Stéphane Bouquet

Stéphane Bouquet est écrivain, scénariste et critique de cinéma français né à Paris en 1968.

Après des études en économie de la culture et sociologie, Stéphane Bouquet se consacre à l’écriture comme poète, critique et scénariste. Il est l’auteur de Nos amériques, Un Peuple, Le Mot Frère, Un Monde existe, Dans l’année de cet âge publiés aux éditions Champ Vallon.

Il a animé avec Laurent Goumarre l’émission Studio Danse sur France Culture et il a été critique littéraire pour Libération et collaborateur auprès du Monde.

Il traduit des ouvrages de poésie américaine. Il a écrit plusieurs livres sur le cinéma, Clint fucking Eastwood, Beate avec Claire Denis, Gus Van Sant, S.M. Eisenstein, Il Vangelo secondo Matteo, une étude sur un film de Pier Paolo Pasolini.

Il est l’auteur de scénarii, notamment pour les réalisateurs Sébastien Lifschitz, Patric Chiha, Yann Dedet, Valérie Mréjen. Il est aussi dramaturge et interprète de pièces chorégraphiques, entre autres avec Mathilde Monnier. Il a occupé les fonctions de directeur du programme pédagogique « Danse et Cinéma» à l’Ecole de danse contemporaine du Centre Chorégraphique National de Montpellier, E.xe.r.ce.

Stéphane Bouquet a été pensionnaire à la Villa Médicis (Rome) en 2003-2004.

Liliane Giraudon

Liliane Giraudon vit à Marseille. Son travail d’écriture, situé entre prose (la prose n’existe pas) et poème (un poème n’est jamais seul) semble une traversée des genres. Entre ce qu’elle nomme « littérature de combat » et « littérature de poubelle », ses livres, publiés pour l’essentiel aux éditions P.O.L dressent un spectre accidenté. A son travail de « revuiste » (Banana Split, Action Poétique, If, La gazette des jockeys camouflés…) s’ajoute une pratique de la lecture publique et de ce qu’elle appelle son « écriredessiner » : tracts, livres d’artiste, expositions, ateliers de traduction, feuilletons, vidéo, théâtre, radio (ACR et fictions France Culture), actions minuscules…

Publications récentes : Madame Himself, éditions P.O.L, La sphinge mange cru éditions Al Dante.

Nidhal Guiga

Nidhal Guiga est née en 1975.
Elle est docteure en linguistique et enseignante à l’université depuis 2002.
Chroniqueuse à Radio Tunis Chaîne Internationale (2011-2012), elle mène en parallèle une carrière de comédienne et d’auteure dramatique.
Elle écrit et met en scène
Une heure et demie après moi, en 2006, et en 2008 Selon Gagarine. Ces deux spectacles sont produits et joués au Théâtre National Tunisien.
En juin 2012, elle réalise sa première fiction, Mathilde B.

Dalia Taha

Dalia Taha est née à Berlin en 1986, et a grandi à Ramallah.
Elle est poétesse et dramaturge. Elle est diplômée en architecture de l’Université de Bir Zeït.
Sa première pièce Keffieh / Made in China a été créée au Théâtre royal flamand de Bruxelles en 2012 et publiée en anglais, arabe, français et flamand.
Elle a publié deux recueils de poésie et un roman. Ses poèmes ont été traduits en anglais, français, allemand et suédois.
Accueillie en résidence au Royal Court de Londres en 2012, Dalia Taha poursuit actuellement des études de théâtre à Brown University, aux Etats-Unis.

Jonathan Capdevielle

Jonathan Capdevielle est né en 1976 à Tarbes en France et vit à Paris. Après des études de théâtre à Tarbes entre 1993 et 1996, il intègre l’École supérieure Nationale des arts de la marionnette.

Il a participé à plusieurs créations, dont, entres autres : Personnage à réactiver, œuvre de Pierre Joseph (1994), Performance, avec Claude Wampler (1999), Mickey la Torche, de Natacha de Pontcharra, traduction Taoufik Jebali, mise en scène Lotfi Achour, Tunis, (2000), Les Parieurs et Blonde Unfuckingbelievable Blond, mise en scène Marielle Pinsard (2002), Le Golem, mise en scène David Girondin Moab (2004), Le groupe St Augustin, Le Dispariteur, Monsieur Villovitch, Hamlet et Marseille Massacre (atelier de création radiophonique – France Culture), mise en scène d’Yves-Noël Genod (2004-2010), Bodies in the cellar, mise en scène de Vincent Thomasset (Mars 2013).
Au cinéma, il interprète le rôle de Nicolas dans le film Boys like us, réalisé par Patrick Chiha (sortie prévue au printemps 2014).

