Trois pour cents sauvage

Samedi 13 novembre à 19h30
LIEN DE RÉSERVATION À VENIR
 
Trois pour cent sauvages, c’est la mise à nu d’une entité de trois qui se présentent à cent.
Trois pour cent sauvages souhaite porter un regard avec humour en débusquant des paradoxes de la langue.
Notre système nous impose de plus en plus de chiffrage dans notre langage et dans notre quotidien ; que ce soit la météo, les cours de la bourse, l’accumulation de sondages et de promotions. Il élargit notre sémantique, falsifie le réel par la création perpétuelle de nouveaux mythes et de nouvelles
nécessités de subsistance.
Comment considérer l’incalculable ? Comment porter un regard sur ces chiffres abstraits modifiant matériellement nos journées ? Quelle est la pureté d’alliage d’un phénomène social ? Comment modifier les perceptions de notre biotope, en combinant des préoccupations économiques, chimiques et sociologiques à différentes échelles ? Nous nous concentrons sur des possibilités d’énumérations, de codifications, d’analogies, de combinaisons en ramenant tout à l’échelle du calcul. Un calcul dérapant jusqu’à l’absurde.
 
Le texte expose le parcours d’une personne sous le regard de trois personnages à l’allure de conférenciers.
Une heure et quart de décorticage de la langue, de ses significations et de ses symboles, jusqu’à ce que s’enchaîne d’elle-même une partition synthétique, machinale, alliant intimité et problématiques actuelles. Nous entrechoquons les situations pour que l’oralité se fasse prendre elle-même en étau par la vitesse et la spécificité des codes de langage. Que ce soit au cours de mes pratiques artistiques plus anciennes (performances, vidéos, art in situ) ou avec ma pratique du théâtre, je fais de mon processus créatif la base de ma narration. C’est un intérêt pour la partition à la fois mathématique et musicale, qui allie quatre caractéristiques : la hauteur, la durée, l’intensité et le timbre. Je n’envisage pas une narration linéaire mais plutôt un rapport au dérapage dans la rythmique du langage, c’est pourquoi insister sur le terme poésie sonore est très important pour moi.
Trois pour cent sauvages les algorithmes, la prise de parole chorale et le monologue. La parole se partage entre les trois acteurs représentant chacun une caractéristique propre de l’homme raconté. La modalité de la parole est repensée au fur et à mesure de l’écriture en s’appuyant sur des données d’ordre sociologiques, logistiques et biologiques. Il s’agit d’en ouvrir les symboliques pour en faire pivoter le sens: des possibles poétiques.

PRODUCTION
Avril(s)
COPRODUCTIONS
Hypolipo – Maison des écritures et des écritures transmédias, Fédération Wallonie Bruxelles, la Bellone, le Boson, Projection Room

Auteure et metteuse en scène Rachel Simonin

Distribution Clément Delhomme, Alex Guillaume, Jonathan Kibani 

Éclairagiste Rachel Simonin

Chargée de diffusion Suzanna Bauer

Durée : 1h00
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€

TIMLIDEUR

Samedi 16 octobre à 16h00

Texte de Grégoire Vauquois

Mise en espace Eugen Jebeleanu

 

Cette sortie publique est le fruit de trois années d’accompagnement des élèves comédien.nes de l’Ecole supérieure de théâtre de Bordeaux Aquitaine-L’éstba pour découvrir des nouvelles écritures et rencontrer des autrices et des auteurs. Les deux premières années les élèves ont lu des textes parmi ceux que nous recevons et ont rencontré leurs auteurs et leurs autrices lors de séances de discussions sur les dramaturgies. Cette troisième année, ils participent à un travail de quinze jours d’exploration d’un texte inédit, choisi collégialement, TIMLIDEUR, de Grégoire Vauquois, sous la direction d’Eugen Jebeleanu et en présence de l’auteur.

 

Le personnage principal de cette fiction documentaire est un jeune étudiant qui vit en France. Il a des convictions. Il voit dans l’écologie une cause mondiale et rassembleuse, il pense que c’est le grand combat du 21ème siècle. Pourtant jamais le personnage principal ne s’est engagé physiquement pour une cause politique. Un matin d’avril, ce jeune homme sans histoires se retrouve catapulté par erreur à un poste à haute responsabilité dans ce qui sera la plus grande opération de désobéissance civile écolo jamais organisée en France.

