Festival HORS LES MURS - le TNS invite Théâtre Ouvert

La Fusillade sur une plage d’Allemagne (Éd. Tapuscrit)

du 14 au 23 février 2018

Cinq personnes sont réunies autour d’une fosse, creusée dans une clairière. Elles n’expliquent pas les raisons de leur présence mais se lancent dans des récits, des histoires où il est question de guerre et de terreur. Peu à peu elles forment un réseau fictionnel, tissent une « toile » qui prend l’imaginaire au piège. Toutes ces histoires convergent vers la figure d’un adolescent, figure fantasmatique aux contours flous, aux motivations inexpliquées, potentiellement dangereux. Qui est-il vraiment ? Est-ce un jeu ? Un jeu qui les confronte à une terrible réalité et renvoie chacun à ses réactions face à des menaces réelles ou imaginaires…

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LA PRESSE EN PARLE

Cela peut paraître très abstrait mais le spectacle ne l’est pas, loin de là, entre la matérialité de la terre, les images de la forêt et la présence presque opaque des comédiens. Christine Friedel, Théâtre du blog

Un pari surprenant, tenu avec rigueur grâce au bel engagement des comédiens entièrement dévolus à leur vision de cauchemar. Véronique Hotte, hottello

La fiction est incertaine ? On s’en réjouit. Ce qui compte est ici l’émergence d’une langue autre, neuve, que Marc Lainé restitue avec un humour salutaire. Joëlle Gayot, Télérama , TT

Une écriture nouvelle en quête d’autres récits, d’autres formes caressant le poil du mystère. Jean-Pierre Thibaudat, Mediapart

Marc Lainé profite des frontières brouillées entre imaginaire et réalité pour entretenir un climat anxiogène. Cette atmosphère de terreur tient à la performance des cinq comédiens.
Quand leurs visages expriment des rictus sardoniques et leur attitude corporelle un étrange détachement, leurs yeux transpirent l’inquiétude. Vincent Bouquet, Les Echos

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EXTRAIT

« Jusqu’au silence – le vrai silence, idéal.
La tranquillité effrayante d’une forêt au milieu de nulle part. De l’été – et c’est peut-être ça le plus rageant, non, ce qui cadre le moins avec ce qui va suivre : que le soleil brille à ce point, imperturbable. C’est peut-être ce qui cadre le moins : mourir en plein soleil, se faire tuer au beau milieu de l’été, alors que ceux de son âge prennent d’assaut les plongeoirs des piscines à ciel ouvert pour exécuter des séries de sauts de l’ange terriblement précis. »

— Extrait de « La Fusillade sur une plage d’Allemagne » de Simon Diard (Éditions Tapuscrit / Théâtre Ouvert, page 30)

mise en scène et scénographie Marc Lainé
lumières Nicolas Marie
vidéo Vincent Griffaut

avec Ulysse Bosshard, Cécile Fišera, Jonathan Genet, Mathieu Genet, Olivier Werner

Durée : 1h
Festival ZOOM à Théâtre Ouvert- Z.T.O#5

MADAM#2 : FAIRE LE MUR – Ou comment faire le mur sans passer la nuit au poste ?

Vendredi 24 mai 2019 à 19h30

MADAM – Manuel d’Auto Défense À Méditer, est un projet de territoire inédit, entre enquête anthropologique, écriture contemporaine et sciences. Présenté comme un carnet de voyage, il se décline en 6 chapitres ou épisodes. Des centaines de femmes sont rencontrées. Six autrices, six actrices, six chercheuses et une anthropologue sont associées au projet. De cette sculpture sociale en faveur de l’égalité et de la diversité, nous présentons le second chapitre qui met sur le devant de la scène les graffeuses

Toutes ces femmes qui donnent leur énergie à la ville, qui imprègnent leurs idées, leurs colères et leurs joies sur les murs, qui changent les longs discours en un dessin sur un rideau de fer, qui font de la ville un terrain d’expression, comment s’organisent-elles ? Contre quoi luttent-t-elles ? Avec qui ? Que défendent-t-elles ?

