Qualification : Interprète
Cyril Gueï
Cyril Gueï est un acteur de théâtre et de cinéma. Il étudie au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris en 1997 pour une période de trois ans. Il travaille successivement avec Peter Brook, Irina Brook, Krzysztof Warlikowski, Hubert Koundé, etc. En 2005, sa carrière se dirige vers le cinéma avec Brice de Nice de James Huth, L’Ivresse du pouvoir de Claude Chabrol (2006), L’autre de Pierre Trividic et Patrick Mario Bernard (2008), Ligne de front de Jean-Christophe Klotz (2009), Gibier d’élevage de Rithy Panh (2011), Grigris de Mahamat Saleh Haroun, sélectionné au festival de Cannes 2013. En 2012, il prend la casquette de réalisateur pour tourner deux courts-métrages, Reste avec moi et Demain est un autre jour, dans lesquels Roda Fawaz tient les rôles principaux. Depuis, il a joué dans plusieurs comédies comme Les Reines du ring de Jean-Marc Rudnicki, Les Francis de Fabrice Begotti, Joséphine s’arrondit de Marilou Berry, Tamara d’Alexandre Castagnetti sorti en octobre 2016. En 2014, il entame la réalisation de son premier long-métrage Détour aux Sources en collaboration avec Roda Fawaz. Il joue aussi dans plusieurs séries télévisées et téléfilms. Il commence une carrière internationale en intégrant le casting de NW réalisé par Saul Dibb (2016). Cette même année, il effectue un retour au théâtre : Il faut beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq mise en scène par les DAS PLATEAU au Théâtre Ouvert, Neige d’Orhan Pamuk mise en scène par Blandine Savetier au TNS et Iliade version d’Alessandro Baricco mise en scène par Luca Giacomoni au Théâtre Paris-Villette.
Pierre Giafferi
Né en 1986, Pierre Giafferi est comédien, metteur en scène, réalisateur, auteur et scénariste. Après une formation à l’Ecole Supérieure d’Etudes Cinématographiques, section réalisation, il intègre le Cours Florent et sa Classe Libre. Puis il est reçu au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique (promotion 2013) où il travaillera avec Sandy Ouvrier et Jean-Paul Wenzel. En tant que comédien, il a joué sous la direction de Jean-Paul Wenzel (Antigone 82, MC2 Grenoble), Lena Paugam (Les coeurs tétaniques et Les Sidérées , au T2G et TNB), Benjamin Porée (Trilogie du Revoir de Botho Strauss, au Théâtre des Gémeaux et tournée, Andromaque de Racine et Platonov de Tchekhov au théâtre de Vanves), Thibaut Wenger (La Cerisaie , Tchekhov, au Varia de Bruxelles et Strasbourg), Sylvain Levitte (Nothing, la tragédie du Roi Lear d’après Shakespeare, Avignon), Clément Poirée (Homme pour Homme de Brecht, au théâtre de la Tempête et Chalon sur Saône), Sterenn Guirriec (Partage de Midi de Claudel à la Scène Watteau), Clément Bondu (Hamlet/Ophélie de Bondu, ENSAD Montpellier et La musique/ La liberté d’après Baal de Brecht), Francis Huster (César, Fanny, Marius de Pagnol, tournée France, Belgique, Suisse), Pierre Niney ( Si près de Ceuta de Niney, Ciné 13), Fanny Sidney (Le dindon de Feydeau).
Au cinéma, il tourne dans les court-métrages de Aurélien Peilloux et Blandine Lenoir. En 2015, il a tourné dans le film La Danseuse de Stéphanie Di Giusto, présenté au festival de Cannes 2016 en sélection Un Certain Regard. Il a aussi tourné pour les Talents Adami Cannes 2016 sous la direction de Sylvain Chomet ainsi que dans le long métrage Aurore de Blandine Lenoir.
Marcial Di Fonzo Bo
Né à Buenos Aires, il s’installe à Paris en 1987.
De 1991 à 1994, il suit la formation d’art dramatique de l’Ecole du Théâtre National de Bretagne. Avec quelques acteurs de cette promotion il participe à la création du Théâtre des Lucioles. Au sein de ce collectif d’acteurs, il met en scène de nombreuses pièces, s’attachant à des auteurs contemporains tels Copi, Leslie Kaplan, Rodrigo García, Lars Norén, Fassbinder, Spregelburd ou Philippe Minyana.
Comme comédien, il est dirigé par de nombreux metteurs en scène, entre autres, Claude Régy, Matthias Langhoff, Rodrigo García, Olivier Py, Jean-Baptiste Sastre, Luc Bondy ou Christophe Honoré. Au cinéma, il tourne avec Claude Mourieras, Emilie Deleuze, Christophe Honoré, Stéphane Guisti, François Favrat, Maïwenn et Woody Allen.
