Type de spectacle : Mise en voix
Nous suivons dans Paradis les pensées d’un homme qui a subi l’internement et ressasse les souvenirs d’une rencontre.
Il croyait vivre en enfer et ne voyait plus autour de lui que des raisons de désespérer. Il se moquait de Cathie et s’employait à lui inspirer le dégoût de l’enfance et la haine de ses parents. Il rêvait sa vie d’après. Ses plans d’avenir étaient simples. Il irait chez le coiffeur, achèterait des vêtements neufs et trouverait un travail. Il ne douterait plus de lui-même. Un jour, c’est sûr, il finirait par demander Cathie en mariage…
Sébastien Brebel
Auteur de trois romans et de nouvelles publiées chez P.O.L, Sébastien Brebel écrit ici un monologue inédit pensé pour le plateau.
par et avec Nicolas Maury
A la défense des moustiques albinos
C’est dur d’avoir 40 ans : Marta est au bord de la crise de nerfs !
Une adolescente qui meurt d’envie d’avoir un scooter, un ex-mari activiste écologiste qui interfère dans son travail d’experte auprès du gouvernement.
Dépassée par un quotidien qui devient envahissant, Marta, de plus en plus fébrile, provoque des situations qui finiront par renverser le cours de sa vie.
Dans cette pièce, Mercè Sarrias, dramaturge et scénariste catalane brosse le tableau d’une famille au bord de la crise de nerfs avec une écriture vive, pertinente et drôle, ancrée dans le réalisme social.
Production Théâtre Ouvert
Avec le soutien de Fabulamundi-Playwriting Europe, du programme culture de l’Union Européenne
trad. du catalan par Philippe Soldevila
par Julie Deliquet
avec cinq comédiens du Collectif In Vitro :
Eric Charon, Jean-Christophe Laurier, Julie André, Agnès Ramy, Julie Jacovella
Carte blanche à Stanislas Nordey
Recall Them Corp. de Tiphaine Raffier
Un homme disparait. Sa femme part en croisade pour le ramener auprès d’elle. Le monde dans lequel ils vivent est différent du notre :
Les médecins généralistes sont des généticiens généralistes. Les photographies sont de puissants psychotropes. Les corps sont des enveloppes interchangeables. Les données mémorielles, des denrées rares. Les groupes de croyance rationnelle pullulent mais une seule organisation domine. La vieillesse est une maladie. La mort est une erreur. Le flux des images est un fleuve invisible dans lequel chacun se baigne, sans même s’en rendre compte. L’amour éternel est la seule raison de vivre.
Le premier tiers de ce texte a été écrit à l’occasion du stage AFDAS Créer en collectif, qui a eu lieu à La Comédie de Béthune en juin 2015, avec le collectif SVPLMC.
avec Marc Beaudin, Valérie Dablemont, Marthe Fieschi, Isabelle Mouchard, Augustin Passard, François Praud, Marc Schapira, Anne Seiller, Caroline Stella, Slimane Yefsah
P.P.H. (Passera Pas l’Hiver) de Solenn Denis
Gilbert : Qu’est-ce que tu fais Moumour dans le placard ?
Brigitte : Je trouve plus les toilettes.
Brigitte et Gilbert sont à l’âge où on met ses dents dans un verre d’eau la nuit. La tête bute parfois, la pensée se dévide en spirales. Ils sentent bien qu’ils commencent à filer un mauvais coton. Et, main dans la main, décident qu’ils n’avanceront pas à tâtons.
avec Marc Beaudin, Valérie Dablemont, Marc Schapira, Caroline Stella
Plus ou moins l’infini de Clémence Weill
Une enfant organisant un cérémonial lunaire dans les toilettes.
Un scénariste possédé par le fantôme d’un dramaturge disparu.
Le champion du monde de ricochets en interview.
Une veuve se défendant de croire aux revenants.
Le braintrust du premier ministre Shinzo Abe en débat ésotérique.
Le plus grand torero du monde rattrapé par la peur de la mort.
Un crucifié volontaire le jour de Pâques.
L’employé-e du mois et l’employé démissionnaire.
Des parents souriant comme des évangélistes dans un film gore.
Et d’autres.
Une vingtaine de vignettes comme un puzzle.Une constellation.
Les étapes d’un voyage à travers le monde mais dans une même époque : la nôtre.
Des coutumes, des gestes, des superstitions, des croyances, des tocs
Qui, mis bout à bout et en chair, formeraient comme un rituel.
Un rite collectif de ce genre ancestral et toujours vivace : du théâtre.
avec Marc Beaudin, Valérie Dablemont, Marthe Fieschi, Isabelle Mouchard, Augustin Passard, François Praud, Marc Schapira, Anne Seiller, Caroline Stella, Slimane Yefsah
POLICES !
