Salle des fêtes

Du 17 au 29 janvier

Pour épargner à son frère Samuel une énième hospitalisation psychiatrique, Marion décide avec sa compagne Lyn de l’associer à leur nouveau projet de vie : racheter le site d’une ancienne usine dans un petit village à la campagne pour le rénover et l’habiter. En s’installant, le trio devient également propriétaire des trois écluses rattachées au domaine. Mais leur rêve de décroissance et d’habitat partagé va se heurter à une réalité de terrain. La région faisant face à une crue sans précédent, cette acquisition devient le centre d’enjeux politiques auxquels il·elle·s ne s’étaient pas préparé·e·s. Dans le huis-clos de la salle des fêtes du village, il·elle·s sont forcé·e·s d’interroger leur utopie et à se confronter à la complexité des rapports entre bien commun et propriété privée, ambitions écologiques et précarité sociale.

NOTE D’INTENTION

« L’ailleurs est peut-être aujourd’hui moins l’espace de la conquête que celui du retour. Pour l’esprit aventurier contemporain, il convient finalement de trouver sa place, mais autrement.
Salle des fêtes propose ainsi une réflexion sur l’utopie comme cet autrement, mais aussi sur la dualité entre le fait d’agir et celui d’espérer. Quand il n’y a plus de « bonnes solutions », l’espoir est-il pour autant à proscrire ? » Baptiste Amann

EXTRAIT

« MARION – Alors c’est étonnant depuis quelques années… chaque fois que j’entends le nom d’une saison j’ai du Vivaldi dans la tête. En fait c’est pire : j’ai la pub pour l’Opel Astra qui défile mentalement. J’ai un peu honte je dois dire. En matière de synesthésie c’est assez pauvre. J’aurais aimé être plus surprenante. C’est tout de même un sujet ça ! Ce fantasme à côté duquel on marche, et dont on s’éloigne à mesure qu’on grandit. Adolescente je voulais être Arthur Rimbaud sinon rien ; Rimbaud voyait des couleurs dans les lettres de l’alphabet. Moi, quand j’écoute Vivaldi, je vois juste une bagnole. »

© Pierre Planchenault
PRODUCTION L’ANNEXE
COPRODUCTION La Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France, La Comédie de Saint-Étienne, TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, Le Méta – CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine, OARA – Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine, Théâtre Dijon-Bourgogne – CDN, Nouveau Théâtre de Montreuil – CDN, Le ZEF – scène nationale de Marseille, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
AVEC LE SOUTIEN du Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, DRAC et Région Sud.
L’ANNEXE est conventionnée par le ministère de la Culture – DRAC Nouvelle-Aquitaine, subventionnée par la Ville de Bordeaux et la région Nouvelle-Aquitaine.
Baptiste Amann est associé à La Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France, au Méta – CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine ainsi qu’au Nouveau Théâtre de Montreuil – CDN. Il est également artiste compagnon du TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.

Texte et mise en scène Baptiste Amann

Collaboration artistique Amélie Enon
Avec Olivier Brunhes, Alexandra Castellon, Julien Geffroy, Suzanne Jeanjean, Lisa Kramarz, Caroline Menon-Bertheux, Rémi Mesnard, Yohann Pisiou, Samuel Réhault, Marion Verstraeten
Régie générale François Duguest
Création lumière Florent Jacob
Création sonore Léon Blomme
Plateau et régie scène Philippe Couturier
Scénographie Baptiste Amann, Florent Jacob
Construction décor Ateliers de la Comédie de Saint-Étienne
Costumes Suzanne Aubert, Estelle Couturier-Chatellain
Administration de production, diffusion Morgan Hélou 

Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 10€
Tarif réduit 14€ 8€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Le Moment psychologique

Du 3 au 16 février

Paul a rendez-vous chez lui avec son ami d’enfance Pierre quand So, adjointe de Matt, arrive.
Paul ne connaît ni So ni Matt, mais elles ont pris leurs renseignements : le comportement de Paul a retenu leur attention.
Matt, une femme politique, tient à le rencontrer pour son projet qui consiste à réformer la portée et l’endroit du politique dans le monde. Paul n’a à sa connaissance pas plus à voir avec la politique que n’importe qui, et il n’est pas bien sûr de comprendre ce dont il s’agit. Ce soudain intérêt mondial n’est pas forcément déplaisant, mais il va quand même lui falloir faire une petite présentation.

EXTRAIT

MATT. Ça vous intéresse la vie collective ?
PAUL. La vie collective c’est très intéressant j’aime beaucoup. […] MATT. Pour tout vous dire ces questions m’excitent immodérément c’est là-dessus que nous travaillons.
PAUL. Vous travaillez sur ce qui vous excite.
MATT. Évidemment. Alors bien sûr la politique puisque c’est de cela qu’il s’agit la politique quand ce n’est pas juste un jeu par exemple comme saute-mouton c’est compliqué ça peut même ressembler à une branche de la magie parce que comment agir quand vos plus petites unités de travail sont des inclinations collectives des tendances générales ce qui prend forme au milieu des gens.
PAUL. Eh oui c’est vrai.
MATT. Mais ce n’est pas pour autant que rien ne se fait. On vit un moment particulier vous ne trouvez pas.
PAUL. Oui.
MATT. On a le sentiment d’être dans une voiture sans conducteur lancée à toute vitesse sur un terrain accidenté.
PAUL. Oui.
MATT. Sans conducteur ou avec mille conducteurs.
PAUL. Ah oui.
MATT. De travailler et de vivre pour dominer des angoisses plutôt que pour susciter ce qu’on espère.
PAUL. Oui.
MATT. Mais il faut viser ce qu’on pense être le bien et mordre dedans sans lâcher prise il faut être un roquet un roquet bien nerveux parce que c’est en vue du bien que l’on fait ce que l’on fait vous n’êtes pas d’accord.
PAUL. Mais si je suis d’accord.

