ÉPAT avec l’École du TNB

Du 8 au 10 octobre

Pendant deux semaines, l’Ecole Pratique des Auteurices de Théâtre réunit auteurices et élèves-interprètes autour de trois textes contemporains choisis par la promotion, dans le cadre de leur cursus de trois ans avec Théâtre Ouvert avant leur présentation au public les 8, 9 et 10 octobre :

L’Hacienda

Texte Laurie Guin
Mise en voix Maëlle Dequiedt

Camargue, été 2011. Anto accompagne son père à l’anniversaire de mariage d’Hélène et Bueno, le meilleur ami de la famille. Dans cet univers de ferrades et d’arènes, la manade de Bueno fait toute sa fierté. Mais la veille, pendant l’abrivade, l’un de ses taureaux s’est jeté dans le vide. Cet accident va cisailler la nuit de fête et confronter Anto et Culbuto, sa cousine, à la violence et à l’amour qu’elles portent aux leurs.

Feu du ciel

Texte Marine Chartrain
Mise en voix Charline Curtelin  

Tout se passe dans une zone périurbaine, sur la route qui longe l’ancienne ligne de chemin de fer. Tout se passe la nuit, au début de l’hiver. Une étrange lumière apparaît dans le ciel et perturbe les habitants de la ville. Un jeune homme disparaît soudainement. Sa soeur, Dinah, arpente la ville à sa recherche. Avec son amie Charlie, elle tente de résoudre le mystère de cette absence. Les deux adolescentes sont plongées dans une nuit sans fin durant laquelle tout s’embrase. Un frère disparaît et l’équilibre du monde se renverse. 

Tueurs de chien

Texte Inès Tahar
Mise en voix Yassim Ait Abdelmalek

Au milieu de l’automne du Sud-Ouest, entouré·es par des monocultures avec vue sur les Pyrénées, des adolescent·es vivent en marge. Iels tisent, tirent sur du shit et errent. Il n’y a pas d’adultes, ou presque.
Les soirées se répètent inlassablement quand Il arrive. Le tueur de chiens. 

…………………..

Pendant l’ÉPAT, les auteurices éprouvent leur écriture avec la collaboration des interprètes et au contact du plateau. Les élèves-interprètes se confrontent à la singularité de ces nouvelles voix dramatiques.

Pensé comme un espace de recherche affranchi des enjeux de production, ce laboratoire constitue un temps précieux d’accompagnement pour les auteurices et de formation pour les futur·es professionnel·les du théâtre. À l’issue de ce travail, chaque texte mis en voix est présenté deux fois au public, partageant ainsi une étape essentielle de leur développement.

 

©Louise Quignon

Participant·es

Avec les élèves comédien·nes de la promotion 12 de l’École du Théâtre National de Bretagne Antoine Atek, Benjamin Bahloul, Mathilde Bernard, Mohamed Boussaid, Sumaï Cardenas, Eva Cherré, Louise Depardieu, Arthur Haidari, Anis Hedjem, Jeanne Hirigoyen, Candice Igout-Techer, Mikaël Joncour, Juliette Kloppenburg, Laura Kreis, Esteban Lima De Carvalho, Lou Luce, Antoine Mondello, Maël Ollivier, Victoire Poinas, Clothilde Raskin

L’Effondrement des glaciers

Du 19 au 30 avril

Été 1980. Yann Lemée, 28 ans, étudiant en philosophie et homosexuel, frappe à la porte de son idole, Marguerite Duras. Il ne la quittera plus. Rapidement, l’écrivaine va tenter de façonner la vie du jeune homme à son image, jusqu’à vouloir le rebaptiser Yann Andréa. Commence alors une relation vertigineuse qui entremêle la vérité et la fiction, l’intensité et la destruction, et que l’on considère encore comme l’une des grandes passions qui ont marqué l’histoire de la littérature.

Au gré d’une narration fragmentaire, composée d’éléments d’archives et de scènes réinventées, L’Effondrement des glaciers navigue à travers l’histoire de Yann Lemée, pour opérer un retournement de point de vue et tenter de redonner voix à celui qui est devenu un personnage de l’oeuvre de Duras. La pièce s’emploie à confronter ce qui reste encore idéalisé dans l’imaginaire collectif et nous invite à questionner nos ambivalences, en replaçant cette relation à échelle humaine. Est-ce que l’amour peut prendre racine dans la fascination d’un être pour un autre ? Peut-on accorder une place à la violence dans l’intime ? Sous quelle(s) condition(s) ? Où s’arrête l’amour et où commence l’abus ? Et, en filigrane, qu’est-ce qui fait que la postérité décide de retenir telle ou telle version de l’histoire et sur quoi choisit-elle de fermer les yeux ?

EXTRAIT

Cet été-là : celui de notre rencontre à l’Hôtel des Roches noires.
Au seuil de sa porte.
Une valise est posée à mes pieds.

