Festival Focus à Théâtre Ouvert F.T.O#5

Meeting Point (work in progress)

Samedi 24  novembre à 20h30

Sur les murs d’une maison de famille, dans des cadres de bois ornés de rosaires et de crucifix, ricoche le visage souriant d’un fils trop tôt arraché aux siens, jeune pour l’éternité.

Elle existe, cette maison, et ressemble à s’y méprendre à des dizaines de milliers d’autres dans la même région…

Ses volets en bois sont percés de cœurs, ses rideaux et ses nappes brodés rouge et blanc déclinent et inversent à l’infini un même motif.

Sur une commode, la reproduction d’une pietà de Bartholdi, enfant du pays, auteur de la Statue de la Liberté, incarnation du rêve américain…

Comme dans les contes de fées, la maison est située à l’orée d’une forêt, laquelle déploie son ombre sur une terre riche et fertile, mais scarifiée par les guerres, et volontiers sacrifiée par les nations qui l’ont tour à tour revendiquée en opposant le couperet des frontières à son identité multiple, en faisant barrage au flux et au brassage de ses langues, légendes et traditions.

En ses coins et recoins, elle conserve la trace de ses habitants passés, représentants d’une population à laquelle on a souvent fait violence en lui plantant dans le cœur un drapeau aux couleurs changeantes – tantôt françaises, tantôt allemandes.

Cette maison familiale depuis longtemps désertée et soudain réinvestie constitue le décor à la fois fantasmatique et réel, aux contours forcément fluctuants, de Meeting Point. En effet, les paroles de nouveaux arrivants – au nombre de quatre, deux Français et deux Allemandes, appartenant à deux générations – ne sauraient tarder à réveiller la mémoire des murs.

Création du spectacle prévue à l’automne 2020

Production epik hotel (direction artistique Catherine Umbdenstock)
Coproduction avec La Comédie de l’Est – CDN de Colmar
avec le soutien du Goethe-Institut

mise en voix Catherine Umbdenstock

avec Christophe Brault, Charlotte Krenz, Lucas Partensky, Pascale Schiller

Durée : 1h15
Samedi 27 octobre à 18h30

Les indiens.
Oui, je sais, on ne dit pas les indiens.
On ne dit plus les indiens.
Mais justement, j’aimerais bien dire les indiens.
J’aimerais bien qu’on en parle.
Janvier 2016, je retourne pour la première fois chez les Yaquis, peuple amérindien du Mexique, où j’ai passé la première année de ma vie.Avril 2016, j’assiste à une cérémonie chamanique menée par Chris dans sa villa de Los Angeles surplombant la ville. Il a fait un stage avec un guérisseur amazonien dans la forêt et maintenant il peut conduire les cérémonies sans s’embarrasser des problèmes liés à la tradition (dit-il).
Août 2016, Standing rock, plus grand rassemblement d’amérindiens depuis 1876 pour s’opposer au passage d’un pipeline sur les terres Sioux (Lakota).
Les indiens, c’est un road movie qui va du Mexique au Québec en passant par les Etats-Unis. C’est un chant, une interrogation sur notre rapport à l’authenticité.

Mise en voix Isabelle Leblanc

Durée : 1h
Festival ZOOM à Théâtre Ouvert - Z.T.O#4

SAINT-FELIX, enquête sur un hameau français

Lundi 28 mai 2018 à 20h30

De l’enquête documentaire à l’irruption de présences fantastiques, Saint-Félix raconte l’histoire d’un petit village à la beauté hypnotique, en pleine mutation.

Saint-Félix naît d’une enquête menée dans un hameau du même nom, quelque part en France. La compagnie Babel a rencontré et interrogé ses vingt habitants, portant son attention sur les transformations du monde moderne par le prisme d’une petite localité. Les paroles de ces habitants (simples, lucides et violentes parfois), traversées par des questionnements liés à la nature, la mondialisation, la production de masse, l’identité ou l’appartenance, font grincer l’apparente sérénité des lieux.

Comment vit-on à Saint-Félix ? Et comment raconter le hameau sur un plateau de théâtre : représenter ses paysages, donner à voir et à entendre ses habitants ?

Sur scène, quatre comédiens se lancent dans la reconstitution de la vie du village. Saint-Félix devient un endroit semi-réel et semi-imaginaire, miroir des tensions du monde et lieu d’irruption de présences incongrues et fantastiques. Des personnages, parfois drôles et excessifs, voient le jour (les Doyens, l’Interviewer, l’Américain, la Femme du Sud, les Bios…) et le fantôme d’une jeune femme morte au village vient peu à peu hanter tous les esprits.