Ces artistes grâce à qui la ville devient plus vivante, qui soulèvent des questions au détour d’une rue, sur un volet, une plaque d’égout, une pompe à incendie, une boîte aux lettres, la façade de pôle emploi ou des assurances, de quoi rêvent-elles ? Que disent-elles d’elles et des autres femmes ? Qu’est-ce qu’une graffeuse a à dire d’autre qu’un graffeur ? Qu’est-ce qui change ? Comment s’équipent-elles une fois que tous les commerces ont fermé, que tous les achats-ventes ne se font plus que sous le manteau, à la sauvette, qui s’occupe des enfants une fois qu’elles ont quitté leurs appartements, qu’elles sont sorties de leurs immeubles ? Quand la ville n’est plus seulement un espace de commercialisation, de marchandage, de consommation, vers quels supports se dirigent-elles ? Quand la ville prend son autre visage, plus en creux, où se planquent-elles ? Se donnent-elles rendez-vous ? Ont-elles des plans ? Est-ce qu’elles bossent le lendemain ?

Marie Dilasser

Production EXIT

Coproduction Carré d’Art – Musée d’Art Contemporain – Nîmes / Théâtre le périscope – Nîmes / Le Sillon – Scène Conventionnée d’intérêt national – Clermont l’Hérault / Résurgence, Saison des arts vivants – Lodève

Soutiens DGCA (compagnonnage autrices), SACD, DRAC et Région Occitanie (au titre des compagnies conventionnées), DRAC (Politique de la Ville), Conseil Départemental de l’Hérault (Cohésion sociale), Ville de Montpellier, DRDDF.

Avec le soutien du Théâtre de la Reine Blanche

 

 

conception, mise en scène, texte vidéo et interview Hélène Soulié
avec Mounya Boudiaf et la politologue Françoise Vergès
regard sociologique Loréna Favier
vidéo Maia Fastinger
lumières Maurice Fouilhé

Durée : 1h
Petite Salle

Jusqu’où te mènera Montréal ?

Lundi 8 octobre à 20h

Sept auteurs de tous les horizons se sont fait donner comme mission d’arpenter, pendant plusieurs semaines, un quartier qui ne leur était pas familier. De l’immigrante congolaise à l’Autochtone, ils répondent à de malicieuses consignes d’écriture qui détournent la forme d’un guide touristique. De par leurs plumes acérées et rêveuses, ils nous font découvrir la ville de Montréal d’un tout nouvel angle, en plus d’éveiller en tout citadin l’envie de partir à la recherche de ce qui l’entoure. Réflexions lapidaires, envolées poétiques, dialogues suaves et autres cartes postales insolites brossent ce portrait vivifiant et percutant d’une ville qui nous est à la fois familière et étrangère – qu’on y est déjà mis les pieds ou non.

Coproduction Festival Jamais Lu, Théâtre Aux Écuries, Festival Trans Amériques

 

Tournée française soutenue par le Conseil des arts du Canada, le

Conseil des arts et des lettres du Québec, le

Centre culturel canadien et le Conseil des arts de Montréal

 

Présentation les 5 et 6 octobre 2018

dans le cadre du 35ème Festival des francophonies en Limousin

L’équipe à Paris et Limoges

 

CONCEPTION et MISE EN SCÈNE

Martin Faucher

 

AUTEURS-PERFORMEURS

Sébastien David, Alexis Diamond, Anne-Marie Guilmaine,

Pierre Lefebvre, Marie Louise Bibish Mumbu

 

COMÉDIENS

Alex Bergeron, Marie Bernier, Nahka Bertrand, Sharon Ibgui, Etienne Lou,

Papy Maurice Mbwiti

 

MUSIQUE LIVE
Jean-Alexandre Beaudoin
, Vincent Carré, Benoît Landry

 

LUMIÈRES

+ assistante à la mise en scène + régie

Marie-Aube St-Amand Duplessis

Direction de tournée Fanny Brossard-Charbonneau

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L’équipe à Montréal

CONCEPTION et MISE EN SCÈNE Martin Faucher

 

AUTEURS Sébastien David, Alexis Diamond, Anne-Marie Guilmaine, Thomas Hellman, Pierre Lefebvre, Melissa Mollen Dupuis, Marie Louise Bibish Mumbu

 

COMÉDIENS Alex Bergeron, Nahka Bertrand, Etienne Lou, Papy Maurice Mbwiti

 

MUSIQUE LIVE Jean-Alexandre Beaudoin, Vincent Carré, Benoît Landry

 

LUMIÈRES + assistante à la mise en scène + régie + direction de tournée

Marie-Aube St-Amand Duplessis

 

 

 

Durée : 1h50
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 5€ Entrée libre
Tarif réduit 3€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 5€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 5€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 5€

CONVULSIONS

18 janvier ➡︎ 9 février 2019

Dans Convulsions Hakim Bah prend appui sur un épisode de la tragédie des Atrides pour traiter des violences familiales, conjugales, sociales et économiques. Tout est question de possession, de territoires à conquérir et d’exil, entre un terrain de basket et un aéroport. L’écriture vive, brute et concrète agit sans discourir, avec humour. L’auteur fait preuve d’acuité de vue tant dans la description des pulsions humaines que dans celle de l’agressivité du monde des leaders.

