Type de spectacle : Mise en voix
La mer est ma nation
Un homme et sa femme vivent dans une ville que les déchets ont envahie. Arrivent deux femmes, des étrangères fuyant un pays en guerre, que les habitants imaginent mettre à distance en improvisant une frontière incongrue. La rencontre entre les individus offre l’opportunité de penser le positionnement de chacun vis-à-vis de tous et de négocier alliances et désaccords afin de recomposer une société dont l’équilibre interne est singulier.
Mise en voix Imad Assaf
avec Miglen Mirtchev (distribution en cours)
lumière Vivien Niderkorn
son et vidéo Didier Léglise
| Carte TO | ||
|---|---|---|
| Plein tarif | 6€ | Entrée libre |
| Tarif réduit | 4€ | Entrée libre |
| Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs | 4€ | |
| Associations, groupesà partir de 6 personnes | 4€ | |
| Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) | 4€ | |
Passé – je ne sais où, qui revient
Le 8 mai 1945, deux faits mineurs survenus à Sétif et à Guelma déclenchent le plus grand massacre de l’histoire de France contemporaine, en temps de paix : au moins 20 000 et probablement 30 000 algériens sont tués par des européens.
La Mère raconte cette douleur sans nom. Elle habite le lieu du souvenir.
C’est le centre rayonnant de la mémoire. Elle est en relation avec le monde invisible. L’absence de son père, tué à une manifestation, est devenue une rêverie de l’éternité.
Son fils Libellule est un jeune homme enjoué et gourmand. Il est acteur, il refuse ses rendez-vous… avec le réel. Sa tête est un lieu de réunion. À la frontière de la veille et du sommeil, dans l’intériorité, il conçoit l’univers. Autour de son lit flotte la voie lactée ; l’œil est fait de la même matière que les étoiles. Les morts bondissent dans son cœur, deviennent flammes, pensées dévorantes et les esprits s’emparent de ce qui dort.
Le spectacle a été créé en mai 2018 pour L’autre saison au Théâtre National de Strasbourg avec les élèves comédien.ne.s, scénographes-costumier.e.s, régisseurs-créateurs du groupe 44
En 2007 la pièce a reçu le soutien du Centre National du Livre . Passé je ne sais où qui revient est édité aux Voix Navigables
Mise en voix Lazare en collaboration avec Anne Baudoux
Avec Claire Toubin , Paul Fougère , Yanis Skouta , Océane Cairaty , Romain Gneouchev , Ferdinand Régent – Chappey , Simon-Elie Galibert
Lumières Simon Drouart
Son Vincent Dupuy
Costumes Aliénor Duran
| Carte TO | ||
|---|---|---|
| Plein tarif | 6€ | Entrée libre |
| Tarif réduit | 4€ | Entrée libre |
| Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs | 4€ | |
| Associations, groupesà partir de 6 personnes | 4€ | |
| Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) | 4€ | |
Julien & la caféine & le grandiose
Dans le répertoire de la PAC [la ParoleAuCentre], Julien & la caféine & le grandiose est le volet 3 de la Trilogie des désajustés.
Les trois volets mettent en jeu des figures dysfonctionnelles de la famille, Simon, Jeanne et Julien, toutes trois habitées par une inadéquation et une vocation qui leur fait déborder les cases, l’émotion et la santé. Julien, depuis sa prison, nous livre le récit du basculement entre son métier de laveur de vitre d’une grande tour en projet de vaisseau spatial pour inconnu.e.s qui a tourné au massacre. Le langage est comme toujours le personnage principal de ces trajets dits.
…
C’est vrai qu’à la base tout ça c’est une histoire de vol. à la base laveur de carreaux c’est parce que j’avais un rêve un élan un fardeau et là et je suis à côté. un arbre pousse en moi à l’idée que Simon prenne le relai de ce rêve-là. Je suis à côté je le vois bien que je suis à côté de la tour de cristal la tour toujours là à me faire face dans sa mate brillance avec ses milles nuances de l’indifférence sa mère la pute. Et je vois bien que je suis toujours à l’extérieur et pas à l’intérieur. Du grand groupe qu’ils sont et que nous sommes – et qu’ils sont restés. oui t’as raison l’espace y en a plus à l’extérieur qu’à l’intérieur et j’ai jamais été très intérieur comme mec. Alors l’arbre pousse en moi. Alors je lui ordonne qu’il prenne le relai du rêve que moi j’ai si bien raté. Il ne répond pas donc ça veut dire oui. ça veut dire oui j’te dis. Et l’arbre pousse en moi.
