Festival Festival du Jamais Lu-Paris#7

L’Atelier québécois

Samedi 29 octobre à 16h

Au long d’une résidence cet automne dans nos parages, l’autrice québécoise Marianne Dansereau mettra les derniers traits à un texte brillant-tout-neuf. Lampes au front, une dizaine de jeunes actrices et acteurs entreront dans son atelier pour fouiller ses pages et y dénicher les pépites. Pour mener l’équipée : le metteur en scène français Philippe Canales, vaillant éclaireur des dramaturgies novatrices.

Samuelle est aveugle de naissance. Lorsque son chien guide est forcé de prendre sa retraite, le deuil l’envahit. Or, elle doit envisager un nouvel allié pour son quotidien : par souci économique et écologique, les instances gouvernementales subventionnent dorénavant des guides robots « à la fine pointe de l’intelligence artificielle, d’une fiabilité indéfectible et garantis à vie » aux personnes en situation de handicap visuel. Dans son appartement avec sa colocataire, Samuelle apprend à cohabiter avec la machine. L’arrivée du robot bouleverse non seulement leur dynamique de colocation, d’amitié et la relation d’amie/proche aidante qui les lie, mais également leurs convictions profondes. Peu à peu, l’appartement se transforme en une banquise qui dérive, le réalisme fond pour laisser la fiction émerger de sous la glace.

Fable environnementale et technologique, Le pergélisol temporaire réfléchit à la relation de l’humain face à l’humain, de l’humain face à l’animal, de l’humain face au non-vivant créé par l’humain et finalement, de l’humain face à la nature.

Les craques de ton plancher
Sont des crevasses profondes et veloutées
et leurs parois
Sont striées de strates
où différentes couches de sédiments
se sont accumulées au fil des années
Des siècles
Des millénaires
La banquise c’est ta chambre
Ta chambre c’est la banquise
Ton bureau banc de neige
Ta bibliothèque banc de neige
Ta commode banc de neige
Résidence d’auteur organisée avec le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec

Texte Marianne Dansereau
Mise en voix Philippe Canales
avec les apprenti·e·s du Studio d’Asnières – ESCA : Fabien Chapeira, Alexis Debieuvre, Aurélien Fayet, Anthony Martine, Pierre-Loup Mériaux, Altynay Tuganbekova, Léa Tuil, Héloïse Werther

 

 

Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Dimanche 30 octobre à 18h

Peut-on avoir le coeur qui bat à gauche et se comporter quand même avec droiture?
Nous arrive-t-il de foncer droit dans le mur même si on persiste à se lever du pied gauche?
Autrement dit, quand un artiste prend la parole aujourd’hui, quel bord s’exprime en lui?

Scrutons-nous un instant dans le miroir craquant de notre gauchitude.

Dans ce cabaret transatlantique résolument politique, nous examinerons ce côté-ci et ce côté-là de nos gestes, à la traque agitée de nos fêlures.
Car la cohérence peut être un combat des plus rudes.
En vaillants funambules, nous irons enjamber les vides qui parfois essaiment nos pensées.
Nous aurons l’oeil sur nos angles morts.
Nous pencherons par ici ou nous divaguerons par là.
Nous dirons vrai, nous avouerons tout.
Et si par mégarde nous glissons vers le flou, observons vers quel sens se fera la culbute, elle pourrait bien avoir l’aisance des voltigeurs.
Car nous ne maîtrisons au fond qu’une chose : notre propre fiction.

À partir de mots qui font l’actualité brûlante, des réalités, des visions, des vibrations qui s’entendent de manière distincte en France et au Québec, quatre binômes d’autrices et d’auteurs issus des deux côtés de la grande flaque vont monter au tréteau, se lover dans les phonèmes, s’inventer des coups de gueule et fabriquer ensemble du verbe, du sens, de la fête.

Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)

Ahouvi

Vendredi 16 décembre à 19h30

À la suite d’une relation intense, à la fois paradis sensuel et tombeau ténébreux, IL est à bout, il ne peut plus, il coule, il cherche une nouvelle forme de vie en quête de liberté.

ELLE nous raconte leur histoire, depuis le premier jour, comme si le pouvoir de celle-ci lui permettait de la garder à l’abri d’une nouvelle tant redoutée.