« Je ne me suis jamais fait traîner par des CRS ce sera l’occasion »
 
Note d’intention

« En démocratie, désobéir revient à s’opposer à la loi que le peuple s’est lui-même donnée. Timlideur de Grégoire Vauquois nous dépeint autant les urgences écologiques que les mouvements de masse des manifestations et leurs prises de parole publiques et collectives. Je souhaiterais diriger cette mise en espace avec les élèves de l’éstba, école du TNBA, vers un théâtre du recyclage, sous la forme d’une chorale contemporaine sur le climat et faire entendre les voix qui s’entremêlent entre les discours intimes et politiques. Au milieu de cette pandémie sanitaire mondiale, d’autres dangers nous guettent et d’autres alarmes hurlent en sourdine à nos portes, comme celles des crises écologique, humanitaire et locative, que nous vivons déjà dans une passivité généralisée. Est-il possible de faire aujourd’hui encore un théâtre qui soit de première nécessité, qui soit essentiel pour traduire le monde, le débattre, lui rendre cette place civique qu’il avait dans l’agora du théâtre antique ? » – Eugen Jebeleanu

Production Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines 
avec le soutien de la Région Île-de-France et éstba, école du TNBA
L’éstba est subventionné par le ministère de la Culture et de la Communication, la Région Nouvelle-Aquitaine et la Ville de Bordeaux.

 

Avec les étudiants de 3ème année de la promotion 5 (2019-2022) de l’éstba, école du TNBA 
Claire-Aurore Bartolo, Mathéo Chalvignac, Margot Delabouglise, Matéo Droillard, Floriane Fontan, Margaux Genaix, Barthélémy Maymat, Balthazar Monge, Danaé Monnot, Cesare Moretti, Ariane Pelluet, Simon Royer, Léa Sarlet, Max Unbekandt

Durée :
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)

Les petits pouvoirs

Du 7 au 20 Mars 2022

A peine recrutée dans une petite agence d’architecture, Laïa tente de participer au projet qui occupe intimement les deux d’associé.e.s : réhabiliter une île japonaise. Mais ses visions d’un meurtre dans un onsen, l’un de ces bains aux sources volcaniques japonaises, se font de plus en plus prégnantes. Des enjeux de rivalité et de domination dans l’agence d’architecture, au bain de sang sur l’île, il n’y a qu’un pas.

© DR

 

Production : La Chair du Monde
Coproductions
: Théâtre du Beauvaisis – Scène Nationale de Beauvais / Nest – CDN Transfrontalier de Thionville Grand Est / La Comédie – CDN de Reims / Théâtre des Îlets – CDN de Montluçon / L’ACB – Scène Nationale de Bar Le Duc / Comédie de Valence – CDN
Avec le soutien de La Chartreuse de Villeneuve-Lez-Avignon – Centre National des écritures du spectacle
La pièce a été sélectionné par le Centre National du Livre – CNL pour une bourse à la découverte.
Elle sera éditée chez Théâtre Ouvert collection Tapuscrit.

Texte et mise en scène Charlotte Lagrange

Avec Rodolphe Poulain, Isabelle Ronayette, Gen Shimaoka, Clara Lama Schmit et Sidney Ali Mehelleb

Collaboratrice à la mise en scène Constance Larrieu
Scénographe Camille Riquier
Créateur sonore Samuel Favart-Mikcha
Eclairagiste Mathilde Chamoux
Costumière Juliette Gaudel
Régisseur général et construction Baptiste Douaud

Lundi, Mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30
Dimanche à 16h

Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Brefs entretien avec des femmes exceptionnelles

Du 7 au 19 Février 2022

Brefs entretiens avec des femmes exceptionnelles constitue à n’en pas douter une œuvre formellement minimaliste qui nous touche par sa nature empathique. La pièce rappelle à bien des égards les Conversationals portraits de Truman Capote. On y retrouve une sensibilité semblable qui échappe à tout jugement moral. La différence dont autrui est porteur devient alors, pour Joan Yago, le miroir déformant où se reflète notre propre différence. L’œuvre nous invite ainsi à ausculter les paradoxes dont nous sommes, nous-mêmes, pétris et qui, ce faisant, nous rendent sensibles à la différence d’autrui.

Dans cette oeuvre, l’auteur délaisse délibérément l’intrigue au profit d’une organisation minimaliste de la matière dramatique : comme le titre l’indique, chacune des cinq scènes de la pièce prend la forme d’un entretien mené par une voix d’homme (situé dans le hors-scène) avec une femme dont l’existence s’avère hors du commun en cela qu’elle rompt, d’une manière ou d’une autre, avec une certaine norme sociale.