Entre documentaire et fiction, conte et enquête, de l’illusion du diorama au théâtre de marionnettes, Saint-Félix interroge un monde qui disparait mais aussi les fantasmes du regard citadin devant ce « paradis perdu ».

Production Compagnie Babel-Elise Chatauret

Coproduction Mc2 Grenoble ; Festival théâtral du Val d’Oise ; Le POC – Alfortville.

Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture.

Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.

***

La Compagnie Babel est en résidence artistique au Théâtre Roger Barat d’Herblay, avec le soutien de la Ville d’Herblay, de la DRAC Ile-de-France, du Conseil général du Val d’Oise et du Festival du Val d’Oise.

Action financée par la Région Ile-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle.

La création aura lieu le 4 décembre 2018 à L’apostrophe- Scène nationale Cergy-Pontoise & Val d’Oise dans le cadre du Festival théâtral du Val d’Oise

mise en voix par Élise Chatauret

dramaturgie et collaboration artistique Thomas Pondevie

avec Justine Bachelet, Solenne Keravis, Emmanuel Matte, Charles Zévaco

création sonore Lucas Lelièvre

Durée : 1h30
Festival Festival du Jamais Lu-Paris#4

L’atelier québécois

Samedi 27 octobre à 16h

Au long d’une résidence menée cet automne dans nos parages, l’autrice québécoise Rébecca Déraspe oeuvre à peaufiner les contours de son texte inédit.

Lampes au front, une dizaine de jeunes actrices et acteurs issu.e.s du Studio d’Asnières entreront dans son atelier pour fouiller ses pages et y dénicher les pépites. Pour mener l’équipée : le metteur en scène français Rémy Barché, toujours paré à enluminer les textes les plus neufs.

Venez les voir à l’œuvre pour admirer les premières trames de Ceux qui se sont évaporés.

avec la collaboration artistique du Studio d’Asnières – ESCA

mise en voix et direction de labo Rémy Barché

avec les apprenti.e.s du Studio d’Asnières – ESCA : Aksel Carrez, Ghislain Decléty, Inès Do Nascimento, Steffy Glissant, Constance Guiouillier, Nicolas Le Bricquir, Pier-Niccolo Sassetti, Irène Voyatzis

Durée : 1h30
Studio 1
Festival ZOOM à Théâtre Ouvert - Z.T.O#4

Histoire de la littérature récente, Tome II

lundi 28 mai 2018 à 19h

Le tome I d’Histoire de la littérature récente tenait tout à la fois de l’essai, de l’enquête, du récit, forme hétérogène dans laquelle se mêlent, sur un mode léger et digressif, anecdotes, petites scènes romanesques et développements plus spéculatifs. Il s’agissait d’explorer l’idée reçue que la littérature disparaîtrait.

Le tome II explore un autre lieu commun récent : la littérature doit urgemment devenir un miroir du réel. C’est une injonction que l’on ne peut balayer d’un revers de main. Le narrateur décide de rendre sa tour d’ivoire transparente. Ce livre déchiffre les contradictions autour de cette affaire en utilisant la même méthode d’exploration zigzagante. Il peut aussi se lire comme un traité pratique de lecture et d’écriture, comme il est annoncé au dos du livre : cinq techniques pour réaliser un livre.

On veut les démêlés intégralement et dans le détail, une histoire qui nous redonne en relief les malentendus successifs et lumineux par lesquels passe toute personne à des moments X d’une société Y. On veut savoir à quoi ressemblent les idées en chair et en os ; quelle physionomie ont les dates de toutes les histoires, éprouver très vite la densité des sensations de quelqu’un en intégrale – ce qui nous donne à peu près F D (x) = f (x). On aimerait poser un point sur une carte, latitude, longitude ; suivre le cours en zigzag de notre volonté de savoir. On doit donc être à ras de terre et propulsé dans le ciel alternativement.

par Ludovic Lagarde

avec Laurent Poitrenaux

Durée :
Petite Salle

Cassandre ou le monde comme fin de la représentation

vendredi 22 février à 20h

Cassandre ou le monde comme fin de la représentation de Kevin Rittberger traite de la représentation possible ou impossible des problématiques de l’Afrique, et des réfugiés vues par les Occidentaux.