NOTE DE MISE EN SCÈNE

« Le Moment psychologique est une pièce qui, sous des airs de comédie, aborde la question du politique. Il ne s’y agit pas de l’aborder sur le mode de la satire, mais plutôt de dessiner un rêve de politique, une utopie.

Le rire est ainsi placé à un endroit singulier : les décalages comiques ne reposent pas sur la moquerie, ou le jugement – c’est un comique sans cible (sensible). L’ensemble est fondé sur une « dramaturgie de la paix », ce qui fait que les rapports entre les personnages de la pièce eux-mêmes deviennent comme la maquette de l’utopie que porte le personnage de Matt.

Les deux semaines de répétition et les deux mises en espace en public à Théâtre Ouvert nous ont renseignés sur l’orientation du travail à venir. On a ainsi pu expérimenter avec les acteurs que le texte requérait un jeu au plus proche du présent et d’un sensible non « composé » – sans quoi l’écart comique tendait à se figer, et à faire basculer la pièce du côté d’un « absurde » qui ne construit pas grand-chose, et ne permet pas d’entendre l’utopie et son caractère affirmatif. » – Alain Françon

© Vincent Desclaux
PRODUCTION Studio-Théâtre de Vitry
COPRODUCTION Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Théâtre des nuages de neige, Théâtre des Quartiers d’Ivry – CDN du Val-de-Marne, Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine
Le Studio-Théâtre de Vitry est subventionné par le ministère de la Culture – DRAC d’Île-de-France, la ville de Vitry-sur-Seine, le département du Val-de-Marne et la région Île-de-France.
Le Théâtre des nuages de neige est soutenu par la DGCA – ministère de la Culture.
 

Texte Nicolas Doutey
Éditions Tapuscrit | Théâtre Ouvert
Mise en scène Alain Françon
Scénographie Jacques Gabel
Avec Louise Albertosi, Pauline Belle, Rodolphe Congé, Pierre-Félix Gravière, Dominique Valadié, Claire Wauthion

Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 10€
Tarif réduit 14€ 8€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Le Prix de l’or

Du 4 au 15 octobre

Récit intime et politique inspiré de la propre expérience de l’auteur en Roumanie, Le Prix de l’or explore l’univers de la danse sportive à l’âge de l’enfance et de l’adolescence, la découverte de la sexualité, la peur de l’échec, le deuil du père et l’effort pour gagner l’amour des parents. Ce manifeste offre une expérience de libération du corps et de l’esprit, dans la cadence des rythmes kitsch et glam des dix danses règlementaires.

EXTRAIT

« je me rappelle lors de ma première compétition à l’étranger
À Aarhus au Denmark 
c’était la première fois que j’ai vu autant de danseurs d’autant de pays différents 
j’entendais alors plein de langues différentes 
et c’est à ce moment-là aussi je crois
alors que j’avais 7 ans 
que j’ai compris ce que c’est la compétition
quand le drapeau roumain a étais hissé pendant l’hymne nationale de mon pays 
diffusé dans les enceintes de la salle de sport au Denmark 
alors que je venais de gagner la première place de ma catégorie 
je me souviens aussi qu’après la finale des meilleurs danseurs adultes 
nous allions ramasser sur le parquet les « strass » Swarovski tombé de leur costumes coûteux 
pour les coller ensuite sur nos propres costumes.
à chaque fois aujourd’hui quand je rentre dans une salle de sport où il y a une compétition de danse 
je ressens une vague d’émotion qui me submerge
j’ai tout de suite des larmes que je ravale dans ma gorge 
j’ai l’impression de retourner en arrière 
et en même temps de n’avoir jamais quitté cet endroit »

©DR
PRODUCTION Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Centre du Théâtre Educationnel Replika, Compagnie des Ogres

Écriture et mise en scène Eugen Jebeleanu
Avec Eugen Jebeleanu et deux danseurs Stefan Grigore, Dragos Comsa (en alternance)

Assistanat à la mise en scène Ugo Léonard
Collaboration artistique Yann Verburgh
Consultation dramaturgique Mihaela Michailov
Scénographie Velica Panduru
Conception vidéo Elena Gageanu
Conception sonore Alex Bala

 

Lundi, mardi, mercredi 19h30
Jeudi, vendredi  20h30
Samedi 8 octobre à 20h30
Samedi 15 octobre à 18h

À partir de 12 ans

Durée : 1h15 (estimée)
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 10€
Tarif réduit 14€ 8€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Les Nuits enceintes

Du 6 au 16 décembre

La nuit est enceinte, mais nul ne connaît le jour qui naîtra, dit un proverbe. Ballotté de catastrophes climatiques en pandémie, notre monde cauchemarde dans un sommeil aveugle. Mais que verrons-nous lorsque l’aube poindra sur l’horizon dévasté ?