Collaborateur de Gisèle Vienne depuis ses premières mises en scènes, il est interprète dans toutes ses pièces. Dans celles réalisées par Étienne Bideau Rey et Gisèle Vienne : Splendid’s, de Jean Genet, Showroomdummies (création 2001 et re-écriture 2009) et Stéréotypie, et dans celles mises en scène par Gisèle Vienne I Apologize, Une belle enfant blonde / A young, beautiful blonde girl, Kindertotenlieder, Jerk, pièce radiophonique, Jerk, solo pour un marionnettiste, Éternelle idole et This is how you will disappear (création 2010).
Gisèle Vienne, Dennis Cooper, Peter Rehberg et Jonathan Capdevielle ont publié en 2011 un livre et un CD : Jerk / À TRAVERS LEURS LARMES aux éditions DISVOIR dans la série ZagZig en deux éditions, française et anglaise.

En septembre 2006, il crée avec Guillaume Marie We are accidents waiting to happen au Palais de Tokyo puis en 2007 la performance-tour de chant Jonathan Covering au Festival Tanz im august à Berlin, point de départ de la création de la pièce Adishatz/Adieu (création 2009).
En novembre 2011, il présente Popydog, créé en collaboration avec Marlène Saldana au Centre National de la Danse – Pantin. En août 2012, sur une invitation du festival far° – festival des arts vivants de Nyon (Suisse) il propose Spring Rolle, un projet in situ avec deux interprètes, Jean-Luc Verna et Marlène Saldana.

Julien Gaillard

Né en 1978, Julien Gaillard est auteur, acteur et metteur en scène. Il a travaillé, entre autres, aux côtés de Christian Boltanski, Franck Krawcyk, Karl Naegelen et Éloi Recoing. En 2008, il fonde avec Margherita Trefoloni la compagnie l’oblio — di me.

Avant tout poète, il est à la recherche d’une dramaturgie du rythme, aussi bien dans ses textes que dans ses mises en scène. Son premier texte, Transits / Lacunes, a reçu l’aide d’encouragement du Centre National du Théâtre et a été créé en octobre 2011 par Anne Sicco.

En octobre 2012, il a été accueilli en résidence à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon, ainsi qu’à Théâtre Ouvert où son texte, Seule(s) est mis en espace à l’issue d’une session de l’EPAT animée par Simon Delétang. En juin 2013, Seule(s) est mis en ondes sur France Culture (réalisation Laure Egoroff) dans le cadre de Radio sur un plateau ; enregistrement à Théâtre Ouvert, diffusion sur France Culture.
En mars 2014, il lit son texte Lili ou le vent sous la porte (éd. Quartett) au Théâtre de l’Échangeur, Bagnolet

Pablo Gisbert

Après des études de philosophie à la faculté de Valence, Pablo Gisbert a étudié le théâtre et la mise en scène à Madrid.
En 2011, il est diplômé de l’Institut de Théâtre de Barcelone. La même année, il est finaliste pour le Prix National Marqués de Bradomín et gagne, en 2013, le Prix Sebastià Guasch à Barcelone pour son travail effectué, depuis 2005, avec la compagnie de danse La Veronal.
Pablo Gisbert se produit et présente ses pièces avec sa compagnie El Conde de Torrefiel – un projet scénique qui oscille entre théâtre et danse – dans différents lieux et festivals d’Espagne et d’Europe.

Fernando Renjifo

Fernando Renjifo est un auteur et metteur en scène espagnol, né à Madrid en 1972.
Son travail va du théâtre à la performance en passant par la création audiovisuelle pour le plateau.
Il met la plupart du temps lui-même ses textes en scène.
Il a étudié la philosophie, les langues et la linguistique et est autodidacte en matière théâtrale. Il a débuté l’écriture et la mise en scène dans les années 1990 et a fondé sa compagnie de théâtre La República, à Madrid. Ses origines espagnole et péruvienne – il a grandi à Lima – ont influencé son écriture et ses liens avec l’Amérique Latine. Il a également vécu et travaillé à Mexico et Rio de Janeiro.
En plus de son travail de dramaturge, il est aussi l’auteur de deux ouvrages de poésie.
Ses pièces ont été jouées dans des théâtres et des festivals en Europe, Amérique Latine et Moyen-Orient.

