Festival ZOOM #10

Trip reports #1

Jeudi 22 mai à 20h

Un trip report est un compte-rendu des expériences d’une personne lors de la prise d’une ou plusieurs drogues. Ces compte-rendus sont partagés dans la communauté, principalement en ligne, et servent de point de départ pour d’autres personnes qui souhaitent consommer, afin qu’elles puissent s’y préparer et réduire les risques encourus. Un trip report n’est pas que le compte-rendu des effets d’un produit psychoactif, mais doit aussi décrire le dosage, le mode de consommation, les effets secondaires, le redrop, le contexte…

Ceux que j’ai écrit au contact de nombreux·ses consommateur·ices de produits de toutes sortes débordent de cette seule fonction et racontent aussi les raisons multiples et complexes qui nous poussent à expérimenter une drogue, à en reprendre, voire à en devenir dépendant. Ils sont la trace d’une vaste investigation poétique sous-tendue par cette question : que raconte le monde de la drogue du monde dans lequel on vit ?

 
EXTRAIT
« Quand j’étais petit, j’avais un voisin de mes parents qui s’était acheté un petit télescope. On a fait une soirée comme ça, avec lui. On regardait les étoiles. il m’a montré comment regarder les galaxies, ça m’a plu. »
PRODUCTION Le Premier épisode I Sonia Chiambretto & Yoann Thommerel
SOUTIENS Théâtre ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Comédie de Caen – CDN de Normandie, Ville de Caen, DRAC Normandie, ARS Normandie, FDVA, DRAC Ile-de-France (en cours)
REMERCIEMENTS Centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) de Caen, Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques (CAARUD) de Caen, CSAPA Aurore 75 Ménilmontant, CSAPA CTR Clemenceau (Gagny)
ADMINISTRATION DE PRODUCTION Fanélie Honegger

Texte et conception  Yoann Thommerel
Mise en lecture Sonia Chiambretto, Yoann Thommerel
Avec Emmanuelle Lafon, Yoann Thommerel
et la participation de Luna Marchal
Création sonore Thibaut Langenais

Durée : estimée 50min
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Lundi 26 mai à 20h

Sacha est une jeune cheffe parisienne dans un restaurant en plein essor, et sa vie correspond à la définition moderne d’une réussite parfaite ; elle allie accomplissement professionnel et bonheur personnel… Pourtant, Sacha rêve chaque nuit que son restaurant crame, et peut-être même que c’est elle qui fait craquer l’allumette. 

La participation à un concours télévisé de cuisine censé être le couronnement de son succès,Survivor Chef, va la confronter de force à ce qu’elle pensait pouvoir mettre de côté : son épuisement, sa passion, son corps, son propre rapport à la nourriture qui semble lui échapper chaque jour un peu plus.

 

 

© Teresa Suarez 
PRODUCTION Sorcières&Cie / Le Bureau des Filles
SOUTIENS Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines & Festival Jamais Lu – Paris, Théâtre à Durée Indéterminée (TDI), Théâtre Municipal Berthelot-Jean Guerrin et la Ville de Montreuil, Théâtre le Hublot | Colombes
Ce texte a été présenté pour la première fois dans le cadre du Festival Jamais Lu-Paris (9e édition) à Théâtre Ouvert.

Texte et mise en scène Morgan·e Janoir
Avec Émilie Baba, Loup Balthazar, Marie Desgranges, Pauline Legoëdec, Valentine Gérinière, Matthieu Truffinet
Musique Valentine Gérinière, Matthieu Truffinet

Durée : 1h10
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival ZOOM #10

Et dire que j’ai ton sang dans mes veines

Vendredi 16 mai à 20h et samedi 17 mai à 18h

Cette histoire, c’est le récit de la quête d’un fils. Une quête de vérité et de réparation au sein d’une famille gouvernée par le silence. Après avoir retrouvé une photo de son enfance, une photo où il semble heureux, le fils retourne dans le cadre familial pour interroger ses parents et sa sœur. Dans cette exploitation agricole de la Normandie, les quatre membres de cette famille vont alors se débattre au sein de la matière d’une enfance, d’un passé commun.
Rejouant tour à tour les rituels familiaux, le récit se fait de plus en plus surréaliste et labyrinthique. Les protagonistes se perdent alors dans les méandres de ce que l’on nomme vérité. Mais, à l’intérieur de ce huis clos mental, une graine n’en finit pas de germer dans leurs têtes : Peut-on échapper à la violence ? Peut-on échapper au lichen qui pousse sur nos peaux ?