En 1995, il reçoit le prix de la révélation théâtrale du syndicat de la critique pour son interprétation du rôle-titre de Richard III mis en scène par Matthias Langhoff. En 2004, le même syndicat de la critique lui décerne le prix du meilleur acteur pour Muñequita ou jurons de mourir avec gloire de Alejandro Tantanian mise en scène par Matthias Langhoff.
À partir de 1999 il entame une collaboration à la mise en scène avec Élise Vigier. Ensemble, ils mettent en scène plusieurs pièces de Copi, dont la création de La Tour de la Défense à Paris et au Festival d’Avignon, puis à Barcelone et à Moscou.
En 2008, il entame une collaboration de longue haleine avec l’auteur argentin Rafael Spregelburd : La Connerie (2008), La Paranoïa (2009) et L’Entêtement (2011) et avec Pierre Maillet La Panique (2009) et Bizarra (2012).
En 2010, il coécrit Rosa la Rouge avec la chanteuse Claire Diterzi. Pour le festival d’Automne 2010, il signe la mise en scène de Push up de Roland Schimmelpfennig, et au Théâtre de Paris, La Mère de Florian Zeller pour laquelle Catherine Hiegel reçoit le Molière 2011 de la meilleure interprète. La même année il met en scène La Grotta di Trofonio à l’opéra de Lausanne.
En 2012, il met en scène Lucide au Théâtre Marigny à Paris et Cossi fan tutti de Mozart à l’Opéra de Dijon sous la direction musicale de Christophe Rousset. En mars 2014, il met en scène au Théâtre National de la Colline Une Femme de Philippe Minyana, Et il réalise son premier film de fiction pour Arte, Démons de Lars Norén puis crée au Théâtre du Rond-Point la version théâtrale.
En 2015 il prend la direction de la Comédie de Caen-Centre Dramatique National de Normandie.
Il monte avec Elise Vigier Dans la République du Bonheur de Martin Crimp et Vera de Petr Zelenka.
En 2016 il crée Demoni de Lars Norén au Teatro Stabile Di Genova en Italie.
En 2017 il crée Eva Peron et L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer de Copi au Théâtre National Cervantès de Buenos Aires.
En janvier 2018, toujours avec Elise Vigier, il coécrit M comme Méliès d’après des écrits et des films de Georges Méliès.
En avril 2018 il met en scène l’opéra King Arthur d’Henry Purcell sous la direction musicale de Leonardo García Alarcón au Grand Théâtre de Genève.
Karim Kadjar
Acteur irano-suisse né à Téhéran en 1972. Après des études secondaires à Genève et à St.Gall (Suisse), il part à Paris se former artistiquement sous l’œil bienveillant de Zakariya Gouram au sein de la Cie. R.I.D.E.A.U.. Il poursuit sa recherche autour du jeu d’acteur sous la direction d’Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil. En 1998, il fonde, avec le metteur en scène Christophe Ramirez, le Théâtre de l’Herbe Tendre et crée plusieurs spectacles, dont le « Petit Bois » d’Eugène Durif. Depuis, il joue entre autres pour Matthias Langhoff, Philippe Goyard, Florence Lavaud, Betty Heurtebise, Laurance Henry, Delphine Bailleul et Dorian Rossel. Depuis 2013, son champ d’action s’élargit au cinéma, à la fois par le jeu et l’écriture.
Léna Paugam
Metteuse en scène, et comédienne formée au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique à l’issue d’une licence de Philosophie et d’un Master en études théâtrales, elle est l’autrice d’une thèse de doctorat soutenue en 2017 au sein du dispositif SACRe (Science Art Création Recherche) à l’université Paris Sciences et Lettres. Elle s’y intéressait tout particulièrement aux notions de rythme et de présence dans le jeu de l’acteur.
Elle a fondé, en 2012, la companie Lyncéus (devenu le Collectif Lyncéus en 2015), avec laquelle elle a notamment réalisé un cycle de huit pièces artistiques explorant le rapport entre désir et sidération dans les dramaturgies modernes et contemporaines. En 2014, elle est à l’origine du projet du Lyncéus festival, évènement in situ dédié aux écritures théâtrales émergentes et le codirige jusqu’en 2023.
En 2017, elle a également fondé la compagnie Alexandre basée à St-Brieuc dans les Côtes-d’Armor. Accompagnée par Peggy Loret-Barot en administration et production, elle y mène des projets de formes et d’échelles diverses (théâtre, musique, installations, conférences) avec un soucis d’équilibre entre ancrage territorial et rayonnement national.
