François Vallet

Après une licence en percussion à l’Université de Montréal, François Vallet obtient son Master au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Parallèlement à cela, il se prend d’intérêt quant à la place du corps sur scène au-delà de la musique. Il s’essaie alors au théâtre avec Annette Barthélemy, et s’initie plus tard au « théâtre musical » après avoir rencontré Gaston Sylvestre, Jean-Pierre Drouet et Françoise Rivalland pour l’écriture de son mémoire sur cette discipline. En 2017, il est recruté en tant que percussionniste dans la compagnie Je Garde Le Chien pour le spectacle de Claire Diterzi : L’Arbre en Poche. Après une première exploitation de 30 dates en France, il est recruté pour la nouvelle pièce de Roxane Kasperski et Elsa Granat : V.I.T.R.I.O.L., encore une fois pour le rôle de percussionniste sur scène.
Il continue néanmoins son rôle de musicien à l’orchestre en jouant notamment avec le 3D Orchestra, l’orchestre Lamoureux, ou encore l’Orchestre National de France. Il se distingue aussi dans la composition pour percussion avec des commandes passées entre autres par l’Ensemble Dérive, le Trio Xénakis ou encore le Paris Percussion Group.

Jean-Baptiste Tur

Jean-Baptiste Tur est acteur, metteur en scène, auteur et réalisateur. Il s’est formé au conservatoire d’art dramatique de Béziers puis dans celui du 6ème arrondissement de Paris, avant d’entrer à l’École Supérieure Professionnelle de Théâtre du Limousin dirigée par Anton Kouznetsov. Il est titulaire d’une licence de philosophie et d’histoire de l’art. Comédien, il travaille sous la direction de Jean-Claude Fall, Stéphanie Loïk, Anton Kouznetsov, Pierre Pradinas, Paul Golub, Thomas Quillardet, Hovnathan Avedikian, Jessica Dalle. Il écrit et met en scène plusieurs spectacles d’abord au sein du Collectif Zavtra : La Courtine 1917-Une saison rouge (2013) Il était une fois un pauvre enfant (2015).

Puis il cof-onde avec son frère Gabriel Tur en 2015 le Grand Cerf Bleu (associé au CDN de Nancy puis au CDN de Limoges), implanté à Béziers dans l’Hérault. Il créé en 2016 Non c’est pas ça ! Treplev variation (Prix du public au Festival Impatience 2016), Jusqu’ici tout va bien en 2018, Robins en 2021 ainsi que Les oiseaux meurent facilement dans cette chambre, d’après Yukio Mishima en 2022.

Il collabore d’autre part avec l’autrice et actrice Anna Bouguereau / Compagnie 89 et met en scène Joie (Avignon 2019) et Le Boxeur Invisible (création janvier 2022).

MAJ 07/02/2024

Laurent Gallardo

Laurent Gallardo, né à Annecy en 1978, est maître de conférences en études hispaniques à l’université Grenoble-Alpes.

Il est l’auteur d’une thèse sur l’oeuvre de José Sanchis Sinisterra (Le théâtre en ses dehors : la poétique des intercesseurs dans l’oeuvre de José Sanchis Sinisterra), figure incontournable de la scène espagnole contemporaine, et a écrit de nombreux articles sur le théâtre catalan.

Également critique pendant de nombreuses années à La Quinzaine littéraire (sous la direction de Maurice Nadeau), il a publié un long essai sur le théâtre catalan dans la revue Europe (mars 2013). Parallèlement à ses activités de chercheur, il est aussi membre du comité de lecture du Théâtre national de Catalogne (Barcelone) et du festival de la Mousson d’été.

En tant que traducteur, il fait partie des comités de lecture espagnol et catalan de la Maison Antoine Vitez, centre international de la traduction théâtrale, et a traduit de nombreux auteur·rice·s de théâtre, parmi lesquels Lluïsa Cunillé (Barcelone paysage d’ombres, Malemort, Le Temps, Islande), Victoria Szpunberg (La Machine à parler, La Marque préférée des soeurs Clausman) et Josep Maria Miró (La Femme qui ratait tous ses avions, Le Principe d’Archimède, Nerium Park, Fumer, Le Collaborateur, La Traversée).

Il a également participé à l’édition d’une anthologie de nouvellistes catalans (Nouvelles de Catalogne, Magellan & Cie, 2010) et a traduit divers romans, notamment Contes russes de Francesc Serés (Éditions Jacqueline Chambon, 2012) et, avec François-Michel Durazzo, Bouclage à Barcelone de Xavier Bosch (Éditions Liana Levi, 2014).

 

Maj 9/02/22

Loréna Favier

Diplômée en Anthropologie sociale et historique à l’université de Toulouse 2 Jean Jaurès. Elle se spécialise en anthropologie du genre et études féministes. Elle s’intéresse à l’adolescence et mènera une étude anthropologique dans deux quartiers populaires de la ville de Mexico autour des généalogies familiales et des parcours biographiques des jeunes filles au travers de la fête de quinze ans ou « quinceañera » (2008).

Diplômée en 2009, elle part à Montréal où elle fait de la démarche de recherche action une posture professionnelle et intellectuelle. Elle travaillera dans des projets communautaires de défense des droits des femmes ; dans la prévention des violences conjugales notamment en contexte de migration, collabore pour un projet d’analyse de la pratique et de recherche action pour divers organismes dont un organisme de justice alternative pour penser l’intervention auprès de jeunes filles commettant des actes délinquants; elle accompagnera également un projet d’insertion professionnel de femmes en processus de migration au Québec.

Membre d’une table de concertation à la Fédération des Femmes du Québec sur la situation des femmes migrantes elle s’implique dans des actions politiques visant à penser le féminisme au pluriel. La perspective intersectionnelle s’impose dans ses grilles d’analyse et de recherche et fait de cette dimension un axe central de son travail militant et académique.

De retour en France en 2014 elle participe à divers projets de formation autour de la perspective de genre et de l’intersectionnalité auprès de personnels d’ONG, collabore dans un projet de recherche action pour une association de lutte contre les LGBTphobies et occupe le poste de chargée de la formation pour le Planning Familial autour des études de genre, du féminisme, de la sociologie de la sexualité et de l’IVG où elle intervient auprès de personnels de l’éducation et de la santé.