Le spectacle sera créé en février 2026 à Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines et la pièce va paraître aux éditions Théâtre Ouvert | Tapuscrit.

EXTRAIT

Le fils :
[…] JE SUIS GARÇON HEUREUX JOYEUX ET JE N’AI PAS CONSCIENCE DE QUE CE QUI SE PASSE AUTOUR DE MOI. JE SUIS GARÇON HEUREUX JOYEUX ET JE SOURIS À CÔTÉ DE MON PAPA PARCE QUE JE SUIS A COTÉ DE MON PAPA SUR UNE GROSSE MACHINE IMPRESSIONNANTE ET BRUYANTE. RESTE À CÔTÉ GARÇON RESTE À COTE. CONNAIS TON PÈRE, CONNAIS LE BIEN. CONNAIS SA VIOLENCE CONNAIS LA. APPRENDS LA.CHÉRIS LÀ. OUI CHÉRIS LA ! CAR C’EST EN LA TENANT AU PLUS PRÈS DE TOI QUE TU LA QUITTERAS. SOIS CONSCIENT GARÇON, PRESSENT ET ENLÈVE CE SOURIRE DE TON VISAGE.

NOTE D’INTENTION

« J’ai grandi dans une exploitation agricole dans un petit village de Normandie. Jusqu’à mes 16 ans, j’y ai appris la ferme et la culture de la terre. J’y ai surtout appris la violence des hommes. Envers les femmes et les enfants. Envers la terre elle-même.

Et dire que j’ai ton sang dans mes veines est une autofiction sur mon enfance et ma famille. Ce projet me permet d’aborder la question de l’héritage de la violence, sa transmission à travers les générations et les stratégies que l’on peut mettre en place pour tenter de s’en défaire. Dans ce huis-clos familial, le retour du fils amorce une série d’évènements qui viennent créer du trouble au sein d’un cadre familial étouffé par le silence. Rivé à sa quête de vérité, le fils va tenter de mettre à jour les racines de son enfance douloureuse. Dans ce projet, le trouble est permanent. Naviguant entre différentes échelles de réalité et de théâtralité, je cherche à aller au-delà, d’une schématisation binaire entre ce qui relèverait du domaine de la violence et ce qui appartiendrait au soin et à la réparation. Interrogeant la possibilité même d’une réparation, je cherche à faire entendre la voix de celles et ceux que l’on n’entend pas au fond des champs de ma campagne. » – Clément Piednoel Duval

©DR
COPRODUCTION Théâtre du Nord – Centre Dramatique National Lille Tourcoing Hauts-de-France, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
SOUTIENS École du Nord – École Nationale d’Art Dramatique de Lille, École du Théâtre National de Strasbourg
Ce texte est lauréat de l’aide nationale à la création d’ARTCENA (Centre National des arts du cirque, de la rue et du théâtre)

Texte et mise en voix Clément Piednoel Duval (éd. Théâtre Ouvert | Tapuscrit)
Avec Julia Coma, Thomas Stachorsky, Blanche Vollais, Vadim Vidovic

Durée : 1h20
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Vendredi 31 janvier à 20h30

Bastien marche le long d’un fleuve, le soir de son anniversaire. Des fantômes l’accompagnent : les fantômes des 3 adolescents morts dans l’accident de voiture qu’il a causé il y a 10 ans, le soir de ses 17 ans. Il y a urgence, les morts comme Bastien commencent à oublier ce qu’il s’est véritablement passé ce soir-là. Or, quelqu’un attend depuis tout ce temps le récit de cet accident, et attend peut-être Bastien au bout de sa marche.

ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION
Sur la billetterie en ligne, au 01 42 55 55 50 ou par mail resa@theatreouvert.com

Lire, s’interroger, réécrire, réfléchir, relire, couper, faire entendre, déplacer, réécrire encore, proférer. C’est la dynamique de ces deux semaines d’ÉPAT (École Pratique des Auteur·ice·s de Théâtre), entreprise pour les élèves du Master 2 professionnel Théâtre : mise en scène et dramaturgie et les autrices. Un espace d’exploration dégagé de tout enjeu de production pour s’interroger collectivement sur un projet d’écriture et ses résolutions scéniques. 
Théâtre Ouvert reçoit le soutien de la région Ile-de-France pour l’EPAT

Texte Ilonah Fagotin
Avec Selena Bijlenga Kelmachter, Elsom Minault, Timothée Neie, Nabila Ouarraqi

Durée : 1h20
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Vendredi 31 janvier à 19h

Le rituel familial de l’anniversaire donné en cérémonie de la violence. Ou quand l’overdose de sucre dans le sang modifie nos perceptions et laisse les pensées interdites envahir l’espace mental : lors d’une soirée d’anniversaire, les haines ancestrales tissées dans les trames familiales remontent à la surface sous la forme d’une insistante pensée parasite.

ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION
Sur la billetterie en ligne, au 01 42 55 55 50 ou par mail resa@theatreouvert.com

Lire, s’interroger, réécrire, réfléchir, relire, couper, faire entendre, déplacer, réécrire encore, proférer. C’est la dynamique de ces deux semaines d’ÉPAT (École Pratique des Auteur·ice·s de Théâtre), entreprise pour les élèves du Master 2 professionnel Théâtre : mise en scène et dramaturgie et les autrices. Un espace d’exploration dégagé de tout enjeu de production pour s’interroger collectivement sur un projet d’écriture et ses résolutions scéniques. 
©Nicolas Lascourrèges
Théâtre Ouvert reçoit le soutien de la région Ile-de-France pour l’EPAT

Texte Marion Stenton
Avec Selena Bijlenga Kelmachter, Carmen Dorel, Valentine Müller, Alice Roudier, Ornella Touati
Et la participation d’Auriane Buchet

Durée : 1h10
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif Entrée libre
Tarif réduit Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs
Associations, groupesà partir de 6 personnes
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s)
Festival FOCUS #10

Les Poules à chair

Jeudi 7 novembre à 20h

Il y a ce moment, fin juillet, quand l’été paraît tellement long que c’est comme s’il n’allait jamais s’arrêter. Il y a la route départementale, sur laquelle ça fait longtemps qu’on n’a plus croisé personne. Il y a, cernés par les champs de maïs, un hangar, une caravane, un petit atelier de bois. Il y a un garçon qui vit là, seul, bien à l’abri des regards, qui élève des poules et les abat. Il y a ce garçon qui parle même si personne ne l’écoute et qui tente, en la racontant, de sortir d’une adolescence dont il semble n’avoir jamais vraiment guéri. 

« Avant parfois, en travaillant, je m’imaginais disparaître. Je prévoyais d’attendre qu’il soit occupé au hangar pour sortir de l’atelier, traverser la départementale, et, lentement, dans la chaleur de midi, me glisser entre les maïs. Je me voyais marcher longtemps, jusqu’à ce point où j’étais sûr qu’aucun homme ne viendrait jamais me chercher. Et l’annonce qu’ils en feraient à l’école. Les papiers qu’ils feraient passer dans les classes, où chacun serait forcé d’écrire un mot, quelque chose qu’il aurait fallu que je meure pour qu’on veuille bien me le dire, et qu’ils jetteraient, le jour venu, au fond du trou qu’ils auraient fait creuser pour moi, derrière l’église, dans le petit cimetière pluvieux tout ravagé par les chardons. J’imaginais. Ça me faisait tuer le temps. »

Texte Sylvain Septours (éd. TAPUSCRIT | Théâtre Ouvert)
Regard extérieur Ludovic Lagarde
avec Guillaume Costanza

Durée : 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival FOCUS #10

Genèse d’une révolution sans mort ni sacrifice

Lundi 4 novembre à 20h

À la recherche d’un équilibre entre son cynisme et sa foi en l’avenir, Xavière fuit la ville pour se ressourcer auprès de sa mère, dans leur maison familiale au cœur d’une vallée. Dans cet environnement à la fois sauvage et nourricier, elle réfléchit au monde qu’elle lègue à son fils et se demande comment peut s’incarner sa révolte dans cette nouvelle vie. Est-elle nécessairement reliée à la colère ? La révolution aura-t-elle inévitablement lieu dans les rues ou peut-elle naître dans nos intimités ? Pour cette femme, rongée par la culpabilité d’avoir mis un enfant au monde au milieu du chaos actuel, (re)choisir la joie, se révélera être un geste puissamment politique et le début d’une, enfin réelle, révolution.