[…]

– Alors, vous êtes homosexuel ?
– Oui.
– Vous ne l’aviez jamais dit.
– Excusez-moi.
– Homosexuel ?
– Oui.
– C’est impossible, ça.

– Et vous avez vingt-cinq ans ?
– Vingt-huit.
– J’en ai soixante-six.
– Je sais.
– C’est impossible.
– Impossible ?
– Impossible.
– Qu’est ce que vous voulez dire ? Vous souhaitez que je parte ?
– Je veux dire que c’est l’impossible qui rend cette rencontre aussi merveilleuse.

NOTE D’INTENTION

« Dans L’Effondrement des glaciers, il est justement question de récits, d’aller interroger l’imaginaire de la passion amoureuse qui est le nôtre et qui a largement été porté par la littérature au fil des siècles. Un imaginaire qu’on a longtemps considérée comme la forme la plus intense de l’amour et que l’on regarde aujourd’hui avec davantage de distance critique. En particulier, je souhaite décortiquer les mécanismes de l’emprise amoureuse, car à mon sens, ils embrassent toutes les problématiques liées à l’imaginaire en question : fascination abusive exercée par un « bourreau » charismatique, stratégies de manipulations qui déforment le rapport au réel, comportements toxiques qui alternent phase de récompense et de punition, contrôle et surveillance de la vie de la victime, ou encore, au bout de cette chaîne de violence et dans les cas les plus tragiques, meurtre quand la victime cherche à dire « non » et/ou à s’émanciper.

De fait, de nombreux cas de féminicides commencent par des situations d’emprise.

En particulier, j’ai voulu écrire sur la relation qui a uni Yann Lemée et Marguerite Duras. D’une part parce qu’on a présenté ce duo comme un couple mythique de la littérature contemporaine, quand il semble, à mes yeux, être à tel point gangrené par les dysfonctionnements et les abus que j’ai du mal à trouver une quelconque forme de beauté dans cette histoire. D’autre part, parce que Yann Lemée m’a semblé être lui-même une victime d’emprise. En effet, il a été le dernier compagnon de l’écrivaine, entre 1980 et 1996. Il était fasciné par son oeuvre et c’est ce qui l’a poussé à vouloir la rencontrer. Il est ensuite devenu une sorte de Galathée, que Duras a façonné à son image, en le rabaissant et en l’humiliant régulièrement, en adorant chez lui l’idée qu’il n’était rien, en l’enjoignant à se taire, à couper tous liens avec ses relations passées, jusqu’à lui faire changer de nom et le transformer en personnage de ses livres : ainsi est-il devenu Yann Andréa. » – Pierre Koestel

PRODUCTION Le Sens Opposé
COPRODUCTION Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines

Texte et dramaturgie Pierre Koestel
à paraitre aux éditions Théâtre Ouvert | TAPUSCRIT
Mise en scène Angèle Peyrade
Avec Louise Morin, Gabriel Rouvière et la voix de Claire Duchêne
Création lumières Gaspard Gauthier
Création sonore David Hess
Costumes Gwladys Duthil
Scénographie Clara Georges Sartorio

 

À partir de 15 ans

LUN, MAR, MER À 19H30
JEU, VEN À 20H30
SAM À 18H

Du fait de la scénographie et pour des raisons de sécurité, nous n’avons pas la possibilité d’accueillir les personnes à mobilité réduite pour ce spectacle.

Durée : (estimée) 1h30
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Ce qui s’est tu

Du 22 mars au 3 avril

« Pourquoi on ne dit jamais les choses ? »

Voilà la question toute simple, posée par mon filleul, qui est à l’origine de ce texte. Nous évoquions ensemble les difficultés auxquelles l’avait exposé sa jeune existence. Son père s’est suicidé en 2018 alors qu’il avait 5 ans. A peine rendu aux portes de l’adolescence, il avait exprimé à son tour l’envie de mourir.

Cette pièce s’apparente à une prière qui lui est adressée, et dans laquelle les souvenirs se mêlent aux songes, la mémoire s’offre à l’imaginaire, le fictif s’accouple au réel, pour tenter d’intervenir dans la mécanique mortifère du découragement. Au-delà de l’histoire intime qu’elle déploie, c’est le rapport à la transmission qui est mis au travail. Découpée en 6 chapitres, comme les stations d’un chemin de croix emprunté à l’envers, la pièce superpose l’archive, la littérature, le théâtre, à la manière d’un palimpseste, pour proposer une réécriture de la blessure. Le geste qui motive l’exposition de cette intimité n’est pas de prendre la parole comme on prendrait le pouvoir sur le cours tragique des choses, mais au contraire de la rendre à ce qui s’est tu. A ce qui, à force de se taire, a fini par tuer.

