Type de spectacle : Spectacle / CRÉATION 2026
L’Odeur des tissus
Tout se passe dans une résidence destinée à des femmes. Sept pensionnaires y cultivent gaiement leur faculté d’émerveillement avec l’aide de Claudia, la dévouée directrice. Au travers d’activités manuelles, artistiques, ou encore par la pratique de la discussion, elles s’essayent, tant bien que mal, à l’art de la joie.
L’Odeur des tissus propose de poser un regard empathique et amusé sur une communauté dont l’entente est toujours en tension.
EXTRAIT
CLAUDIA. C’est un peu arrogant, ce n’est pas généreux. L’objectif de cet atelier n’est pas de vous pousser à la créativité, parce que moi je…Elle s’adresse à toutes les résidentes.
Je ne valorise pas la créativité à tout prix, dans la vie il y a des gens qui n’ont pas la fibre artistique et ce n’est pas grave. Le travail du copiste consiste justement, corrigez- moi Gisèle si je me trompe, à ne pas se mettre en avant, à adopter le geste de l’artiste, tenter de le comprendre et s’efforcer de le reproduire avec exactitude. C’est un travail minutieux et humble.
GISELE. Effectivement la difficulté consiste davantage dans le fait de s’effacer. Le copiste va plutôt mettre son talent au service de l’œuvre.
CLAUDIA. Tout à fait.
GISELE. Ce qui au demeurant n’est pas non plus à la portée de tout le monde. Un petit temps.
PAULETTE. En fait, je comprends pas le travail qu’on fait ici alors. Si le but c’est d’empêcher celles qui ont un penchant pour la création, de les cantonner à se mettre dans les pas de, au lieu de les accompagner dans leur épanouissement j’veux dire, si mon épanouissement passe par là !
[…] « Dans L’Odeur des tissus aucune dispute n’éclate réellement, aucun drame n’advient, les mini accidents de la vie normale du groupe finissent toujours par s’effacer devant la tendresse extrême que ces femmes veulent se donner les unes aux autres. On chante, on se dit des haïkus, c’est ridicule, ça ne ressemble à rien qui existe. Cette non-histoire, cette incongruité miraculeuse me touche par la poésie inattendue et en fait très burlesque qui s’y déploie. Un danger court silencieusement dans les tous petits détails, comme un diable prêt à pulvériser le fragile équilibre de cette utopie. Malgré notre besoin de conflit, notre attente avide de péripéties, la pièce déplace malicieusement notre attention vers les interstices, elle invite à regarder les petites choses, celles qui n’ont jamais la place d’honneur : comment se passer un thermos de thé, préparer une table, se faire une bise pour la nuit, disposer un pot de fleur. Au moyen clownesque d’une politesse de tous les instants, ces femmes tentent de préserver la paix qu’elles partagent. Cet effort inexplicable maintenu jusqu’au bout, c’est ça qui est spectaculaire. C’est la force et la folie de la pièce. […] » – Marion Duphil
Le spectacle présenté par Marion Duphil ICI.
TOURNÉE
CRÉATION du 8 au 11 décembre 2026 à la Comédie de Reims – CDN
Du 21 janvier au 3 février 2027 – Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Paris
Du 22 au 26 mars 2027 – Théâtre de la Manufacture – CDN Nancy Lorraine
30 mars 2027 – Scène Nationale de Mâcon – Le Théâtre
©DR
PRODUCTION (en cours) Cie Par les visages
COPRODUCTION Comédie de Reims – CDN, Théâtre de la Manufacture – CDN Nancy Lorraine, Le Nest – CDN Transfrontalier de Thionville – Grand Est, Le Théâtre – Scène Nationale de Mâcon, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Quint’Est.
SOUTIENS (en cours) Ville de Reims, Département de la Marne, Région Grand Est, Drac Grand Est, Dispositif Quint’Est, Adami, SPEDIDAM, SACD, et avec le soutien du JTN.