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Atrée et Thyeste torturent et tuent leur frère bâtard pour ne pas avoir à partager l’héritage familial avec lui. Atrée bat sa femme et la trompe avec celle du voisin. Thyeste, amoureux d’Érope finit par la séduire. Plus tard, Atrée, Érope et leur bébé se rendent à l’ambassade américaine pour effectuer les démarches nécessaires à leur installation aux États-Unis. Le test ADN obligatoire pour l’obtention du visa révèle que l’enfant n’est pas le fils d’Atrée…

 

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« Le ventre est encore fécond d’où sortira la bête immonde. »
Grands peurs et misères de troisième Reich, Berthold Brecht

J’aime l’écriture d’Hakim Bah, il fait partie d’une génération d’auteurs qui insuffle une vitalité nouvelle et une urgence à prendre la parole sur les plateaux.

Ils sont la preuve vivante de la nécessité, pour penser et cultiver l’humain en nous, de tout ce qui n’est pas nous : l’étranger, le différent, l’autre.

Pour Convulsions Hakim Bah s’inspire de Thyeste, la tragédie de Sénèque. Il en fait un conte d’anticipation effrayant dans lequel on peut gagner une green card par tirage au sort, où l’ADN parle et où l’humain est possédé par un mot, Greedy (le cri de guerre du monde de la finance), pour l’appliquer à tous les compartiments de sa vie, jusqu’au plus intime.

La violence est dans chaque scène, elle va jusqu’à l’épuisement, elle va au bout de son absurdité.

Comme si l’auteur avait voulu en exprimer l’essence, mais à peine un filon est-il épuisé, qu’apparaît un nouveau, et ça continue, ça creuse plus profond. À la lecture on est pris dans ce maelström.

 

J’ai d’abord éprouvé un grand plaisir à lire la pièce. Cette langue fait naître un plaisir ambigu chez le lecteur, qui accepte presque malgré lui de plonger dans cette décharge de violence, qui se tisse à un humour abrupt et burlesque. Voyeur essayant de calmer la montée d’une drôle de culpabilité, je me suis fait prendre par l’histoire.

Mais si Hakim Bah reprend l’inexorable descente aux enfers des fils de Tantale, c’est sans doute pour témoigner d’une chose très simple. Une chose que nous vivons dans nos chairs et avec laquelle nous « dealons » au quotidien, passant de la colère à l’écœurement avant qu’une immense fatigue nous gagne face au gâchis provoqué par la répétition des mêmes erreurs, des mêmes horreurs, toujours…

 

Hakim Bah tord le mythe de Thyeste et d’Atrée pour accoucher d’une pièce à la fois intime et éminemment politique. Notre époque est cool et monstrueuse, notre monde techno-globalisé à l’agonie. Nous n’avons pas retenu la leçon depuis Sénèque et nous célébrons jour après jour la victoire du verbe avoir sur le verbe être. Ce faisant, nous nous condamnons à l’anthropophagie et à l’inhumanité.

 

Frédéric Fisbach

Production Ensemble Atopique II

Coproduction Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines

 

Avec le soutien de la MC93-Maison de la Culture de la Seine-Saint-Denis, de la Comédie de Saint Etienne-Centre dramatique national, du Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, D.R.A.C. et Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 

Avec l’aide à la création de l’association Beaumarchais-SACD, le soutien de l’Adami, de la Spedidam et de La Culture avec la Copie Privée.

 

Texte est lauréat de l’Aide à la création de textes dramatiques-ARTCENA

 

L’auteur a reçu le prix RFI Théâtre 2016

 

Le texte est édité par Théâtre Ouvert/Tapuscrits (Editions) – Coédition RFI

Mise en scène Frédéric Fisbach

 

dramaturgie Charlotte Lagrange

scénographe Charles Chauvet

créatrice lumière Léa Maris

créatrice son Estelle Lembert

assistant à la mise en scène Imad Assaf

 

 

 

 

 

avec Ibrahima Bah, Maxence Bod, Madalina Constantin, Lorry Hardel, Nelson-Rafaell Madel, Marie Payen

Durée :
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€
Du 13 au 20 mars

Douze jeunes artistes issus de l’école du Théâtre National de Strasbourg, ainsi que l’équipe artistique et technique, s’engagent avec force dans ce banquet dionysiaque que Pascal Rambert a écrit pour eux. Un hymne à la jeunesse, à la liberté et à l’amour qui se joue, se danse et se chante au pied du Monte Verità.