EXTRAIT

Relais 3 :
Au-delà de la stupéfaction et de la joie immense de te savoir au monde,
C’est un sentiment de gravité qui s’est imposé tout de suite.
Témoin :
Ton père y a largement contribué, je ne te le cache pas.
En déposant ta minuscule présence au creux de mon coude
Il m’a fixé intensément pour me murmurer : « Tu sais ce que ça veut dire d’être parrain… »
Oui je savais.
Être le parrain du fils de ton père… Je savais. »
NOTE D’INTENTION
 

« Être l’enfant d’un parent qui se suicide, c’est potentiellement grandir dans le sentiment de n’avoir pas été « suffisant ». Et c’est à cette idée mortifère qu’il faudrait pouvoir tordre le cou.

C’est là que la nécessité de faire un spectacle s’est imposée. Car s’il faut « tout un village pour élever un enfant » il est probable que l’inverse soit tout aussi vrai : il faut parfois le destin d’un enfant pour élever la communauté à la hauteur des grandes questions qu’elle devrait soulever.

Que nous raconte collectivement le fait qu’un enfant veuille mourir ?
Où est-ce que cela nous interpelle en tant que société ?
Quelle limite, quelle fragilité de la condition humaine, cela met-il en lumière ?

Et si le théâtre ne peut malheureusement pas grand-chose pour Baden, je veux croire qu’il puisse être, à cette occasion, un lieu où l’on dépose des mots à son attention, comme on déposerait les armes face à notre sentiment d’impuissance. Il ne s’agit plus de résister à notre défaite annoncée, mais de nous admettre en tant qu’entités faillibles.

A travers ce texte j’ai voulu rendre hommage à celles et ceux qui espèrent tout autant qu’à celles et ceux qui ne peuvent plus espérer, afin que la vie soit toujours autorisée à circuler des un.es aux autres. » Baptiste Amann

TOURNÉE

CRÉATION du 2 au 5 mars 2027 au tnba – Théâtre national de Bordeaux Aquitaine
du 22 mars au 3 avril – Théâtre Ouvert, Centre National des Dramaturgies Contemporaines
6 et 7 avril 2027 – Scène nationale du Sud-Aquitain

©Pierre Planchenault
PRODUCTION L’ANNEXE
COPRODUCTION 
tnba – Théâtre national de Bordeaux Aquitaine ; Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines avec le soutien de la Région Ile-de-France au titre de l’EPAT ; Scène nationale du Sud-Aquitain ; Théâtre de l’Union – CDN du Limousin; Théâtre Jean Lurçat scène nationale d’Aubusson
DIRECTION DE PRODUCTION Morgan Helou
ADMINISTRATION Elisa Miffurc
L’ANNEXE est conventionnée par le Ministère de la Culture / DRAC Nouvelle-Aquitaine, subventionnée par la Ville de Bordeaux et la Région Nouvelle-Aquitaine.
Baptiste Amann est associé au Méta CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine ainsi qu’au tnba – Théâtre national de Bordeaux Aquitaine.

Texte et mise en scène Baptiste Amann
A paraître aux éditions Actes Sud-Papiers
Collaboration artistique Amélie Enon
Assistanat à la mise en scène Madalena Valencia, Mattéo Cresto
Avec Alexandra Castellon, Samuel Réhault, Lyn Thibault
Scénographie et création lumière Florent Jacob
Création son Antoine Reibre
Création des costumes Marine Peyraud
Régie générale Philippe Couturier
Construction décor ateliers du Théâtre de l’Union CDN du Limousin

A partir de 14 ans

LUN, MAR, MER À 19H30
JEU, VEN À 20H30
SAM À 18H

Durée : (estimée) 2h
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€
Portrait hypothétique de deux tueurs en série

Portrait hypothétique de deux tueurs en série

Du 22 février au 6 mars

Thierry P. et Jean-Thierry M. flambent, s’aiment et tuent. Dans le Paris des années 1980, ces deux amants, toxicomanes et rois de la nuit, assassinent des femmes âgées et installent la peur sur la ville, jusqu’à ce que la prison, pour l’un, et la mort, pour l’autre, les rattrapent. À partir de ce fait divers réel, Yacine Sif El Islam mêle archives, fiction et autofiction pour interroger les violences sociales, intimes et collectives qui traversent les corps.

EXTRAIT

AXEL :
La photographie le représente allongé sur le ventre, nu, sur le lit dans la lumière de l’après midi
Ils se sont rencontrés la veille au soir dans une boîte à la mode
les Bains douches, le Palace, le Paradis Latin, le BH
Disons le Palace
ADIL :
C’était le Paradis Latin
AXEL :
A cette époque on danse comme ça : (danse)
Les lasers du Palace brûlent la rétine de Guy Cuvas qui joue Ebonny game. Je l’ai repéré au bar avec son air sûr de lui qui crie qu’il est perdu
Je crois que c’est ça qui m’a accroché à lui
Son air d’enfant qui joue au grand
– Y a deux types de mecs qui m’impressionnent
Les vrais bourges qui en ont pas l’air
Et les prolos qui font semblant de faire partie de l’élite
Ils m’émeuvent
A ce moment là, ce mec accoudé au bar, avec sa clope au bec, qui regarde tout le monde de haut m’émeut
Son cul moulé dans ses jeans blancs m’émeut aussi
Je me cale à côté de lui : “Ça va Soeur Sourire ?”
Il soulève un sourcil, il me dit “ On se connaît?”
Je lui souris je lui dis :“ Pas encore”
Il se détend un peu, il me rend mon sourire
“je te paye un verre ?”
J’avais bien vu qu’il faisait traîner son verre parce qu’il pouvait pas s’en payer un autre

