Grand-duc

Du 13 au 25 mars

Parlons d’amour. Parlons par la même occasion de la mort, deux thèmes intimement liés. En l’occurrence, c’est à travers la mort que l’on parlera d’amour. Un homme est retrouvé mort dans sa baignoire. Ce mort parle (mais est-il entendu ?) à l’inspecteur chargé d’enquêter. Une enquête donc, et des entretiens avec celles·ceux qui l’ont connu. Entretiens sur les rapports qu’il·elle·s avaient et sur l’amour qu’il·elle·s se donnaient. Et à travers ces entretiens, deviner le manque d’amour, le besoin de connexion, le besoin de sens ou de transcendance, deviner la solitude. À travers ces entretiens, chercher une vérité, s’il y en a une.

NOTE D’INTENTION

Alexandre Horréard, sur son processus d’écriture :

« Pour parler des rapports entre les gens, l’idée s’est imposée qu’il fallait jouer avec la narration. J’ai donc voulu un récit porté par un acteur seul, qui parle d’un endroit insolite, la mort, et qui navigue entre les regards croisés des personnages. Paroles rapportées, paroles rapportées à l’intérieur de paroles rapportées, paroles récitatives, paroles injonctives, paroles performatives. Qui navigue également entre les tons, entre le désespéré et l’ironique, entre l’intime et le lyrique, entre la fraternité et la méchanceté. J’ai voulu suivre l’inspecteur pas à pas, de près, précisément, dans les gestes anodins et les pensées intimes et les attitudes banales. Jouer avec cette précision, jouer avec cette banalité, puis tomber peu à peu dans les abîmes de l’angoisse. » – Alexandre Horréard

Laurent Charpentier, sur sa rencontre avec Alexandre Horréard : 

« En 2016, je rencontre Alexandre Horréard dans un cours de théâtre où il est mon élève. Nous nous lions d’amitié, lors de conversations souvent littéraires : Thomas Mann, Peter Handke, Georges Pérec. Je le découvre très attiré par le « théâtrerécit » et des formes théâtrales narratives innovantes auxquelles je travaille. Je lui conseille Crimp, Viripaev, Minyana. Quelques années plus tard, je découvre la première pièce qu’il a écrite : Une grande étendue d’eau et j’y distingue une audace formelle, une maîtrise de la langue et un sens de la capture des détails, des symptômes de l’existence. Plus tard encore, c’est le confinement, je lui suggère (en passant) d’écrire une pièce que j’interprèterais. J’évoque mon goût pour Simenon ou Manchette, la littérature noire… Fin du confinement. Alexandre passe me voir avec en main le texte Grand-duc, qui met en scène un inspecteur de police sur une scène de crime.

[…] Mettre en scène ce texte écrit « sur-mesure » m’a paru évident dès la lecture, tant il répond à mes recherches d’acteur et à mes préoccupations théâtrales depuis plusieurs années : l’exploration du spectre entre l’incarnation et la narration, le dialogue de ces registres et, dans la variation des jeux, des rythmes et des corps du récit, la création d’une théâtralité qui laisse du champ au regard du spectateur et à son imaginaire. » – Laurent Charpentier

Grand-duc a fait l’objet en juin 2021, d’une résidence au Studio des auteurs, grâce au soutien de Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines et de la SACD.

Texte Alexandre Horréard
Mise en scène et interprétation Laurent Charpentier, assisté de Jérémy Flaum
Dispositif scénographique Gaspard Pinta
Conception lumières Laïs Foulc
Conception sonore (en cours)
Conseil chorégraphique Alexandre Nadra
Production En Votre Compagnie / Olivier Talpaert

Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 10€
Tarif réduit 14€ 8€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€