Type de spectacle : Mise en espace
Alice ou le choix des armes
Dans Alice ou le choix des armes, le récit d’une enquête pour meurtre et la question de la violence au travail se mêlent à l’évocation d’un théâtre intérieur : le théâtre d’Alice. Les personnages du récit – François Kerrelec, Alice Delcourt et Samuel Tison – côtoient les figures à la fois réelles et fantasmées qui peuplent le théâtre d’Alice : « une équipée brutale aux regards fuyants. Des culs de singes qui crient. Des grenouilles. L’odeur brûlée des sauterelles. » Il est question de proies, de peurs, d’humiliations, question de révolte aussi, de refus, d’émancipation. Avec en filigrane, cette interrogation lancinante : Alice, qu’a-t-elle fait ? Samuel Tison, est-elle allée jusqu’à le tuer ?
La comédienne Emmanuelle Lafon interprète avec brio cette lecture mise en espace, avec ses sculptures, ses fauves et ses ombres projetées.
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- « Qui sait ce qui nous anime ?
- Quelles forces, quelles figures, hommes, femmes, animaux, déchets, choses, traces, impressions fugitives ?
- Qui sont ces acteurs, ces actrices, témoins, mendiants, dieux, déesses, dépositaires de nos rêves, de nos fantasmes ; entités troubles, multiples, souvenirs, songes, paysages, cadavres, corps mous des taupes écrasées, trouées ?
- Qui sait, chacun, de quoi est fait son théâtre ?
- Cet espace à l’arrière de notre rétine, de notre souffle,
- Cet espace lourd, à l’arrière de notre présence, fond inépuisable,
- De quels doubles, de quels silences, oublis, pleurs, terreur, haine … à foison ?
- Oui, qui sait, chacun, à quoi ressemble son théâtre, cette scène, si elle n’est pas un meurtre ? «
extraits d’Alice ou le choix des armes
Production Théâtre Ouvert avec le soutien de la Région Ile-de-France
d’après le roman Alice ou le choix des armes, Stéphanie Chaillou (Alma Editeur)
adaptation et mise en espace Stéphanie Chaillou
avec Emmanuelle Lafon
voix off Stéphanie Chaillou
conception visuelle Annabel Vergne
sculptures et manipulation Alice Louradour
Anticorps
LA VIE NE DOIT PAS ETRE PREFEREE AUX RAISONS DE VIVRE.
Maurice Blanchot
« Anticorps parle de nos vies, de notre aptitude à laisser filer les vies qu’on voudrait avoir et à s’accommoder de celles qui nous fracassent. De notre capacité à faire des compromis, à tenter de les accepter puis à fermer les yeux en espérant que ça passe – cet arrière-goût de rouille quand on y repense. Dans Anticorps tous sont en fuite ; des fuites actives des fuites passives, des corps qui lâchent, des noms qui changent, des gens qui errent. Des fuites qui disent la difficulté à faire face, la facilité à échapper à ses responsabilités mais aussi l’envie de faire autrement.
Dina a fui pour mettre à distance des relations complexes, sans doute aussi pour sauver sa peau. Elle a reconstruit ailleurs, autrement, pour essayer malgré tout d’habiter le présent. Et puis cet arrière-goût, de rouille, de sang, d’excrément la ramène chez son oncle et chez sa tante où elle n’a pas mis les pieds depuis plus de 10 ans. Elle vient trouver des réponses, remettre les compteurs à zéro. Mais son oncle aussi a pris la fuite, effacé par la maladie. Homme sans voix, sans corps, sans mouvement, sans pensée, désormais sans passé. Elle est seule avec son histoire, avec ses maux, héritière malgré elle des actes et des choix de vie d’autres.
Dina reprend la route sans savoir où elle va. Une nouvelle fuite, une nuit d’errance va la conduire à croiser le chemin d’autres figures ; comme elle, elles ont choisi de se retirer du monde. Des humanités sur le fil traversent sa nuit, en quête d’identité ils interrogent les difficultés à agir et le besoin de faire parler la chair pour réactiver le désir, subversif et asocial, sans doute capable d’ouvrir de nouvelles possibilités de résistance. »
Le blog de Jean-Pierre Thibaudat : mEDIAPART
Coproduction Théâtre National de Bretagne/Rennes, Comédie de Caen-Centre Dramatique National, Comédie de Reims- Centre dramatique national, Copilote, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Avec le soutien de la SPEDIDAM
Résidences Théâtre Ouvert, avec le soutien de la Région Ile-de-France, L’Aire Libre en partenariat avec le Théâtre National de Bretagne/Rennes, Confluences.
Ce projet est construit dans le cadre de l’aide au compagnonnage du ministère de la Culture et de la Communication, en collaboration avec Jean-François Sivadier et la compagnie Italienne avec Orchestre.