Le texte s’ouvre sur le portrait de Natalia Yaroslavna, mannequin ukrainienne ayant consacré sa vie à la quête de la perfection physique jusqu’à devenir le sosie parfait de la poupée Barbie. Loin d’être une énième victime d’un consumérisme effréné, le personnage développe une pensée relevant de la méditation transcendantale qui l’amène à élaborer une théorie de la réincarnation justifiant en dernière instance cette quête de la perfection dont elle a fait le crédo de sa vie. L’existence de Natalia Yaroslavna semble ainsi répondre à une servitude volontaire d’autant plus captivante qu’elle brouille toute tentative de jugement primaire. C’est d’ailleurs sur le mode du paradoxe que Joan Yago se plaît à construire ses personnages, provoquant chez le spectateur une désorientation qui l’oblige à se défier de ses propres certitudes.

© Boris Didym

Une création du Collectif : Le Grand Cerf Bleu
Production déléguée : Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Avec le soutien de Fabulamundi – Playwriting Europe, du programme Culture de l’Union Européenne
Texte traduit avec le soutien de Fabulamundi. Playwriting Europe et de la Maison Antoine Vitez, Centre international de la traduction théâtrale

Lundi, mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30

Durée : 1H20
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Fanny

Du 11 au 23 janvier 2022

C’est une histoire banale, en apparence. Fanny vient tout juste d’avoir 55 ans. Elle vit avec son conjoint Dorian une magnifique et inaltérable histoire d’amour. Ils sont heureux. Véritablement heureux. Le couple, qui habite dans une maison assez confortable et un peu trop grande pour eux, décide d’accueillir une locataire pour occuper une chambre inhabitée. Ils ne le font pas pour l’argent, mais pour faire du mouvement dans leur vie un peu trop stable. Ils se sentent peut-être injustement heureux. Ils voudraient être utiles. Peu importe les raisons qui font qu’ils ouvrent la porte à cette universitaire, étudiante en philosophie, ils seront confrontés à une jeunesse engagée, foncièrement différente d’eux. Et pour Fanny, cette rencontre déclenchera un désir absolu de redéfinir sa façon d’être au monde. Parce que malgré un bonheur évident, un équilibre sain, elle a envie de se remplir de partout. De faire éclater un peu de son univers et d’agir, peut-être, comme une courroie de transmission entre son ici et cette jeunesse qu’elle tente de comprendre. De comprendre pour vrai.

 

© DR

Production : O’Brother Company et Compagnie Moon Palace
Coproduction : ACB – Scène nationale de Bar-le-Duc, La Comédie – CDN de Reims, Théâtre Ouvert, Le Carreau – Scène nationale de Forbach.
Avec l’aide à la création de la Région Grand Est, le soutien de la Ville de Reims et le département de la Marne.
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.
Gisèle Torterolo est membre du collectif O’Brother Company. Fabien Joubert en est le directeur artistique. La O’Brother Company est conventionnée par la DRAC Grand Est et en résidence à la Comédie de Reims. Le texte de la pièce Fanny est publié par aux Editions Tapuscrit | Théâtre Ouvert.
Résidences TAPS, Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines, MC93, La Comédie de Reims

 

Texte Rébecca Déraspe
Éd. Tapuscrit / Théâtre Ouvert
Mise en scène  Rémy Barché
avec Daniel Delabesse, Gisèle Torterolo, Elphège Kongombe

Collaboratrice artistique Alix Fournier-Pittaluga
Scénographie Salma Bordes
Création son Antoine Reibre
Création vidéo Stéphane Bordonaro
Création lumières Florent Jacob
Régie générale François Picard
Administration, production Mathilde Priolet
Diffusion Laurence Lang

 

Mardi, mercredi à 19h30

Jeudi, vendredi à 20h30

Samedi à 18h

 

Tout public à partir de 14 ans

Durée : 1h
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Des territoires-Trilogie

du 15 au 25 septembre 2021

Dans un pavillon de banlieue, trois frères et une sœur préparent les funérailles de leurs parents. Alors que se posent les questions d’héritage, d’autres réalités font irruption : le monde extérieur, le quartier alentour… et l’Histoire de France. Présentée pour la première fois dans son intégralité, la trilogie de Baptiste Amann Des Territoires propose sur près de sept heures une grande fresque en forme de tragédie contemporaine, tant familiale qu’historique, où se superposent petite et grande histoire, drame intime et catastrophe collective. Au fil de trois journées – la veille, le jour et le lendemain de l’enterrement – le passé révolutionnaire s’invite au cœur du présent, pour faire dialoguer tour à tour avec lui la Révolution Française, la Commune de Paris puis la Révolution Algérienne, venant ainsi déployer ses ramifications et ses échos jusqu’à nous… et interroger notre capacité à agir.