Les Nuits enceintes se déroule juste avant le lever du jour dans une dystopie radicalisée : les extrémismes flambent, les acquis sociaux partent en fumée, le virtuel règne en maître. Recluses dans leur maison qui se délite, deux sœurs se voilent la face, noyées par l’anxiété. En trois actes, trois nuits grosses d’amours et de désamours humaines, elles vont saisir ce qui se trame par-delà : dans les marais, dans les champs, une contre-culture s’organise, riche de rêves et de promesses. Quel est notre rapport à la terre ? Comment vivre en symbiose avec ce qui nous entoure ?

NOTE D’INTENTION

« On peut voir Les Nuits enceintes comme l’histoire de personnages en quête d’amour et d’une juste relation au monde. Mais on peut aussi voir dans Les Nuits enceintes la métaphore de notre histoire collective, celle d’une période, la nôtre, où ses héro·ïne·s — nous — sont tenu·e·s, sous peine de mort, d’inventer une nouvelle relation à la Terre. Et cette nouvelle écologie passera obligatoirement par une nouvelle écologie des relations interpersonnelles, et des nouveaux récits que nous nous adressons à nous-mêmes pour nous réinventer. » – Guillaume Béguin

EXTRAITS

MAXIME : Au Mesnil, il y a des brebis, des chats, des champs de patates, des cabanes. Des êtres.
MELISANDE : Je n’appelle pas « cabane » quelques vieux bouts de lambris dépareillés, soudés n’importe comment à une vieille porte, et coiffés d’une bête tôle ondulée, où l’on s’enferme pour deviser sans fin sur les bienfaits de la permaculture entre deux joints, avant d’entonner « Bella Ciao » le cul posé sur du fumier. […] Une cabane, c’est un berceau pour ses rêves.
LOU : La nuit est enceinte. Mais nul ne connaît encore le jour qui naîtra. Et moi je n’aime pas dormir seule. J’ai peur. On ne sait jamais ce que l’aube nous réserve.
©Julie Masson
PRODUCTION Compagnie de nuit comme de jour
PRODUCTION DÉLÉGUÉE Pâquis Production, Laure Chapel
COPRODUCTIONS Théâtre Vidy-Lausanne, Théâtre Saint-Gervais, Comédie de Colmar – CDN Grand Est Alsace, Théâtre Benno Besson Yverdon-les-Bains
SOUTIENS Affaires culturelles du Canton de Vaud, Ville de Lausanne, Loterie romande, Pro Helvetia – fondation suisse pour la culture, Société Suisse des Auteurs, une fondation privée genevoise, Pour-cent culturel Migros, Fondation Casino Barrière Montreux, Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittent·e·s genevois·e·s.

Texte et mise en scène Guillaume Béguin
Dramaturgie Guillaume Cayet
Avec Lou Chrétien-Février, Julie Cloux, Romain Daroles, Claire Deutsch, Maxime Gorbatschevsky, Pierre Maillet

Collaboration artistique Aurélia Lüscher
Stagiaire mise en scène Charline Curtelin
Scénographie Sylvie Kleiber
Assistanat scénographie Gabrielle Ritz
Stagiaires scénographie Alexandra Lapierre, Antonie Oberson
Lumière Luc Gendroz
Musique Louis Jucker
Costumes Séverine Besson
Perruques et maquillage Cécile Kretschmar, assistée de Malika Stähli
Collaboration artistique Aurélia Lüscher
Son Jonas Bernath
Régie générale Matthieu Baumann
Régie plateau, son Benoît Boulian
Régie lumière Zara Bowen
Construction décor Ateliers du Théâtre de Vidy
Peinture décor Sibylle Portenier
Réalisation costumes Marine Lesauvage, Laurence Stenzin
Photo de la scénographie Letizia Le Fur (Courtesy Galerie Laure Roynette Paris)

 

Lundi, mardi, mercredi 19h30
Jeudi, vendredi 20h30
Samedi 10 décembre 18h

Durée : 2h20
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 10€
Tarif réduit 14€ 8€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Comme la mer, mon amour

Du 12 septembre au 1er octobre

Après 19 ans de séparation, Abdellah retrouve Boutaïna dans les rues de Paris. Ils vont dans un café. Ils parlent. Abdellah veut absolument savoir pourquoi Boutaïna l’avait cruellement abandonné. Pourquoi elle a détruit l’amour-amitié entre elles·eux. Il insiste, beaucoup. Boutaïna résiste, longtemps. Abdellah finit par trouver le moyen de l’obliger à parler, à s’expliquer : leur passion commune pour les films égyptiens.
Comme la mer, mon amour est une pièce sur l’inévitable retour des fantômes. La nécessaire confrontation radicale avec le passé. Et l’attente éternelle d’un miracle. D’une chanson.

