-Allard (autrice, sous réserve), Keti Irubetagoyena (metteuse en scène), Julie Moulier (comédienne) autour de Ça raconte Sarah
Texte publié aux Editions de Minuit (2018)

Durée : 1h
Festival Une heure avec... Théâtre Ouvert

Les cinq fois où j’ai vu mon père

mercredi 26 août 2020

Dans mon travail, depuis des années, mère, père, fils, fille s’entrechoquent indéfiniment. Je ne cesse d’établir la famille comme si elle était la clef de l’énigme du problème humain. C’est encore une fois le cadre de cette pièce. Le sujet est personnel, voire intime. Alors qu’il concerne bien d’autres.

« Aujourd’hui encore, à l’âge où je suis vieux, je ne cesse de le chercher.

Depuis la cinquième fois où j’ai vu mon père, il a disparu. Il n’est bien sûr pas encore mort. Il est bien en vie, mon père. Il ne donne toujours pas de nouvelles.

Mais tout semble aller. Il a pris sa retraite, vit comme vit un occidental au repos. »

Guy Régis Jr (auteur, comédien)

autour de Les cinq fois où j’ai vu mon père

Texte publié aux Ed. Gallimard – Collection Haute enfance (2020)

Durée : 1h
Hors les murs
Festival Une heure avec... Théâtre Ouvert

Un jour d’été que rien ne distinguait

mardi 25 août 2020

L’enfance de Louise, dans les années 70 en France, est marquée par les difficultés financières de ses parents, leur peur de l’avenir, leur désarroi et leur tristesse, une forme de désolation qui contamine tout, jusqu’à la couleur des ciels. Face à cette réalité, Louise oppose une détermination forte : elle ne vivra pas la vie de ses parents. Elle ne sera ni pauvre ni triste ni résignée. Guidée par un attachement farouche à sa liberté, rebelle à toute forme de domination, Louise est à la recherche de ce qu’elle va devenir.

« La tristesse qui s’était emparée de notre famille n’épargnait rien ni personne. Aussi, j’ai dû inventer La fille. Avoir recours à ce subterfuge. Imaginer sa silhouette à mes côtés. Inventer une présence qui me consolait. Qui me protégeait de ce malheur dont je ne faisais pas le tour, dont il était impossible de faire le tour, de circonscrire, parce qu’il semblait avoir tout pris, tout envahi… »

Stéphanie Chaillou (autrice), et Emmanuelle Lafon (comédienne)
autour de Un jour d’été que rien ne distinguait
Texte publié chez Notabilia (2020)

Durée : 1h
Hors les murs
Dimanche 27 septembre 2020 à 17h

Fanny vient tout juste d’avoir 55 ans et vit avec son conjoint Dorian une magnifique et inaltérable histoire d’amour. Le couple, qui habite dans une maison assez confortable, décide d’accueillir une locataire pour occuper une chambre inhabitée.

En ouvrant la porte à cette universitaire, étudiante en philosophie, ils seront confrontés à une jeunesse engagée, foncièrement différente d’eux. Et pour Fanny, cette rencontre déclenchera un désir absolu de redéfinir sa façon d’être au monde.

Production O’Brother Company
Coproduction (en cours) ACB de Bar-le-Duc
Résidences TAPS, Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines, MC93, La Comédie de Reims

Mise en voix Rémy Barché
avec Daniel Delabesse, Gisèle Torterolo, Elphège Kongombe

Durée : 1h
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival Festival du Jamais Lu-Paris#5

L’atelier québécois

samedi 12 octobre 2019 à 16h

Je nous ai inventé une fin. Il nous reste six mois. C’est le soleil. Il est en constante expansion. Il a toujours été destiné à devenir ce qu’on appelle une « géante rouge », un phénomène normal dans la vie d’une étoile qui se déroule habituellement sur quelques milliards d’années. Mais là, c’est maintenant et c’est inexplicable. Est-ce une tragédie ? Non, seulement le cours normal des choses.

Au long d’une résidence cet automne dans nos parages, l’auteur québécois Sébastien David mettra les derniers traits à un texte brillant-tout-neuf.

Lampes au front, une dizaine de jeunes actrices et acteurs entreront dans son atelier pour fouiller ses pages et y dénicher les pépites. Pour mener l’équipée : le metteur en scène français Thomas Quillardet, vaillant éclaireur des dramaturgies novatrices. Venez les voir à l’œuvre pour admirer les premières trames d’Une fin.

LE FILS EN VOITURE QUI REGARDE DROIT DEVANT

Je veux que chaque jour du reste de ma vie

Soit un film de Xavier Dolan

LA MÈRE EN VOITURE QUI PENSE AU PASSÉ

J’ai mis des condoms dans la boîte à gants

Résidence d’auteur organisée avec le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec

Mise en voix Thomas Quillardet

avec les apprenti.e.s du Studio d’Asnières – ESCA
Clémentine Billy, Julia Cash, Juliette Malfray, Eugénie Pouillot, Théo Askolovitch, Steven Dagrou, Arthur Gomez, Soulaymane Rkiba, Ulysse Robin, Nino Rocher

Durée : 1h30
Studio 1