Coproduction Trilogie – CDN d’Angers / Volet 1 – Production déléguée CDN de Normandie-Rouen / Volet 2 – MPAA & Grand Parquet/Théâtre Paris Villette
Mise en voix Louise Emö
Avec Mattias De Gail
Dramaturgie Muriel Bucher
Assistanat Elise Fontaine
Technique Clément Longueville
| Carte TO | ||
|---|---|---|
| Plein tarif | 6€ | Entrée libre |
| Tarif réduit | 4€ | Entrée libre |
| Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs | 4€ | |
| Associations, groupesà partir de 6 personnes | 4€ | |
| Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) | 4€ | |
Les cinq fois où j’ai vu mon père
« Aujourd’hui encore à l’âge où je suis vieux, je ne cesse de le chercher. Depuis la cinquième fois où j’ai vu mon père, il a disparu. Il n’est bien sûr pas encore mort. Il est bien en vie, mon père. Il ne donne toujours pas de nouvelles. Mais tout semble aller. Il a pris sa retraite, vit comme vit un Occidental au repos. »
………….
Dans mon travail, depuis des années, mère, père, fils, fille, s’entrechoquent indéfiniment. Je ne cesse d’établir la famille comme si elle était la clef de l’énigme du problème humain. C’est encore une fois le cadre de cette pièce. Le sujet est personnel, voire intime. Alors qu’il concerne bien d’autres. Car nous avons chacun subi une absence quelque part.
Je souhaite ici faire une radiographie de la famille, de ces familles qui ne jurent que par leur départ du pays pour des destinations multiples, vers là où ça va mieux : Etats-Unis, Canada, France, etc. Tout au long de ma vie, et aujourd’hui encore, j’ai vu passer une vraie flopée de familles misant tout dans la partance. Et c’est cela que je questionne ici. Des gens qui s’effacent d’une vie dans l’espoir de revivre une autre, laissant tout derrière eux. Sans se rendre compte de l’absence que cela génère.
Guy Régis Jr
Production NOUS Théâtre
Coproduction (en cours) Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, L’Artchipel Scène Nationale de la Guadeloupe
Avec le soutien de l’Institut français à Paris, Nouveaux Imaginaires (réseau francilien pour les dramaturgies d’expression française), La Comédie-Française
Ce texte est lauréat de l’Aide à la création de textes dramatiques – ARTCENA
D’après Les cinq fois où j’ai vu mon père de Guy Régis Jr. Editions Gallimard – coll. Haute Enfance
Texte et mise en espace Guy Régis Jr.
avec Christian Gonon, de la Comédie française
assistante à la mise en scène / création sonore Hélène Lacroix
| Carte TO | ||
|---|---|---|
| Plein tarif | 6€ | Entrée libre |
| Tarif réduit | 4€ | Entrée libre |
| Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs | 4€ | |
| Associations, groupesà partir de 6 personnes | 4€ | |
| Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) | 4€ | |
Ça raconte Sarah
Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S.
L’histoire d’une passion amoureuse, le récit à la première personne d’un amour fou et dévorant entre deux femmes.
Production Théâtre Variable n°2
Coproduction Comédie Poitou-Charentes – Centre dramatique national, Entrepont – Nice, Mairie d’Aubervilliers
Partenaires EA SACRe – Université PSL
Texte Pauline Delabroy-Allard
Adaptation et mise en scène Keti Irubetagoyena
Interprétation Julie Moulier
Installation photographique Pia Ribstein
Collaboration culinaire Kelly Paulme
Assistanat documentaire Elodie Hervier
| Carte TO | ||
|---|---|---|
| Plein tarif | 6€ | Entrée libre |
| Tarif réduit | 4€ | Entrée libre |
| Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs | 4€ | |
| Associations, groupesà partir de 6 personnes | 4€ | |
| Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) | 4€ | |
Les Inamovibles
Malik, 36 ans, après plusieurs années de vie à l’étranger, se jette sous un train, pour ne pas mourir de honte en rentrant au pays, les mains vides… Lamine, contre la volonté de sa mère est parti en aventure, par la route clandestine. Jeté dans la méditerranée par ses Co-voyageurs, il décide de revenir à la maison. Mais si le départ a été possible, le retour semble réserver d’autres surprises. Entre l’ailleurs et la maison, il y a cet étrange no man’s land où se massent des « consciences » espérant un hypothétique retour, soumis au bon vouloir d’un étrange passeur (Post) et de sa fille. « Pour tous ceux qui ont pu driblé le protocole de départ… » le protocole du retour sera intransigeant. C’est de cet endroit que tout en pénétrant dans l’intime des personnages, on dialogue avec l’absence des uns, l’attente des autres (pères, mères, enfants d’exilés tous perdus dans l’attente) ; les rues, les envies avortées… ceux qui sont partis et ceux qui restent. En dix mouvements, la pièce traverse plusieurs espaces colorés et fait parler des « colères » et des « Jeunesse » et des « consciences ».