Au centre de leur vie conjugale, il y a le fruit de la récolte – le chien, le déni. C’est par cette présence animale que la tragédie nous engloutit, que l’histoire se fond.

Ahouvi, en hébreu, veut dire « mon amour ». Ahouvi est une histoire d’amour entre un Français et une Iraélienne, la séparation d’un couple face à la violence et la destruction, mais aussi face à la beauté d’un champ de bataille.

Ce texte est un hommage, un hymne à la vie et un oratorio de la douleur.

NOTE D’INTENTION

« À l’âge de 18 ans, 4 mois avant de commencer mon service militaire comme soldat israélien à Gaza, j’ai créé ma première pièce, Sous le ciel bleu et des nuages blancs. 24 mois plus tard, j’ai déserté le service militaire, et entaché à jamais ma citoyenneté israélienne. C’était le début d’une recherche, d’un voyage, d’un questionnement autour de mon rôle comme occupant, comme un juif israélien conscient de sa responsabilité.

Je ne suis pas là-bas. Mais l’espace est toujours vivant dans mon corps.

J’habite en France depuis presque 9 ans quand je commence à écrire Ahouvi au début de l’été 2021. J’ai en tête mon projet d’écriture Adesh, nouveau volet du travail artistique que je mène autour de mon identité israélienne et de la relation avec mon pays. Dans cet opus j’aborde le conflit israéloarabe vu depuis là-haut, vu par les oiseaux de la Cisjordanie où j’ai séjourné pendant 2 mois en résidence de recherche. Mais pendant ce travail d’écriture, pendant ce dialogue intime et intérieur, alimenté par l’inquiétude que je ressens face à la montée du nationalisme en France, les choses ont radicalement changé pour moi en tant qu’auteur : je veux rester en France, je veux parler d’amour, de l’amour que j’ai pour la France et de l’inquiétude que je ressens pour l’avenir de ce pays. C’est ici que je me sens plus libre, plus fragile, plus vivant. Ce pays est mon refuge mais j’ai peur de ne plus pouvoir rester ici. Je ne vois plus la France avec les mêmes yeux, avec le même regard, que quand je suis arrivé. Je ne sais pas où elle est. Je la cherche. J’ai besoin de parler d’amour parce que je suis encore ici. J’ai besoin de parler d’amour pour me préparer au moment où l’on se séparera, au moment où rien ne sera plus pareil.

C’est le temps du mythe qui rejoint la réalité.

Cet été j’ai décidé de m’écouter, j’ai écrit et terminé le texte de Ahouvi d’un seul geste, même si, au début, ce changement de projet m’a perturbé. Il est sorti de mon corps, en urgence, comme si je l’avais « vomi ». C’était douloureux et merveilleux en même temps. Je l’ai terminé fin août 2021, ce n’est plus Adesh, mais Ahouvi. Le titre a changé et l’histoire a pris sa liberté. Bien évidemment, la toile de fond est toujours la relation avec mon pays, Israël. Mais cette fois-ci je veux en parler comme une relation plus intime, amoureuse, sentimentale. Et j’ai décidé de reporter à plus tard la création de Adesh.

Je suis un voleur, je vole la vie, la mienne et celle des autres et je les mélange avec la fiction. La fiction c’est ma libération. En utilisant le trouble, l’humour et l’autodérision, mon nouveau récit prend la forme féroce d’une histoire d’amour et relate la rupture d’un couple, France-Israël en quelque sorte. Une histoire d’amour que j’ai vécu avec la France et en France depuis mon arrivée, depuis neuf ans. Une histoire qui raconte, de façon clandestine, ce que c’est que d’être étranger dans un pays, et les répercussions que cela peut avoir dans les relations ambiguës et irrégulières avec son pays natal. Il s’agit d’affronter la violence quotidienne, cachée et discrète, jusqu’au moment où l’on devient notre propre ennemi.

Il s’agit de vivre l’échec de cette histoire d’amour, d’un point de vue personnel et politique : vivre l’écrasement de l’utopie et le désintéressement puis l’abandon de la France depuis le processus de paix d’Oslo commencé en 1993. Sur le plan diplomatique, le gouvernement français était partagé entre une amitié bienveillante et une franche hostilité. Les relations franco-israéliennes ont toujours été marquées par l’opposition entre le besoin pour la France d’avoir de bons contacts avec un partenaire important au Moyen-Orient et celui de maintenir des relations correctes, voire même privilégiées, avec le monde arabe. Cette théorie permet de démêler les apparentes contradictions de la politique française à l’égard d’Israël. C’est la contradiction intérieure et la complexité dans la vie de ce couple qui m’intéresse.

