Les cinq fois où j’ai vu mon père

Du 17 au 29 janvier 2022

CRÉATION

CO-ACCUEIL AVEC LE THÉÂTRE NANTERRE-AMANDIERS

Combien de fois ? L’enfant devenu grand compte sur les doigts de sa main. Cinq fois. Il aura vu son père cinq fois. Un jour, le père a quitté son île natale, Haïti, pour gagner sa vie aux États-Unis. Sans jamais se retourner. Guy Régis Jr questionne l’absence, la mémoire, le silence, le mystère et les traces laissées là, avant qu’elles ne s’effacent. Des mots pour remonter le temps, repriser les trous de mémoire, s’inventer des histoires, vérifier l’authenticité des souvenirs lointains. Et puis élargir la focale. Penser que l’acte de partir est une déchirure intime mais aussi la marque de fabrique d’une île ravagée par des politicien·ne·s cupides et tortionnaires, une île balayée par des catastrophes économiques et naturelles. La poésie de Guy Régis Jr – elle est ici confiée à l’acteur Christian Gonon de la Comédie-Française – parvient à conjurer le sort. Pour apprendre à vivre, à devenir un être libre.

NOTE D’INTENTION

« Dans mon travail, depuis des années, mère, père, fils, fille, défilent, s’entrechoquent indéfiniment. Je ne cesse d’établir la famille comme si elle était la clef du problème humain. C’est encore une fois le cadre de cette pièce. Le sujet est personnel, voire intime. Alors qu’il concerne bien d’autres. Car nous avons chacun subi une absence quelque part.
Je souhaite ici faire une radiographie de la famille, de ces familles qui ne jurent que par leur départ du pays pour des destinations multiples, vers là où ça va mieux : Etats-Unis, Canada, France, etc. Tout au long de ma vie, et aujourd’hui encore, j’ai vu passer une vraie flopée de familles misant tout dans la partance. Et c’est cela que je questionne ici. Des gens qui s’effacent d’une vie dans l’espoir de revivre une autre, laissant tout derrière eux. Sans se rendre compte de l’absence que cela génère.  »
Guy Régis Jr

EXTRAIT

– Tu m’aimes, c’est vrai ?
– Je t’aime mon enfant. Je t’aime tant. Je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. Je t’aime en piles, tu sais.
– Pourquoi, alors, pourquoi je ne te vois pas ?
– Je ne sais pas mon enfant. Je ne sais pas. Mais je t’aime.
– Tu m’aimes.
– Oui, je t’aime. Je t’aime en piles.
– Et ma maman, tu l’aimes aussi ?
– Mon enfant. On ne parle pas de ces choses-là. De ta mère. Elle ne sait pas ce qu’elle veut. Un jour, peut-être, je t’expliquerai
 
CRÉATION le 17 janvier à Théâtre Ouvert
TOURNÉE
25 et 26 mars 2022: représentations au Tropiques Atrium, Fort-de-France
1er et 2 avril 2022 : représentations à L’Artchipel, Basse-Terre
Diffusion au Théâtre de Liège
 

REVUE DE PRESSE

À LIRE

Sibellehaiti.com, 31 janvier 2022 : « Il pleut avec poésie l’incompréhension, les doutes et les douleurs que les subites apparitions et disparitions d’un père créent dans la vie d’un enfant. Il pleut de nombreux applaudissements. »

L’Humanité, 24 janvier 2022 : « Son écriture intense, sensible et hautement poétique, capte les moindres frémissements de l’âme humaine. Guy Régis Jr a confié ce monologue intérieur avec vue sur la vie à Christian Gonon, de la Comédie-Française. Son jeu, dépouillé d’artifice, tout en subtilité, laisse éclore la langue de l’auteur. De la belle ouvrage. »