NOTE D’INTENTION

Sur scène, deux personnages, deux immigré·e·s, deux fantômes. Une femme hétérosexuelle et un homme homosexuel dans un face à face à la fois intense et retenu, joué comme dans les films égyptiens de leur passé. Le son et la lumière (qui frôlera parfois le kitsch, mais sans ironie) les dirigent dans l’espace et donnent sens aux différents chemins que propose cette pièce. Il·elle·s créent une zone sensible, complexe, où l’on peut crier sans honte et régler enfin ses comptes.

EXTRAIT DE TEXTE

« Cher Abdellah, tu vas être surpris par cette lettre. Les choses sont parfois obscures. Tu m’as donné les plus belles et les plus intenses heures de ma vie, de mon exil ici à Paris, on a fait tout ensemble, on a recréé le temps ici ensemble, on a marché ensemble, on a pris des douches ensemble, on est allés au bain ensemble, on est allés au hamac ensemble, on est allés à la, piscine  ensemble, on a regardé les films égyptiens de Faten Hammama et de Chadia et de Nadia Lotfi encore et encore ensemble, tu as été le Maroc que je n’ai pas connu, j’ai été le Maroc que tu n’as jamais connu, on a retravaillé l’avenir, on a imaginé ce qui n’existera jamais, tu as été beau, j’ai été belle, j’ai été nue […] »

ENTRETIEN

Fiction ou réalité ?

« AT : De nous voir jouer cette pièce, et que tu aies cette impression que c’est tellement proche de nous, comme si tu avais l’impression que c’était la vie-même, que ce n’était pas du théâtre, c’était ça le but dès le départ. Dans la pièce, on s’appelle réellement Boutaïna et Abdellah. On voulait dépasser les frontières fiction/pas fiction, vrai/pas vrai, mais juste donner une vérité qui est la nôtre, et qui existe entre nous.

BEF : D’ailleurs maintenant, mes souvenirs de notre amitié se mélangent aux souvenirs de la fiction. »

Découvrez l’intégralité de l’entretien à lire et à écouter sur notre chaîne YouTube !

REVUE DE PRESSE

DIACRITIK, 21 juin 2021 : « Boutaïna El Fekkak et Abdellah Taïa : Résister par l’amitié »

 

PRODUCTION La compagnie d’Un pays lointain 
COPRODUCTIONS Théâtre Central / La Louvière, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
RÉSIDENCES DE CRÉATION Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Théâtre des Quartiers d’Ivry – Centre Dramatique National, Théâtre de Chelles, Théâtre Central / La Louvière, Lilas en scène
AVEC LE SOUTIEN de l’Institut Français à Paris, du T2G, et de la DRAC Île-de-France
©Jean Louis Fernandez

Texte et interprétation
Boutaïna El Fekkak, Abdellah Taïa
Mise en scène
Boutaïna El Fekkak, Abdellah Taïa et Jérémie Scheidler
Vidéo et dramaturgie
Jérémie Scheidler
Création et régie lumières
Jean-Gabriel Valot
Création et régie son
Loic Le Roux
Collaboratrice artistique
Noémie Develay-Ressiguier
Costumes
Benjamin Moreau
Regard scénographique
Lisa Navarro

Administration de production et diffusion Florence Verney

Lundi, mardi, mercredi 19h30
Jeudi, vendredi 20h30
Samedi 24 septembre 20h30
Samedi 1er octobre 18h
Relâches du 15 au 20 septembre et lundi 26

Durée : 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 10€
Tarif réduit 14€ 8€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Seuil

Du 5 au 9 avril 2020

« Vous m’avez tuéR »
Dans la nuit de vendredi à samedi, Mattéo, 14 ans, laisse ce message sur les réseaux avant de ne plus donner signe de vie. 48h plus tard, une flic intervient dans le collège et interroge Noa, interne de la chambre 109 : Témoin principal ? Suspect ? Bourreau ? Noa devra répondre de ses actes, lui qui dit n’avoir rien fait.
À la façon d’un jeu de piste, dans une structure dramatique jouant sur différentes temporalités, lecteur·rice·s et spectateur·rice·s reconstituent peu à peu les pièces du puzzle de cette intrigue faisant apparaître l’ensemble des acteurs du collège, comblant peu à peu les trous de cette histoire, jusqu’à saisir le drame qui a eu lieu.
Seuil aborde par la fiction les mécanismes du modèle masculin à travers les rites de passage entre hommes. À travers le drame en creux de Mattéo, l’écriture interroge la construction du modèle viril contemporain par la violence, et la notion de consentement.

NOTE D’INTENTION

Le désir d’écriture de Marilyn Mattei se situe à l’endroit de l’urgence, abordant, travaillant des sujets que l’on nomme « brûlants », tout en essayant de trouver l’angle adéquat, le pas de côté nécessaire, et s’interrogeant toujours sur ce que le théâtre pourrait dire de plus que l’espace médiatique.

EXTRAIT

NOA. J’suis de la 109
ATEM. Tu rêves « Miskine »
NOA. Sur le papier du collège c’est écrit/
Atem déchire le papier.
ATEM. Que des mots. Le collège décide de rien c’est qu’des murs. Suffit pas d’avoir le chiffre 109 gratté quelque part pour faire partie de nous autres. Va falloir faire tes preuves comme nous autres si tu veux passer le seuil et être en d’dans pour de bon.
 