Je ne suis pas là-bas. Mais l’espace est toujours vivant dans mon corps.

Ahouvi devient donc le troisième volet de la Quadrilogie de ma Terre. C’est le volet de l’amour, Ahouvi est une histoire d’amour. Le premier volet TBM – Tunnel Boring Machine traitait le conflit israélo-palestinien sous l’angle politique, le deuxième The Jewish Hour l’abordait sous l’angle de la réligion. Enfin, le quatrième, Adesh, nous parlera de l’aspect économique de ce conflit et clôturera la quadrilogie depuis là-haut, depuis le ciel de la Cisjordanie. Ce sont quatre objets, quatre éléments séparés.En utilisant le trouble, l’humour et l’autodérision, mon nouveau récit prend la forme féroce de la rupture d’un couple. Une histoire d’amour que j’ai vécu avec la France et en France depuis mon arrivée, depuis neuf ans. Une histoire qui raconte, de façon clandestine, ce que c’est que d’être étranger dans un pays, et les répercussions que cela peut avoir dans les relations ambiguës et irrégulières avec son pays natal. Il s’agit d’affronter la violence quotidienne, cachée et discrète dans le couple, jusqu’au moment où l’on devient notre propre ennemi. » – Yuval Rozman

EXTRAIT

« Mais c’est ça l’amour tu comprends pas ?! Ça devient pas mieux, ça c’est l’amour, je te dis, on pète ensemble sous la couette, on fait l’amour follement, je te prépare ton boudin blanc et tu appelles ma mère quand j’en peux plus, ça c’est l’amour. »
©DR
Avec le soutien de la Région Île-de-France pour l’ÉPAT.

Texte et mise en voix Yuval Rozman
Assistant à la mise en voix Antoine Hirel
Avec Stéphanie Aflalo, Roxanne Roux, Gaël Sall

Durée : 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)

Surface de réparation 🖤

Samedi 27 à 19h et dimanche 28 août à 17h

Surface de réparation 🖤

CHANTIER DES AUTEUR·RICE·S DU 20 AU 28 AOÛT
Avec Antoine Aresu, Timothée Israël, Tatiana Gusmerini, Sarah Hassenforder, Mahaut Leconte, Azilys Tanneau

Surface de réparation 🖤 propose un espace de recherche sur l’art du montage, une technique d’écriture à l’œuvre dans la pratique d’autrice/performeuse de théâtre de Sonia Chiambretto. 
Pendant huit jours à Théâtre Ouvert, de jeunes auteur·rice·s ont partagé leur expérience de l’écriture et se sont confronté·e·s à la dramaturgie des un·e·s et des autres. À partir de textes en cours qu’il·elle·s ont apporté pour ce chantier collectif, il·elle·s ont élaboré ensemble un récit commun, grâce au montage poétique de la forme. 

 

Suvi de
Lettre à une jeune poétesse

LECTURE PERFORMANCE
de et par Sonia Chiambretto

L’autrice présente une lecture performance de sa lettre issue du recueil Lettres aux jeunes poétesses, paru aux Éditions de l’Arche en 2021.

Le texte est paru aux Éditions de l’Arche, dans la collection « Des écrits pour la parole ». Sonia Chiambretto est représentée par L’Arche, agence théâtrale.

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ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION
Billetterie en ligne | 01 42 55 74 40 | resa@theatreouvert.com

Durée : (estimée) 1h
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Samedi 25 juin à 20h

Mise en voix par Alain Françon
Avec Antoine Heuillet, André Marcon, Gilles Privat, Paola Valentin
Éditions ACTES SUD

Ils s’appellent Laheu et Blason. Ils habitent deux maisons jumelles, ce dernier avec sa fille, l’autre avec son fils. Les deux maisons ont une terrasse commune. Un lien de voisinage, quand ça s’y met, on ne fait pas plus fort, une attache plus forte que le mariage, l’amitié ou l’amour-passion… Il semble que rien ne puisse leur arriver, tellement ils sont bien calés dans leur microcosme ; et puis le monde extérieur leur tombe dessus. C’est un tourbillon, une tempête qui dévaste, arrache tout. Le macrocosme va heurter le microcosme…

