Qualification : auteur
Laurent Gallardo
Laurent Gallardo, né à Annecy en 1978, est maître de conférences en études hispaniques à l’université Grenoble-Alpes.
Il est l’auteur d’une thèse sur l’oeuvre de José Sanchis Sinisterra (Le théâtre en ses dehors : la poétique des intercesseurs dans l’oeuvre de José Sanchis Sinisterra), figure incontournable de la scène espagnole contemporaine, et a écrit de nombreux articles sur le théâtre catalan.
Également critique pendant de nombreuses années à La Quinzaine littéraire (sous la direction de Maurice Nadeau), il a publié un long essai sur le théâtre catalan dans la revue Europe (mars 2013). Parallèlement à ses activités de chercheur, il est aussi membre du comité de lecture du Théâtre national de Catalogne (Barcelone) et du festival de la Mousson d’été.
En tant que traducteur, il fait partie des comités de lecture espagnol et catalan de la Maison Antoine Vitez, centre international de la traduction théâtrale, et a traduit de nombreux auteur·rice·s de théâtre, parmi lesquels Lluïsa Cunillé (Barcelone paysage d’ombres, Malemort, Le Temps, Islande), Victoria Szpunberg (La Machine à parler, La Marque préférée des soeurs Clausman) et Josep Maria Miró (La Femme qui ratait tous ses avions, Le Principe d’Archimède, Nerium Park, Fumer, Le Collaborateur, La Traversée).
Il a également participé à l’édition d’une anthologie de nouvellistes catalans (Nouvelles de Catalogne, Magellan & Cie, 2010) et a traduit divers romans, notamment Contes russes de Francesc Serés (Éditions Jacqueline Chambon, 2012) et, avec François-Michel Durazzo, Bouclage à Barcelone de Xavier Bosch (Éditions Liana Levi, 2014).
Maj 9/02/22
Joan Yago
Né en 1987 à Barcelone, il est titulaire d’un diplôme en réalisation et en écriture dramatique de l’Institut del Teatre de Barcelone. Il est membre fondateur de la société La Calòrica.
Ce jeune dramaturge est déjà l’auteur de plusieurs pièces qui rencontrent un réel succès : Fairfly (Prix Butaca du meilleur texte dramatique 2017), You say tomato (Prix de la critique Serra d’Or 2016), Un Lloc Comú (Editions Bromera Edicions – Prix Ciutat d’Alzira 2014), Bluf (Prix Quim Masó 2014), Sobre el fenomen de les feines de merda (2015), Aneboda-The Show (2014), La Nau dels Bojos (Prix Adrià Gual 2012), L’Editto Bulgaro (2012), Martingala (2010), No sóc Dean Moriarty (2010), Feísima enfermedad y muy triste muerte de la reina Isabel I (Prix du public et Prix du jury de la Foire Escènia 2010).
Maj 9/02/22
Françoise Vergès
Après avoir exercé comme journaliste et éditrice dans le mouvement féministe en France, Françoise Vergès s’installe aux Etats-Unis en 1983, où elle travaille avant de s’inscrire à l’université. Elle obtient une double licence summa cum laude en Science Politique et Études féminines à San Diego, puis un doctorat en Science Politique à l’Université de Berkeley, Californie (1995). Sa thèse Monsters and Revolutionaries. Colonial Family Romance est publiée par Duke University Press (1999). Depuis, elle a enseigné à Sussex University et au Goldsmiths College en Angleterre.
Membre du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage en 2004 (Loi « Taubira » de 2001), elle en a été présidente de 2009 à 2012.
Entre 2007 et 2010, elle a travaillé à un projet de musée porté postcolonial pour le XXIe siècle. Françoise Vergès a été titulaire de la chaire Global South(s) de 2014 à 2018 au Collège d’études mondiales, FMSH.
Françoise Vergès a publié de nombreux ouvrages et articles en français et en anglais sur les mémoires de l’esclavage, la psychiatrie coloniale, Frantz Fanon, Aimé Césaire, l’économie de prédation et la globalisation, le musée postcolonial, et les processus de créolisation dans les mondes de l’Océan indien. Françoise Vergès est aussi l’auteur de films, « Aimé Césaire face aux révoltes du monde » (2013) et « Maryse Condé. Une voix singulière » (2011) et a été consultante sur plusieurs films. Commissaire indépendante, elle a notamment organisé au musée du Louvre, « L’esclave au Louvre : une humanité invisible » en 2013 et 2013 et les expositions « Dix femmes puissantes » (2013) et « Haïti, effroi des oppresseurs, espoir des opprimés » (2014) pour le Mémorial de l’abolition de l’esclavage de Nantes. Elle collabore régulièrement avec des artistes.