Ce texte est lauréat du Prix Théâtre RFI 2018
À paraître aux Éd. Tapuscrit/Théâtre Ouvert en coédition avec RFI
Avec le soutien de la Région Île-de-France, la Cité internationale des arts
Maître d’œuvre Simon Delétang
avec les élèves-comédiens de l’Éstba : Louis Benmokhtar, Étienne Bories, Clémence Boucon, Zoé Briau, Marion Cadeau, Garance Degos, Camille Falbriard, Léopold Faurisson, Alexandre Liberati, Shanee Krôn, Félix Lefebvre, Léo Namur, Mickaël Pelissier, Prune Ventura
La plus précieuse des marchandises
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.
Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons…
Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.
La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.
Ce texte, édité au Seuil, a reçu le Prix spécial des libraires et Prix des lecteurs BFMTV/L’Express
par et avec Olga Grumberg
Les Petits pouvoirs
Une île japonaise abandonnée par l’économie mondiale et ses derniers habitants.
Une île désaffectée, arpentée seulement par quelques architectes, à la recherche d’une nouvelle utopie, d’un projet qui leur redonnerait du sens.
Un cadavre flotte dans l’eau brûlante d’un onsen, l’un de ces bains japonais aux sources volcaniques.
Laïa, face à lui, tente de reconstruire ses souvenirs : l’agence parisienne ; Benoît et Diane, les deux associé.es ; leur fascination pour leur nouvelle recrue ; mais aussi la rivalité, le désir sexuel à l’oeuvre ; le trio qu’ils ont formé presque malgré eux. Étouffant.
Dans les vapeurs du onsen, le passé lointain revient par bribes. Réapparaît la figure de Toshi, le maître de Benoît et Diane, qui les avait exclus de son agence alors qu’ils étaient prêts à tout pour devenir architectes.
Les temporalités s’entremêlent pour éclaircir le crime, l’identité du cadavre comme celle de son meurtrier. Elles interrogent les mécanismes de pouvoir et de domination sexuelle qui se transmettent inconsciemment de maîtres à élèves, de génération en génération, dans le travail comme dans la création.
ETIENNE.
Tu deviendras une grande
plus grande que tes petits patrons
Mais pour ça faut bouffer nippon
Mise en voix Solène Paré
avec Ambre Dubrulle, Cyril Gueï, Lubin Labadie, Constance Larrieu, Sidney Ali Mehelleb
Une Pierre
Dans Journal de deuil, à la date du 24 mars 1978, Roland Barthes écrit :
‘‘Le chagrin, comme une pierre…
(à mon cou,
Au fond de moi)’’
Ces quelques mots ont décidé de l’écriture d’Une Pierre. Un homme écrit à son frère : procédé de la lettre. Un homme seul, dans une maison. Une solitude extrême, exposée soudainement à la violence de l’intrus. Lettres de deuil et d’appel, envoyées. Des envois, comme une bouteille à la mer, qui entament leur destinerrance… Un voyage d’hiver, non pas littéralement, mais dans la tonalité affective d’un temps qui s’assombrit de plus en plus, dès lors que l’âme devient ‘’un hiver froid et dévasté’’. Lettres de la rage d’expression ? Pour expulser la pierre ? Que devient cette pierre, impénétrable, lourde et sèche, qui serre le cœur et la gorge ? Des lettres éparses déposées comme des lieder. Jusqu’au drame. Chant élégiaque provenant d’un là-bas, ‘’au fond de la nuit sous la glace et l’effroi’’ où siège ‘’la maison qu’éclaire le visage d’un amour’’… d’un amour qui n’existe plus, celui prodigué, jadis, par la mère morte…
Frédéric Vossier
Les passages entre guillemets sont extraits de Le Voyage d’hiver de Wilhelm Müller.
par et avec Stanislas Nordey
Je suis perdu – Pièce n°1
Je suis perdu est composé de trois courtes pièces pour les trois mêmes comédien·ne·s. Chacune fait apparaître de manière singulière des aspects conflictuels de la présence d’un.e migrant.e non-européen.ne.
Les pièces convoquent les représentations que nous avons de la personne de nationalité, de langue, de religion, de vision du monde différentes, celles que nous avons de « nous »-mêmes et celles que « les autres » ont de « nous », car « nous » et « les autres » sont deux termes qui se renvoient l’un à l’autre.
C’est sur ce point de départ que s’appuie ce moment de partage avec le public, autour de la mise en voix de la première des trois pièces.
La présence de l’étranger peut-être troublante non seulement parce qu’on ne sait pas qui est l’autre, mais surtout parce qu’on ne sait plus qui on est soi-même. Elle révèle le caractère fondamentalement fictionnel de toute identité ; une fiction dont on pourrait tenter de se débarrasser, comme d’un vieux vêtement – auquel on est très attaché.
Production Compagnie LSDI
Avec le soutien de La Chartreuse – Centre national des écritures du spectacle (résidence d’écriture), Lilas en scène, Les Plateaux Sauvages, Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines (en cours.)
Mise en voix Guillermo Pisani
Avec Caroline Arrouas, Boutaïna El Fekkak, Arthur Igual
