Festival Laboratoires

Trigger Warning (lingua ignota)

Vendredi 3 mars à 21h

Trigger : le déclencheur, ce qui déclenche, provoque, mais aussi la gâchette, la détente de l’arme à feu. Warning : attention, mise en garde, alerte, avertissement. 
Trigger Warning : attention à ce qui pourrait vous transpercer. 

Trigger Warning (lingua ignota) de Marcos Caramés-Blanco
Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)

Loin de la boue où l’on s’endort

Vendredi 3 mars à 19h30

Ce récit à trois voix qui évoque les souvenirs d’enfance d’une fratrie au rythme des saisons. Paula, Anna et Corto posent des mots sur le silence, la tristesse qui plane dans la maison et leurs désirs de fuite. 

Loin de la boue où l’on s’endort de Gaëlle Axelbrun

Durée :
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Festival Laboratoires

LAC ARTIFICIEL

Jeudi 2 mars à 21h

Un samedi soir, dans une zone péri-urbaine, Laura et Salomé cherchent à faire la fête et tentent de rejoindre une soirée qui a lieu au bord d’un lac artificiel. C’est une longue nuit d’errance qui débute pour ces jeunes adultes. Á la dérive, dans un monde qui tangue, engluées dans leurs propres marasmes, les deux amies se perdent dans des espaces à la fois mentaux et réels. Cette nuit de fin d’été va révéler les failles de leur amitié.

LAC ARTIFICIEL de Marine Chartrain

Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Festival Laboratoires

Made in Marilyn

Jeudi 2 mars à 19h30

2014, République des Tropiques. Une gigantesque statue de Marilyn Monroe mise à la décharge provoque la réminiscence d’une disparition que certains cherchent à oublier, d’autres à expliquer. Sur fond de tragédie familiale, il s’agit d’une histoire de fantômes et de deuil impossible. Quels sont les mythes qui nous construisent face aux rêves qui nous détruisent ? Marilyn à la décharge, c’est autant un symbole qu’un présage.

Made in Marilyn de Constance de Saint Remy

Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)

CITY STADE

Vendredi 24 février à 20h

Comment fait-on, lorsqu’on est pas des adultes mais qu’on ne nous laisse plus vraiment être des enfants ? Comment vit-on avec nos fantômes et ceux des gens qu’on aime ?

Dans la bande, il y a Ibtissem, Solal, Elie, Maï-Ly, Moïra, Tarek, Emeka, Léon et Oscar. CITY-STADE est le récit de leur ultime soirée d’adolescent·es dans le parc de la Ville, durant laquelle les langues se délient, les liens se resserrent, les fantômes transparaissent et les limites sont repoussées, jusqu’à l’extrême.

OSCAR              y’avait des putain de promos
LÉON                 p’tain d’promos
OSCAR              on a pris des Monster Munch
LÉON                 Monster Munch ketchup
OSCAR              ouais goût ketchup et de l’Iced Tea pour Moïra
LÉON                 Iced Tea pêche
EMEKA              elle est où ma monnaie ?
OSCAR              non mais mec y’avait des putain de promos genre
LÉON                 p’tain d’économies
OSCAR              donc on a pris un peu plus
LÉON                 un tout p’tit peu plus
EMEKA              et ?
OSCAR              y’a pas de monnaie
LÉON                 pas d’monnaie du tout

PRODUCTION Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines avec le soutien de la Région Île-de-France dans le cadre de l’ÉPAT

Texte Sarah Hassenforder
Maître d’œuvre Pierre Cuq

Avec Jasmine Cano, Maxime Crochard, Baptiste Dupuy, Bastien Fontaine-Oberto, Anthony Martine, Noémie Moncel,  Arthur Remi (distribution en cours)

À partir de 12 ans 

Durée : (estimée) 1h15
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival Festival du Jamais Lu-Paris#7

Le Pergélisol temporaire

Samedi 29 octobre à 16h

Au long d’une résidence cet automne dans nos parages, l’autrice québécoise Marianne Dansereau mettra les derniers traits à un texte brillant-tout-neuf. Lampes au front, une dizaine de jeunes actrices et acteurs entreront dans son atelier pour fouiller ses pages et y dénicher les pépites. Pour mener l’équipée : le metteur en scène français Philippe Canales, vaillant éclaireur des dramaturgies novatrices.