« J’appartiens à une génération que l’on dit désenchantée et qui, étant l’héritière d’un patrimoine sans prestige, pose la question : pouvons-nous encore écrire l’Histoire ? »

La trilogie Des territoires est une réflexion sur notre possibilité d’agir politiquement dans un monde où s’instaure, malgré nous, une impression de confusion. Elle raconte l’histoire de personnages contemporains qui ont la sensation d’être séparés de leur capacité d’agir auxquels viennent se confronter des personnages historiques iconiques, reliés eux à cette capacité mais en proie aux doutes quant aux effets de leurs actions. Apparaît alors sur un même plan des révolutionnaires d’antan, flamboyants et radicaux, rattrapés par leurs états d’âmes et des femmes et des hommes d’aujourd’hui, médiocres et résignés, bousculés par l’expérience inattendue du courage, comme si, au fond, leur vulnérabilité était ce par quoi ils finissaient par se réunir. Contre toute attente, cette fragilité apparaît soudain comme la condition-même d’un devenir révolutionnaire.

………

Chaque volet de la trilogie est indépendant.
Intégrale les samedis.

Mercredi 15 & 22 septembre à 20h30
Des territoires (Nous sifflerons la Marseillaise…)
La veille de l’enterrement de leurs parents, Lyn, Benjamin, Hafiz et Sam sont à nouveau réunis dans la maison où ils ont grandi. Les vieilles habitudes reprennent avec leur lot de rancœurs et de conflits et cette impossibilité de s’organiser. Alors qu’ils débattent de l’idée de vendre ou de ne pas vendre la maison, une expertise des sols révèlent la présence d’os anciens : ce sont ceux de Condorcet, figure de la révolution Française.

Jeudi 16 & 23 septembre à 20h30
Des territoires (…d’une prison l’autre…)
Le jour de l’enterrement est aussi celui d’une violente révolte dans la cité. Les habitants sont invités à rester confinés chez eux. Quand Lyn, Benjamin, Hafiz et Sam reviennent de l’enterrement, ils retrouvent dans leur salon deux habitants du quartier venus les prévenir du désordre et Louise Michel, une activiste venue militer contre l’extension du centre commercial et la destruction programmée des habitations du quartier. Pendant qu’au dehors résonnent les cris de l’insurrection, une petite agora se forme dans le salon faisant resurgir les fantômes d’une autre révolte : celle de la Commune de Paris.

Vendredi 17 & 24 septembre à 20h30
Des territoires (…et tout sera pardonné ?)
Le lendemain de l’enterrement, Lyn, Sam et Hafiz se retrouve dans le service de réanimation d’un hôpital au chevet de leur frère gravement blessé lors des émeutes. Hafiz fait la rencontre de Nailia, jeune actrice venue tourner un film dans l’hôpital. Elle doit incarner Djamila Bouhired, figure iconique de la Révolution Algérienne.

Samedi 18 & 25 septembre à 15h 
Intégrale /  7h avec 2 entractes

 © Pierre Planchenault

✧✧✧ DANS LA PRESSE ✧✧✧

Télérama /Emmanuelle Bouchez / 7 juillet 2021

La trilogie “Des territoires”, présentée pour la première fois dans son intégralité a fait de ce comédien un dramaturge et metteur en scène assumé. Mais qu’est-ce qui a fait courir Baptiste Amann vers les terres de l’écriture ?

Le Monde / Fabienne Darge / 9 juillet 2021
Pour Baptiste Amann, « la fiction est indispensable pour penser le réel ».
Le jeune auteur et metteur en scène présente une formidable trilogie, « Des territoires », fresque intime et politique.

La Vie / Les Dominos / 10 juillet 2021
“Des territoires” de Baptiste Amann est une trilogie : trois journées, au sens théâtral strict, où, verve et drame dévoilent aspirations et crises d’une génération, d’un quartier, d’une société et d’une nation, française, mais aussi algérienne.