Ils portent leurs vrais prénoms mais jouent à être des personnages de fiction, ils racontent leurs désirs, leurs angoisses, leurs rivalités, leurs différences et leurs ressemblances, leur envie commune de ce théâtre qui les habite si profondément. Accompagné.e.s par le chorégraphe Rachid Ouramdane, ils exposent leurs corps, ils s’épuisent et renaissent pour faire entendre les mots qui disent leur engagement et leur appétit débordant au service d’une passion qui les dévore.

Spectacle créé avec les artistes issus du Groupe 44 de l’École du Théâtre National de Strasbourg.Pascal Rambert, Audrey Bonnet et Eddy D’aranjo sont artistes associés au Théâtre National de Strasbourg.

Production Théâtre National de Strasbourg

Coproduction Printemps des Comédiens, Centre Chorégraphique National de Grenoble

Avec l’aimable collaboration de structure production.

Texte et mise en scène Pascal Rambert
Chorégraphie Rachid Ouramdane

Collaborations artistiques Audrey Bonnet, Yves Godin, Alexandre Meyer

Avec Houédo Dieu-Donné Parfait Dossa, Paul Fougère, Romain Gillot, Romain Gneouchev, Elphège Kongombé Yamalé, Lyna Khoudri, Ysanis Padonou, Mélody Pini, Ferdinand Régent-Chappey, Yanis Skouta, Claire Toubin

Dramaturgie Baudouin Woehl
Scénographie Aliénor Durand
Costumes Clémence Delille
Lumières Édith Biscaro, Germain Fourvel
Son Enzo Patruno Oster, Lisa Petit de la Rhodière
Assistanat à la mise en scène, Dramaturgie Eddy D’aranjo
Régie Plateau Simon Drouart
Régie générale Vincent Dupuy
Décor, costumes Ateliers du Théâtre National de Strasbourg

 

Durée : 2h30
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€
mercredi 11 et jeudi 12 mars

Une jeune femme se réveille seule sur une lande déserte. Elle a oublié son identité, ne sait pas où elle se trouve, ne se souvient de rien. Elle tente de comprendre comment elle en est arrivée là, imagine un scénario, échafaude des hypothèses, en creuse une, puis une autre, et peu à peu élabore un récit, les fictions possibles se ramifient. Mais est-ce bien certain ?

Seule est une fiction parue en 2018 aux Editions Inculte qui éditent depuis plusieurs années l’oeuvre de Daniel Foucard. Seule parle du monde à partir d’un point fixe isolé : une femme se réveille dans un territoire inconnu. Le texte a quelque chose d’un thriller psychologique, une enquête où l’état du monde tient lieu de psychologie. C’est aussi une variation contemporaine et féminine de la figure de Robinson Crusoë. Dans cette fiction qui avance par flux et saccades, bifurcations et accélérations, il y a d’abord une écriture jubilatoire pour une comédienne, une partition forte pour un « seule en scène ».

Si Daniel Foucard n’écrit pas pour le théâtre, ses dispositifs littéraires ont cependant quelque chose de théâtral. Les échappées inattendues et les réflexions multiples dessinent un paysage plein de variations dans lequel se dresse le personnage. La découverte du texte coïncide avec la rencontre de Séphora Pondi, jeune interprète découverte dans Désobéir, spectacle qui a révélé un tempérament d’actrice, une présence scénique douée du talent à multiplier les incarnations, passer d’une présence à l’autre, d’un mode d’oralité à l’autre. A la lecture de Seule il était évident que le personnage féminin devait être joué par Séphora Pondi.

Seule a fait l’objet d’une adaptation à la scène intitulée S-E-U-L-E ? réalisée par Sébastien Lepotvin, dramaturge avec qui je collabore depuis 2015 sur l’écriture des spectacles que je mets en scène (Ce qui nous regarde en 2016, Que viennent les barbares en 2019).

