Festival Une heure avec... Théâtre Ouvert

Grès (Tentative de sédimentation)

Vendredi 28 août 2020 à 18h30

Comment se transforme l’humiliation en colère ? Comment se produit l’instant décisif ? Lorsqu’un corps décide de passer à l’action, de monter dans un bus pour lancer des pavés à la capitale.

Grès est le récit d’une voix. Celle-ci se raconte, nous raconte. Sa trajectoire. De son travail, à sa voiture, les ronds-points, la nationale, la maison, les repas avec sa moitié et ses enfants…

« On mange avec les gosses. On parle un peu de leur avenir. La grande est en troisième. Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? Son frère répond « chômeuse ». Ça ne fait rire personne je lui dis. J’aimerais être inséminatrice, elle dit, surtout pour les vaches, elle précise. Je me dis : on a l’imaginaire dont on hérite. A la campagne, pourquoi voudrait-elle être députée ? Je lui dis tu verras bien plus tard, t’iras d’abord au lycée et puis après à l’université… »

Guillaume Cayet (auteur), Emmanuel Matte (acteur), autour de Grès (Tentative de sédimentation)

Durée : 1h
Hors les murs
Vendredi 28 août 2020

Elle travaille toujours dans l’aide sociale à l’enfance.

Mais plus avec les MNA, les mineurs non accompagnés.

On préfère ça, qu’elle ne le fasse plus. Son rôle à elle, c’était de s’occuper des dossiers. Elle devait traiter les dossiers de 250 enfants de papier. Elle devait s’appliquer, pas s’impliquer. Mais elle préférait aller sur le terrain pour tisser des liens avec ces jeunes-là. Offrir un gâteau d’anniversaire, partager quelques frites, c’était déjà çà…

 

« Peut-être que les araignées sont capables de faire semblant de mourir devant un danger imminent ?

Si seulement je pouvais faire ça de temps en temps me mettre en pause »

Charlotte Lagrange (autrice), et Emmanuelle Lafon (comédienne), autour de L’Araignée 

Texte publié en collection Tapuscrit Théâtre Ouvert (2020)

Durée : 1h
Hors les murs
Jeudi 27 août 2020

L’histoire d’une passion amoureuse, le récit à la première personne d’un amour fou et dévorant entre deux femmes.

« Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. »

Pauline Delabroy-Allard (autrice, sous réserve), Keti Irubetagoyena (metteuse en scène), Julie Moulier (comédienne) autour de Ça raconte Sarah
Texte publié aux Editions de Minuit (2018)

Durée : 1h
Festival Une heure avec... Théâtre Ouvert

Les cinq fois où j’ai vu mon père

mercredi 26 août 2020

Dans mon travail, depuis des années, mère, père, fils, fille s’entrechoquent indéfiniment. Je ne cesse d’établir la famille comme si elle était la clef de l’énigme du problème humain. C’est encore une fois le cadre de cette pièce. Le sujet est personnel, voire intime. Alors qu’il concerne bien d’autres.

« Aujourd’hui encore, à l’âge où je suis vieux, je ne cesse de le chercher.

Depuis la cinquième fois où j’ai vu mon père, il a disparu. Il n’est bien sûr pas encore mort. Il est bien en vie, mon père. Il ne donne toujours pas de nouvelles.

Mais tout semble aller. Il a pris sa retraite, vit comme vit un occidental au repos. »

Guy Régis Jr (auteur, comédien)

autour de Les cinq fois où j’ai vu mon père

Texte publié aux Ed. Gallimard – Collection Haute enfance (2020)

Durée : 1h
Hors les murs
Festival Une heure avec... Théâtre Ouvert

Un jour d’été que rien ne distinguait

mardi 25 août 2020

L’enfance de Louise, dans les années 70 en France, est marquée par les difficultés financières de ses parents, leur peur de l’avenir, leur désarroi et leur tristesse, une forme de désolation qui contamine tout, jusqu’à la couleur des ciels. Face à cette réalité, Louise oppose une détermination forte : elle ne vivra pas la vie de ses parents. Elle ne sera ni pauvre ni triste ni résignée. Guidée par un attachement farouche à sa liberté, rebelle à toute forme de domination, Louise est à la recherche de ce qu’elle va devenir.

« La tristesse qui s’était emparée de notre famille n’épargnait rien ni personne. Aussi, j’ai dû inventer La fille. Avoir recours à ce subterfuge. Imaginer sa silhouette à mes côtés. Inventer une présence qui me consolait. Qui me protégeait de ce malheur dont je ne faisais pas le tour, dont il était impossible de faire le tour, de circonscrire, parce qu’il semblait avoir tout pris, tout envahi… »

Stéphanie Chaillou (autrice), et Emmanuelle Lafon (comédienne)
autour de Un jour d’été que rien ne distinguait
Texte publié chez Notabilia (2020)

Durée : 1h
Hors les murs
Dimanche 27 septembre 2020 à 17h

Fanny vient tout juste d’avoir 55 ans et vit avec son conjoint Dorian une magnifique et inaltérable histoire d’amour. Le couple, qui habite dans une maison assez confortable, décide d’accueillir une locataire pour occuper une chambre inhabitée.

