L’Art de la chute

Du 14 au 29 septembre

Au croisement du stand-up, de l’autofiction et de la performance théâtrale, ce spectacle rassemble sept auteurices qui viennent témoigner de la spécificité de leur vécu. Leurs textes abordent des sujets tels que l’expérience du deuil et le désir de faire monde autrement, la bipolarité, le travail du sexe, les parcours de transition, le racisme systémique ou encore le privilège blanc. Au fil de ces récits individuels, une histoire transversale s’invente peu à peu sur scène : celle de l’écriture, envisagée comme pratique fédératrice et émancipatrice.

SPECTACLE PERFORMANCE

EXTRAIT

Le paradoxe de la dissociation, c’est que c’est un mécanisme qui à la fois te protège et te met en danger. Parce que ton cerveau, de base, il dissocie pour te protéger d’une situation trop dure à encaisser. Mais en même temps il t’empêche d’agir. Moi, je sens quand je commence à dissocier : c’est un peu comme une anesthésie générale, mais avec les yeux grands ouverts. J’entends presque l’anesthésiste qui me susurre : «allez c’est parti pour un petit voyage, on se retrouve tout à l’heure», et je glisse, je glisse, je pars. Et tu sors pas complètement indemne de ça. Si on t’a coupé un bras pendant l’anesthésie, tu l’as pas senti, mais à la fin, t’as quand même plus de bras.

Gaëlle Axelbrun

NOTE D’INTENTION 

« Le spectacle L’Art de la chute tire son origine d’un chantier d’expérimentation proposé par Théâtre Ouvert et animé par Pierre Koestel en août 2025. Pendant neuf jours, six jeunes auteurices (Gaëlle Axelbrun, Marie de Dinechin, Morgan·e Janoir, Iris Laurent, Emmanuel Linée et Yanis Skouta) ont déplacé leurs enjeux d’écritures respectifs pour explorer les codes du stand-up afin de les réinventer.

Ainsi, l’objectif n’était pas tant d’écrire des sketchs humoristiques, mais de chercher à s’emparer de ce qui constitue l’essence du stand-up (adresse directe au public sur le ton de la confession, construction d’un personnage de scène, travail sur la langue et son rythme, élaboration des textes en allers-retours entre le plateau et la table…) pour déployer des récits travaillés par l’enjeu de la parole et par la spécificité de chaque vécu.

Les textes ont été écrits dans un format court (dix à douze minutes chacun) et présentés lors d’un temps de restitution à Théâtre Ouvert. Pour relier ces différentes propositions, Pierre Koestel prenait le rôle de maître de cérémonie pour présenter le processus de recherche, afin de partager les réflexions traversées tout au long du chantier. Chacun·e des auteurices a ainsi pu livrer un regard sensible et généreux sur sa propre histoire, en travaillant à des degrés divers la notion d’humour et en envisageant l’écriture comme une manière de se réapproprier son vécu et de le rendre partageable. »

PRODUCTION DÉLÉGUÉE Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
COPRODUCTION Mon cœur à l’étroit

Mise en scène Pierre Koestel
Par et avec Gaëlle Axelbrun, Marie de Dinechin, Morgan·e Janoir, Pierre Koestel, Iris Laurent, Emmanuel Linée, Yanis Skouta
Création lumière Jérôme Baudouin
Composition du morceau Gouffre ciel Matthieu Truffinet

Déconseillé au moins de 15 ans
Avertissement : propos pouvant heurter la sensibilité du public

LUN, MAR, MER À 19H30
JEU, VEN À 20H30
SAM À 18H

Durée : 1h30
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€