NOTE D’INTENTION

« […] Jean Thierry Mathurin
et Thierry Paulin.

Dans le Paris des années 80, ces deux amants ont tué des vieilles dames pour leurvoler leur argent.
La nuit ils dépensent cet argent dans les boîtes de nuits à la mode, ils rencontrent lesvedettes du moment, ils illuminent la piste de danse de leur charisme.

L’histoire dit : “Thierry Paulin le leader, qui a reconnu 28 meurtres, mort du SIDA avant d’être jugé”.
L’histoire dit : “Jean Thierry Mathurin,le suiveur, contraint et obéissant, condamné à trente ans de prison ».

Il y a la vérité judiciaire, il y a la réalité médiatique, il y a ce qu’on ne sait pas et qu’on imagine.
Il y a des couches de réalités fictives.

Et puis il y a nous. Il y a moi,
Axel
et Adil.

Nos corps jetés dans des fictions.
Nos corps et nos voix. Nos identités morcelées.
Notre rencontre, nos expériences, nos colères, nos débats, nos fêtes, notre amitié, notre fraternité.
Ils sont le miroir « qui n’est chaque fois ni tout à fait le même ni tout à fait un autre Et m’aime et me comprend ».

Alors il y a cette tentative de photographie.
Me photographier moi, photographiant Adil et Axel cherchant à savoir qui sont Thierry et Jean Thierry.
Essayer d’atteindre l’image.
Jouer de l’archive réelle ou fictive.

[…]
Ce projet n’est pas une tentative d’héroïsation, non plus que de disculpation, peut-être pas même de compréhension.
Mais montrer.
Donner à voir.Recomposer les morceaux d’un corps. De nos corps
Corps pauvres Corps pédés Corps métissés Corps en lutte Corps empêchés Corps contrariés
Et de nos vies.
Dresser le portrait de l’artiste en serial killer. » – Yacine Sif El Islam

TOURNÉE

CRÉATION 12 au 15 janvier 2027 au tnba – Thé^âtre national de Bordeaux Aquitaine
22 février au 6 mars – Théâtre Ouvert, Centre National des Dramaturgies Contemporaines

 
COPRODUCTION TnBA-Théâtre national de Bordeaux Aquitaine, Théâtre de l’Union Centre dramatique du Limousin, Le Méta-CDN Poitiers, Groupe Apache
SOUTIEN Les Avant-postes, NTB-CDN de Besançon, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Maison Maria Casarès
ADMINISTRATION Framboise Thimonier
Ce texte est bénéficiaire d’une bourse à l’écriture de l’OARA

Texte et mise en scène Yacine Sif El Islam
Avec Axel MandronAdil Mekki
Regard extérieur Bénédicte Simon
Dramaturgie Elsa Cecchini
Création lumière et régie générale Bilal Dufrou
Création sonore Benjamin Ducroq

 

À partir de 14 ans
Attention : cette pièce comporte des effets stroboscopiques

LUN, MAR, MER À 19H30
JEU, VEN À 20H30
SAM À 18H

Durée : (estimée) 1h
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

L’Odeur des tissus

Du 21 janvier au 3 février

Tout se passe dans une résidence destinée à des femmes. Sept pensionnaires y cultivent gaiement leur faculté d’émerveillement avec l’aide de Claudia, la dévouée directrice. Au travers d’activités manuelles, artistiques, ou encore par la pratique de la discussion, elles s’essayent, tant bien que mal, à l’art de la joie.

L’Odeur des tissus propose de poser un regard empathique et amusé sur une communauté dont l’entente est toujours en tension.

EXTRAIT

CLAUDIA. C’est un peu arrogant, ce n’est pas généreux. L’objectif de cet atelier n’est pas de vous pousser à la créativité, parce que moi je…

Elle s’adresse à toutes les résidentes.

Je ne valorise pas la créativité à tout prix, dans la vie il y a des gens qui n’ont pas la fibre artistique et ce n’est pas grave. Le travail du copiste consiste justement, corrigez- moi Gisèle si je me trompe, à ne pas se mettre en avant, à adopter le geste de l’artiste, tenter de le comprendre et s’efforcer de le reproduire avec exactitude. C’est un travail minutieux et humble.

