Charlotte Lagrange

Charlotte Lagrange est autrice, metteuse en scène et dramaturge, formée à l’école du Théâtre National de Strasbourg après des études de philosophie à la Sorbonne et un master professionnel mise en scène et dramaturgie à Nanterre. Depuis les débuts de la compagnie La Chair du Monde, elle écrit et met en scène dans un processus d’écriture pour le plateau qui se réinvente à chaque spectacle : Tentative de disparition en 2017, Aux Suivants et Je suis nombreuse en 2015, L’âge des poissons, librement inspiré d’Ödön von Horvath en 2014. Auparavant, elle avait fait l’adaptation et la mise en scène d’un monologue On n’est pas là pour disparaître d’après Olivia Rosenthal. A l’école du TNS, elle avait créé Une nuit arabe de Roland Schimmelpfennig. Collaboratrice artistique à la mise en scène auprès de Laurent Vacher et David Lescot, et dramaturge pour Frédéric Fisbach, Arnaud Meunier et D’de Kabal, elle a également assisté Lukas Hemleb, Jean-Paul Wenzel et Joël Jouanneau. Par ailleurs, elle est rédactrice pour Temporairement Contemporain, revue du festival de la Mousson d’été dirigée par Michel Didym depuis 2001. Elle intervient également en tant que dramaturge et metteuse en scène dans des formations telles que l’école de la Comédie de Saint-Etienne et la faculté des Arts de l’Université de Strasbourg.

Claire Barrabès

Claire Barrabès se forme à l’ESCA (École Supérieure des Comédiens par l’Alternance). Elle joue sous la direction de René Loyon, Vincent Tavernier, Hervé Van Der Meulen, Sidney Ali Mehelleb, Gilles Sampieri, Laurent Serrano. Elle est Françoise Sagan dans La Bande du Tabou. Elle joue dans Tristesse Animal Noir d’Anja Hilling sous la direction de Greggory Fernandes. Au cinéma, elle est l’actrice principale de L’Inattendue, réalisé par Benoit Magne (primé par l’International Film Festival de Los Angeles). Autrice, Claire signe Dis camion ! (ARTCENA – Aide à la Création) créé par Sidney Ali Mehelleb. Elle réside une première fois à la Chartreuse-CNES pour écrire sur le viol comme arme de guerre: Le Jardin des simples (Lauréat Jeunes Textes en Liberté 2017- JATL 2017) . Elle y retournera une seconde fois pour Looking for Laodamie. Grâce à un compagnonnage DRAC-DGCA et sur une commande de la Cie RL sur la violence de la richesse, Claire écrit 7 milliards damnés. En résidence à la maison Maria Casarès, elle écrit Soulevez l’opercule (Lauréat festival TEC 2018 – Aide à l’écriture théâtrale SACD Beaumarchais 2018 et Jamais Lu Paris 2018) sur la marchandisation des corps. Elle intervient auprès des élèves de Master 2 à l’IEP de Paris. Elle participe à deux ouvrages aux Editions Koïné, Quelque chose de l’enfance et A l’orée des choses (juin 2018). Après une résidence à la scène nationale de Sénart, elle écrit un polar théâtral, Smog, mis en scène par Pauline Collin créé au Festival de Villerville (été 2018).

Édith Patenaude

Finissante du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2006, Édith Patenaude s’est aussitôt lancé dans la création, dirigeant et jouant dans Tape à la Caserne Dalhousie, puis co-créant Les Arbres, à Premier Acte. Avec Les Écornifleuses, dont elle assure la direction artistique, elle participe à Cinq filles avec la même robe, puis écrit et joue dans Barbe bleue et la maison dans la forêt s’est allumée. Elle assure la mise en scène de leur troisième production, L’absence de guerre, pour lequel elle remporte le Prix de la mise en scène des Arts et de la Culture de Québec. Elle joue aussi régulièrement, en plus de signer la mise en scène d’Ils étaient tous mes fils au Conservatoire d’art dramatique de Québec. En parallèle, elle assure aussi la direction artistique du Jamais Lu Québec de 2012 à 2015. En 2015, elle est à la barre de sa propre création, Le monde sera meilleur, au Théâtre Périscope. Elle s’attelle également à l’adaptation et la mise en scène du roman-culte 1984 de Georges Orwell, pour laquelle elle recevra une double nomination à la mise en scène aux Prix de la critique à Montréal et Québec. À Québec, elle sera d’ailleurs battue par elle-même puisque le Prix sera attribué à sa mise en scène de Mes enfants n’ont pas peur du noir. En 2018, elle signe la mise en scène d’Oslo de J.T. Rogers au Théâtre Jean-Duceppe.