La Croix /Marie-Valentine Chaudon /10 juillet 2021
Baptiste Amann présente l’intégralité de sa trilogie Des territoires, entreprise en 2013. Une intense traversée de sept heures au côté d’une fratrie endeuillée, où se mêlent l’Histoire de France et le malaise des zones périurbaines.

 

Assumer la fragilité : vers une pensée de l’agir

« Si je rapproche comme cela les épisodes révolutionnaires de l’histoire de France, et le destin tragique d’une famille d’aujourd’hui, c’est parce que la cellule familiale à mon sens, concentre, à échelle réduite, tous les ingrédients qui préparent la guerre civile. La difficulté d’une prise de position, qu’elle soit politique, sociale, ou intime, est qu’elle puisse être reçue dans son intention, et pas seulement pour ce qu’elle paraît. Cette difficulté ontologique est augmentée à notre époque par la virtualisation et l’individualisation que connaissent les sociétés dites « occidentales », où l’homme s’évalue plus par sa capacité à communiquer, que par sa force d’agir. Les révolutions sont des étapes historiques où la question du sens que nous donnons à la vie est incandescente. Ce qui peut être échangé dans ces moments là, cette mise en ébullition des corps et des esprits, cet espoir ou ce désespoir jeté dans la possibilité d’un monde « autre », manque peut être à une époque – comme le décrit le philosophe Miguel Benasayag dans La fragilité – où nous sommes séparés de notre « puissance d’agir », où nous peinons à trouver les passerelles entre nos souhaits et nos pratiques. Contre le fatalisme ambiant, ce projet de trilogie est animé par la mise en œuvre d’une pensée de « l’agir » qui passe par la reconnaissance de la fragilité comme condition de l’existence. Parce qu’en réalité, il n’a jamais cessé que des systèmes politiques microcosmiques se fassent et se défassent dans la fureur des réunions de familles montrant bien là que malgré le désenchantement de l’époque, la vigueur à faire valoir qui nous sommes, nous l’avons tous inscrit en nous, et qu’il suffira d’un contexte favorable, un peu de vent dans le dos, pour qu’à nouveau la force nous gagne de tout redéfinir. »

– Baptiste Amann

La note d’intention complète est à découvrir dans le dossier du spectacle, à télécharger à droite de cette page.

 

PRODUCTION L’ANNEXE
COPRODUCTION OARA Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine  / Théâtre Ouvert- Centre National des Dramaturgies Contemporaines / Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France / Le ZEF, scène nationale de Marseille / Festival d’Avignon / L’Empreinte, scène nationale de Brive-Tulle / Châteauvallon scène nationale / La Garance, scène nationale de Cavaillon / Théâtre Sorano Toulouse /Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine/ La Passerelle scène nationale de Saint-Brieuc / Pôle des Arts de la Scène – la Friche la Belle de Mai / Le Meta CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine
SOUTIENS La Chartreuse, Centre national des écritures du spectacle (Villeneuve-lès-Avignon)
L’ANNEXE est conventionnée par le Ministère de la Culture / DRAC Nouvelle-Aquitaine, subventionnée par la Ville de Bordeaux et la Région Nouvelle-Aquitaine.
Baptiste Amann est associé à la Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France et au Meta – CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine. Il est également artiste compagnon du TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.
Site internet : www.lannexe.net
Page Facebook : https://www.facebook.com/Baptisteamann
Instagram : https://www.instagram.com/lannexe_baptisteamann/

Texte et mise en scène Baptiste Amann

Avec Solal Bouloudnine, Alexandra Castellon, Nailia Harzoune, Yohann Pisiou, Samuel Réhault, Lyn Thibault, Olivier Veillon

Collaboratrice artistique Amélie Enon
Régie générale François Duguest
Création lumière Florent Jacob, Clarisse Bernez-Cambot Labarta
Création sonore Léon Blomme
Régie plateau Philippe Couturier
Scénographie Baptiste Amann, Florent Jacob
Construction décor Ateliers du TnBA
Costumes Suzanne Aubert, Estelle Couturier-Chatellain
Administration de production Morgan Hélou

…..

Tout public à partir de 12 ans

Chaque volet de la trilogie est indépendant. Intégrale les samedis. Liens de réservation ci-dessous.

Mercredi 15 & 22 septembre à 20h30 / 1h45
Des territoires (Nous sifflerons la Marseillaise…)

Jeudi 16 & 23 septembre à 20h30 / 1h45
Des territoires (…d’une prison l’autre…)

Vendredi 17 & 24 septembre à 20h30 / 2h15
Des territoires (…et tout sera pardonné ?)