Comment incarner un destin individuel d’aujourd’hui et lui rendre sa tragédie, comment donner voix à des personnages enfermés dans une typologie ou une fonction et qui souhaitent pourtant y échapper ? La pièce traverse différentes formes – pièce didactique, documentaire, tragédie contemporaine versifiée – comme autant de tentatives d’approcher ces questions de l’intérieur, de l’extérieur, avec une distance juste, de parler de l’indicible, de trouver une forme à l’irreprésentable. Avec nos outils du plateau- les différents codes de jeu, les endroits de parole, les adresses, les rapports entre les êtres, entre le corps et la voix- nous avons tenté, collectivement, d’incarner ces tentatives, de vivre en groupe l’expérience de cette traversée des mers comme du langage.

Anne Monfort

avec le soutien de Fabulamundi Playwriting Europe avec le programme Europe Créative de l’Union européenne

Traduction et maître d’œuvre Anne Monfort

avec les élèves-comédiens de l’ESAD : Salomé Benchimol, Claire Bosse-Platière, Mona Chaïbi, Thomas Christin, Baptiste Fèbvre, Antoine Forconi, Alexandre Hamadouche, Fanny Kervarec, Olivia Mabounga, Angie Mercier, Babissiry Ouattara, Joséphine Palmieri, Tom Pezier, Margot Viala

Durée : 1h30
Festival Focus à Théâtre Ouvert F.T.O#5

Focus sur les nouvelles dramaturgies turques

Jeudi 22 novembre à partir de 19h

SIVAS’93
de Genco Erkal
traduction Selin Altiparmak
mise en voix Sarah Tick

avec Selin Altiparmak, Romain Berger, Lucas Bonnifait, Sedef Ecer, Tatiana Spivakova, Sarah Tick

En juillet 1993, plusieurs artistes, écrivains et journalistes sont réunis à Sivas pour rendre hommage à Pir Sultan Abdal, un poète et philosophe du 16ème siècle, une figure emblématique dans les milieux progressistes de gauche.

Toutes mosquées de la ville appellent à manifester contre cette réunion. Une foule d’islamistes radicaux met le feu à l’hôtel Madımak, où les participants étaient logés. Ils disaient protester contre la la traduction du livre de Salman Rushdie, ” Les Versets sataniques” par Aziz Nesin écrivain engagé connu en Turquie pour ses nouvelles humoristiques, romans et pièces de théâtre.

La police ne parvient pas à calmer la foule en colère ; l’incendie ravage l’hôtel. Trente-sept personnes, écrivains et poètes périssent alors. Parmi les rares rescapés, il y avait Aziz Nesin, le traducteur de Salman Rushdie.

Genco Erkal, metteur en scène et comédien turc, bouleversé par cet événement se met à collecter des documents officiels, comme des témoignages, enregistrements vidéos, décisions de tribunaux, prêche des mosquées, afin de créer un montage de textes qui raconte le déroulement des événements qui ont fait du 2 juillet 1993, un jour sombre dans l’histoire de Turquie.

Texte traduit avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, Centre International de la traduction théâtrale.

À paraître aux éditions l’Espace d’un instant / Maison d’Europe et d’Orient

 

…………

J’ai éteint mon cœur jusqu’à l’apocalypse
texte et traduction de Biriken (Melis Tezkan & Okan Urun)
du Collectif Biriken
avec Ava Hervier, Noémie Develay-Ressiguier, Simon Guélat, Bachir Tlili

J’ai éteint mon coeur jusqu’à l’apocalypse est l’histoire d’un groupe de personnages confrontés au pouvoir de la nuit, dans un monde marqué par l’absence d’amour, l’angoisse et les conflits. Le titre est emprunté à une chanson d’amour turque des années 1990, chantée par Tarkan. Trois personnages sur le plateau, hantent cet espace nocturne, inspiré des pavyons turcs, boîtes de nuit mixtes et populaires. Ces boîtes sont des lieux où tout se mélange et se confond, les genres esthétiques, les identités sexuelles et les classes sociales. L’arrivée d’un quatrième personnage bouleverse la vie du groupe et met en danger leur monde.

…………

Le théâtre fait office de refuge quand, depuis plusieurs années, le secteur de l’audiovisuel subit de plein fouet le raidissement du gouvernement turc. Une loi de juillet 2004 encadre les scénarios des films et des séries télévisées. Nul ne peut par exemple tourner en dérision la nation ou l’armée turques, qui devront toujours être présentées de manière favorable, sous peine de poursuites.

Plusieurs acteurs de la télévision se sont cependant réfugiés dans le théâtre, un art qui, en Turquie, puise ses sources dans diverses traditions — folklorique, populaire, occidentale — et intéresse toutes les classes sociales En dépit de la censure et de la répression,

Il est même plus vivace que jamais : la ville compte 259 théâtres. Face à la forte demande du public, le festival de théâtre d’Istanbul doit de nouveau avoir lieu tous les ans après l’édition 2017, laquelle a attiré 25 000 spectateurs.