Entre 2015 et 2018, Lena Paugam était artiste associée à La Passerelle, scène nationale de St-Brieuc. Aujourd’hui, elle est associée au Théâtre de Lorient – centre dramatique national (depuis 2023), aux Scènes du Golfe à Vannes (depuis 2024) et à la Comédie de Béthune (depuis 2025).
La compagnie Alexandre s’est fait notamment connaître en juillet 2018 avec Hedda, un monologue de Sigrid Carré Lecoindre, mis en scène et interprété par Lena Paugam.
En 2019, Lena Paugam crée Écho, ou la parole est un miroir muet de Xavier Maurel, un spectacle in situ, se jouant en forêt, avec une quinzaine de danseurs amateurs dirigés par le chorégraphe Thierry Thieu Niang.
En 2021, elle crée Je crains de me connaître en l’état où je suis / Andromaque d’après Jean Racine, et un nouveau solo De la disparition des larmes, de Milène Tournier.
En 2022, une création musicale composée avec le batteur Martin Wangermée et le guitariste Yann Barreaud à partir d’Ode Maritime de Fernando Pessoa, et la reprise en salle de Pour un temps sois peu, monologue de Laurène Marx créé en version in situ dans le cadre du Lyncéus Festival 2021.
Depuis 2022, la Compagnie Alexandre est conventionnée par la DRAC Bretagne. La compagnie alexandre propose plusieurs projets culturels en Côtes d’Armor : un laboratoire/atelier ouvert aux comédiens amateurs, ainsi que, chaque saison, plusieurs projets d’éducation artistique et culturels permettant à Lena Paugam d’articuler pédagogie et recherche en initiant de nouvelles collaborations artistiques et intellectuelles.
Lena Paugam est l’autrice d’Alice, ou le trouble, texte créé avec les élèves de l’ESAD/Paris au Théâtre 13 en 2023 et de Némo, ou les yeux infinis, d’après la bande dessinée Little Nemo, créé au Théâtre de Lorient en 2024. En 2024, elle a co-adapté et mis en scène La Confession d’un enfant du siècle, de Musset.
En tant que metteuse en scène, Lena Paugam a récemment créé le spectacle Gisèle Halimi, une farouche liberté, d’après le recueil d’entretiens réalisés par Annick Cojean. Ce spectacle, actuellement en tournée, est issu d’une commande et produit par La Scala-Paris.
©DR
MAJ 28/03/25
Lubin Labadie
Maïka Louakairim
Née en 1991 à Paris, Maïka Louakairim se forme d’abord en licence de Sociologie-Philosophie à la Sorbonne de 2009 à 2012. Elle intègre ensuite l’école du Studio d’Asnières dirigée par Jean Louis Martin Barbaz et Hervé Van Der Meulen, puis, en 2014, l’Ecole Supérieure des Comédiens par l’Alternance (ESCA) sous la direction d’Hervé Van Der Meulen et Tatiana Breidi. Elle se forme notamment aux côtés de Gilles David, Nathalie Fillion, Anne Delbée, Paul Desvaux… Elle sort de l’ESCA en 2017 en participant avec sa promotion au festival des Écoles du Théâtre Public à l’Aquarium. Ils y présentent LAC écrit par Pascal Rambert et mis en scène par Marie-Sophie Ferdane. Pour la saison 2017-2018, elle est membre de l’Académie de la Comédie Française. Elle y présente un seul en scène, La femme près de la boîte aux lettres qui se débat avec son parapluie, mis en scène par Gaël Kamilindi.
Olivier Werner
Olivier Werner a suivi sa formation d’acteur et de metteur en scène à l’ENSATT, au TNS et à l’Institut Nomade de la Mise en scène.
Il vit entre la Suisse et la France.
Comme acteur, il a notamment travaillé sous la direction de Gérard Vernay, Jean-Marie Villégier, Lluis Pasqual, Christian Rist, Marc Zammit, Claudia Morin, Adel Hakim, Urszula Mikos, Simon Eine, Richard Brunel, René Loyon, Christophe Perton, Yann-Joel Colin, Jorge Lavelli, Daniel Janneteau, Yves Beaunesnes, Christophe Rauck, Marc Lainé …
Il a également mis en scène plusieurs spectacles sous les labels de la Comédie de Valence et du CDR de Vire, mais également avec l’ANNEAU, sa première compagnie, et FORAGE, sa compagnie actuelle: Pelléas et Mélisande (Maurice Maeterlinck), Les Revenants (Henrik Ibsen), Les perses (Eschyle), Les hommes dégringolés (Christophe Huysman, création collective), Béatrice et Bénedict (opéra – concert d’Hector Berlioz), Rien d’humain (Marie N’diaye), Mon conte Kabyle (Marie Lounici), Occupe-toi du bébé (Dennis Kelly), After the end (de Dennis Kelly), La pensée (Leonid Andreïev), Le vieux juif blonde (Amanda Sthers), Show room Nouveau drame (Suzanne Joubert), Semelle au vent (de Mali Van valenberg).