REVUE DE PRESSE
 
Blog culture du SNES-FSU, 20 avril : « L’histoire aussi ignoble et inimaginable qu’elle puisse paraître est inspirée de faits réels : il règne encore çà et là une loi du silence sur certains rituels de bizutage… Les attendus psycho-sociaux de telles pratiques sont d’une grande complexité mais la pièce de Marilyn Mattei en fait actionner et percevoir les ressorts les plus subtils. La mise en scène de Pierre Cuq a très intelligemment pris le parti d’un récit fragmenté aux temporalités recomposées en une série de scènes dessinant à la fin le puzzle complet du drame. […] Le bon théâtre donne à penser mais pour cela il doit franchir le seuil du silence. » 
 
Revue-frictions.net, 11 avril : « l’écriture de Marilyn Mattei ne s’embarrasse pas de fioritures, elle possède une efficace simplicité, et le metteur en scène la saisit telle quelle […] Ce qui frappe dans le déroulement du spectacle qui prend les allures d’une enquête, c’est véritablement la grâce, oui, de ces deux acteur·rice·s qui à eux deux (et un peu plus avec l’apport de voix enregistrées, mais sans vidéo, merci) parviennent à bâtir un univers sensible et trouble tout à la fois. »
 
Le Monde en nous, 9 avril : « Seuil pourra résonner très profondément en vous selon votre propre vécu de la violence, du harcèlement, du consentement. On n’en sort pas indemne, mais ce drame initiatique incite à une réflexion sur ces phénomènes de reproduction de la violence induits par les stéréotypes de genre. À voir… avec vos ados ! »
 
Arts-chipels.fr, 9 avril : « Dans Seuil, la violence n’est pas filtrée, pas transposée, pas esthétique, pas « belle ». Et les adolescents confrontés à cette situation d’agression dans une position bifrontale – de part et d’autre de l’espace scénique dans lequel ils sont inclus, comme partie prenante – ne s’y trompent pas. »
 
L’Oeil d’Olivier, 8 avril : « Une œuvre coup de poing à ne pas rater ! »
 
Le Coryphée, 7 avril : « Seuil est un spectacle fort, dur, touchant aussi. On en sort suffisamment secoué pour se dire qu’il est de ces spectacles absolument nécessaire de voir. »
 
TOURNÉE
 
Forme en classe :
  • du 4 au 7 octobre 2021 (10h30 et 14h le 4, 10h30 les 5, 6 et 9h30 le 7), collège Jehan le Povremoyne, Saint-Valery-en-Caux (76), Le Rayon Vert – Scène conventionnée d’intérêt national « Art en territoire ».

  • 22 novembre 2021 (11h et 14h30), collège Tancrède de Hauteville, Saint Sauveur Lendelin (50), dispositif « Villes en Scène » (Département de la Manche).

  • 9 décembre 2021 (10h, 14h, et 20h30 tout public), collège André Marlaux, Granville (50), L’Archipel – Scène conventionnée d’intérêt national « Art en territoire »

  • 10 décembre 2021 (10h et 14h), collège La Vanlée le 8, Bréhal-sur-mer (50), L’Archipel – Scène conventionnée d’intérêt national « Art en territoire »

  • 17 et 18 janvier 2022, collège Jacques Brel, Beuzeville (27), Pôle culturel La Cidrerie, dans le cadre du dispositif « Enfantissons, c’est essentiel ! » du réseau Enfantissage (Réseau normand jeun public).

  • du 24 au 27 janvier 2022 (14h), collège Gabriel de Montgommery, Ducey-les-chéris (50), Service culturel – Communauté d’agglomération du Mont Saint Michel.

  • Le 10 mars 2022 (10h), L’Éclat, Pont-Audemer (27), dispositif « Région en scène ».

  • du 14 au 25 mars 2022 (10h et 14h), tournée en Guyane, TEK, Saint Laurent du Maroni et Mana.

  • Le 6 mai 2022 (10h et 14h), collège Hérouville-Saint-Clair (14), Comédie de Caen – CDN

  • Le 19 mai 2022 (14h), collège Jean Monnet, Ouistreham (14)

​Forme en salle ​:

  • 3 et 4 février 2022 (14h et 19h le 3, et 10h et 14h le 4), La Halle ô Grains, Bayeux (14), Festival « Graine de Mots »

  • Du 5 au 9 avril 2022 (19h30 les mar/mer et 20h30 les jeu/ven/sam), Théâtre Ouvert (grande salle), Paris (75) 

  • Les 11, 17, et 18 mai 2022 (20h30), tournée décentralisée en bocage virois, Festival « À vif », Le Préau – CDN de Vire

  • En juillet au Train Bleu dans le cadre du Festival Off d’Avignon
©Alban van Wassenhove
Ed. Tapuscrit | Théâtre Ouvert
PRODUCTION Compagnie Les Grandes Marées
COPRODUCTIONS Comédie de Caen – CDN, L’Archipel – Scène conventionnée d’intérêt national « Art en territoire », Granville, La Halle ô Grains, Bayeux
SOUTIENS DRAC Normandie, Studio d’Asnières – ESCA, CDN de Normandie – Rouen, Scène Nationale 61 (Alençon, Flers, Mortagne), la Halle ô Grains, Bayeux, le Département du Calvados, de la Manche et de L’Orne, la Maison des Jeunes et de la Culture de Vire.
Ce projet a bénéficié d’un soutien de la DRAC de Normandie et de la Région Normandie au titre du FADEL
Normandie. Marilyn Mattei est lauréate de la bourse aux auteurs d’ouvrage 2020 du CNL pour l’écriture de Seuil.

