JUILLET 1961

JUILLET 1961

Du 18 au 22 avril

Été 1961.
Chloé et Clarisse vivent dans le même quartier à la porte du centre-ville.
Chloé se prostitue pour boucler ses fins de mois et ce jour-là, son client s’avère être un inspecteur de police à la recherche de son père.
Clarisse, elle, rythme sa journée en naviguant entre son emploi du matin et celui du soir.
Pendant ce temps, leurs filles Mary et Dani, explorent la ville jusqu’à assister à d’inévitables violences, des soulèvements qui remontent jusqu’à leur quartier dans un implacable tempo.

NOTE D’INTENTION

« En 2017, je tombe sur un cliché pris par le photographe américain Garry Winogrand. Hantée par cette image, je plonge dans sa série de photographies prises durant les années 60. Un texte gonflait dans mon ventre nourrit par l’énergie, le mouvement, l’improvisation imposée par ces photos. C’est JUILLET 1961.

Mais pourquoi 1961? Pourquoi pas 1963, 1964, 1968 ? Ces années frappantes, saillantes, socialement aux Etats-Unis. Je choisis 1961 parce que c’est une année qui semble plane, une année moins visibilisée. Le but est que l’époque ne prenne pas le dessus sur le texte, mais qu’on reste en conscience du contexte de la Grande Histoire dans le lieu que j’ai choisi : Chicago.

Cette ville est un personnage de JUILLET 1961. Elle cristallise les tensions sociales et ethniques, puisque c’est de cela qu’il s’agit, de même que les ambitions de consommation, de liberté, de rencontres par le jazz.

À travers le regard de deux femmes, je veux interroger les mécanismes de l’immobilisme et du changement. Elles vivent sur le même territoire mais dans deux réalités parallèles. Écrasée par leurs besoins de travailler, elles déambulent dans la ville jusqu’à en devenir l’objet. Leurs enfants les confrontent à la réalité de leur condition sociale. Une génération qui dit non à la violence, et qui pour ce faire l’embrasse peut-être, cette violence. Jusqu’où serait-on prêt à aller pour s’émanciper de sa condition sociale ? De sa dite “assignation”?

Le jazz sera au cœur du projet grâce à mes partenaires le pianiste Roberto Negro et le batteur Sylvain Darrifourcq. Sur le plateau, Ecriture et Musique ne feront plus qu’un. L’axe musical sera travaillé à partir du texte sans en appuyer la narration. Modeler ensemble la prose et le son pour aboutir à une forme adaptable des grands théâtres au petit club, où l’on ne saurait plus dire si on assiste à un concert ou à une pièce de théâtre.

En 2021, soixante ans se seront écoulés depuis 1961, une nouvelle génération se confronte à l’héritage historique de leurs parents. Ce spectacle pourrait être accompagné de témoignages, conférences et expositions. » – Françoise Dô

Création le 10 janvier 2022 au Théâtre de Vanves

 
AVEC LE SOUTIEN de la Direction des Affaires Culturelles de la Martinique, du ministère des Outre-mer, des Fonds d’aide aux échanges artistiques et culturels pour les Outre-mer (FEAC), de La Comédie de Saint-Étienne – CDN, du Théâtre de Vanves – scène conventionnée d’intérêt national Art et création pour la danse et les écritures contemporaines à travers les arts, de Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
REMERCIEMENTS Adrien Chiquet, Alfred Alexandre et son équipe d’ETC_Caraïbe ; au Printemps des comédien·ne·s dans le cadre du Warm up, à la Cité internationale des arts de Paris, de Tropiques Atrium – Scène Nationale de Martinique, à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon – Centre national des écritures du spectacle, de ETC_Caraïbes, aux Francophonies – Des écritures à la scène, à L’Odyssée – L’autre rive – ville d’Eybens, à la fondation FACE, et aux services culturels de l’ambassade de France à New-York pour la traduction en anglais par Nathanaël.

Texte et mise en scène Françoise Dô
Éditions Théâtre Ouvert | TAPUSCRIT

Conseil dramaturgique Paul Emond
Collaboration artistique Denis Boyer
Avec Rosalie Comby, Wanjiru Kamuyu ou Françoise Dô (en alternance), Christopher Mack ou Kenneth Starcevic (en alternance), Sylvain Darrifourcq, Roberto Negro
Création musicale Sylvain Darrifourcq, Roberto Negro
Création lumière Cyril Mulon
Costumes Jien Chung
Régie son Pierre-Emmanuel Mériaud
Régie plateau Yann-Mathieu Larcher
Création vidéo Richard Rampaly

À partir de 14 ans

Mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi à 20h30
Samedi à 18h

Durée :
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 10€
Tarif réduit 14€ 8€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€