GISELE. Effectivement la difficulté consiste davantage dans le fait de s’effacer. Le copiste va plutôt mettre son talent au service de l’œuvre.

CLAUDIA. Tout à fait.

GISELE. Ce qui au demeurant n’est pas non plus à la portée de tout le monde. Un petit temps.

PAULETTE. En fait, je comprends pas le travail qu’on fait ici alors. Si le but c’est d’empêcher celles qui ont un penchant pour la création, de les cantonner à se mettre dans les pas de, au lieu de les accompagner dans leur épanouissement j’veux dire, si mon épanouissement passe par là !

 
NOTE D’INTENTION
 

[…] « Dans L’Odeur des tissus aucune dispute n’éclate réellement, aucun drame n’advient, les mini accidents de la vie normale du groupe finissent toujours par s’effacer devant la tendresse extrême que ces femmes veulent se donner les unes aux autres. On chante, on se dit des haïkus, c’est ridicule, ça ne ressemble à rien qui existe. Cette non-histoire, cette incongruité miraculeuse me touche par la poésie inattendue et en fait très burlesque qui s’y déploie. Un danger court silencieusement dans les tous petits détails, comme un diable prêt à pulvériser le fragile équilibre de cette utopie. Malgré notre besoin de conflit, notre attente avide de péripéties, la pièce déplace malicieusement notre attention vers les interstices, elle invite à regarder les petites choses, celles qui n’ont jamais la place d’honneur : comment se passer un thermos de thé, préparer une table, se faire une bise pour la nuit, disposer un pot de fleur. Au moyen clownesque d’une politesse de tous les instants, ces femmes tentent de préserver la paix qu’elles partagent. Cet effort inexplicable maintenu jusqu’au bout, c’est ça qui est spectaculaire. C’est la force et la folie de la pièce. […] » – Marion Duphil

Le spectacle présenté par Marion Duphil ICI.

TOURNÉE

CRÉATION du 8 au 11 décembre 2026 à la Comédie de Reims – CDN
Du 21 janvier au 3 février 2027 – Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Paris
Du 22 au 26 mars 2027 Théâtre de la Manufacture – CDN Nancy Lorraine
30 mars 2027 – Scène Nationale de Mâcon – Le Théâtre

©DR
PRODUCTION (en cours) Cie Par les visages
COPRODUCTION Comédie de Reims – CDN, Théâtre de la Manufacture – CDN Nancy Lorraine, Le Nest – CDN Transfrontalier de Thionville – Grand Est, Le Théâtre – Scène Nationale de Mâcon, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Quint’Est.
SOUTIENS (en cours) Ville de Reims, Département de la Marne, Région Grand Est, Drac Grand Est, Dispositif Quint’Est, Adami, SPEDIDAM, SACD, et avec le soutien du JTN.
RÉSIDENCES  Théâtre de la Manufacture – CDN Nancy Lorraine, Abbaye de Boulbonne, Comédie de Reims – CDN
ADMINISTRATION Clément Longin

Texte Lydie Tamisier (éditions Théâtre Ouvert | TAPUSCRIT)
Mise en scène Marion Duphil
Avec Fatima Aïbout, Maly Diallo, Nicole Dogué, Andrea El Azan, Jade Herbulot, Pauline Mereuze, Thalia Otmanetelba, Prunella Rivière, Louise Roch
Dramaturgie Adèle Chaniolleau
Scénographie Lisa Navarro
Costumes Marie La Rocca
Création lumière Juliette Besançon
Création sonore Paul Bertrand
Intervention clown Camille Perrin
Régie Générale et reprise régie lumière Corentin Nagler
Régie Plateau et accessoires Manon Choserot

À partir de 12 ans

LUN, MAR, MER À 19H30
JEU, VEN À 20H30
SAM À 18H

Durée : (estimée) 1h45
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

La Villa…

Du 7 au 17 décembre

Un été, Paul surprend dans sa villa familiale un soi-disant estivant et ne tarde pas à le séduire. Sous les yeux d’Alan, narrateur de l’histoire, gardien du lieu assailli de goélands et frère de l’imposteur, un cruel jeu de rôle s’instaure. À mesure que s’intensifient désir et menace, le piège se referme sur Yann. La Villa… est un lieu d’hospitalité et de violence, un marécage indifférencié de haine et de tendresse où se rencontrent trois jeunes garçons rongés par la honte, sociale et sexuelle. 

EXTRAIT

PAUL. Et dire qu’il y a des gens qui tueraient père et mère pour vivre ici…
 
NOTE D’INTENTION

« Le point de départ d’écriture de La Villa… est une image avant tout, l’image d’un croisement, sur une route de Bretagne à l’été 2022, l’image d’une rencontre en sens opposés d’une moissonneuse-batteuse et d’une Lamborghini. Sans que je ne le sache encore, il y avait tout dans cette image : deux mondes qui cohabitent, ou du moins le tentent, sur un même territoire. 