Au cours de son parcours, il a dirigé plusieurs stages de formation d’acteurs pour des CDN (Reims, Angers, Valence), pour des écoles de théâtre (HETSR de Lausanne, Conservatoire de Montpellier), également pour un public scolaire et universitaire (Lorient, Valence), pour un centre de réinsertion (Bondy) et pour des centres pénitentiaires (Fleury-Mérogis, Valence)
Sidney Ali Mehelleb
Après une formation d’acteur au Studio Théâtre d’Asnières et plusieurs années de travail au sein de la compagnie de celle-ci, Sidney travaille avec plusieurs metteurs en scène à travers toute la France. En parallèle, il commence à écrire pour la scène. Sa première pièce Babacar ou l’Antilope reçoit l’Aide à La Création du Centre National du Théâtre en novembre 2013. Il met en scène le spectacle en janvier 2017 au Théâtre 13 Seine Paris et le jouera en tournée.
Grâce à cette pièce, Le Centre National des Écritures du Spectacle – La Chartreuse Villeneuve Lez Avignon lui propose une résidence. Split voit le jour, une histoire d’amitié (entre deux basketteurs ayant réellement existé) brisée par le nationalisme montant en Ex-Yougoslavie. Grâce à Babacar ou l’Antilope toujours, Sidney devient auteur en résidence à La Nacelle Aubergenville, alors sous la direction de Eudes Labrusse.
Il y écrit une pièce «pour piscine» Le Saut de l’ange qui sera mis en scène par Aurélie Van Den Daele (directrice artistique du DEUG DOEN GROUP).
Avec le DEUG DOEN GROUP, Sidney joue, écrit et participe à la dramaturgie de la création Métamorphoses d’après Ovide et Ted Hugues. La collaboration avec Aurélie Van Den Daele continue lorsqu’elle lui commande une pièce. Ce projet s’appellera Soldat.E Inconnu.E. Pour le Théâtre, Sidney a écrit également Icham, Quatre par trois, Swing Ring, Maestra d’après Le Maître et Marguerite de M. Boulgakov.
Et pour le cinéma, De vrais p’tits moineaux (court métrage) et Portraits (long métrage).
Chaque année, Sidney mène des ateliers de transmission autour de l’écriture théâtrale, des ateliers de création et de jeu avec des enfants ou des adultes amateurs. Ces projets le conduisent à écrire pour le groupe qui participe à ces ateliers. L’objectif est de se mettre au coeur du processus de création, d’inspirations qui conduit au jeu, à l’écriture et à la créativité.
En tant qu’acteur, il joue d’abord pour la Compagnie Jean-Louis Martin Barbaz travaillant sous la direction de Chantal Deruaz, Patrick Simon, Hervé Van Der Meulen, Yveline Hamon et Jean-Marc Hoolbecq. Il travaille ensuite avec Valérie Castel Jordy, Adrien Béal et Laurent Pelly. Il travaille avec le DEUG DOEN GROUP, et joue dans Angels in America et dans L’Absence de guerre de David Hare. Il joue également sous la direction de Matthieu Dandreau, pour le projet Dionysos, et sous la direction de Pascal Neyron pour un cabaret au Bal Blomet.
Il a mis en scène Dis camion ! de Claire Barrabes, Big shoot de Koffi Kwahulé, Les pirates rescapés et Le Ventre et la Pendule, et Babacar ou l’Antilope.
Maj : 21/09/21
Véronique Côté
Véronique Côté est comédienne, autrice et metteure en scène. Depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2002, elle a joué dans près d’une trentaine de productions théâtrales et a été dirigée notamment par Édith Patenaude, Wajdi Mouawad, Frédéric Dubois et Steve Gagnon. À titre de metteuse en scène, elle a dirigé également les pièces Faire l’amour, Scalpée et Venir au monde d’Anne-Marie Olivier. Ses pièces pour enfants Flots, Tout ce qui brille voit et Les choses berçantes, dont elle signe également les mises en scène, ont eu un magnifique rayonnement au Québec et en France. Comme autrice, elle co-écrit, avec Steve Gagnon, le recueil Chaque automne j’ai envie de mourir, publié dans la collection Hamac. Elle publie sa pièce Tout ce qui tombe – finaliste aux Prix du Gouverneur général en 2013 – aux Éditions Leméac, et chez Nouveau Projet (Atelier 10), elle publie La vie habitable, les collectifs S’appartenir(e) et La fête sauvage, ainsi que les articles Îles (trois) et La consigne lumineuse. Véronique signe également des chroniques dans le Devoir ainsi qu’à la radio, sur la chaîne ICI Première.