Théâtre du blog, 19 janvier 2022 :  « Une mise en scène sobre et réussie qui doit beaucoup à la présence de Christian Gonon. Il se glisse avec humour, élégance et une émotion retenue dans cette langue concrète et poétique, mais sans pathos. Il est à la fois cet enfant avec toutes ses questions et cet adulte qui revient avec lucidité sur son passé. Un spectacle à voir mais aussi un texte à lire… »

L’Oeil d’Olivier, 18 janvier 2022, « Père en défaut » : « Faisant le pont entre histoire intime, liée à un contexte social particulier, et une dimension plus universelle, qui touche nombreux pays aux économies fragiles, instables, il signe de son écriture poétique, imagée, belle, un spectacle saisissant, captivant, un seul-en-scène vibrant. »

Scèneweb, « 20 têtes d’affiche pour la rentrée 2022 », 3 janvier 2022 : « Dans Les cinq fois où j’ai vu mon père, l’auteur haïtien Guy Régis Jr souhaite « faire une radiographie de la famille, de ces familles qui ne jurent que par leur départ du pays pour des destinations multiples, vers là où ça va mieux : Etats-Unis, Canada, France, etc. Tout au long de ma vie, et aujourd’hui encore, j’ai vu passer une vraie flopée de familles misant tout dans la partance. Et c’est cela que je questionne ici. Des gens qui s’effacent d’une vie dans l’espoir de revivre une autre, laissant tout derrière eux. Sans se rendre compte de l’absence que cela génère. »

Entretien de Guy Régis Jr pour Scèneweb, 17 novembre 2021

L’Oeil d’Olivier, 26 avril 2021 : « Guy Régis Jr : Au fil de l’écriture, des thématiques viennent alimenter le corps du texte, lui donner un sens, une direction. La traversée, l’exil, la fuite, font partie de sujets que j’avais envie de traiter depuis longtemps. C’est dont logiquement que j’ai intégré le voyage vers cet ailleurs de jeunes gens fuyant un pays où ils ne peuvent s’épanouir. »

Remue.net, octobre 2018 « Les mots sont seuls au monde » : « Guy Régis Jr : Mon mot et moi, ensemble nous sommes seuls au monde. Je parle donc je suis. Car nous puisons ensemble dans la même réalité. Nous dépendons du même climat, de la même atmosphère. Mon mot dit ma soif, ma peur, ma raison, ma déraison. Mon mot témoigne de mon histoire, de tout mon parcours. A chaque mot que je dis dans ma langue il témoigne de son évolution, son histoire, son parcours. »

À ÉCOUTER

De vives(s) voix, RFI, 27 janvier 2022 : « À travers ces cinq rencontres, il tente un portrait de cet homme qui apparaît et disparait « comme un oiseau », et veut comprendre sa propre histoire. »

 

©Nathania Périclès
PRODUCTION NOUS Théâtre
COPRODUCTION Théâtre Ouvert Centre National des Dramaturgies Contemporaines, l’Artchipel – Scène Nationale de Guadeloupe, Tropiques Atrium – Scène Nationale de Martinique.
Avec le soutien financier de l’Institut français à Paris, , la DRAC Île-de-France, la Région Île-de-France, la Ville de Paris. Et le soutien de la Comédie Française, du Théâtre de la Tempête, du Théâtre des Doms, de l’ONDA, de la Radio Métropole et de la Radio Haïti Inter
D’après Les cinq fois où j’ai vu mon père de Guy Régis Jr ©Éditions Gallimard
Ce texte est lauréat de l’Aide à la création de textes dramatiques – ARTCENA

Texte et mise en scène Guy Régis Jr

Avec Christian Gonon de la Comédie Française
Assistanat à la mise-en-scène Kim Barrouk, Hélène Lacroix
Création sonore Hélène Lacroix
Images Raphaël Carloone
Régie générale Sam Dineen

Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 20h
Samedi à 18h

Tout public

Durée : 1h00
Carte TO
Plein tarif 20€ 10€
Tarif réduit 14€ 8€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€