[…] Avec La Villa…, j’ai tenté de descendre au plus profond des personnages pour essayer de mettre au jour ce qui advient quand désir et classes sociales se rencontrent. Les dialogues sont conçus comme une partition dont je souhaite qu’elle puisse faire apparaître, le plus subtilement possible, ce qui relie et ce qui sépare Alan, Yann et Paul : qui rit de quoi ? qui a la référence ? qui ne comprend pas ? Tenter d’écrire des dialogues où se jouent beaucoup de choses sous couvert d’une légèreté apparente, due par la jeunesse de ce trio, le farniente de l’été et le désir charnel naissant. À l’image d’une carte postale de Ploubihan-Plage dont le verni, petit à petit, se craquelle, laissant apparaître une réalité bien plus complexe et bien plus violente. » – Alexis Mullard

EN VIDÉO :

 

CRÉATION en décembre 2026 – Théâtre Ouvert, Centre National des Dramaturgies Contemporaines
19 au 22 janvier 2027 – La Comédie – CDN de Reims 

 
©Alexis Mullard
PRODUCTION migratori K merado
COPRODUCTION (en cours) Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines , T2G-CDN de Gennevilliers, Nouveau Théâtre de Besançon -CDN de Besançon, La Comédie-CDN de Reims
SOUTIEN fonds d’insertion de l’École du TNB ; La Commune d’Aubervilliers
ADMINISTRATION Silvia Mammano
DIFFUSION Nacera Lahbib

Texte Alexis Mullard
éd. Théâtre Ouvert | TAPUSCRIT
Mise en scène Sébastien Derrey
Collaboration artistique Nathalie Pivain
Avec Tom Menanteau, Maxime Thébault, Baptiste Znamenak
Lumières Anne Vaglio
Son Isabelle Surel assitée de Paulin Bonijoly
Espace Olivier Brichet
Costumes Elise Garraud
Régie son Paulin Bonijoly

À partir de 14 ans

LUN, MAR, MER À 19H30
JEU, VEN À 20H30
SAM À 18H

Durée : (estimée) 1h20
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Lac artificiel

Du 7 au 17 octobre

Laura et Salomé sont inséparables. Un samedi soir, au milieu de l’été, les deux adolescentes marchent le long de la route départementale, à la lisière de la forêt, à la recherche d’un endroit où faire la fête. Avec pour seul repère la signalétique fluorescente du bitume, elles cherchent leur chemin et finissent par se perdre. À la dérive dans un monde qui tangue, de plus en plus loin dans la nuit, dans l’obscurité de leurs souvenirs, elles assistent à leur propre chute et à l’effritement de leur relation.

SPECTACLE PERFORMANCE

Dans un jeu de double et de miroir vertigineux, Céleste Germe met en scène Maëlys Ricordeau qui interprète les deux jeunes femmes dans une performance impressionnante. Hypnotique, le dispositif sonore et visuel nous plonge dans les méandres de la mémoire de Laura et Salomé, qui rôdent au cœur de la forêt, au cœur de la nuit, vers leurs traumas. Là où l’amitié et l’amour se jouent d’abord et avant tout avec soi.
Un spectacle radical et émouvant, dans lequel les ombres et les mirages jouent avec une lumineuse et bouleversante actrice.

EXTRAIT

SALOMÉ : Regarde
Regarde comme le ciel est grand
LAURA : C’est quoi ce sang
SALOMÉ : C’est rien
C’est le mien
LAURA : Quoi
SALOMÉ : C’est rien je suis tombée dans les ronces tout à l’heure
LAURA : Ah
SALOMÉ : Tu crois que le cosmos nous envoie un message
LAURA : Un message
SALOMÉ : Oui un message un signe une synchronicité
LAURA : Pourquoi il ferait ça le cosmos
SALOMÉ : J’essaye de comprendre justement
LAURA : Je crois qu’il en a rien à foutre de nous le cosmos
SALOMÉ : Je crois qu’il nous parle
LAURA : S’il s’intéressait vraiment à nous je veux dire s’il se souciait un peu de nous on n’en serait pas là à courir après une musique et à faire des bains de boue
SALOMÉ : Moi je crois qu’il nous parle je crois que tout ce qui nous arrive c’est pas pour rien
LAURA : Je crois qu’il n’y a rien à comprendre
SALOMÉ : Je crois qu’il faut qu’on arrête de faire semblant
LAURA : Comment ça
SALOMÉ : Faut arrêter là
on peut pas passer à côté de notre vie plus longtemps
LAURA : …
SALOMÉ : Je peux pas passer à côté de ma vie toute ma vie
LAURA : Qu’est-ce que tu veux dire
SALOMÉ : Dès qu’on sort de ce bourbier je pars faire de l’événementiel à ParisJe me barre de ce trou et je monte ma boîte
LAURA : Ah ouais
SALOMÉ : Bah ouais qu’est-ce que tu crois je ne vais pas rester là toute ma vie moi
 