La création de cette pièce bénéficie du Prix Jeunes Talents Côte-d’Or – Création Contemporaine et donc à ce titre d’une aide du Conseil Départemental.
Avec Dan Artus, Adeline Guillot, Judith Morisseau, Jules Sagot
Assistante à la mise en scène Joséphine Supe
Scénographie Margaux Nessi
Création lumière Diane Guérin
Création sonore Baptiste Chatel
Création vidéo Thomas Rathier
Régie générale Félix Dhénin
Steve Jobs, corps aboli
Un bonimenteur californien connu meurt et le monde entier est en deuil.
On comprend le monde entier.
Mieux qu’une lotion capillaire ou une pilule pour bander toujours, l’entrepreneur vendait des surfaces merveilleuses pour se débarrasser d’autrui, cette plaie sur notre chemin.
C’était un puritain sans joie, un buveur d’eau, amateur de régimes stricts et de cilice mental, mais il avait une grande faim et le génie de sa faim. Il avait des colères fracassantes, des crises de larmes et un cancer du pancréas. Ses machines célibataires peuplent le monde mais il craint d’avoir raté sa sortie.
Il revient mourir et nous haranguer.
Alban Lefranc
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Toujours le lieu de recherche des formes de présentations à venir ressemble à un atelier d’artisans dans lequel les outils sont les vivants et les objets, les idées. Un établi sur lequel nous déposons nos envies de mélanger les écritures, les modes de jeu, les façons de faire.
Nous cherchons les vitesses de jeu, plutôt que des formes de représentation, les vitesses qui font que représenter n’est pas une fin en soi, qu’il faut s’y remettre, et refaire, à plusieurs, par exemple : un auteur, des acteurs, des chercheurs, des spectateurs, une durée.
Steve Jobs avec sa baraque foraine mondiale est la matière première de notre étalonnage.
Nous pensons à : sa vie, sa maladie, ses objets, sa pomme, ses drogues, son pull col roulé, ses surfaces lisses, ses fenêtres lumineuses, ses infinis, ses perspectives, ses peuples, ses longues marches avec le Pape sur la Muraille de Chine et ainsi de suite.
Robert Cantarella
Production Théâtre Ouvert, R&C
Avec le soutien de la Région Ile-de-France
par Robert Cantarella
assistante Clémentine Colpin
avec François Athané, Clémentine Colpin, Emmanuelle Coutellier, Frédéric Fisbach, Cécile Fišera, Pierre-Félix Gravière, Roger Itier, Mathieu Montanier
Isolés sur une côte inconnue et calme, deux jeunes amants sont brutalement
assaillis par la violence d’un dealer millionnaire et de sa compagne cocaïnomane,
pour qui tout s’achète et tout se vend — surtout les hommes. Débute alors
l’affrontement entre les ambitions et les intérêts des deux couples. De l’aube, qui
se lève sur la plage où rêve le jeune romantique, au crépuscule, qui signe la ruine
de chacun, se met en place un concert corrosif, saturé de senteurs de whisky,
d’embruns iodés et de feux sataniques.
Mise en scène Victor Inisan
Avec Icare Bamba, Adrien Madinier, Pauline Olmedo, Giulia de Sia
Assistante à la mise en scène Nina Ayachi
Scénographie Laureline Maurer
Costumes Noé Quilichini
Un garçon d’Italie
Un homme est retrouvé mort.
Un meurtre? Un suicide? Un accident?
Luca laisse derrière lui une compagne Anna, un amant Leo.
Autour de son absence, ils tentent de reformer le visage de celui qu’ils ont terriblement aimé.
Mise en scène Mathieu Touze
Avec Aurélien Feng, Angélina Fidele, Mathieu Touze
Je suis dans la maison familiale. Je fouille dans les albums photos. Du début du
siècle dernier aux années 2000. Les albums sont de plus en plus récents, de plus
en plus remplis, de plus en plus colorés. Mais où sont les photos des dix dernières
années ? De retour à Paris, Facebook me dresse un bilan de mes plus beaux
souvenirs, photos à l’appui. J’essaye d’imaginer ce qu’ont vécu mes grandsparents.
Je pense à ce qui nous est confisqué, dans notre histoire collective, par la
valeur virtuelle du souvenir. Je cherche à me remémorer ce que je n’ai pas vécu. À
rappeler les voix et les images du passé, pour m’aider à dépasser un sentiment de
dépossession et de déracinement.
Google peut-il se substituer à nos grands-parents disparus ? Quelles traces
sommes-nous en train de fabriquer ?
Mise en scène Eva Guland
Avec Milan Boëhm, Noémie Herubel, Thomas Schneider
Scénographie Lilith Guillot-Netchine
création sonore Vincent Guiot
Une rengaine. Un baiser. Du sucré. Du mouillé. Et le désir.