Texte Marilyn Mattei
Ed. Tapuscrit | Théâtre Ouvert
Mise en scène Pierre Cuq

Avec Baptiste Dupuy, Camille Soulerin
Et les voix de Vincent Garanger, Thomas Guéné, Hélène Viviès
Scénographie et accessoires Cerise Guyon
Son Victor Assié, Julien Lafosse
Lumière François Leneveu

Production Lucile Carré
Diffusion Jean-Luc Weinich- Bureau Rustine 

MAR, MER À 19H30
JEU À 14H ET À 20H30
VEN À 20H30
SAM À 18H00

À partir de 14 ans

Durée : 1h30
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 10€
Tarif réduit 14€ 8€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

De la disparition des larmes

Jeudi 18 novembre à 20h

Troisième volet de la série de portraits de femmes modernes en amour, De la disparition des larmes prend la forme d’une performance musicale où, à travers le corps et la voix d’une comédienne, le réel d’une poésie slamée vient se frotter à la fiction théâtrale.

Ce morceau étend le moment suspendu universel et incommensurable de la plainte. Ici, l’autrice Milène Tournier, le créateur sonore Lucas Lelièvre et la metteure en scène et interprète Lena Paugam s’étonnent de la disparition progressive des larmes dans le monde moderne et se demandent comment le temps court et s’arrête parfois. En quelle mesure les lamentations sèches de la femme qui nous parle sont-elles contraires au sens de l’Histoire ? Y aurait-t-il un parallèle à faire entre le réchauffement climatique et la pétrification de sa vie ? En quoi le retour des larmes y ferait-il révolution ?

Le texte est adressé à un spectateur inconnu, dont on ne sait plus rien, qui a disparu depuis longtemps et qui, peut-être, est dans la salle. Celle qui parle a 35 ans mais pourrait en avoir mille. Elle fait partie de ces gens qui traversent le monde en invisibles, qui existent sur les marges. Elle occupe ses journées avec les vieux de son immeuble. D’un appartement à l’autre, celui de Madame A., de Monsieur B., de Monsieur C., elle peuple les solitudes et met son corps au service des solidarités muettes. Depuis la tour de banlieue où elle habite, immobile depuis vingt ans, restée là à attendre celui qui est parti, elle observe les nuages, collectionne des phrases, regarde BFM, et médite chaque jour sur ce qui reste et ce qu’on oublie.

 

Le spectacle est aussi présenté à l’Étoile du Nord – Scène conventionnée d’intérêt national Art et Création pour la danse : vendredi 19 et samedi 20 novembre à 20h

©Katell Paugam
PRODUCTION : Compagnie Alexandre
COPRODUCTIONS : Théâtre du Champ-au-Roy (Guingamp), La Ville Robert (Pordic), Le Quai des Rêves (Lamballe) et Le Pont des Arts (Cesson).
DIFFUSION : Le Bureau des Paroles

Texte Milène Tournier

Conception et interprétation Lena Paugam

Création lumières Jennifer Montesantos
Création sonore Lucas Lelièvre
Création photo-vidéo Katell Paugam
Régie Nicolas Maisse
Regard extérieur Sylvain Ottavy
Accompagnement chorégraphique Julien Gallée-Ferré, Bastien Lefèvre

Durée : 1h15
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 10€ 10€
Tarif réduit 10€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 8€

Trois pour cent sauvages

Samedi 13 novembre à 19h30
« L’addiction et l’excès sonnent sourd dans nos oreilles, et augmentent chaque jour la dose de nos exigences. Nous les consommons en regardant un monde qui s’embrase. Il est plus simple de se réjouir du sabotage. Nous ne sabotons pas, mais nous n’y pensons pas. Nous survivrons dans la vie, si d’autres vivent dans la survie. Nous allons craquer la boîte d’allumettes en son entier dans un feu de joie; en regardant à la fois la lune et le doigt qui la montre, car la contemplation est la seule défense qui puisse nous extraire de la peur. »
« Tu as un doute sur le 100% cachemire offert par ta femme. Tu doutes de la température de fusion entre toi et ton fils. Tu as un doute sur le taux de précipitation annuelle de ces dernières années. Tu as un doute sur le taux de fidélité de ton collaborateur. Tu te doute de sa responsabilité face à l’éruption vésiculeuse de l’herpès à la commissure de tes lèvres. Tu as un doute sur le ph de ta piscine. Tu doutes des fuites probables de la radioactivité. Tu as un doute sur le respect de ta vie privée. »
»

Trois pour cent sauvages porte un regard plein d’humour sur les paradoxes de la langue. Notre système nous impose de plus en plus de chiffrage dans notre langage et dans notre quotidien ; que ce soit la météo, les cours de la bourse, l’accumulation de sondages et de promotions. Il élargit notre sémantique, falsifie le réel par la création  de nouveaux mythes et de nouvelles nécessités de subsistance.