Robert Cantarella

Robert Cantarella est né à Marseille. Il y suit une formation aux Beaux-Arts puis devient ensuite élève d’Antoine Vitez à l’Ecole du Théâtre National de Chaillot.
Il fonde en 1983 le Théâtre du Quai de la Gare, crée, en 1985, la Compagnie des Ours avec la volonté de faire découvrir ou redécouvrir les auteurs du XXe siècle.
En 1987, la création d’Inventaires de Philippe Minyana, à Nouvelles Scènes (Dijon) marque le début d’une amitié et d’un compagnonnage avec l’auteur, dont Robert Cantarella monte successivement Les Petits Aquariums (1989), Les Guerriers (1991), Drames Brefs 1 (1996), Anne-Laure et les fantômes (1999), Pièces (2001), Ça va (2005). Ensemble, ils cosignent la mise en scène du Sang chaud de la terre de Christophe Huysman.
Depuis 1989, Robert Cantarella a mis en scène des pièces aussi bien classiques que contemporaines, notamment Le Voyage d’Henry Bernstein, Divertissements touristiques de Noëlle Renaude, Sourire des mondes souterrains de Lars Nören, Le Siège de Numance de Cervantès (Festival d’Avignon, 2012), J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne de Jean-Luc Lagarce, Sa Maison d’été de Jane Bowles, Oncle Vania de Tchekhov, Hamlet de William Shakespeare, Le Chemin de Damas d’August Strindberg et Hyppolite de Robert Garnier pour le Festival d’Avignon 2007.
Depuis 1993, Robert Cantarella exerce également une activité régulière de formation tant en France qu’à l’étranger notamment à Berlin, Cannes, Avignon, Rabat, Lausanne ainsi qu’à la FEMIS à Paris.
En 1997, il est co-auteur avec Jean-Pierre Han, du manifeste Pour une formation à la mise en scène (Ed. Entre/Vues).
Il crée en 1999 l’Association Théâtres Écritures ayant pour objet la réalisation et la publication d’une revue intitulée Frictions, pour favoriser la réflexion et la recherche dans le domaine du spectacle. Par ailleurs, il collabore régulièrement à des revues littéraires, théoriques ou poétiques comme Vertigo, Lignes, Fusée, Communication, Frictions, If.
Il est nommé directeur du Centre dramatique national de Dijon en juillet 2000.
Il publie en 2004 sa première œuvre de fiction : Le Chalet aux éditions Lignes dirigées par Michel Surya et réalise en 2005 un premier documentaire Carrosserie.
De décembre 2005 à mars 2010, il a été co-directeur du CentQuatre à Paris, avec Frédéric Fisbach, un lieu de résidence d’artistes à l’emplacement des anciennes pompes funèbres de Paris.
Aujourd’hui, il continue de commander des nouveaux textes, à Christophe Honoré, Philippe Minyana et Noëlle Renaude et est lui-même l’auteur de performance comme Faire le Gilles sur les cours de Gilles Deleuze.

Marie Vermillard

Marie Vermillard est réalisatrice et vidéaste.
Elle a fait des études d’architecture, de travail social et d’art plastique. Elle a travaillé en qualité de scripte avec de nombreux réalisateurs de 1986 à 1996 (entre autres Eric Rochant, Eric Barbier, Arnaud Desplechin, Cédric Klapisch, Bartabas, Olivier Assayas, Pierre Salvadori, Agnès Merlet). Elle est réalisatrice à partir de 1992.
Elle a enseigné à l’école nationale supérieure d’art de Bourges en 2010/2011, dirige les ateliers « l’acteur, apprentissage de la caméra » au Cours Florent depuis 2012, est intervenante à la FEMIS depuis 2002, et dirige des ateliers à l’Ecole des Beaux-Arts de Tours.

Ses expositions : Galerie Duboys, installation vidéo, Paris, octobre 2014.
La Galeru, installation photographique en collaboration avec Joël Brisse, Janvier 2014.
Le mystère Lafont, résidence et exposition, Mas Lafont, Septembre 2013.
Arbres de vie, collège des Bernardins, projection « Je vis sur Terre » Mars 2013.
Dormeurs, dormeuses, Halle Roublot, Fontenay sous bois. Installation de vidéos : « Dormeuses », « Wild Thing », « Le cheval, l’homme et l’enfant » Septembre 2012.

Ses courts métrages : La voie lactée, 2014, 9’ – Devant derrière, 2013, 8’ – Je vis sur Terre, 2013, 10’ – 9 Kaïhus, 2012, 9’ – Aveuglés beuglent 2011, 23’ – Trac, 2009, 22’ Comédie de Saint Etienne.- Les derniers pas, 2008, 6’. Production ARTE.- Quelqu’un, 25′, 1995, 22′.- Reste, 1992, 22’.

Ses longs métrages : Noëlle Renaude et Nicolas Maury enquêtent, 2014, 53’ – Peintres à Cotonou, 2010, 55’. – Suite parlée, 2009, 77’ coréalisation Joël Brisse, Stella films – Petites révélations, 2006, 55’ Stella films. Festival Cannes 2006. – Imago, 2001, 100’ Gemini films. Festival de Locarno.- Lila Lili, 1999, 105’ Gemini films. Festival de Berlin – Festival de Belfort, Grand prix du festival d’Auch.- Eau douce, 59′, 1996.

Fin septembre, début octobre 2012 Noëlle Renaude et Nicolas Maury présentent 9 h de textes inédits à Théâtre Ouvert : “enquête, accidents”.
Spectatrice de la première partie, je filme les deux suivantes hors des règles du genre, sans préméditation, portée par l’écriture de Noëlle, la présence de Nicolas et mon attention, mon plaisir de spectatrice/cinéaste. Cette restitution subjective, partiale, fortement encouragée par Noëlle et Nicolas, est, je l’espère, aussi le reflet de leur travail singulier et inspirant. Noëlle Renaude et Nicolas Maury enquêtent est un drôle de film, un film/ricochet sur lequel je travaille seule depuis deux ans et dont la forme a constamment évolué. Il assemble l’enquête de Noëlle sur la naissance d’une écriture, l’inventivité de Nicolas en train de transmettre et mon expérience de filmeuse irrespectueuse.