Ça verse. Ça se cherche un peu. Ça se trouve un peu. Le désir.
Trois par&%57^*+;@&(6gl+%{|\\\}@&-!43!!j${###?&¿1!._+¡#
Et si le théâtre pouvait bugger ?
Mise en scène Valérian Guillaume
Avec Arthur Daniel, Jean Hostache, Loé Lizot
Performance graphique Thibault le Page
La petite Marie
Il y a cette journaliste qui fait irruption dans leurs vies
Eux ils continuaient à vivre, loin du monde, à l’écart
Elle a une grande nouvelle, elle a retrouvé leur fille disparue il y a longtemps
Mieux, elle leur a ramené leur fille
Il y a la nouvelle et puis il y a ce jeu télévisé, absurde
Elle compte leur présenter plusieurs filles, plusieurs « petites Marie potentielles »
Elle veut les éprouver, en faire des gladiateurs, il faut qu’ils entrent dans l’arène,
qu’ils se battent avec leurs souvenirs, qu’ils racontent
Et qu’ils choisissent leur petite Marie parmi celles qui leurs sont proposées
La petite Marie, d’Ingrid Bellut
Mise en scène Héloïse Logie
avec Ingrid Bellut, Claire Chust, Camille Radix, Anja Zasada
Sur/exposition
Pour la seconde année de leur parcours avec Théâtre Ouvert, les élèves-comédiens du CNSAD ont la stimulante tâche d’expérimenter sur le plateau, pendant quinze jours, un texte inédit d’Aurore Jacob. Sous la direction d’Olivia Grandville, qui a porté à la scène en novembre 2014 à Théâtre Ouvert le premier texte édité de cette auteure, ils travailleront sur la dramaturgie et la matérialité scénique de l’écriture.
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Sur/exposition pourrait être l’histoire d’un vernissage comme les autres. Petits fours, champagne qui accompagnent les œuvres d’une jeune photographe prometteuse, sans oublier les commentaires des spectateurs devant les œuvres, parfois dubitatifs et caricaturaux. Dans cette exposition une bombe éclate…
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J’ai commencé à travailler sur ce texte en juillet 2014, suite au documentaire Aliaa, la révolutionnaire nue, au reportage consacré à Aliaa Magda Elmahdy, cette jeune égyptienne qui, pour dénoncer l’hypocrisie ambiante autour du corps de la femme dans le monde arabe, a posté sur son blog une photo d’elle nue. Une fatwa l’a obligée à fuir son pays.
En janvier 2015, j’étais en résidence à La Chartreuse-CNES pour terminer ce texte mais après les attentats de janvier je ne pouvais plus l’écrire tel que je l’avais commencé. J’ai détruit le travail initial. La forme a explosé. J’ai recomposé, avec des morceaux épars, une pièce chaotique mais avec une architecture très forte. J’ai travaillé sur le son, des images fantomatiques, une parole poétique pour dire l’indicible.
La capacité d’Olivia Grandville à jouer avec ma partition textuelle, comme un musicien de jazz, nous avait rapproché lors de sa mise en espace d’Au bout du couloir à droite créée à Théâtre Ouvert en novembre 2014. Elle s’était approprié ma parole pour la faire danser. Elle avait su creuser entre les mots. Elle avait réussi à ouvrir la langue. Ou, plus exactement, à la tirer.
J’ai vu dans sa mise en espace le rire de mon texte. Le rire franc, le rire dangereux, le rire comme dernier rempart. Une terrible humanité. Il y a des rencontres et des évidences qui sont telles que ce n’est pas la peine de chercher plus loin.
Aurore Jacob
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Sur/exposition est un texte au paysage explosé dont les fragments ricochent et s’entrechoquent, dans un chaos architecturé. Aucun personnage auquel se raccrocher. C’est le présent de la représentation qui est en jeu. Dans cette pièce, la question du rythme est fondamentale. Celui-ci apparaît dans la musicalité de l’écriture et par l’omniprésence des images qui se succèdent. Tout repose sur la seule présence des comédiens, sur la texture de leurs voix et la matérialité de leur corps dans l’espace. Pour les étudiants du CNSAD, qui ont traversé les différents matériaux de Sur/exposition avec Olivia Grandville, le défi était donc de jouer avec l’enchaînement de ces tableaux en créant des ruptures, des accélérations et des ralentissements. De jouer avec l’ici et le maintenant, avec l’énergie du groupe. D’écouter le rythme du plateau, de trouver leur ancrage. De rester vivant dans l’immobilité et de motiver chacun de leur mouvement. Il s’agit d’exister dans leurs sensations, concrètement, sans avoir à s’appuyer sur une narration classique. Il s’agit de revenir à ce qui devrait être l’essence du jeu pour l’acteur : le feu du plateau qui crépite.
