Type de spectacle : Mise en voix
Babel, de Letizia Russo
Un futur indéfini. Une oppressante métropole chaotique. Dans cette société discriminatoire, un organisme légiférant unique met à la marge les estropiés, les « Inférieurs » enfermés dans leur « quadrant ».
Phalène, un homme d’environ trente-cinq ans, vit au 538ème étage du Babel, l’immeuble le plus haut. Il a acheté une danseuse manchote de vingt-cinq ans, nommée P’titebouche. Ils se débattent dans ce monde où l’ultralibéralisme a gagné depuis longtemps, où toute relation humaine est monnayable et où le sentiment d’amour se traduit uniquement dans le désir d’acheter l’autre.
Car Babel est avant tout une histoire d’amour. Un amour impossible, que l’on ne sait même plus nommer. Dans ce monde où la politique et sa capacité à administrer l’utilité publique ont définitivement disparu, la mort dans le paradis artificiel est la seule possibilité pour aimer, et demeurer libre.
Maria-Cristina Mastrangeli
traduction de Maria Cristina Mastrangeli et Sabine Mallet
mise en voix de et par Mathieu Montanier et Isabelle Mouchard
L’Arche éditeur est agent de ce texte
Nevers for ever, de Moreau
Nevers for ever c’est le temps passé après la tragédie et la confrontation des différents protagonistes avec ce passé. Le travail aura donc pour épicentre cette tragédie que l’on ne nomme pas ou peu, que l’on devine, ressent, subit… Il questionnera l’écriture de Moreau et sa forme particulière, interrogeant les codes et procédés de la mise en voix.
Matthieu Dandreau
Avec le soutien de la région Ile-de-France pour l’Ecole Pratique des Auteurs de Théâtre et de l’Université Paris Ouest-Nanterre La Défense
mise en voix Hakim Bah et Matthieu Dandreau
avec Hakim Bah, Clara Benoit Casanova, Laura Fouqueré, Eugen Jebeleanu, Christèle Ortu, Katia Ponomareva, Mélanie Yvon
Souvenirs au bord de mère, d’Aurore Jacob
Et si je ne me souvenais pas de la mort de mon enfant. Et si je perdais mon amour.La douleur serait si grande que je ne pourrais plus exister. Le seul moyen pour survivre serait de me confronter à moi-même. De me battre de toutes mes forces contre elle, l’Autre, qui me poursuit, qui me hante depuis. Peut-être alors arriverai-je enfin à vivre.
Sophia von Gosen
Avec le soutien de la région Ile-de-France pour l’Ecole Pratique des Auteurs de Théâtre et de l’Université Paris Ouest-Nanterre La Défense
mise en voix Sophia von Gosen
dramaturgie Joaquim Da Costa
avec Katia Ponomareva et Clara Benoit Casanova
Au bout du couloir à droite, d’Aurore Jacob
Une femme, kidnappée alors qu’elle attendait son bus, tente à travers la porte de sa cellule de convaincre ses geôliers de la laisser sortir. Sans réponse à ses arguments, sa terreur augmente et son esprit vacille jusqu’à s’accuser et donner raison à ses bourreaux. Sa parole dérape, vrille, les informations qu’elle donne sont lacunaires, la réalité perd de sa consistance, l’espace et le temps se distordent. Le réel chavire. Est-ce la réalité d’une dictature avec ses emprisonnements abusifs, ses injustices, ses enlèvements ? Est-ce un rêve ?
Edition Tapuscrit / Théâtre Ouvert
Avec le soutien de la région Ile-de-France pour l’Ecole Pratique des Auteurs de Théâtre et de l’Université Paris Ouest-Nanterre La Défense
mise en voix Elodie Derlyn et Salomé Mpondo Dicka
avec Nadège Cathelineau, Guilhem Chevalier, Elodie Derlyn, Salomé Mpondo Dicka
Au bout du couloir à droite est publié dans la collection Tapuscrit – Théâtre Ouvert
Les mains froides, de Marilyn Mattei
Quatre adolescents âgés de 15 ans : Lenny, Nora, Kaleb, Oswald.
Quatre amis. Quatre collégiens. Kaleb c’est le chef, le héros, le Tony Montana de la cour de récréation, celui qui sait se battre et qui se bat d’ailleurs pour défendre son ami Oswald souffre-douleur d’un adolescent appelé « le type au pull rouge ». En septembre, Kaleb offre une carabine à Oswald pour que ce dernier puisse apprendre à se défendre tout seul. Kaleb meurt dans la cour de récréation, d’une lame plantée dans le dos, suite à une bagarre avec « le type au pull rouge ».