Comment considérer l’incalculable ? Comment porter un regard sur ces chiffres abstraits modifiant matériellement nos journées ? Quelle est la pureté d’alliage d’un phénomène social ? Nous nous concentrons sur les possibles énumérations, codifications, analogies, et combinaisons en ramenant tout à l’échelle du calcul. Un calcul dérapant jusqu’à l’absurde.

Le texte expose le parcours d’une personne sous le regard de trois personnages à l’allure de conférenciers. La parole se partage entre les trois acteurs représentant chacun un trait de caractère de l’homme raconté.

Auteure et metteuse en scène Rachel Simonin

Avec Clément Delhomme, Alex Guillaume, Aurélien Leforestier

Régie lumière Charlotte Ducousso

Durée : 1h00
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 10€
Tarif réduit 14€ 8€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

TIMLIDEUR

Samedi 16 octobre à 16h00

Cette sortie publique est le fruit de trois années d’accompagnement des élèves comédien.nes de l’Ecole supérieure de théâtre de Bordeaux Aquitaine-L’éstba pour découvrir des nouvelles écritures et rencontrer des autrices et des auteurs. Les deux premières années les élèves ont lu des textes parmi ceux que nous recevons et ont rencontré leurs auteurs et leurs autrices lors de séances de discussions sur les dramaturgies. Cette troisième année, ils participent à un travail de quinze jours d’exploration d’un texte inédit, choisi collégialement, TIMLIDEUR, de Grégoire Vauquois, sous la direction d’Eugen Jebeleanu et en présence de l’auteur.

Le personnage principal de cette fiction documentaire est un jeune étudiant qui vit en France. Il a des convictions. Il voit dans l’écologie une cause mondiale et rassembleuse, il pense que c’est le grand combat du 21ème siècle. Pourtant jamais le personnage principal ne s’est engagé physiquement pour une cause politique. Un matin d’avril, ce jeune homme sans histoires se retrouve catapulté par erreur à un poste à haute responsabilité dans ce qui sera la plus grande opération de désobéissance civile écolo jamais organisée en France.

« Je ne me suis jamais fait traîner par des CRS ce sera l’occasion »
 
Note d’intention

« En démocratie, désobéir revient à s’opposer à la loi que le peuple s’est lui-même donnée. Timlideur de Grégoire Vauquois nous dépeint autant les urgences écologiques que les mouvements de masse des manifestations et leurs prises de parole publiques et collectives. Je souhaiterais diriger cette mise en espace avec les élèves de l’éstba, école du TNBA, vers un théâtre du recyclage, sous la forme d’une chorale contemporaine sur le climat et faire entendre les voix qui s’entremêlent entre les discours intimes et politiques. Au milieu de cette pandémie sanitaire mondiale, d’autres dangers nous guettent et d’autres alarmes hurlent en sourdine à nos portes, comme celles des crises écologique, humanitaire et locative, que nous vivons déjà dans une passivité généralisée. Est-il possible de faire aujourd’hui encore un théâtre qui soit de première nécessité, qui soit essentiel pour traduire le monde, le débattre, lui rendre cette place civique qu’il avait dans l’agora du théâtre antique ? » – Eugen Jebeleanu

Production Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines 
avec le soutien de la Région Île-de-France et éstba, école du TNBA
L’éstba est subventionné par le ministère de la Culture et de la Communication, la Région Nouvelle-Aquitaine et la Ville de Bordeaux.

 

Texte Grégoire Vauquois
Mise en espace Eugen Jebeleanu

Avec les étudiant·e·s de 3ème année de la promotion 5 (2019-2022) de l’éstba, école du TNBA 
Claire-Aurore Bartolo, Mathéo Chalvignac, Margot Delabouglise, Matéo Droillard, Floriane Fontan, Margaux Genaix, Barthélémy Maymat, Balthazar Monge, Danaé Monnot, Cesare Moretti, Ariane Pelluet, Simon Royer, Léa Sarlet, Max Unbekandt

Durée : 1h30
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)

Les Petits Pouvoirs

Du 8 au 19 mars 2022

Imashima, Japon. Laïa est face à un cadavre qui flotte dans un onsen, l’un des fameux bains chauds du pays.
Paris, quelques mois plus tôt. Laïa vient d’être engagée dans une petite agence d’architecture où ses patrons, Benoît et Diane, l’entraînent rapidement dans une spirale de rivalités, de désirs et de rapports de forces.
Alors que les temporalités s’entremêlent, le crime se dévoile et révèle les mécanismes de pouvoir et de domination sexuelle qui se transmettent inconsciemment de génération en génération.