Aurore Jacob
En partenariat avec le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique
Avec le soutien de la Région Ile-de-France
Mise en espace Olivia Grandville
Création lumière Yves Godin
Avec des élèves-comédiens 2ème année du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique :
James Borniche, Louise Chevillotte, Marceau Deschamps-Segura, Salomé Dienis Meulien, Lucie Grunstein, Florent Hu, Roman Jean-Elie, Hugues Jourdain, Kenza Lagnaoui, Sipan Mouradian, Asja Nadjar, Isis Ravel, Morgane Real, Alexiane Torres, Sélim Zahrani
La Fusillade sur une plage d’Allemagne
Le texte de Simon Diard est un piège. C’est un dispositif gigogne, kaléidoscopique, dans lequel il faut accepter de se perdre. Plusieurs récits s’enchaînent et se croisent, se superposent et se répondent en écho, comme dans un étrange trip, une expérience hallucinatoire. Simon Diard fait naître des images terrifiantes et pourtant étrangement familières, des visions glaçantes qui se développent et se métamorphosent dans notre conscience comme des gouttes de sang dans l’eau claire.
Ce n’est sans doute pas un hasard s’il conclut sa pièce avec le morceau Being for the Benefit of Mr. Kite! des Beatles, un morceau de la période psychédélique des quatre génies de Liverpool.
Le texte de Simon Diard s’apparente à une transe psychédélique. Une transe et peut-être un voyage initiatique au bout duquel l’auteur nous confronte à une ultime situation-limite, pure et tranchante comme un diamant, une dernière énigme qu’il ne vaut mieux pas prendre le risque de résoudre.
Marc Lainé
La distance qui sépare le fantasme de l’acte n’est-elle pas impénétrable ? Et celle qui sépare la planification mentale de la simple rêverie ? A partir de quand une pulsion menace-t-elle de se matérialiser en actes ? Peut-on lire dans les lignes incertaines d’une conscience ? Et comment être certain qu’on discerne le vrai du faux ? La réalité de la fiction ? La description de faits réels de la projection imaginaire ? Peut-on percer de l’extérieur les intentions et les désirs les plus occultes ? Faut-il préférer au risque de laisser en vie un meurtrier en puissance celui d’éliminer un innocent ?
Simon Diard
Note de Marc Lainé, dimanche 15 novembre 2015
Dans quelques jours, nous allons présenter à Théâtre Ouvert une mise en espace d’une pièce de Simon Diard qui s’appelle La Fusillade sur une plage d’Allemagne. En travaillant sur ce texte, nous avons découvert un matériau complexe, volatile, qui échappait à toute « résolution », mais dont le pouvoir de fascination tient précisément au fait d’offrir une infinité d’interprétations possibles.
La Fusillade sur une plage d’Allemagne ne traite pas directement, factuellement, de l’actualité immédiate ou récente. Pourtant, les attentats du 13 novembre orientent le regard et l’écoute que nous portons sur elle.
La violence des récits de la première partie de La Fusillade sur une plage d’Allemagne devrait être inimaginable. Elle ne l’est plus. Elle envahit désormais nos écrans, nos imaginaires, nos vies. En revanche, la situation que propose Simon Diard dans la deuxième partie de sa pièce est beaucoup plus difficile à imaginer et donc à représenter : comment envisager qu’un « groupe de personnes » décide de mettre à mort un individu sans autre « justification » que des récits, des fictions ? Et qu’est-ce que nous révèlent alors ces fictions sur ceux-là même qui les inventent pour légitimer leur volonté de tuer ? Qu’est-ce qu’elles nous apprennent de leur peur, de leur paranoïa, de leur haine, de leur propre désir de mort ?
Notre époque saturée et terrorisée par la violence et ses représentations peut-elle faire naître parmi nous des meurtriers aussi monstrueux que ceux qui nous menacent ?
Je crois que ce sont les questions que pose la pièce de Simon Diard et que nous sommes plus que jamais sommés de faire entendre.
Les derniers mots prononcés dans la pièce sont : »Ich weiss nicht. » Je ne sais pas.
Le texte est paru aux éditions Tapuscrit / Théâtre Ouvert et est finaliste du Grand Prix de littérature dramatique 2015
Rencontre avec l’auteur et l’équipe artistique les 3 et 8 décembre à l’issue des présentations
Production Théâtre Ouvert avec le soutien de la Région Ile-de-France
Avec le dispositif d’insertion de l’Ecole du Nord, soutenu par la Région Nord-Pas de Calais et la DRAC Nord-Pas de Calais et la participation artistique du Studio d’Asnières-ESCA
mise en espace Marc Lainé
avec Ulysse Bosshard, Bénédicte Cerutti, Jonathan Genet, Mathieu Genet, Olivier Werner
et la participation de Noé Fabre
lumières Nicolas Marie