 

ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION
Billetterie en ligne | 01 42 55 74 40 | resa@theatreouvert.com

 

 

Durée : (estimée) 1h30
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Festival Michel Vinaver, il va sans dire

Lecture d’extraits choisis de Écrits sur le théâtre

Samedi 25 juin à 15h

Lecture d’extraits choisis de Écrits sur le théâtre

Avec Nicolas Doutey, Dominique Valadié
L’Arche Éditeur

Lorsqu’à la fin de l’été 1954, pour la revue Théâtre Populaire, il fait le compte rendu d’Hamlet mis en scène par Gabriel Monnet et joué par des comédien·ne·s amateur·rice·s à Annecy, Vinaver ignore qu’il va cesser d’être romancier et devenir écrivain de théâtre.

L’année précédente, en 53, à la suite d’une petite annonce de demande d’emploi qu’il a passée dans le Herald Tribune, il a accepté un poste de cadre-stagiaire dans la filiale française d’une entreprise multinationale, dont le transfert s’effectuait de Paris à Annecy. Il vit au bord du lac, dans une maison achetée par son grand-père en 1920 à son arrivée de Russie. Il a 27 ans, a publié quelques essais dans des revues et deux romans chez Gallimard. L’année suivante, en 55, il « découvre » Ubu mis en scène par Monnet, toujours dans le cadre du stage national d’art dramatique amateur, et note les réflexions que lui suggère le spectacle dans un article qu’il envoie aux Temps Modernes et qui n’est pas publié. À la fin de l’été, à la demande de Monnet — mais c’est Georges Planchon qui la créera à l’automne 56 — il écrit sa première pièce, Aujourd’hui, qui deviendra Les Coréens. C’est donc dans le même temps que débutent pour lui à la fois l’écriture théâtrale et la réflexion sur le théâtre. 

Publié au début des années quatre-vingt par les éditions de l’Aire, Écrire sur le théâtre est depuis longtemps épuisé. Le présent ouvrage est une réédition de L’Arche. Le premier volume comprend des textes et des entretiens qui s’échelonnent entre 1954 et 1980. Le second volume réunit des textes couvrant les années 1982 à 1998.

 

ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION
Billetterie en ligne | 01 42 55 74 40 | resa@theatreouvert.com

Durée : (estimée) 1h15
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Festival Michel Vinaver, il va sans dire

Nina, c’est autre chose & Dissident, il va sans dire

Samedi 25 juin à 17h

Nina, c’est autre chose 

Mise en voix par Tommy Milliot
Avec Thomas Blanchard, Matthias Hejnar, Aude Rouanet
Éditions ACTES SUD 

Leur mère est morte et ils habitent ensemble, deux frères, quarante ans passés, célibataires, une vie réglée. Sébastien, qui travaille dans une usine, est passionné par la comparaison entre les différentes nationalités, Charles ouvrier coiffeur est moins profond, ils s’entendent bien, ça pourrait continuer comme ça. mais Charles introduit de force Nina, sa petite amie, dans leur vie commune. celle-ci se met à craquer. Mais sans se défaire. au contraire la vie ne cesse, à partir de là, de se faire, puisqu’il y a maintenant les contradictions, les tensions, un incessant éclatement.

Suivi de

Dissident, il va sans dire 

Mise en voix Ophélie Ségala
Avec Johanna Korthals Altes, Matteo Renouf
Éditions ACTES SUD

« Hélène et Philippe habitent ensemble, mère et fils. Attachants l’un et l’autre. Attachés l’un à l’autre. Mais lui passe aussi son temps à se dégager. D’elle. De la société. Du monde. Dissident il l’est avec passivité. Une tranquille et formidable passivité. Il parle mais se délie des paroles qu’il prononce. Disons peut-être que chez lui il n’y a pas adhérence. Il va. Il va sans dire. Elle n’est pas immobile, elle va et dit le discours « des parents ». Elle le dit avec hésitation, ardeur, délicatesse, discrétion. Apparemment ça ne mène pas à grand chose. Ce qui se passe entre eux risque tout le temps d’être nul. Pourtant on n’est pas loin, entre eux deux, de ce qu’on pourrait appeler une passion, une intelligence. » – Michel Vinaver