En ouvrant la porte à cette universitaire, étudiante en philosophie, ils seront confrontés à une jeunesse engagée, foncièrement différente d’eux. Et pour Fanny, cette rencontre déclenchera un désir absolu de redéfinir sa façon d’être au monde.

Production O’Brother Company
Coproduction (en cours) ACB de Bar-le-Duc
Résidences TAPS, Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines, MC93, La Comédie de Reims

Mise en voix Rémy Barché
avec Daniel Delabesse, Gisèle Torterolo, Elphège Kongombe

Durée : 1h
Carte TO
Plein tarif 5€ Entrée libre
Tarif réduit 3€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 5€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 5€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 5€
Festival Festival du Jamais Lu-Paris#5

L’atelier québécois

samedi 12 octobre 2019 à 16h

Je nous ai inventé une fin. Il nous reste six mois. C’est le soleil. Il est en constante expansion. Il a toujours été destiné à devenir ce qu’on appelle une « géante rouge », un phénomène normal dans la vie d’une étoile qui se déroule habituellement sur quelques milliards d’années. Mais là, c’est maintenant et c’est inexplicable. Est-ce une tragédie ? Non, seulement le cours normal des choses.

Au long d’une résidence cet automne dans nos parages, l’auteur québécois Sébastien David mettra les derniers traits à un texte brillant-tout-neuf.

Lampes au front, une dizaine de jeunes actrices et acteurs entreront dans son atelier pour fouiller ses pages et y dénicher les pépites. Pour mener l’équipée : le metteur en scène français Thomas Quillardet, vaillant éclaireur des dramaturgies novatrices. Venez les voir à l’œuvre pour admirer les premières trames d’Une fin.

LE FILS EN VOITURE QUI REGARDE DROIT DEVANT

Je veux que chaque jour du reste de ma vie

Soit un film de Xavier Dolan

LA MÈRE EN VOITURE QUI PENSE AU PASSÉ

J’ai mis des condoms dans la boîte à gants

Résidence d’auteur organisée avec le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec

Mise en voix Thomas Quillardet

avec les apprenti.e.s du Studio d’Asnières – ESCA
Clémentine Billy, Julia Cash, Juliette Malfray, Eugénie Pouillot, Théo Askolovitch, Steven Dagrou, Arthur Gomez, Soulaymane Rkiba, Ulysse Robin, Nino Rocher

Durée : 1h30
Studio 1
Vendredi 23 février à 19h

Un certain Robert dont tout le monde parle, un être plutôt glissant, nocturne, invite une jeune fille dans sa maison, où vivent deux femmes dont l’existence a sombré depuis longtemps dans la torpeur et l’isolement. La maison, aux jeux d’ombres et recoins,
abrite les secrets d’une cohabitation impossible.
Dans le bar, autour d’un verre, les discussions sur Robert entre les clients et le barman vont bon train, alors que la serveuse, plus réservée, détient le souvenir d’un événement difficile à raconter. Dans une ambiance de polar ou de film noir, « C’est ma maison » met en place deux mondes, celui, public, de la société, et celui, intime de la famille, qui ont pour l ien le personnage de Robert.

Mise en voix par Simon Delétang 

avec Daphné Biiga NwanakMélody Pini, Ferdinand RegentYanis SkoutaPaul FougereYsanis Padonou – élèves acteurs et actrices du Groupe 44 de l’École du TNS

Durée :
Jeudi 22 février à 19h

Convulsions est le troisième volet d’une trilogie intitulée Face à la mort.
Il revisite un épisode de la « Tragédie des Atrides » où Atrée et Thyeste assassinent leur demi-frère ; torture, infanticide, adultère, vengeance, exil, chœur antique entonnant La mort est une fête… Tout est là pour une action qui se déplace d’un terrain de basket à un aéroport, destination America.

Mise en voix par Rémy Barché

avec Océane CairatyRomain GneouchevRomain Gillot RagueneauElphège Kongombe YamaleClaire Toubin – élèves acteurs et actrices de l’École du TNS 

Durée :
Mercredi 21 février à 19h

Par les routes est un poème routier. Un parcours deux à travers une partie de l’hexagone. Rien ne relie ces deux hommes si ce n’est cette seule information : ils viennent l’un et l’autre de perdre
leur mère. Ils quittent l’Ile-de-France, prennent des autoroutes, traversent des forêts, campent sur des aires de pique-nique, déjeunent à l’hôtel et croisent n certain nombre de personnes qui sont elles aussi en « mal de mère ». La perte de la mère comme
une convention du hasard serait le seul point d’aimantation de ces rencontres furtives.

Mise en voix Grégoire Strecker
Avec Julien ZieglerNastassja Tanner

Durée :