Myriam Marzouki

 

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EXTRAIT

Je suis blanche et fière de l’être comme mes ancêtres le furent, c’est ainsi qu’on les désignait, qu’on les montrait du doigt, blancs tout simplement

Je suis femme et blanche de peau et n’ai de comptes à rendre à personne sauf si je suis noire car rien ne me dit que je suis indiscutablement plus blanche que noire

Personne, dans cette ville déserte, ne me désigne en disant : cette femme est blanche, cette femme est noire, pas même un reflet, un miroir de rue, que je me fasse ma propre idée, quoiqu’en la matière seule l’opinion de l’autre compte vraiment

Il faudrait au moins pouvoir croiser un individu, quelqu’un qui entraverait mon chemin, nous obligeant tous deux à esquisser un petit détour je verrais tout de suite dans son regard si je suis noire ou blanche de peau alors évidemment, c’est une femme que cette personne verrait en premier, belle de surcroît, on sait combien l’attrait sexuel gomme instantanément les différences, mais tout son corps, toute son allure trahiraient une gêne passagère si nous sommes différents, je serais fixée en une fraction de seconde

Il y a fort à parier que les habitants d’ici font exprès de se cacher pour me laisser dans ce doute

Production Cie du Dernier Soir
Coréalisation Théâtre L’Échangeur – Cie Public Chéri

 

Seule de Daniel Foucard est publié aux éditions Inculte

Mise en scène Myriam Marzouki

Avec Séphora Pondi

Adaptation théâtrale Sébastien Lepotvin

Collaboration artistique Magali Gaillet-Cajan

Création lumière Emmanuel Valette

Régie générale Francis Leconte

Durée : 1h10 - à partir de 15 ans
Carte TO
Plein tarif 5€ Entrée libre
Tarif réduit 3€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 5€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 5€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 5€
Festival Hors les murs à la MC93

Love is in the Hair

du 20 au 29 mars 2020

Défrisé, lissé, tissé, perruqué… Le cheveu crépu, serait-il la métaphore de l’identité malmenée? Ce spectacle fait entendre les préoccupations et les désirs d’une génération afropéenne décomplexée.

Écouter attentivement les récits, regarder les images, entendre les silences, décrypter les non-dits pour créer cette fiction documentée, qui fait la part belle à l’imaginaire et à la rêverie, donnant la parole à celles et ceux qui veulent librement assumer leurs différences dans une société qui a du mal avec le pluralisme et le fait minoritaire. Au croisement de l’Histoire, de la sociologie, de l’esthétique et des arts, associant les mots, la musique et la danse, six comédiens et une musicienne remontent par le fil du cheveu l’Histoire des imaginaires noirs, entre révolution esthétique et revendication politique et identitaire.

Production Cie For Happy People & Co
Coproduction La Nouvelle Scène Nationale de Cergy-Pontoise ; Le FACM – fonds d’aide à la création mutualisée du Festival Théâtral du Val d’Oise ; La Ferme du Buisson SN Marne-la-Vallée ; Les Passerelles Scène de Paris Vallée-de-Marne ; La Comédie de Caen CDN de Normandie ; Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines

La compagnie est artiste associée à la Comédie de Caen-CDN de Normandie

Ce projet a bénéficié d’une aide au Compagnonnage Auteur par le Ministère de la Culture.
La compagnie est soutenue par la Région Ile-de-France au titre d’une Permanence Artistique et Culturelle
Ce projet est soutenu par le Conseil Départemental de Seine-et-Marne, la Direction des Affaires Culturelles d’Ile-de-France – Ministère de la Culture, le Fonds SACD Théâtre
Avec la participation artistique du Jeune théâtre national
Avec le soutien de L’École de la Comédie de Saint-Étienne / DIESE # Auvergne-Rhône-Alpes
Avec le soutien de la SPEDIDAM – société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées, et de L’Adami qui gère et fait progresser les droits des artistes-interprètes en France et dans le monde. Elle les soutient également financièrement pour leurs projets de création et de diffusion

Texte Laëtitia Ajanohun
Mise en scène et scénographie Jean-François Auguste 
Collaboration artistique Morgane Eches

Avec Fatou Malsert, Juliette Speck, Roberto Jean, William Edimo, Pascal Beugre Tellier, Samuel Padolus et Christiane Prince à la batterie 

Chorégraphie Wanjiru Kamuyu
Lumières Mana Gautier

Costumes Marta Rossi
Peintures Marc Anselmi

Durée : 1h45
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€
Jeudi 28 novembre à 20h30

Qu’est-ce qu’on entend derrière une porte entrouverte ?