 

ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION
Billetterie en ligne | 01 42 55 74 40 | resa@theatreouvert.com

Durée : (estimée) 1h50
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)

La Grande Dépression

Vendredi 8 avril à 19h30

ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION
Sur la billetterie en ligne, au 01 42 55 55 50 ou par mail resa@theatreouvert.com

Les élèves comédien·ne·s de la promotion 2019-2022 de l’ESAD – École Supérieure d’Art Dramatique de Paris ont bénéficié du partenariat avec Théâtre Ouvert durant les trois années de leur cursus. Ils·elles ont lu des textes récemment écrits, rédigé des fiches de lecture, échangé avec les auteur·ice·s lors de séances dramaturgiques riches et animées.

Cette dernière année, en tant que futur·e·s professionnel·le·s, ils·elles vont se mettre au service d’un texte qu’ils·elles ont choisi parmi ceux proposés par Théâtre Ouvert, La Grande Dépression, du jeune auteur Raphaël Gautier. Ils·elles vont l’expérimenter au plateau durant un travail de quinze jours, dirigé par Maëlle Dequiedt : déploiement du sens et de la dramaturgie dans l’espace, interprétation et oralisation du texte, élaboration d’une mise en espace.

Ces jeunes comédien·ne·s, grâce au dispositif de l’EPAT, vont éprouver l’écriture d’un auteur en début de parcours, profiter de la pratique chevronnée d’une metteuse en scène et se confronter à la réception d’un public.

« La Grande Dépression est une fantaisie historique, une hallucination documentée. Sur les planches de son théâtre mental, un personnage dépressif confronte les remèdes médicamenteux qui lui sont proposés aux remèdes collectifs apportés, dans les années 30, à la Grande Dépression. Sur un continent, Walter Disney veut avaler toute la réalité dans un univers enchanté. Sur un autre continent, des nationaux-socialistes mettent en musique une terrifiante utopie. Les deux empires se regardent, se rejettent et s’attirent. Dans cette traversée, on croisera : des musicologues nazis, des coloristes de dessin animé, des peluches Mickey Mouse, des parcs d’attraction, des SS en reconversion professionnelle, des projectionnistes aveugles, des planètes errantes… »
– Raphaël Gautier
À travers le prisme de ce.tte grand.e Dépressif.ve, le texte de Raphaël Gautier mêle avec humour l’histoire intime à une Histoire du 20e siècle dont nous sommes largement les héritier·ère·s. Sous l’apparente fantaisie affleure la gravité d’une pensée, l’angoisse éclairée, la lucidité crue. La Grande Dépression offre un riche terrain de jeu – à l’inverse d’un parc d’attraction ? – un large éventail de situations et de registres. Il a la qualité rare de ne jamais verser dans le cynisme ni dans le relativisme. Il pose au plateau des questions profondes liées à la sidération, à l’imagerie spectaculaire, à la manipulation des masses. Il déploie une ambition et une générosité folles pour le plateau. 
– Maëlle Dequiedt
 
©DR
Production Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines 
avec le soutien de la Région Île-de-France et l’ESAD – École Supérieure d’Art Dramatique de Paris
L’ESAD est soutenue par la DRAC Île-de-France – Ministère de la Culture et de la Communication.

Texte Raphaël Gautier
Mise en espace Maëlle Dequiedt

Avec les élèves de la promotion 2022 de l’ESAD : Maria Aziz Alaoui, Antoine Chicaud, Melisande Dorvault, Manon Hugny, Mahaut Leconte, Xaverine Lefebvre, Mathilde Modde, Luc Roca, Louise Rieger, Thomas Roy, Gauthier Wahl

VEN 8 AVRIL À 19H30

Durée : (estimée) 1h30
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)

TIMLIDEUR

Samedi 16 octobre à 16h00

Cette sortie publique est le fruit de trois années d’accompagnement des élèves comédien.nes de l’Ecole supérieure de théâtre de Bordeaux Aquitaine-L’éstba pour découvrir des nouvelles écritures et rencontrer des autrices et des auteurs. Les deux premières années les élèves ont lu des textes parmi ceux que nous recevons et ont rencontré leurs auteurs et leurs autrices lors de séances de discussions sur les dramaturgies. Cette troisième année, ils participent à un travail de quinze jours d’exploration d’un texte inédit, choisi collégialement, TIMLIDEUR, de Grégoire Vauquois, sous la direction d’Eugen Jebeleanu et en présence de l’auteur.