De la police de proximité dans les quartiers, aux émeutes dans les grandes villes du monde, de la manifestation pacifique des Algériens à Paris en octobre 1961 au survol des drones sur les zones dites sensibles « grises », POLICES ! multiplie les points de vue et mixe textes de création et documents (archives, témoignages…).
Ce montage hétérogène invente dans une chronologie syncopée, dans le désordre apparent de ses fragments, une forme poétique d’une force singulière. Rejetant la linéarité d’une histoire ou d’une démonstration, il révèle de façon saisissante, par le simple jeu de rapprochements d’éléments initialement étrangers, toute l’ambiguïté de notre rapport à l’autorité.
Entretien avec Sonia Chiambretto
Le texte est édité par grmx éditions
Sonia Chiambretto est représentée par L’Arche, agence théâtrale
De Sonia Chiambretto
Mise en voix par Vincent Thomasset
Avec David Arribe, François Lewyllie, Anne Steffens, Vincent Thomasset
Europe connexion
Europe connexion suit l’itinéraire d’un assistant parlementaire ambitieux futur lobbyiste, des prémisses de son ascension au burn out.
Tu aurais pu mettre ton intelligence dans des causes plus nobles, tu aurais pu faire de la recherche, tu aurais pu écrire des bouquins, tu aurais pu éclairer le monde, mais tout ça ne t’aurait pas donné tout ce pouvoir. Tu veux conduire. Tu veux conduire le monde par procuration. Tu aimes être le cerveau pervers de la machine qui tourne. Ce n’est pas que l’argent, c’est la soif de puissance. Tu veux être dans la loge des plus grands.
Cette parole intérieure que nous fait entendre Alexandra Badea est celle d’un homme – prêt à tout pour satisfaire son ambition personnelle. Si nous ne connaissons pas son prénom, nous savons que cet homme occupe aujourd’hui un poste important dans la société européenne : lobbyiste. Après avoir été assistant parlementaire auprès d’une députée « Commission Environnement santé publique et sécurité alimentaire », cet énarque change de camp et intègre l’un des plus gros lobbies de ce marché juteux, parce qu’il a réussi à bloquer une loi qui ne leur était pas favorable.
Notre homme n’aura désormais plus le choix de faire machine arrière, il fait partie intégrante d’un système qu’il doit servir de son mieux pour les intérêts de son entreprise, quitte à mettre en danger la vie d’autrui, sa propre santé mentale et sa vie familiale.
En partant d’un fait réel de notre société – les lobbies et leur poids dans les décisions prises au Parlement européen – cette auteure nous propose une expérience théâtrale forte : dix séquences s’enchaînent où la voix intérieure de cet homme semble nous prendre à parti, sous la forme du pronom « tu ». La force dramatique de l’oeuvre d’Alexandra Badea réside dans cet art de placer le spectateur au coeur du système dans lequel il évolue afin d’en déceler tous les rouages, les enjeux et les perversités. Ce texte s’adresse de manière directe à chacun d’entre nous et résonne intimement avec la pression ressentie au coeur de l’entreprise dans un monde globalisé où les décisions prises à un endroit du globe ont des répercussions concrètes à l’autre bout de la chaîne.
Matthieu Roy
Le texte est édité par L’Arche Editeur
11 septembre 2001
Ce n’est pas une pièce sur le 11 septembre.
C’est le 11 septembre mis en pièce.
Le monde a changé, dit-on. Mais en quoi ? Une chose est sûre : les événements du 11 septembre 2001 ont révélé que notre monde, celui de l’Occident, est moins stable et plus vulnérable que nous ne le pensions. Certes, la destruction des Twin Towers à New York visait le cœur du système économique des États-Unis mais c’est, au-delà, tout le système politique et social des démocraties occidentales qui est atteint par cet attentat et ses répercussions.
Le texte est édité par L’Arche Editeur
Remerciements au CENTQUATRE
De Michel Vinaver
Par le Collectif ildi ! eldi
Avec Sophie Cattani, Odja Llorca, Grégoire Monsaingeon, Antoine Oppenheim
Carte blanche à TELEGRAM Cie
Et si nous partions du principe que la parole nous a été confisquée ?
De quoi serait faite notre recherche ? Quel serait l’objet de ces rituels, de ce besoin que nous avons de nous réunir, publics, artistes, autour d’un spectacle, sinon le désir de retrouver cette « parole perdue », cette parole « qui fait existence » ?
L’oeuvre de Charles Pennequin, et particulièrement Pamphlet contre la mort, rend compte à nos yeux de cette recherche. Celle de la parole perdue, confisquée, « de la parole vraie ».
Mise en voix par et avec Mathieu Montanier et Isabelle Mouchard
Le texte est édité chez P.O.L
La soirée se poursuit par un DJ Set de Nicolas Jorio