Samedi 18 & 25 septembre à 15h / durée estimée 7h
Intégrale ( (1ère partie 1h45 – entracte 30 min – 2ème partie 1h45 – entracte 45 min – 3ème partie 2h15)

  • Grands voisins : Habitant.e.s du 20e-19e-18e , Les Lilas, B{« type »: »block », »srcClientIds »:[« 6f2a8940-24b1-4e2d-a89e-c53f57a5cd88″], »srcRootClientId »: » »}agnolet ; – de 30 ans ; intermittent.e.s ; demandeurs d’emploi ; groupe (à partir de 6 pers.) ; seniors (+65 ans) ; AAH, bénéficiaires du RSA

Loto

Du 7 au 17 Décembre 2021

Il est la vedette des salles des fêtes de province, le roi des soirées loto, qu’il anime avec fantaisie et brio. Elle est partie vivre en ville et a pris ses distances avec un monde rural dans lequel elle ne s’est jamais épanouie. Chacun a suivi son chemin. Mais voici l’heure des retrouvailles entre le père et sa fille. Attaché à son territoire et à sa culture populaire, le père a perdu de vue les rêves de sa fille. Le fossé s’est creusé entre eux. Et voilà la jeune femme de retour au village pour tourner un documentaire. L’occasion, enfin, de se découvrir l’un l’autre ?

……

C’est un véritable loto que Rémy Barché a choisi de mettre en scène. Mais le déroulement de la soirée est perturbé, à coups de madisons endiablés, par un groupe de danseurs de salon, convaincus d’avoir priorité sur la location de la salle des fêtes. Dans cette ambiance de comédie musicale, la plume de Baptiste Amann excelle à extraire des situations les plus anodines tout le sel d’une dramaturgie pleine d’humanité, où les questions intimes et politiques s’entrelacent pour toucher à l’essentiel.

Création dans le cadre de la tournée Par les villages, dispositif hors-les-murs de la Comédie de Colmar

© André Muller

Texte Baptiste Amann
Mise en scène Rémy Barché

Avec Arnaud Bichon, Bénédicte Mbemba 
et un groupe de volontaires recrutés dans chaque lieu

Collaboration artistique Alix Fournier-Pittaluga
Scénographie et costumes Salma Bordes
Chorégraphie Anaïs Rouch
Lumière Thierry Gontier
Son Lucie Franz

Lundi, mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30

Relâche le 12 décembre

Tout public à partir de 12 ans

Durée : 1H20
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Ce silence entre nous

Du 1er au 12 décembre 2021

Composée de neuf monologues traitant de la question de la maternité et de la transmission entre générations, le texte de Mihaela Michailov nous plonge dans des récits de vie troublants de vérité. L’autrice dresse le portrait de différentes femmes qui dessinent autant de parcours de vie : de la Vierge Marie, à l’exilée roumaine partie travailler à l’étranger en passant par la mère célibataire qui élève seule son enfant, ou encore à travers les aveux poignants de celle qui ne voulait pas avoir d’enfants, et pour finalement se terminer avec l’ainée atteinte d’Alzheimer qui ne reconnaît plus sa fille. Si chacun de ces récits conserve sa propre autonomie narrative, la lecture de l’ensemble révèle des motifs qui résonnent entre chaque parcours singulier de ces filles devenues mères et bien souvent grand-mères.

« Le jour où ta mère t’a dit ce que sa mère lui avait dit Tu avais un casque sur les oreilles
Tu écoutais Björk
Mother Heroic

Et tu n’as pas entendu ce que tu étais censée entendre Et tu n’es pas devenue ce que tu étais censée devenir »

© Christophe Raynaud de Lage

PRODUCTION Veilleur®
COPRODUCTION Scène Nationale d’Aubusson, Théâtre de Thouars – Scène Conventionnée, Théâtre de l’Union – CDN De Limoges, Festival des Francophonies en Limousin, OARA.
SOUTIENS Institut Français, Région Nouvelle-Aquitaine, Maison Maria Casarès
Avec la participation Artistique du Jeune Théâtre National (JTN)
La Compagnie Veilleur® est conventionnée par le Ministère de la Culture (DRAC Nouvelle-Aquitaine) et subventionnée par la région Nouvelle-Aquitaine et la ville de Poitiers.
Ce silence entre nous est le fruit d’une commande d’écriture engagée à l’automne 2018 par Matthieu Roy et la compagnie Veilleur® dans le cadre du projet Visage(s) de notre jeunesse en Europe initié au cours de la saison croisée franco-roumaine organisée par l’Institut Français et soutenue par la Région Nouvelle-Aquitaine et la Scène Nationale d’Aubusson.