Le groupe se disloque, se déchire. Les parents cherchent le responsable à leur tour, la mère de Kaleb tente de faire son deuil à l’aide d’un épouvantail habillé comme son fils, et le principal de l’établissement scolaire décide de prendre à bras le corps la responsabilité de la mort de l’enfant. Sur une temporalité de quatre jours, (du lundi au jeudi) nous suivons le parcours de deuil de ces trois adolescents.
Au mois de mars dernier, j’avais travaillé avec les élèves comédiens de l’Ecole du Nord sur l’écriture de Moreau. La mise en espace publique de Des idiots nos héros était venue conclure quatre jours enthousiasmants et féconds.
Cette fois, nous travaillons sur la pièce de Marilyn Mattei et le projet est d’aller le plus loin possible dans la direction et dans l’énergie d’un spectacle répété en deux semaines.
Les Mains froides est comme un road movie qui ferait du surplace, mais dont le mouvement serait donné par la succession des saisons.
Ces influences sont multiples, du travail photographique ou filmique de Larry Clark, au théâtre de Kroetz ou de Wedekind. Quand on lit son théâtre, il est difficile de ne pas penser au cinéma de Gus Van Sant. Elle s’inscrit dans la lignée d’artistes pour qui l’adolescence n’est pas un état transitoire vers l’âge adulte, mais une autre voie possible, un état de révolution permanente qui tend vers l’être plutôt que l’avoir et qui s’oppose de fait à ce monde adulte dont il devient une critique radicale.
J’ai demandé à Marilyn Mattei de réunir autour de sa pièce, des textes, des images, d’elle ou d’autres qui sont reliés d’une manière intime à son geste de dramaturge. Ces éléments hétérogènes viendront s’agglomérer au texte de la pièce pour proposer aux spectateurs de déborder le cadre et d’aller découvrir un paysage plus vaste dont la pièce se nourrit.
Frédéric Fisbach
Avec le soutien de la région Ile-de-France pour l’Ecole Pratique des Auteurs de Théâtre
mise en voix Frédéric Fisbach
avec les élèves comédiens de l’Ecole du Nord
Jeanne Bonenfant, Ulysse Bosshard, Clément De Preiter Baise, Baptiste Dezerces, Hugues Duchêne, Suzanne Gellée, Victor Guillemot, Lola Haurillon, Jeanne Lazar, Zoé Poutrel, Lou Valentini, Arnaud Vrech, Haini Wang, Johann Weber
Dépressurisation / Module 1, d’après Pulvérisés, d’Alexandra Badea
Entre le théâtre et le cinéma, la littérature dramatique et l’écriture en direct, cette petite forme trace le parcours d’un personnage extrait de la pièce Pulvérisés.
Sur un écran, on suit une femme enfermée dans sa vie quotidienne, au milieu d’une crise identitaire. On est avec elle, par le gros plan et le plan séquence. Le spectateur est transposé dans sa vie, il respire avec elle. Sur le plateau, deux comédiens articulent sa voix intérieure, ils s’adressent à elle d’une manière indirecte en employant un « tu » impersonnel. Ils font la bande-son de cette matière hybride, ils traduisent les scènes captées sur son lieu de travail dans sa langue maternelle (car « elle travaille pour la France » depuis Bucarest).
Ce programme est la préfiguration d’un travail qui aura lieu dans plusieurs pays (Roumanie, Sénégal, Chine, France) pendant la saison 2014/2015. Il a commencé à Théâtre Ouvert, en septembre dernier, par un atelier de collecte de la parole avec des spectateurs complices, sur la question de l’impact des nouvelles technologies et leurs influences sur les habitudes de travail et de communication.
Avec le soutien du Centre National du Théâtre
Alexandra Badea est représentée par L’Arche, agence théâtrale.
Cette pièce a reçu le Grand Prix de la littérature dramatique du CNT en 2013
Lecture vidéo conçue par Alexandra Badea et Frédéric Fisbach
Avec Alexandra Badea, Frédéric Fisbach et Eugen Jebeleanu
et Madalina Constantin pour le film
Soulevez l’opercule
Soulevez l’opercule est une série théâtrale, c’est une famille bordelaise, c’est une histoire de chair et de consommation. De plus en plus de jeunes filles nues apparaissent sur les écrans d’une maison bourgeoise, la mère avocate ne sait plus quoi défendre, le frère ainé ne dit rien, le père vend des œuvres et la fille cadette semble s’enfoncer sans fin dans l’adolescence. Quand un livreur et son scooter viennent livrer des plats asiatiques.