Yann
je ne suis pas très vieille encore
mais quand même
je n’ai vu
jamais
aucune révolution
avoir lieu
vraiment
nous ne sommes jamais très longtemps des
centaines de milliers dans les rues
Yann
fais-moi l’amour
fais-moi l’amour jusqu’à ce qu’un enfant
enfin
glisse de mon corps
détournant l’apocalypse
et tombe
tombe
tombe
tombe dans tes bras

Steve Gagnon parle de son texte : 


©Jamais Lu

©Artcena / La Mousson d’été

Texte et mise en voix Steve Gagnon (ed. L’Instant même)
Avec Steve Gagnon, Marion Lambert, Nadine Ledru
Musique Josué Beaucage

Durée : 1h45
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival FOCUS #10

Alann & Valentin (deux portraits)

Samedi 16 novembre à 18h

VALENTIN

Un jeune homme se rend au cimetière et dépose un cahier de brouillon, rempli de notes et usé par les années, sur le rebord d’une tombe. Le monologue de Valentin restitue les fragments qui composent ce journal intime en deux parties, écrites avant et après la perte brutale et prématurée d’un être cher.
La première partie de Valentin couvre la période de janvier à juin 2017. C’est l’année de terminale. On suit Valentin, dans la vie qu’il mène entre ses deux foyers, celui de son père, de sa belle- mère et de ses petits frères, et celui de sa mère qui vit seule quand il n’est pas là. Plus que la préparation du bac, c’est l’atelier théâtre du lycée et le concours pour intégrer la classe d’acteur.ice.s de la Comédie de Reims qui absorbent les préoccupations de Valentin. Pour s’entraîner, il imite Patrick Dewaere dans sa chambre et invente des scènes pour ses petits frères…
La seconde partie de ce texte est en cours d’écriture et sera créée en 2024.

« C’est moi, Valentin. Je t’ai apporté quelque chose. Ce n’est pas grand- chose, et je ne sais pas pourquoi je te l’ai apporté, l’autre matin, j’ai pensé, il faut que je lui apporte, et me voilà. Ce n’est rien d’extraordinaire, il n’y a rien de fou dedans, juste des petits dessins et puis des notes, des pensées, des choses que j’ai vues et que j’ai trouvées belles. Des petits détails du monde, tu vois, de la vie. Je me suis dit, je vais poser le cahier là et il va fondre avec la pluie ou bien s’ouvrir avec le vent, et comme ça tu pourras lire ou ça coulera jusqu’à toi, dans ton trou, là, il ne doit pas y avoir grand- chose à voir. Je me suis dit ça et ça m’a semblé très con et ridicule et en même temps très important. Alors, je suis venu »

ALANN

Dans sa grange des Ardennes, Alann construit des chars. Il imagine des parades dans lesquelles il embarque sa famille et ses amis. Ensemble, ils et elles traversent les villages sous la pluie, travesti.e.s, outrageusement maquillé.e.s, sur des échasses ou des semelles compensées, galvanisé.e.s par la techno que crachent leurs enceintes. Dans ce monologue en stations, on découvre Alann en train de tenter d’échafauder ses visions bizarres pour les transmettre à sa bande. Au moyen d’une langue lyrique et poétique, le portrait de groupe se resserre sur Alann et la charge intime de son projet, manière politique et exutoire de prendre sa revanche sur l’homophobie dont il était victime adolescent.

« Un groupe de marquises traverse les Ardennes à pied. Ça commence comme ça. Un groupe de marquises traverse les Ardennes à pied sous un ciel gris. Voilà. »

PRODUCTION Cie Tendre est la nuit
PARTICIPATION ARTISTIQUE Jeune Théâtre National
SOUTIEN commune de la Grandville et du Centre Culturel de Nouzonville
La compagnie Tendre est la Nuit est conventionnée par la région Grand Est au titre de l’aide au développement

Mise en espace Rémy Barché
Texte Valentin Pauline Peyrade
Texte Alann Marcos Caramès Blanco
Dramaturgie Juliette De Beauchamp
Avec Valentin Paté, Alann Baillet

Durée : 2h15
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival FOCUS #10

Des Mains glacées

Samedi 23 novembre à 18h

Il neige.