Le personnage principal de cette fiction documentaire est un jeune étudiant qui vit en France. Il a des convictions. Il voit dans l’écologie une cause mondiale et rassembleuse, il pense que c’est le grand combat du 21ème siècle. Pourtant jamais le personnage principal ne s’est engagé physiquement pour une cause politique. Un matin d’avril, ce jeune homme sans histoires se retrouve catapulté par erreur à un poste à haute responsabilité dans ce qui sera la plus grande opération de désobéissance civile écolo jamais organisée en France.

« Je ne me suis jamais fait traîner par des CRS ce sera l’occasion »
 
Note d’intention

« En démocratie, désobéir revient à s’opposer à la loi que le peuple s’est lui-même donnée. Timlideur de Grégoire Vauquois nous dépeint autant les urgences écologiques que les mouvements de masse des manifestations et leurs prises de parole publiques et collectives. Je souhaiterais diriger cette mise en espace avec les élèves de l’éstba, école du TNBA, vers un théâtre du recyclage, sous la forme d’une chorale contemporaine sur le climat et faire entendre les voix qui s’entremêlent entre les discours intimes et politiques. Au milieu de cette pandémie sanitaire mondiale, d’autres dangers nous guettent et d’autres alarmes hurlent en sourdine à nos portes, comme celles des crises écologique, humanitaire et locative, que nous vivons déjà dans une passivité généralisée. Est-il possible de faire aujourd’hui encore un théâtre qui soit de première nécessité, qui soit essentiel pour traduire le monde, le débattre, lui rendre cette place civique qu’il avait dans l’agora du théâtre antique ? » – Eugen Jebeleanu

Production Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines 
avec le soutien de la Région Île-de-France et éstba, école du TNBA
L’éstba est subventionné par le ministère de la Culture et de la Communication, la Région Nouvelle-Aquitaine et la Ville de Bordeaux.

 

Texte Grégoire Vauquois
Mise en espace Eugen Jebeleanu

Avec les étudiant·e·s de 3ème année de la promotion 5 (2019-2022) de l’éstba, école du TNBA 
Claire-Aurore Bartolo, Mathéo Chalvignac, Margot Delabouglise, Matéo Droillard, Floriane Fontan, Margaux Genaix, Barthélémy Maymat, Balthazar Monge, Danaé Monnot, Cesare Moretti, Ariane Pelluet, Simon Royer, Léa Sarlet, Max Unbekandt

Durée : 1h30
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Festival Festival du Jamais Lu-Paris#6

L’ABC DU RECOMMENCEMENT (cabaret transatlantique)

Dimanche 31 octobre à 18h30

Voilà combien d’éternités que nos souffles ont été empêchés. Nos poumons survivants brûlent de récupérer leur clameur. 

Après des mois-des mois-des mois à se parler dans la case d’un zoom depuis nos pyjamas râpés, à chaque heure bombardé·e·s d’opinions, d’humeurs, de commentaires, de réactions, d’hébétude, certains mots se sont javellisés. On les a malaxés au point de leur faire signifier tout et son contraire, ou plus rien qui vaille. Il serait temps n’est-ce pas de remettre du verbe dans nos haleines vaccinées. Commençons par le début : réapprendre les mots et leur sens.

À partir de mots qui font l’actualité brûlante, des réalités, des visions, des vibrations qui s’entendent de manière distincte en France et au Québec, quatre binômes d’autrices et d’auteurs issus des deux côtés de la grande flaque vont monter au tréteau, se lover dans les phonèmes, s’inventer des coups de gueule et fabriquer ensemble du verbe, du sens, de la fête.

Coproduction Festival Jamais Lu (Montréal), Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
En collaboration avec Le Studio d’Asnières – ESCA

Avec le soutien d’ARTCENA, de la SACD, du Conseil des arts et des lettres du Québec, de la Délégation Générale du Québec à Paris, de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques Canada

Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)