Samuelle est aveugle de naissance. Lorsque son chien guide est forcé de prendre sa retraite, le deuil l’envahit. Or, elle doit envisager un nouvel allié pour son quotidien : par souci économique et écologique, les instances gouvernementales subventionnent dorénavant des guides robots « à la fine pointe de l’intelligence artificielle, d’une fiabilité indéfectible et garantis à vie » aux personnes en situation de handicap visuel. Dans son appartement avec sa colocataire, Samuelle apprend à cohabiter avec la machine. L’arrivée du robot bouleverse non seulement leur dynamique de colocation, d’amitié et la relation d’amie/proche aidante qui les lie, mais également leurs convictions profondes. Peu à peu, l’appartement se transforme en une banquise qui dérive, le réalisme fond pour laisser la fiction émerger de sous la glace.

Fable environnementale et technologique, Le pergélisol temporaire réfléchit à la relation de l’humain face à l’humain, de l’humain face à l’animal, de l’humain face au non-vivant créé par l’humain et finalement, de l’humain face à la nature.

Les craques de ton plancher
Sont des crevasses profondes et veloutées
et leurs parois
Sont striées de strates
où différentes couches de sédiments
se sont accumulées au fil des années
Des siècles
Des millénaires
La banquise c’est ta chambre
Ta chambre c’est la banquise
Ton bureau banc de neige
Ta bibliothèque banc de neige
Ta commode banc de neige
La présentation par l’autrice Marianne Dansereau :

©Joseph Banderet
Résidence d’auteur organisée avec le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec

Texte Marianne Dansereau
Mise en voix Philippe Canales
avec les apprenti·e·s du Studio d’Asnières – ESCA : Alexis Debieuvre, Aurélien Fayet, Julien Gallix, Anthony Martine, Pierre-Loup Mériaux, Altynay Tuganbekova, Léa Tuil, Héloïse Werther

 

 

Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Dimanche 30 octobre à 18h30

Peut-on avoir le coeur qui bat à gauche et se comporter quand même avec droiture?
Nous arrive-t-il de foncer droit dans le mur même si on persiste à se lever du pied gauche?
Autrement dit, quand un artiste prend la parole aujourd’hui, quel bord s’exprime en lui?

Scrutons-nous un instant dans le miroir craquant de notre gauchitude.

Dans ce cabaret transatlantique résolument politique, nous examinerons ce côté-ci et ce côté-là de nos gestes, à la traque agitée de nos fêlures.
Car la cohérence peut être un combat des plus rudes.
En vaillants funambules, nous irons enjamber les vides qui parfois essaiment nos pensées.
Nous aurons l’oeil sur nos angles morts.
Nous pencherons par ici ou nous divaguerons par là.
Nous dirons vrai, nous avouerons tout.
Et si par mégarde nous glissons vers le flou, observons vers quel sens se fera la culbute, elle pourrait bien avoir l’aisance des voltigeurs.
Car nous ne maîtrisons au fond qu’une chose : notre propre fiction.

À partir de mots qui font l’actualité brûlante, des réalités, des visions, des vibrations qui s’entendent de manière distincte en France et au Québec, quatre binômes d’autrices et d’auteurs issus des deux côtés de la grande flaque vont monter au tréteau, se lover dans les phonèmes, s’inventer des coups de gueule et fabriquer ensemble du verbe, du sens, de la fête.

 
©Joseph Banderet
Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Dimanche 30 octobre à 16h

C’est l’histoire d’un vallon. Son paysage, ses habitants. On y entrevoit comment les différentes espèces cohabitent dans un même espace. Quels liens se tissent. Et les frictions possibles. S’y déploie l’influence mutuelle entre un lieu et les êtres qui l’occupent. Comment, ensemble, au fil des ans, tout change, évolue, comment tout fait monde. C’est donc un récit à voix multiples, dont les humains ne sont pas les seuls protagonistes. Nous y suivons leurs aventures, bien sûr, mais nous nous intéressons aussi à ce qui se trame du côté des plantes et des animaux sauvages.