NOTE D’INTENTION

« Deux personnages
A la lecture du texte, il m’a semblé très vite que les personnages de Laura et Salomé formaient un duo passionnant à explorer : un peu jumelles, un peu siamoises, avec ce qu’il y a souvent dans l’amitié d’intrication labyrinthique, de jeu de double, ying et yang, figure duale et inversée, complémentaire et opposée.
Toutes deux se débattant avec le souvenir violent, tétanisant, d’un homme – un jeune homme agressif pour l’une, un père abandonnique pour l’autre – prises au piège d’un passé traumatique qui les phagocyte au point de rendre impossible la réciprocité et l’amitié. Toutes deux en route vers le cœur de leur trauma, peut-être pour s’en échapper, peut-être pour y sombrer.

 

Une seule actrice
Très vite, il m’a semblé que le fait de confier à Maëlys Ricordeau les deux rôles permettrait de faire entendre plus perceptiblement la manière dont Marine Chartrain les avait écrits, en reflets l’un de l’autre, miroir et miroir inversés, à la fois identiques et opposées.
Très vite, il m’a semblé qu’elle saurait restituer, en attribuant une voix spécifique à chaque personnage, à la fois le duo et la gémellité, c’est-à-dire aussi l’écriture elle- même qui, dans le portrait qu’elle dresse des deux jeunes femmes, se symétrise et s’entrelace.
Mais très vite aussi, j’ai eu l’intuition que Maëlys saurait, en même temps, donner incarnation à la silhouette vibratile de chacune des deux femmes. Et qu’ainsi, c’est plus près de l’écriture de chacune que nous pourrions être. Plus près de leurs intimités, de leurs douleurs, de leurs rêves… Que cette double incarnation nous permettrait d’être à la fois plus proche des personnages et plus proche de l’écriture, plus proche de la fiction et plus proche de la littérature. »  –  Céleste Germe

Le spectacle a été créé  à Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines en mars 2025

REVUE DE PRESSE 

TTT dans Télérama : « Maëlys Ricordeau est saisissante. […] La partition est sensible, quasi chirurgicale » 

L’Humanité : « Dans un style fragmenté et traumatique très actuel, Marine Chartrain révèle de l’intelligence et de la profondeur. Le théâtre structural de Das Plateau y trouve un beau terrain de jeu. »

Sceneweb : « À Théâtre Ouvert, le spectacle-performance orchestré par Céleste Germe autour du texte de Marine Chartrain se révèle aussi radical que captivant. Porté avec une intensité remarquable par Maëlys Ricordeau, il prouve que la jeune autrice est désormais de celles avec qui il faut compter. »

Cultnews : « Rarement le théâtre joue avec la peur de cette manière. Lac Artificiel nous la fait ressentir dans chaque frisson sonore, dans chaque reflet trouble. Un vertige sensoriel où l’illusion et la réalité s’effondrent l’une dans l’autre. Un pas de deux hypnotique, à voir absolument jusqu’au 12 avril. »

Le Figaro : « Marine Chartrain nous plonge dans un thriller psychologique. Une performance interprétée avec brio par Maëlys Ricordeau […] Maëlys Ricordeau réussit à immerger le public dans une histoire dont aucune des deux héroïnes, ni le spectateur d’ailleurs, ne sort indemne. »

Mediapart : « La compagnie Das Plateau entrelace et embrasse les mots de Marine Chartrain, jeune autrice repérée par Théâtre Ouvert. Une magnifique proposition de la metteure en scène Céleste Germe. »

Pleins Feux : « un texte de Marine Chartrain magnifié par une mise en scène minimaliste et le jeu précis et troublant de Maëlys Ricordeau. Ce conte moderne de deux adolescentes en quête de fête dans la nuit glisse agilement de l’anecdotique au tragique, toujours avec finesse. »

Cultnews, rencontre avec Marine Chartrain : « j’aime jouer avec la peur, instaurer une tension où l’on croit que le danger vient de l’extérieur, alors qu’en réalité, il émane du cœur même de la relation entre les personnages. »

Hotellothéâtre : « Le texte de Marine Chartrain […] ainsi porté, prend toute sa dimension, celle d’un rite de passage vers l’âge adulte dans un monde hostile, celle de la difficulté de se parler, d’avouer ses désirs, autant de résonances humaines. La performance dégage en tous cas une impression palpable d’harmonie entre la forme et le fond qui ne peut laisser indifférent. » 

Détectives sauvages : « les textes de Chartrain développent une étrangeté insidieuse, qui émerge sans volontarisme car l’autrice a l’art de la trouver dans la matière même du contemporain. »

Arts-chipels : « Portraits croisés de deux jeunes filles en déshérence, interprétés par Maëlys Ricordeau. Un exploit vocal pour traduire l’écriture vibratoire de Marine Chartrain, mise en scène par Céleste Germe. »