Qui consomme qui ? Dans quel but ? A quel prix ? Qui fixe le prix ? La mort ?
Mise en voix Philippe Cyr
La fumée de cerisier
Alors qu’Anna, artiste peintre trentenaire écorchée par une rupture, se voit reprocher son mode de vie par sa mère Marie, elles ont la surprise de voir leur aïeule Valérie revenir d’entre les morts pour arbitrer leur conflit. Voici trois femmes qui vont débattre sous nos yeux et confronter leurs points de vue sur le mariage, cette fin vers laquelle tendent tous les contes de fées. Elles vont aussi beaucoup rêver : de robes blanches tachées de cerise, de manteau de fourrure et de maison hantée, de smokings et de Samuel Beckett.
Avec le soutien de Fabulamundi-Playwriting Europe, du programme Culture de l’Union Européenne
traduction Benoît Meunier
par Maëlle Dequiedt
avec Anne Benoît, Bénedicte Cerutti, Blanche Ripoche
Qui croire
Qu’on le veuille ou non, la religion innerve notre quotidien. On peut décider de dédaigner les pieux.ses, quel.le.s qu’il.elle.s soient, au nom de la fierté qu’inspire la laïcité à la française. On peut aussi ressentir les profonds dysfonctionnements qu’elle provoque et la schizophrénie qu’elle appelle de nous : nous vivons encore selon un calendrier ritualisé par les fêtes chrétiennes – tout en exigeant, pour certain.e.s, la complète neutralité vis-à-vis des religions. Nous sommes pris.e.s entre l’intransigeance et la tradition, la rigueur et le libre-arbitre. Nous sommes, à juste titre, fier.e.s que notre état soit laïc, mais nous confondons l’état et la société. Peut-on vraiment débarrasser nos existences du religieux ?
Nous avons reçu en héritage les écritures, nous doutons de leur sacralité. Nous les recevons avec la même curiosité qu’une œuvre littéraire ; pourtant, ces textes portent quelque chose de puissamment prescripteur. Quels sont les principes qui, peuvent guider un comportement, que l’on soit athée, anticlérical, ou religieux ? Quelles sont les contradictions profondes qui nous habitent quant à cette entité nommée Dieu ? Comment notre existence peut-elle être, sans que nous en ayons pleinement conscience, déterminée par des valeurs intériorisées depuis l’enfance ?
Représenter le fait religieux au théâtre conduit, inévitablement, à questionner la foi et la crédulité. Qu’est-ce qui pousse à croire, selon quels critères accorder notre confiance à l’une ou l’autre des vérités connues ? Nous avons à cœur de construire un protocole théâtral – dans le son, le jeu, la lumière et l’écriture – qui joue absolument le jeu de la fiction sans rien cacher de notre volonté de croire : quand nous croyons à la fiction, y a-t-il quelque chose en nous qui décide de croire ?
Guillaume Poix
Production la Comédie de Reims-CDN
Coproduction la Comédie de Béthune-CDN
Avec le soutien de Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Nicole est de retour dans la région.
Elle refait sa vie avec son nouvel amant, Chat.
Mais Stéphane, son mari dont elle est séparée depuis quelques mois, voit en ce retour l’occasion de la reconquérir. Il commence à la suivre à son insu.
Qu’est-on prêt à faire pour conserver sa famille ?
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Ce soir est le grand soir mais déjà je trouve qu’il me dévore la bouche de façon étrange.
J’essaye de suivre sa mécanique.
Son corps est tendu de désir.
Mon corps est inerte, impassible sous ses doigts, impassible sous ses lèvres.
Je ne comprends pas. Je me concentre. Je vais bien finir par ressentir quelque chose.
Je caresse quand il caresse, j’enlace quand il enlace. Je suis sa mécanique.
Françoise Dô, A Parté
Production Compagnie Bleus et Ardoise
Coproduction Tropiques Atrium scène Nationale
Avec le soutien de la Direction des Affaires Culturelles de Martinique
Avec le soutien du théâtre de Vanves
Ce texte est lauréat du programme Ecritures de la Cité Internationale des Arts de Paris
La compagnie Bleus et Ardoise est en résidence de création à Tropiques Atrium Scène Nationale.
La sortie de création aura lieu en janvier 2019 dans le cadre du festival des petites formes.
mise en voix par l’autrice
avec Françoise Dô, Nelson-Rafaell Madel