RÉSIDENCES Théâtre de la Manufacture – CDN Nancy Lorraine, Abbaye de Boulbonne, Comédie de Reims – CDN
ADMINISTRATION Clément Longin
Texte Lydie Tamisier (éditions Théâtre Ouvert | TAPUSCRIT)
Mise en scène Marion Duphil
Avec Fatima Aïbout, Maly Diallo, Nicole Dogué, Andrea El Azan, Jade Herbulot, Pauline Mereuze, Thalia Otmanetelba, Prunella Rivière, Louise Roch
Dramaturgie Adèle Chaniolleau
Scénographie Lisa Navarro
Costumes Marie La Rocca
Création lumière Juliette Besançon
Création sonore Paul Bertrand
Intervention clown Camille Perrin
Régie Générale et reprise régie lumière Corentin Nagler
Régie Plateau et accessoires Manon Choserot
À partir de 12 ans
LUN, MAR, MER À 19H30
JEU, VEN À 20H30
SAM À 18H
| Carte TO | ||
|---|---|---|
| Plein tarif | 20€ | 14€ |
| Tarif réduit | 14€ | 10€ |
| Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs | 8€ | |
| Associations, groupesà partir de 6 personnes | 8€ | |
| Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) | 12€ | |
La Villa…
Un été, Paul surprend dans sa villa familiale un soi-disant estivant et ne tarde pas à le séduire. Sous les yeux d’Alan, narrateur de l’histoire, gardien du lieu assailli de goélands et frère de l’imposteur, un cruel jeu de rôle s’instaure. À mesure que s’intensifient désir et menace, le piège se referme sur Yann. La Villa… est un lieu d’hospitalité et de violence, un marécage indifférencié de haine et de tendresse où se rencontrent trois jeunes garçons rongés par la honte, sociale et sexuelle.
EXTRAIT
PAUL. Et dire qu’il y a des gens qui tueraient père et mère pour vivre ici…
« Le point de départ d’écriture de La Villa… est une image avant tout, l’image d’un croisement, sur une route de Bretagne à l’été 2022, l’image d’une rencontre en sens opposés d’une moissonneuse-batteuse et d’une Lamborghini. Sans que je ne le sache encore, il y avait tout dans cette image : deux mondes qui cohabitent, ou du moins le tentent, sur un même territoire.
[…] Avec La Villa…, j’ai tenté de descendre au plus profond des personnages pour essayer de mettre au jour ce qui advient quand désir et classes sociales se rencontrent. Les dialogues sont conçus comme une partition dont je souhaite qu’elle puisse faire apparaître, le plus subtilement possible, ce qui relie et ce qui sépare Alan, Yann et Paul : qui rit de quoi ? qui a la référence ? qui ne comprend pas ? Tenter d’écrire des dialogues où se jouent beaucoup de choses sous couvert d’une légèreté apparente, due par la jeunesse de ce trio, le farniente de l’été et le désir charnel naissant. À l’image d’une carte postale de Ploubihan-Plage dont le verni, petit à petit, se craquelle, laissant apparaître une réalité bien plus complexe et bien plus violente. » – Alexis Mullard
EN VIDÉO :
CRÉATION en décembre 2026 – Théâtre Ouvert, Centre National des Dramaturgies Contemporaines
19 au 22 janvier 2027 – La Comédie – CDN de Reims
©Alexis Mullard
PRODUCTION migratori K merado
COPRODUCTION (en cours) Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines , T2G-CDN de Gennevilliers, Nouveau Théâtre de Besançon -CDN de Besançon, La Comédie-CDN de Reims
SOUTIEN fonds d’insertion de l’École du TNB ; La Commune d’Aubervilliers
ADMINISTRATION Silvia Mammano
DIFFUSION Nacera Lahbib
Texte Alexis Mullard
éd. Théâtre Ouvert | TAPUSCRIT
Mise en scène Sébastien Derrey
Collaboration artistique Nathalie Pivain
Avec Tom Menanteau, Maxime Thébault, Baptiste Znamenak
Lumières Anne Vaglio
Son Isabelle Surel assitée de Paulin Bonijoly
Espace Olivier Brichet
Costumes Elise Garraud
Régie son Paulin Bonijoly
À partir de 14 ans
LUN, MAR, MER À 19H30
JEU, VEN À 20H30
SAM À 18H
| Carte TO | ||
|---|---|---|
| Plein tarif | 20€ | 14€ |
| Tarif réduit | 14€ | 10€ |
| Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs | 8€ | |
| Associations, groupesà partir de 6 personnes | 8€ | |
| Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) | 12€ | |
Ce qui m’a pris
Portrait fragmentaire d’une animatrice périscolaire de presque 30 ans emportée dans une spirale d’obsessions, de culpabilité et de quête désespérée de sens au milieu d’un monde qui s’effondre. En quatre saisons et autant de formes littéraires radicalement différentes, elle traverse rêves hallucinatoires, isolement extrême et confessions frontales. Un seule-en-scène vertigineux où se mêlent saints, démons, listes de courses, Reine des Neiges, pornographie et vidéos YouTube, dans un théâtre empruntant au romanesque comme au stand-up, mais aussi à la performance et à l’art du collage brut.
Rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation du 21 janvier
NOTE D’INTENTION
« En trois mouvements prenant des formes littéraires radicalement différentes, comme trois photographies, Ce qui m’a pris façonne le portrait d’une jeune femme aux prises avec une grande détresse existentielle. Trois façons d’aborder l’écriture monologuée pour tenter de reconstituer, comme on recolle les fragments céramiques d’un vase qui se serait éclaté sur le sol, l’individualité d’un personnage dans sa complexité.
[…]
Ce qui m’a pris raconte l’extrême banalité de ce que peut être l’enfer, et comment nos vies peuvent le devenir, parfois comme ça, très vite, et sans raison évidente. Les choses se passent, c’est tout. Le personnage glisse dans son abîme pour s’y engouffrer, banalement. Elle, anonyme, est un peu nous toustes, dans nos vies quotidiennes joyeuses et folles, mais parfois aussi ridicules et précaires ; faites de listes de courses, d’obsessions désuètes, de repas insipides, de masturbations fades et de maladresses. Tout ceci pouvant nous sembler n’être rien au beau milieu d’un monde qui s’effondre, mais qui forme nos vies contemporaines malgré tout. » – Marcos Caramés-Blanco


TOURNÉE
CRÉATION du 19 au 31 janvier 2026 à Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
5 au 7 février 2026 – Théâtre du Grand-Rond, Toulouse
26 au 28 mars 2026 – Les Quinconces, Le Mans
En alternance, une autre pièce de Marcos Caramés-Blanco à découvrir : Ix : variations
OFFRE COMBINÉE : découvrez les deux spectacles à prix réduit avec le code MARCOS sur la billetterie en ligne
• Tarif plein : 32€ les deux spectacles
• Tarif réduit : 22€ les deux spectacles
• Tarif -30 ans : 12€ les deux spectacles
REVUE DE PRESSE
Sceneweb : « Fanny Brûlé-Kopp, qui enflamme le plateau dans ce portrait sombre et onirique d’une jeune femme à l’existence passablement houleuse »
Collatéral : « l’écriture de Marcos Caramés-Blanco et le jeu de Fanny Brulé-Kopp nous amènent à un endroit de l’humain largement inexploré, un lieu vierge de tout mot »
Détectives sauvages : « Marcos Caramés-Blanco livre ici un texte et une co-mise en scène (avec Orane Lemâle) d’une vivacité folle, alliant comédie et tragédie contemporaine. »
RFI, Invité culture : « Un seul-en-scène vertigineux […] Marcos Caramès-Blanco nous dévoile la genèse de cette pièce. »
Médiapart : « ‘Ce qui m’a pris’ transforme la dépression milléniale en grand théâtre de la possession […] un seul-en-scène à la fois vorace et doux »
Cultnews : entretien avec Marcos Caramés-Blanco, « un des auteurs les plus brillants de sa génération. »
Sceneweb Portrait Marcos Caramés-Blanco : « Au départ de l’écriture, il y a le sentiment qu’on passe sa vie entière à se remettre de son enfance. »
A2S Paris : « une formidable performance de la comédienne Fanny Brulé-Kopp »
Baz’art : « L’écriture de Marco Carames Blanco […] donne à voir plusieurs registres entre le documentaire, l’intime et le spirituel au sein même du banal. Mon coup de cœur se porte sur l’interprétation soufflante de Fanny Brûlé Kopp »
PRODUCTION Cie CONTINUUM
COPRODUCTION Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines ; Théâtre du Grand-Rond – Toulouse ; Les Quinconces & L’Espal – Scène nationale du Mans ; Prémisses Production
SOUTIENS Région Occitanie ; Fondation Entrée en Scène Ensatt / La Colline ; La Chartreuse – CNES de Villeneuve-lès-Avignon ; Le Tracteur – Cintegabelle ; Centre National du Livre ; Emergence(s) – Bruxelles ; Iles SUITCASE
Texte Marcos Caramés-Blanco
Mise en scène Marcos Caramés-Blanco, Orane Lemâle
Avec Fanny Brulé-Kopp
Son Juliette Chmielarz
Lumière et régie générale Laurine Chalon
Scénographie Rachel Testard
Costumes Orane Lemâle
Assistant son Timothée Vierne
Assistant lumière Johan Spangenberg
À partir de 14 ans
LUNDI ET MERCREDI À 19H30
VENDREDI À 20H30
SAMEDI À 20H
Attention : ce spectacle comporte des effets stroboscopiques
| Carte TO | ||
|---|---|---|
| Plein tarif | 20€ | 14€ |
| Tarif réduit | 14€ | 10€ |
| Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs | 8€ | |
| Associations, groupesà partir de 6 personnes | 8€ | |
| Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) | 12€ | |
