L’Odeur des tissus
Tout se passe dans une résidence destinée à des femmes. Sept pensionnaires y cultivent gaiement leur faculté d’émerveillement avec l’aide de Claudia, la dévouée directrice. Au travers d’activités manuelles, artistiques, ou encore par la pratique de la discussion, elles s’essayent, tant bien que mal, à l’art de la joie.
L’Odeur des tissus propose de poser un regard empathique et amusé sur une communauté dont l’entente est toujours en tension.
EXTRAIT
CLAUDIA. C’est un peu arrogant, ce n’est pas généreux. L’objectif de cet atelier n’est pas de vous pousser à la créativité, parce que moi je…Elle s’adresse à toutes les résidentes.
Je ne valorise pas la créativité à tout prix, dans la vie il y a des gens qui n’ont pas la fibre artistique et ce n’est pas grave. Le travail du copiste consiste justement, corrigez- moi Gisèle si je me trompe, à ne pas se mettre en avant, à adopter le geste de l’artiste, tenter de le comprendre et s’efforcer de le reproduire avec exactitude. C’est un travail minutieux et humble.
GISELE. Effectivement la difficulté consiste davantage dans le fait de s’effacer. Le copiste va plutôt mettre son talent au service de l’œuvre.
CLAUDIA. Tout à fait.
GISELE. Ce qui au demeurant n’est pas non plus à la portée de tout le monde. Un petit temps.
PAULETTE. En fait, je comprends pas le travail qu’on fait ici alors. Si le but c’est d’empêcher celles qui ont un penchant pour la création, de les cantonner à se mettre dans les pas de, au lieu de les accompagner dans leur épanouissement j’veux dire, si mon épanouissement passe par là !
[…] « Dans L’Odeur des tissus aucune dispute n’éclate réellement, aucun drame n’advient, les mini accidents de la vie normale du groupe finissent toujours par s’effacer devant la tendresse extrême que ces femmes veulent se donner les unes aux autres. On chante, on se dit des haïkus, c’est ridicule, ça ne ressemble à rien qui existe. Cette non-histoire, cette incongruité miraculeuse me touche par la poésie inattendue et en fait très burlesque qui s’y déploie. Un danger court silencieusement dans les tous petits détails, comme un diable prêt à pulvériser le fragile équilibre de cette utopie. Malgré notre besoin de conflit, notre attente avide de péripéties, la pièce déplace malicieusement notre attention vers les interstices, elle invite à regarder les petites choses, celles qui n’ont jamais la place d’honneur : comment se passer un thermos de thé, préparer une table, se faire une bise pour la nuit, disposer un pot de fleur. Au moyen clownesque d’une politesse de tous les instants, ces femmes tentent de préserver la paix qu’elles partagent. Cet effort inexplicable maintenu jusqu’au bout, c’est ça qui est spectaculaire. C’est la force et la folie de la pièce. […] » – Marion Duphil
TOURNÉE
CRÉATION du 8 au 11 décembre 2026 à la Comédie de Reims – CDN
Du 21 janvier au 3 février 2027 – Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Paris
Du 22 au 26 mars 2027 – Théâtre de la Manufacture – CDN Nancy Lorraine
30 mars 2027 – Scène Nationale de Mâcon – Le Théâtre
©DR
PRODUCTION (en cours) Cie Par les visages
COPRODUCTION Comédie de Reims – CDN, Théâtre de la Manufacture – CDN Nancy Lorraine, Le Nest – CDN Transfrontalier de Thionville – Grand Est, Le Théâtre – Scène Nationale de Mâcon, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Quint’Est.
SOUTIENS (en cours) Ville de Reims, Département de la Marne, Région Grand Est, Drac Grand Est, Dispositif Quint’Est, Adami, SPEDIDAM, SACD, et avec le soutien du JTN.
RÉSIDENCES Théâtre de la Manufacture – CDN Nancy Lorraine, Abbaye de Boulbonne, Comédie de Reims – CDN
ADMINISTRATION Clément Longin
Texte Lydie Tamisier (éditions Théâtre Ouvert | TAPUSCRIT)
Mise en scène Marion Duphil
Avec Fatima Aïbout, Maly Diallo, Nicole Dogué, Andrea El Azan, Jade Herbulot, Pauline Mereuze, Thalia Otmanetelba, Prunella Rivière, Louise Roch
Dramaturgie Adèle Chaniolleau
Scénographie Lisa Navarro
Costumes Marie La Rocca
Création lumière Juliette Besançon
Création sonore Paul Bertrand
Intervention clown Camille Perrin
Régie Générale et reprise régie lumière Corentin Nagler
Régie Plateau et accessoires Manon Choserot
À partir de 12 ans
LUN, MAR, MER À 19H30
JEU, VEN À 20H30
SAM À 18H
| Carte TO | ||
|---|---|---|
| Plein tarif | 20€ | 14€ |
| Tarif réduit | 14€ | 10€ |
| Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs | 8€ | |
| Associations, groupesà partir de 6 personnes | 8€ | |
| Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) | 12€ | |