Éloïse Bouton

Éloise Bouton est journaliste indépendante, autrice, militante féministe et LGBT+

Diplômée d’un master d’anglais et d’un master de journalisme, Eloïse Bouton a notamment travaillé pour Les Inrockuptibles, Causette, L’Obs, Le Parisien magazine, Femme Actuelle et L’Express.

Depuis l’adolescence, Éloïse Bouton s’investit dans différentes structures associatives, féministes, anti-racistes ou LGBT+. Elle a milité entre autres chez Osez le Féminisme, La Barbe et Femen.

En 2013, elle mène une action individuelle pro-avortement avec Femen à l’église de la Madeleine à Paris. Un an plus tard, elle est condamnée pour exhibition sexuelle, une décision dont elle fait appel. Sa condamnation est confirmée par la Cour d’appel de Paris en 2017 et elle se pourvoit en cassation. Elle se bat depuis pour faire changer la loi sur l’exhibition sexuelle, qui entraîne la condamnation de femmes torse nu dans l’espace public alors que ce n’est pas le cas des hommes.
Lassée du militantisme collectif, elle part de Femen en 2014 et continue à militer sans étiquette.

Depuis 2012, elle anime des ateliers, des groupes de parole et donne des conférences sur les violences, le hip hop ou le féminisme.
En 2015, elle lance Contre Coups, une compilation caritative de 12 femmes contre les violences faites aux femmes. Elle lance la même année le Tumblr Paye Ton Troll, inspiré du célèbre Paye Ta Shnek de Anaïs Bourdet, qui dénonce le cyberharcèlement et les violences en ligne, et fonde Madame Rap, premier média en France dédié aux femmes dans le hip hop.
En 2016, elle accompagne l’Association Agir pour la santé des femmes (ADSF) lors de maraudes en Ile-de-France et recueille pendant six mois les propos de femmes en précarité́.
En 2017, elle présente ses textes, accompagnés des photographies d’Erwan Balanant, à la Villa des Arts à Paris.
En 2017, elle co-écrit avec D’ de Kabal le film Le Bruit de nos silences, sur la déconstruction du masculin, diffusé sur France Ô le 6 mars 2018.
En 2018, elle co-fonde avec D’ de Kabal House of Consent, média payant qui vise à accompagner et informer sur la sexualité, le consentement, les violences et les liens qui peuvent exister entre les trois.

Gwendoline Soublin

Née en 1987, Gwendoline Soublin est autrice, comédienne et scénariste. De 2015 à 2018, elle est étudiante dans le département Écrivain Dramaturge à l’ENSATT (Lyon). Elle a notamment écrit Swany Song (2014 – Encouragements ARTCENA), et Vert Territoire Bleu (2016), sélectionné par le label Jeunes Textes en Liberté (mise en espace Hakim Bah, en partenariat avec la MC93) et par le comité le Plongeoir du Glob théâtre Bordeaux. En 2016, en résidence à la Sala Beckett à Barcelone, dans le cadre de l’Obrador d’Estiu, elle écrit une première version de Pig Boy 1986-2358, traduite en anglais/catalan/tchèque/allemand/roumain. La pièce est lauréate des Journées des Auteurs de Lyon 2017, publiée en janvier 2018 aux éditions Espaces 34, et sera créée en 2020 par Philippe Mangenot.
 
Elle écrit des textes pour la jeunesse : Les Monstres (2015) en résidence à la Chartreuse-CNES et lue pendant La Belle Saison ; Tout ça Tout ça (éditions Espace 34), en résidence au théâtre Am Stram Gram de Genève. Elle travaille également avec des marionnettistes de l’ESNAM (Coca Life Martin 33CL – solo marionnettique) et la Collective (120H). Elle anime des ateliers d’écriture. En 2017-18, elle a fait partie du projet TOTEM(s) initié par la Chartreuse.
 
Certains de ses textes ont été primés et remarqués par Artcena, les journées d’Auteurs de Lyon, Eurodram, le Taps, la Comédie-Française, France Culture, la Mousson d’été, Jeunes Textes en Liberté, le prix Scénic Youth, le prix Ado du théâtre… Ils ont fait ou feront l’objet de mises en scène lors des saisons 2018/19/20 par : Philippe Mangenot, Justine Heynemann, Anne Courel, Johanny Bert, Anthony Thibault, Marion Lévêque et Coline Fouilhé.

 

Maj 21/09/22

Kevin Keiss

Kevin Keiss est auteur, traducteur, dramaturge et metteur en scène. Il est également enseignant, spécialiste des théâtres antiques. Il a été programmé au Festival d’Avignon 2016 pour Ceux qui errent ne se trompent pas, pièce écrite à la Chartreuse en collaboration avec Maëlle Poésy (Éditions Actes Sud-Papiers), puis pour Sous d’autres cieux en 2019. À la Chartreuse, il a également été accueilli pour des projets aux côtés de Laëtitia Guédon, Élise Vigier ou en tant que membre du Collectif Traverse. Pour le jeune public, il est l’auteur de deux textes, Love me tender (Éditions En Acte(s)) et Je vous jure que je peux le faire (à paraître chez Actes Sud), sélectionné par Momix 2018. Son texte Ce qui nous reste de ciel a été sélectionné au Jamais Lu Paris 2017, et est depuis traduit en espagnol et en anglais, et édité chez Actes Sud.