NOTE D’INTENTION

« Je voulais interroger la manière dont nous sommes amené·e·s, que nous soyons hommes ou femmes, à participer à un système et à le perpétuer alors même que nous pouvons en être victimes, alors même que nous pouvons sincèrement souhaiter le changer. Je voudrais raconter ainsi comment un projet commun peut susciter des enjeux de pouvoir étroitement mêlés à des questions de genre et de désir sexuel. »
Charlotte Lagrange

EXTRAIT

DIANE. Tu sais je dis toujours à mes élèves
Vous serez mère ou architecte
Vous ne pourrez pas tout concevoir
Un môme ou une maison
C’est dans le temps
Ça prend du temps
De l’ambition
On ne peut pas tout concevoir
C’est le ventre ou la main
REVUE DE PRESSE
 
Télérama, 16 mars 2022,  » (…) le propos est audacieusement insolite, donc intrigant. La jeune recrue d’un cabinet d’architectes fait l’expérience de la manipulation, des trahisons, des compromis, des rivalités et de ces petits pouvoirs qu’exercent entre eux les acteurs d’une microsociété. »
 
hottellotheatre, 13 mars 2022, « Ce huis-clos est rêvé idéalement, voué à une équipe réduite réinventant collectivement un rapport épanoui à l’espace – bureau fermé sur lui-même et ouvert sur un Japon idéalisé. »
 
Scèneweb.fr, 10 mars 2022, « Au cœur de ces situations prosaïques et réalistes, se glissent subrepticement des scènes fantasmatiques et mystérieuses, visions du futur ou réminiscences du passé, qui font évoluer le spectacle vers le thriller onirique sur fond de folklore japonais. »
 
Pianopanier.com, 10 mars 2022, « Le texte porté par les comédiens est précis, avec un travail sur la perversion banale des personnages et met en exergue, avec justesse et sans en avoir l’air, un pan très actuel des relations de pouvoir qui peuvent se développer dans les petites structures. Une très belle découverte et pour finir, n’oubliez pas de dîner japonais ! »
 
Froggy’s delight, 8 mars 2022, « Un texte sous haute tension abordant de foisonnantes thématiques et l’exacerbation des confrontations »
 
Scèneweb, 22 février 2022, « Dans les vapeurs du onsen, le passé lointain revient par bribes. »
 
La Terrasse, 27 janvier 2022, « Les Petits Pouvoirs visent à explorer la distinction entre bourreau et victime, entre opprimé et dominant, ainsi qu’à interroger « la responsabilité de chacun dans un réseau de relations qui débordent le visible ». »
 
TOURNÉE
22-23 février : Théâtre de Beauvaisis – Scène nationale de Beauvais
3-5 mars : ACB – Scène nationale de Bar le Duc
8-19 mars : Théâtre Ouvert
22-26 mars : La Manufacture – CDN de Nancy
29 mars-1e avril : Comédie de Reims – CDN
10-11 mai : Comédie de Valence – CDN Drôme-Ardèche
17-18 mai : Théâtre des Îlets – CDN de Montluçon
 
 
©Simon Gosselin
Le texte est édité aux Ed. Tapuscrit | Théâtre Ouvert

PRODUCTION
 La Chair du Monde
COPRODUCTIONS
 Théâtre du Beauvaisis – Scène nationale de Beauvais, Nest – CDN Transfrontalier de Thionville – Grand Est, Comédie de Reims – CDN, Théâtre des Îlets – CDN de Montluçon, L’ACB – Scène nationale de Bar Le Duc, Comédie de Valence – CDN Drône-Ardèche, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Théâtre de Châtillon-Clamart
AVEC LE SOUTIEN DE La Chartreuse de Villeneuve-Lès-Avignon – Centre National des écritures du spectacle et de la SPEDIDAM
Ce spectacle bénéficie du soutien de la Charte d’aide à la diffusion signée par l’Onda, l’Agence culturelle Grand-Est, l’OARA Nouvelle Aquitaine, l’ODIA Normandie, Occitanie en scène et Spectacle Vivant en Bretagne.
Ce texte est édité aux éditions Tapuscrit | Théâtre Ouvert
Il a été présenté pour la première fois dans le cadre du Festival Jamais-Lu Paris #5. Coproduction Festival Jamais Lu (Montréal), Théâtre Ouvert. Avec le soutien de la SACD France, de la SACD Canada, d’Artcena, du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et de la Délégation Générale du Québec à Paris. En collaboration avec Le Studio d’Asnières – ESCA, de la Spedidam.
Il a été sélectionné par le Centre national du Livre – CNL pour une bourse à la découverte.
La compagnie est conventionnée par le ministère de la Culture (DRAC Grand Est) et la Région Grand Est.

Texte et mise en scène
Charlotte Lagrange
Ed. Tapuscrit | Théâtre Ouvert

Avec Sidney Ali Mehelleb, Clara Lama Schmit, Julie Pilod, Rodolphe Poulain, Gen Shimaoka

Collaboration à la mise en scène
Constance Larrieu
Scénographie
Camille Riquier
Assistanat scénographie
Salomé Bathany, Aouregan Floc’h
Création sonore
Samuel Favart-Mikcha
Création lumières
Mathilde Chamoux
Assistanat création lumières
Charlotte Moussié
Costumes
Juliette Gaudel

Régie générale et construction
Baptiste Douaud
Régie son
Baptiste Tarlet
Régie lumières
Tatiana Carret
Régie plateau
Cléoh Ringeval

Administration et production Fatou Radix
Développement et diffusion Gabrielle Dupas
Relations presse Elisabeth Le Coënt – Erica Marinozzi AlterMachine
Communication Jessica Pinhomme – 5e Saison

LUN, MAR, MER À 19h30
JEU, VEN, SAM 12 MARS À 20h30
SAM 19 MARS À 18h

À partir de 15 ans

Durée : 1h50
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 10€
Tarif réduit 14€ 8€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€