Chronique chorale, Notre vallée vient mettre en lumière la façon dont chaque vivant participe, d’une manière ou d’une autre, à la construction du territoire, et l’impact que son implication provoque sur ses colocataires. À qui, à quoi, pour combien de temps?

 

ici
dans ce petit bout de monde
au coeur d’un hiver de fin de siècle énergivore
ce n’est pas la mort qui règne en cheffe
tututututut
c’est la dormance
seulement la dormance
temps
NUIT
fin de siècle souffle fort
bondis plane papillonne
tout n’est pas mort ça dort
©Joseph Banderet
Durée :
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Samedi 29 octobre à 20h

Cela se passe dans une retraite que l’on pourrait dire spirituelle destinée exclusivement à des femmes. Les principes fondamentaux de cette retraite sont l’amitié, l’entraide, la contemplation. Ces femmes s’essayent donc, tant bien que mal, à l’art de la joie. Création d’un jardin sauvage, atelier de copie, travail aux champs… Mais qu’est-ce que la joie? Le repos de l’âme? La jouissance quotidienne du fait d’exister? Peut-être est-ce un sentiment plus idiot, ou plutôt une sensation idiote, volatile, insignifiante. De tout petits sursauts de rien du tout qui, multipliés, donneraient à chaque journée sa raison d’être.

L’Odeur des tissus est imbibée de ce presque-rien, de cette douceur intimement liée à l’ironie. C’est beau et aussi un peu triste, mais on ne saurait dire exactement pourquoi. C’est triste dans la légèreté. C’est justement ce quelque chose, ce je-ne-sais-quoi qui résiste absolument à l’analyse, qui en fait toute la trame. 

CLAUDIA. Maintenant laissez-moi vous réciter ce petit poème japonais pour vous accompagner dans votre sommeil :
Femmes en train de planter du riz…
Un temps.
tout est sale en elles
Un temps.
excepté leur chant.
Silence. Toutes se recueillent et méditent sur le haïku.
CLAUDIA. Bonne nuit, chères pensionnaires.
La présentation par l’autrice Lydie Tamisier :

©Joseph Banderet
Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Samedi 29 octobre à 18h30

La maison, c’est le lieu de l’action.
Il y a l’entrée, le salon, la bibliothèque, la cuisine, le jardin et le petit bois.
Une autrice emménage avec son compagnon dans cette petite maison de campagne qui leur a été vendue après le décès d’une vieille dame.
Peu à peu, l’autrice devient hantée par le spectre de son ancienne propriétaire, gênée par l’atmosphère de la demeure, dont une pièce lui reste étrangement interdite.
Alors elle écrit une histoire pour résoudre ce malaise. Ou, peut-être comme tout.e.s les auteur.ice.s, se sert-elle de la réalité pour nourrir sa fiction?
Quoiqu’il en soit, sa fable se résume ainsi : une jeune femme qui s’est depuis longtemps éloignée de sa famille à la mort de sa mère retourne voir la maison où celle-ci a vécu. Elle cherche à saisir où et en quoi l’événement a raté.

La Maison fonctionne et fictionne comme un rituel purificateur, la résorption d’une vieille blessure, l’acceptation d’une mort. Agitant son cauchemar, son auteur exécute un détour par le double, comme pour retrouver un geste originel du théâtre : faire ressortir des monstres, et les purger par la représentation.

LA VOISINE – Vous serez au calme ici, très au calme… Le soir parfois le vent hurle ! Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est que le vent ! Rien-que-le-vent… N’ayez pas peur. C’est l’ouverture de la plaine, le vent passe par la petite pente en bas, et il hurle. Vous serez inspirée pour quelques histoires sordides. (Elle rit).(Elle imite le vent.) Houuuuuu huuuu !

©Joseph Banderet
Durée :
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€