A travers les flocons, un immeuble à l’abandon apparaît,  s’ouvre comme théâtre d’une humanité fantôme.

Les rencontres se répètent, se succèdent sous l’ombre de l’édifice, piquées d’’infinis flocons gelés :

Ainsi,
Une femme esseulée sort offrir son aide à un clochard pris dans la glace.
Dans le hall, un enfant au masque d’oiseau se chamaille avec la concierge, et vient la déranger au milieu d’une flaque de sang.
Enfin,
Un amoureux transi apporte inlassablement son bouquet de coquelicots aux portes de l’immeuble.

Ces âmes perdues, en quête d’altérités, tissent toutes ensemble la toile d’un drame de l’indicible, d’une douleur à la fracture la parole.

 

B – (Ils me sont tous passés au travers…)
Tous – 
Vous savez, ils – 
Ils m’ont fait croire, 
Que, 
J’étais, 
La pluie, ou… 
La neige, ou bien… 
Sinon, Rien.. 
Rien, non, 
Que le reflet, 
La clarté, 
Un rayon de lune… 
Temps. 
Tout le monde, 
Mais pas vous, 
Sauf vous, 
Non –
C’est vrai, 
Vous… 
He, he, he ! 
Vous n’avez pas voulu me – 
Lâcher l’affaire, hein, 
Non, vous m’aviez vu, oui, vu et… 
Jusqu’au – 
Bout, hein, 
Jusqu’au bout, vous vous êtes euh, 
Accrochée… 
Vous m’avez tenu. 
Il soupire. 
Et vous êtes la seule… 
C’est vous – 
La seule, oui, à… 
Temps. 
Personne d’autre, non, ne s’est… 
Ne s’est, Arrêté…

©Laïs Argis
REMERCIEMENTS Pauline Leurent, Logan Person, Dominique Reymond, Lise Benabdallah, Pascale Gateau, Caroline Marcilhac, et toute l’équipe de Théâtre Ouvert.

Texte et mise en espace Max Unbekandt
Collaboration artistique Lou Dupleix-Pinat
Avec Clémence Boucon, Margot Delabouglise, Cesare Moretti, Ariane Pelluet, Arthur Rémi Tekoutcheff
Son et musique Tom Meyronnin
Conceptions plastiques Laïs Argis

Durée : 1h30
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival FOCUS #10

Veiller sur le sommeil des villes

Jeudi 14 novembre à 20h

A la fin d’un été, Louis fait un voyage en solitaire d’un mois dans un Pas-de-Calais fantomatique, et se met à écrire des pages et des pages. Cinq ans plus tard, ses feuillets de voyage sont publiés et il est reçu à la radio pour un entretien mené par Mathilde, une étrange intervieweuse. Perdu sous ce coup de projecteur, les temporalités se mêlent, passant de l’interview radio pas sur la même longueur d’ondes aux souvenirs oniriques d’un voyage déroutant, bizarrement drôle, et hanté par une question essentielle : à quoi sert d’écrire ?

MATHILDE. – Louis Albertosi, on peut lire dans votre livre, je vous cite : « mes journées sont remplies d’un mal envahissant, l’ennui des autres qui peuple les rues et les ravage. Les rues sont grises. Grises, grises, grises, grises, grises, grises, grises, grises, grises, grises, grises, grises, grises, grises… ».

Ça continue sur deux pages.

Depuis quelques années, on entend beaucoup de gens, des citadins justement, rêver de campagne, rêver de quitter les métropoles, les villes. Mais Louis Albertosi, y est-on vraiment malheureux dans les villes ?

LOUIS. – Euh non je ne crois pas. Pour moi la responsable du climat morose de mon voyage, c’était la situation, pas la ville en tant que telle. C’était un moment de crise – il faudrait y retourner aujourd’hui pour comparer. Les villes ont peut-être été plus meurtries. Ou alors, disons que c’était plus visible. Je veux dire, une grande place déserte en plein centre, c’est remarquable. Un village désert, c’est habituel.

©Louis Albertosi
PRODUCTION DÉLÉGUÉE Nanterre-Amandiers – Centre dramatique national
COPRODUCTION Théâtre Ouvert – Centre national des dramaturgies contemporaines
REMERCIEMENTS Emmanuel Oriol et le Conservatoire du 20e arrondissement de Paris
Durée : 1h15
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€