©Christophe Raynaud de Lage, Thomas Badreau
PRODUCTION Das Plateau ; Prémisses – Office de production artistique et solidaire pour la jeune création
COPRODUCTION Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines ; La Comédie de Saint-Etienne – CDN
SOUTIEN association Beaumarchais – SACD
ADMINISTRATION, PRODUCTION, DIFFUSION Bureau Retors Particulier
Das Plateau est conventionné par la DRAC Île-de-France et soutenu par la Région Île-de-France au titre de l’aide à la permanence artistique culturelle.
Lac artificiel a été écrit en 2021, il est lauréat de l’aide à l’écriture Beaumarchais en 2022, a reçu les encouragements ARTCENA en 2023 et est édité à la maison d’édition TAPUSCRIT | Théâtre Ouvert en mars 2023.

Texte Marine Chartrain
Éditions Théâtre Ouvert | Tapuscrit
Conception et mise en scène Céleste Germe
Conception et interprétation Maëlys Ricordeau
Création sonore J. Stambach
Dispositif son et vidéo Jérôme Tuncer
Scénographie James Brandily
Création lumière Sébastien Lefèvre

À partir de 14 ans

LUN, MAR, MER À 19H30

JEU, VEN À 20H30
SAM À 18H

 

Durée : 1h20
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

L’Art de la chute

Du 14 au 29 septembre

Au croisement du stand-up, de l’autofiction et de la performance théâtrale, ce spectacle rassemble sept auteurices qui viennent témoigner de la spécificité de leur vécu. Leurs textes abordent des sujets tels que l’expérience du deuil et le désir de faire monde autrement, la bipolarité, le travail du sexe, les parcours de transition, le racisme systémique ou encore le privilège blanc. Au fil de ces récits individuels, une histoire transversale s’invente peu à peu sur scène : celle de l’écriture, envisagée comme pratique fédératrice et émancipatrice.

EXTRAIT

Vous avez vu ?
Je suis un super acteur, non ?
Je fais rien et il se passe plein de choses.
Vous avez vu tout ce qui s’est passé ?
/Pas mal
J’adorerais être un acteur désincarné mais je suis trop fort en incarnation.
Parce qu’il y a plein de fois où, dans la vie, je fais rien et les gens voient des trucs incroyables.
Genre une fois, je rentre dans un bar, je m’accoude au comptoir,
le gars à gauche, il me regarde et il dit : Tiens
voilà Ramzy.
Du coup, je suis un peu désarçonné. Je suis pas sûr de comprendre.
AU CAS OÙ, je regarde autour de moi,
pas de Ramzy aux alentours.
J’ai un peu peur de comprendre et là, ça tilte !
Je me dis : Ah, en fait, il dit ça parce que je suis drôle !
– Yannis Skouta

NOTE D’INTENTION 

« Le spectacle L’Art de la chute tire son origine d’un chantier d’expérimentation proposé par Théâtre Ouvert et animé par Pierre Koestel en août 2025. Pendant neuf jours, six jeunes auteurices (Gaëlle Axelbrun, Marie de Dinechin, Morgan·e Janoir, Iris Laurent, Emmanuel Linée et Yanis Skouta) ont déplacé leurs enjeux d’écritures respectifs pour explorer les codes du stand-up afin de les réinventer.

Ainsi, l’objectif n’était pas tant d’écrire des sketchs humoristiques, mais de chercher à s’emparer de ce qui constitue l’essence du stand-up (adresse directe au public sur le ton de la confession, construction d’un personnage de scène, travail sur la langue et son rythme, élaboration des textes en allers-retours entre le plateau et la table…) pour déployer des récits travaillés par l’enjeu de la parole et par la spécificité de chaque vécu.

Les textes ont été écrits dans un format court (dix à douze minutes chacun) et présentés lors d’un temps de restitution à Théâtre Ouvert. Pour relier ces différentes propositions, Pierre Koestel prenait le rôle de maître de cérémonie pour présenter le processus de recherche, afin de partager les réflexions traversées tout au long du chantier. Chacun·e des auteurices a ainsi pu livrer un regard sensible et généreux sur sa propre histoire, en travaillant à des degrés divers la notion d’humour et en envisageant l’écriture comme une manière de se réapproprier son vécu et de le rendre partageable. »

PRODUCTION Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
COPRODUCTION Mon cœur à l’étroit

Mise en scène Pierre Koestel
Par et avec Gaëlle Axelbrun, Marie de Dinechin, Morgan·e Janoir, Pierre Koestel, Iris Laurent, Emmanuel Linée, Yanis Skouta
Création lumière Jérôme Baudouin
Composition du morceau Gouffre ciel Matthieu Truffinet

À partir de 15 ans

LUN, MAR, MER À 19H30
JEU, VEN À 20H30
SAM À 18H

Durée : 1h30
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€