Si les théâtres municipaux restent sévèrement contrôlés par le régime, des lieux indépendants et alternatifs, comme le Galata perform, voient le jour et deviennent autant de lieux de création et de résistance à la chape de plomb qui s’est abattue sur la Turquie depuis le coup d’État de 2016.

Ce focus est l’occasion de faire entendre ces auteurs qui se battent pour que le théâtre reste libre en Turquie.

Mohamed Kacimi

 

dimanche 13 octobre 2019 à 16h

J’ai vu ça.

Un soir d’hiver, alors qu’elle rentre chez elle en voiture après son travail, Nour, une aide à domicile de cinquante-cinq ans, est confrontée à un phénomène lumineux aussi beau qu’étrange au milieu des vignes rémoises. Cet événement, indéfinissable et peu partageable avec son mari Paco, lui ouvre des horizons nouveaux et vient déstabiliser son « inaltérable légalité quotidienne ». Nour part en quête d’une explication.

 

Comment un objet mystérieux qui sitôt apparu disparaît, peut-il troubler quelqu’un.e au point de modifier durablement son rapport au monde et à sa propre existence ? En quoi l’observation de l’espace peut-elle susciter une parole scientifique et poétique qui engage autant notre rêverie que notre soif de comprendre, de savoir qui nous sommes, où nous (en) sommes ?

À travers une partition sonore et graphique, ce texte fantastique veut interroger le sentiment de vertige qui naît de la rencontre entre nos existences humaines précaires et le cosmos, l’« impalpable ». L’inexplicable.

Pour mieux tenter de dire nos vies d’ici-bas ?

Tu n’as rien vu tu as rêvé tu n’as rien vu tu rêves.

Mise en voix Nini Bélanger

avec Jade Herbulot, Karim Kadjar, Constance Larrieu, Maïka Louakairim, Cyril Metzger, Bénédicte Wenders

Durée : 1h45
Festival Hors les murs à la MC93

La mer est ma nation

jeudi 26 mars à 20h

Un homme et sa femme vivent dans une ville que les déchets ont envahie. Arrivent deux femmes, des étrangères fuyant un pays en guerre, que les habitants imaginent mettre à distance en improvisant une frontière incongrue. La rencontre entre les individus offre l’opportunité de penser le positionnement de chacun vis-à-vis de tous et de négocier alliances et désaccords afin de recomposer une société dont l’équilibre interne est singulier.

Mise en voix Imad Assaf

avec Miglen Mirtchev (distribution en cours)

lumière Vivien Niderkorn
son et vidéo Didier Léglise

Durée :
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€
Festival Hors les murs à la MC93

Passé – je ne sais où, qui revient

21 mars à 20h30

Le 8 mai 1945, deux faits mineurs survenus à Sétif et à Guelma déclenchent le plus grand massacre de l’histoire de France contemporaine, en temps de paix : au moins 20 000 et probablement 30 000 algériens sont tués par des européens.

La Mère raconte cette douleur sans nom. Elle habite le lieu du souvenir.

C’est le centre rayonnant de la mémoire. Elle est en relation avec le monde invisible. L’absence de son père, tué à une manifestation, est devenue une rêverie de l’éternité.

Son fils Libellule est un jeune homme enjoué et gourmand. Il est acteur, il refuse ses rendez-vous… avec le réel. Sa tête est un lieu de réunion. À la frontière de la veille et du sommeil, dans l’intériorité, il conçoit l’univers. Autour de son lit flotte la voie lactée ; l’œil est fait de la même matière que les étoiles. Les morts bondissent dans son cœur, deviennent flammes, pensées dévorantes et les esprits s’emparent de ce qui dort.

Le spectacle a été créé en mai 2018 pour L’autre saison au Théâtre National de Strasbourg avec les élèves comédien.ne.s, scénographes-costumier.e.s, régisseurs-créateurs du groupe 44

En 2007 la pièce a reçu le soutien du Centre National du Livre . Passé je ne sais où qui revient est édité aux Voix Navigables

Mise en voix Lazare en collaboration avec Anne Baudoux

Avec Claire Toubin , Paul Fougère , Yanis Skouta , Océane Cairaty , Romain Gneouchev , Ferdinand Régent – Chappey , Simon-Elie Galibert

Lumières Simon Drouart
Son Vincent Dupuy
Costumes Aliénor Duran

Durée : 1h20
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€