Marie Dilasser

1999/ Elle en a par-dessus la tête de la France alors elle part un an en Irlande garder des enfants, travailler dans des pubs, écrire de nombreuses lettres, marcher dans Dublin où elle rencontre James Joyce, Samuel Beckett, J.M. Synge, William et Jack Butler Yeats. L’écriture l’attrape par le colback, alors elle décide d’y consacrer, autant que possible, la majeure partie de son temps.

2000/ De retour en France, elle s’inscrit en arts du spectacle à Rennes, longe les bords du canal Saint-Martin, rencontre Mathieu Bébin, Roland Fichet, Alfred Jarry, Francis Bacon, les poubelles de la cité judiciaires, les cousines Quéré, Odila Présulme, elle obtient ainsi une licence d’arts du spectacle, elle est déterminée à écrire pour le théâtre. Pourquoi le théâtre ? Elle n’en sait rien.

2003/ Elle rejoint le département écriture de l’ENSATT à Lyon, elle y rencontre Enzo Corman, Pauline Sales, Samuel Gallet, Magali Mougel, Julie Aminthe, Jean-Marie Clairambault, Ewa Brykalska, Olivier Neveux, Dominique Laidet, la théorie Queer, le trouble dans le genre, les traboules et Michel Raskine qui met en scène trois de ses pièces Me zo gwin ha te zo dour ou Quoi être maintenant ?, Le Sous-locataire et des années plus tard, Blanche-Neige, histoire d’un Prince.

2006/ Elle revient en Bretagne, achète des truies avec ses premiers droits d’autrice. Entre naissage et engraissage, elle écrit Les vieilles, mis en scène par Laurent Ziveri à Toulon, Echo-Système mis en espace par Sylvie Jobert à Grenoble et lu à Montréal, Crash Test mis en scène par Nicolas Ramond à Vénissieux et Paysage Intérieur Brut mis en scène par Christophe Cagnolari à Saint-Brieuc, Barbara Shlittler à Genève et Blandine Pélissier à Paris. Puis, pour des raisons qui la regardent, elle transforme l’ensemble de ses truies en pâtés et en rillettes…

2012/…pour gérer pendant 6 ans un bar-tabac-épicerie au-dessus duquel elle écrit Montag(n)es, mis en scène collectivement à Saint-Gelven dans un restaurant désaffecté, Intermondes, (Road-movie sqaw) mis en scène par Laurent Vacher à Mézières-les-metz, Supposée Ève mis en lecture par Laëtitia Guédon à Paris, Avignon (les Intrépides – SACD – 2016) et Genève, MADAM#2 Faire le mur, ou comment faire le mur sans passer la nuit au poste, mis en scène par Hélène Soulié au Carré d’Art à Nîmes, Blanche-Neige, histoire d’un Prince, prochainement mis en scène par Michel Raskine et présenté lors du Festival d’Avignon 2019

2019/ Elle anime des ateliers d’écriture, entame l’écriture de Roland.e.s et Barth.e.s (fragments amoureux), commande de texte de Laurent Vacher à partir des Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes.

PUBLICATIONS Solitaires intempestifs : •Décomposition d’un déjeuner anglais •Me zo gwin ha te zo dour ou Quoi être maintenant ? •Un après-midi à la salaisonnerie (dans un recueil intitulé Confessions, divans et examens) •Blanche-Neige, histoire d’un Prince (à paraître) Espaces 34 : •Le chat de Schrödinger en Tchétchénie (dans un recueil intitulé Le monde me tue) Lansmann : •Les vieilles (dans un recueil intitulé Métiers de nuit)

Sidney Ali Mehelleb

Après une formation d’acteur au Studio Théâtre d’Asnières et plusieurs années de travail au sein de la compagnie de celle-ci, Sidney travaille avec plusieurs metteurs en scène à travers toute la France. En parallèle, il commence à écrire pour la scène. Sa première pièce Babacar ou l’Antilope reçoit l’Aide à La Création du Centre National du Théâtre en novembre 2013. Il met en scène le spectacle en janvier 2017 au Théâtre 13 Seine Paris et le jouera en tournée.