Entretien avec Matthieu Roy / Sceneweb 

Dans une magnifique scénographie signée du plasticien Bruce Clarke, Matthieu Roy fait entendre à travers neuf monologues écrits par Mihaela Michailov la parole brute et sans tabous des femmes. Le spectacle aborde avec beaucoup de sensibilité les questions du viol, de l’avortement, de l’émancipation. Il est porté par trois comédiennes touchantes, Ysanis Padonou, Iris Parizot et Katia Pascariu. 

 

Texte Mihaela Michailov
Traduction Alexandra Lazarescou
Mise en scène Matthieu Roy
Distribution Franco-Roumaine Ysanis Padonou, Iris Parizot, Katia Pascariu

Collaboration artistique Johanna Silberstein
Plasticien Bruce Clarke
Lumière Manuel Desfeux
Costumes Alex Costantino
Espaces sonores Grégoire Leymarie

Mardi, mercredi à 19h
Jeudi, vendredi, samedi à 20h
Dimanche à 16h

Relâche le 6 décembre

Tout public à partir de 15 ans

Durée : 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€
Grès (tentative de sédimentation), monologue musical de Guillaume Cayet. Jeu Emmanuel Matte, musique live Valentin Durup, production le désordre des choses. La passerelle du Pont de Menat 1 octobre 2021, Auvergne, France

Grès (tentative de sédimentation)

Du 16 au 20 Novembre à 20h30

Comment se transforme l’humiliation en colère ? Comment se produit l’instant décisif ? Lorsqu’un corps décide de passer à l’action, de monter dans un bus pour lancer des pavés à la capitale. 

Grès est le récit d’une voix. Celle-ci se raconte, nous raconte. Sa trajectoire. De son travail, à sa voiture, les ronds-points, la nationale, la maison, les repas avec sa moitié et ses enfants …
Grès est l’histoire d’une tentative de sédimentation. De tous ces petits bouts d’incompréhension, de rage sourde, qui forment à l’intérieur de l’estomac une pierre dure et solide.
Grès est l’histoire de cette pierre. De cette pierre sortie du ventre du ressentiment.

…………

« Les comme moi avaient connu les longues routes
Les bouchons interminables
Les gueguerres entre juilletistes et aoûtiens
Les vacances au bord de mer aligné·e·s comme des tombes Des corps polis qui sourient à la glacière

Fanta Coca Light
Consommer nous rendait vivant·e·s
Les karaoké sur une plage désertique qui lavaient nos plaintes
Les comme moi avaient connu ces moments éblouissants
Qu’illes se ressassaient en boucle à la reprise du travail
Attendant l’été prochain ou l’hiver suivant
En déplorant les morts qui n’y auraient pas droit
Et parfois
Les comme moi se délassaient dans de petites fugues quotidiennes Pour oublier un instant
L’éternel retour du pointage
du parking
de l’usine
du rendement »

 

Un spectacle musical

« Depuis gamin j’écoute du rap.
Depuis gamin mon écriture est attirée par la poésie urbaine.
Je découvre La canaille lors d’un concert il y a quelques années. Depuis, leurs chansons ne me quittent plus. Je rêve d’une association artistique avec le groupe. Je les rencontre. On échange. Nos visions du monde concordent, dialoguent. On décide de travailler ensemble.

Je propose à Valentin Durup (le musicien et compositeur du groupe) de rejoindre Emmanuel Matte (acteur) sur Grès. L’idée est de poursuivre le travail entrepris avec Neuf mouvements pour une cavale, monologue itinérant sur l’histoire du paysan Jérôme Laronze. Poursuivre avec une forme qui puisse être présentée dans des salles et s’adapter à tous types d’espaces non-théâtraux.

Artiste-associé à la Comédie de Clermont-Ferrand, il nous semblait en effet important de continuer à amener l’écriture contemporaine et nos spectacles, ailleurs que sur les plateaux théâtraux.