Grâce à cette pièce, Le Centre National des Écritures du Spectacle – La Chartreuse Villeneuve Lez Avignon lui propose une résidence. Split voit le jour, une histoire d’amitié (entre deux basketteurs ayant réellement existé) brisée par le nationalisme montant en Ex-Yougoslavie. Grâce à Babacar ou l’Antilope toujours, Sidney devient auteur en résidence à La Nacelle Aubergenville, alors sous la direction de Eudes Labrusse.

Il y écrit une pièce «pour piscine» Le Saut de l’ange qui sera mis en scène par Aurélie Van Den Daele (directrice artistique du DEUG DOEN GROUP).

Avec le DEUG DOEN GROUP, Sidney joue, écrit et participe à la dramaturgie de la création Métamorphoses d’après Ovide et Ted Hugues. La collaboration avec Aurélie Van Den Daele continue lorsqu’elle lui commande une pièce. Ce projet s’appellera Soldat.E Inconnu.E. Pour le Théâtre, Sidney a écrit également Icham, Quatre par trois, Swing Ring, Maestra d’après Le Maître et Marguerite de M. Boulgakov.

Et pour le cinéma, De vrais p’tits moineaux (court métrage) et Portraits (long métrage).

Chaque année, Sidney mène des ateliers de transmission autour de l’écriture théâtrale, des ateliers de création et de jeu avec des enfants ou des adultes amateurs. Ces projets le conduisent à écrire pour le groupe qui participe à ces ateliers. L’objectif est de se mettre au coeur du processus de création, d’inspirations qui conduit au jeu, à l’écriture et à la créativité.

En tant qu’acteur, il joue d’abord pour la Compagnie Jean-Louis Martin Barbaz travaillant sous la direction de Chantal Deruaz, Patrick Simon, Hervé Van Der Meulen, Yveline Hamon et Jean-Marc Hoolbecq. Il travaille ensuite avec Valérie Castel Jordy, Adrien Béal et Laurent Pelly. Il travaille avec le DEUG DOEN GROUP, et joue dans Angels in America et dans L’Absence de guerre de David Hare. Il joue également sous la direction de Matthieu Dandreau, pour le projet Dionysos, et sous la direction de Pascal Neyron pour un cabaret au Bal Blomet.

Il a mis en scène Dis camion ! de Claire Barrabes, Big shoot de Koffi Kwahulé, Les pirates rescapés et Le Ventre et la Pendule, et Babacar ou l’Antilope.

Maj : 21/09/21

Sidney Ali Mehelleb ©Margot Simonney

Solène Paré

Après avoir complété un baccalauréat en Études théâtrales à l’Université du Québec à Montréal (où elle s’intéresse aux œuvres hybrides contemporaines), Solène Paré entreprend des études en mise en scène à l’École nationale de théâtre du Canada afin d’expérimenter les chocs que peuvent provoquer les arts plastiques au théâtre. Tout au long de son parcours, elle touche autant à l’écriture scénique (LA CLOCHE DE VERRE d’après Sylvia Plath, UV) qu’à la mise en scène de textes contemporains (QUARTETT de Heiner Müller, VISAGE DE FEU de Marius Von Mayenburg). Elle s’intéresse aux procédés d’écriture scénique à partir de matériaux non dramatiques et au courant post-dramatique. Les gender studies nourrissent sa démarche de metteuse en scène. Solène Paré a travaillé à titre de codirectrice artistique du Jamais Lu en 2018. Elle planche présentement sur un projet unissant théâtre et cinéma d’animation, produit par Fantôme, compagnie de création qu’elle a cofondé en 2017. En 2018, la jeune metteuse en scène présentera une sortie de résidence dans le cadre du OFFTA en plus de participer au Séminaire en Avignon donné par la dramaturge Eva-Maria Bertschy.

Véronique Côté

Véronique Côté est comédienne, autrice et metteure en scène. Depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2002, elle a joué dans près d’une trentaine de productions théâtrales et a été dirigée notamment par Édith Patenaude, Wajdi Mouawad, Frédéric Dubois et Steve Gagnon. À titre de metteuse en scène, elle a dirigé également les pièces Faire l’amour, Scalpée et Venir au monde d’Anne-Marie Olivier. Ses pièces pour enfants Flots, Tout ce qui brille voit et Les choses berçantes, dont elle signe également les mises en scène, ont eu un magnifique rayonnement au Québec et en France. Comme autrice, elle co-écrit, avec Steve Gagnon, le recueil Chaque automne j’ai envie de mourir, publié dans la collection Hamac. Elle publie sa pièce Tout ce qui tombe – finaliste aux Prix du Gouverneur général en 2013 – aux Éditions Leméac, et chez Nouveau Projet (Atelier 10), elle publie La vie habitable, les collectifs S’appartenir(e) et La fête sauvage, ainsi que les articles Îles (trois) et La consigne lumineuse. Véronique signe également des chroniques dans le Devoir ainsi qu’à la radio, sur la chaîne ICI Première.