Grès prend donc la forme d’un monologue musical. Le texte, alternant récit et poème, se prête parfaitement à cette forme. Sur scène, l’acteur prend en charge le récit d’un vigile, accompagné par les créations musicales de Valentin Durup. La création-vidéo d’Antoine Briot dialogue, sous forme de projections et de mapping au sol, avec le récit, ainsi que les lumières de Juliette Romens. »

– Guillaume Cayet

 

© Pascal Aimar 

Texte et mise en scène Guillaume Cayet
Jeu Emmanuel Matte

Musique live Valentin Durup

Scénographie Salma Bordes

Création vidéo Antoine Briot
Création lumière Juliette Romens

Costumes Cécile Box

Régie Clémentine Gaud ou Nicolas Hadot

 

Tout public à partir de 15 ans

Durée : 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Transe-maître(s)

Du 9 au 12 juin

En s’exprimant à l’école dans sa langue natale plutôt qu’en français, Dzitri, nouveau au collège, hérite du signal, collier honteux dont on ne peut se défaire qu’en dénonçant un ou une camarade surpris.e dans la même situation. Refusant la délation il choisit de s’en débarrasser. Il est alors convoqué, au milieu de la cour, devant toute l’école rassemblée, pour une drôle de séance de moquerie générale.

Transe-maître(s) aborde la question de l’héritage de la langue, plus précisément de la langue française ; langue que Paris imposa au reste de la France, langue que la France imposa à l’empire colonial. La pièce évoque le signal, objet aujourd’hui disparu des manuels d’histoire. Encore appelé signe, symbole ou signum, le signal était un collier fait d’un ou de plusieurs objets répugnants que l’instituteur, en signe de punition, accrochait au cou l’élève qui était surpris.e en train de parler sa langue natale au lieu de s’exprimer en français. L’élève devait ensuite surprendre un autre de ses camarades dans la même situation pour s’en débarrasser. Le signal passait alors de cou en cou. L’élève qui avait l’objet en sa possession à la fin de la récréation, de la demi-journée, ou de la journée, était puni.e : séance de moquerie générale suivie de punitions corporelles, retenues, corvées, devoirs supplémentaires, etc… En servant de rempart face aux autres langues, que ce soit en Occitanie ou en Bretagne, ce procédé était utilisé afin d’humilier l’élève et ridiculiser sa langue, accessoirement entretenir la délation entre les élèves et empêcher la solidarité de groupe. Il a participé à la destruction, la sous estimation, au rejet, au reniement de sa langue et aux ethnocides. Dans l’empire colonial l’École française va s’inspirer de ces mêmes pratiques.
Transe-maître(s) met en scène le jeune Dzitri. Nouveau au collège, il suscite la curiosité. Il hérite du signal, mais il choisit de s’en débarrasser. Il est donc convoqué ce midi, au milieu de la cour, devant toute l’école rassemblée, pour une drôle de séance de moquerie générale.

Production Compagnie Soliloques
Coproductions Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgie Contemporaines, CDN de Normandie – Rouen, Festival Passages- Metz dans le cadre du projet européen Bérénice
Avec le soutien de Commune de Lattes – Théâtre Jacques Coeur, La Chartreuse – CNES, DRAC Auvergne Rhône-Alpes, CITF, Artcena – Aide à la création, Institut Français de Paris, Le Printemps des comédiens, SPEDIDAM, ADAMI
Avec la participation artistique de Jeune Théâtre National, ENSATT – Lyon
Le texte Transe-maître(s), paru aux Éditions Théâtrales 2018, est :
Lauréat Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre 2018
Lauréat aide à la création Artcena 2018
Prix Text’Avril 2019
Finaliste Grand Prix de la littérature dramatique 2019
Sélection 2019 du comité de lecture Troisième Bureau – Grenoble
Sélection du comité de lecture du Tarmac – Paris

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À écouter : Podcast De vive voix

Reportage France 3 Lorraine – résidence de création à Metz – Novembre 2020

Teaser Transe-maître(s)

 

© Marc Ginot

Texte, mise en scène Elemawusi Agbedjidji

Jeu Astrid Bayiha, Marcel Mankita, Athaya Mokonzi, Elemawusi Agbedjidji, Baptiste Jamonneau, Amandine Gay

Création lumières et régie générale Guillaume Tesson

Création sonore Anna Walkenhorst

Scénographie et costumes Camille Kuntz

Production Pauline Pascalin

Collaborations artistiques Baptiste Jamonneau, Allassane Sidibe

 

Le 9 juin à 19h30 Le 10 et 11 juin à 20h30 Le 12 juin à 16h

Durée : 1h20
Grande Salle