Sur le berceau de Raoul né à El Tránsito au Salvador, les fées se sont penchées. Fée n°1 : Mama Betty, sa mère, qui lui donne le goût des costumes. Mais la couture, c’est Paris… La fée n°2 y apparaît, sous les traits d’un certain Copi. À l’Opéra, la fée n°3, c’est Rudolf Noureev. Au Théâtre Gérard Philipe, la fée n°4, Stanislas Nordey, fait passer Raoul des coulisses à la scène. Raoul s’est toujours cherché et il s’est toujours trouvé. Il a appris la langue de Molière en apprenant tout Molière. Il s’en souvient encore. Ce soir, de mémoire, si ça lui chante, il nous dira Le Misanthrope. Marcial Di Fonzo Bo, sa fée n°5, a rencontré Raoul il y a des années et lui a donné régulièrement rendez-vous sur scène. Avec Philippe Minyana, ils le mettent en lumière.

Production Comédie de Caen – CDN de Normandie

mise en scène Marcial Di Fonzo Bo

avec Raoul Fernandez

Durée : 1h
Mercredi 27 novembre à 20h30

Depuis 2012, je mène une enquête sur la vie onirique dans les grandes villes de notre temps. De la Nouvelle-Orléans à Nanterre en passant par Paris, New York, Rome, Le Caire et le bidonville de Calais, j’ai posé cette question : « As-tu rêvé cette nuit ? As-tu rêvé un jour ? »

Ce projet d’enquête est à mes yeux politique : il consiste à recueillir des témoignages de ces faits-divers qui ont lieu dans l’inframonde, mais aussi, à inventer d’autres modes de relations dans la cité, comme nous l’enseigne la psychothérapie institutionnelle.

Commencé solitairement, ce voyage s’est transformé au fil des rencontres en une ramification d’aventures collectives.

Au fil de ce travail documentaire, d’écoute et de retranscription des paroles recueillies auprès des autres, j’ai tenu un carnet de notes subjectives.

Accompagné dans la finalisation de cette écriture par le metteur en scène Duncan Evennou, au cours de nos enquêtes dans le territoire de Nanterre pendant les élections présidentielles de 2017, mais aussi à New York et dans la ville du Caire, j’ai achevé ce poème documentaire d’un monde où règne un régime onirique de la réalité, cette fiction qui raconte sur un mode second notre aventure – ce combat social d’amour en songe.

 

Lancelot Hamelin
septembre 2019, Rome

Mise en scène Duncan Evennou

Musique Donia Massaoud

Création sonore Maya Boquet

Avec Gaël Baron, Donia Massaoud

Durée :
Festival ZOOM à Théâtre Ouvert- Z.T.O#5

Portrait de Raoul – Qu’est-ce qu’on entend derrière une porte entrouverte ?

Lundi 20 et mardi 21 mai 2019 à 20h30

Sur le berceau de Raoul né à El Tránsito au Salvador, les fées se sont penchées. Fée n°1 : Mama Betty, sa mère, qui lui donne le goût des costumes. Mais la couture, c’est Paris… La fée n°2 y apparaît, sous les traits d’un certain Copi. À l’Opéra, la fée n°3, c’est Rudolf Noureev. Au Théâtre Gérard Philipe, la fée n°4, Stanislas Nordey, fait passer Raoul des coulisses à la scène. Raoul s’est toujours cherché et il s’est toujours trouvé. Il a appris la langue de Molière en apprenant tout Molière. La fée n°5, Marcial Di Fonzo Bo, le met en scène et en lumière.

«Je suis une actrice française et je suis heureuxLa musique des mots. Hein la musique des mots ?
La beauté de la langue. Je suis amoureux de la belle langue
Je suis tombé dans la langue française et je commençais à oublier celle de mon enfance
Alors un jour j’ai très mal au ventre. Je vais aux urgences.
Crise d’angoisse Je me dis « Raoul tu as le mal du pays »
Quand je téléphonais à ma Mama elle me disait « Reviens
reviens je t’en supplie »
En pensée je me suis mis à revoir les falaises blanches le sable noir de mon pays
J’arrivais même à sentir l’odeur de l’usine de noix de coco
Donc je saute dans un avion
A l’arrivée une vieille vend des pupusas
Des galettes de maïs
Ça m’a fait tout drôle. Ça m’a fait plaisir. J’ai revu ma
famille. Je les ai trouvés petits et très vieux
Ça m’a fichu un coup
Ma Mama me disait « Alors alors ? » et moi je pleurais»

Philippe Minyana
Extrait de Portrait de Raoul

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[PRESSE]

« …une véritable performance »
« …le portrait de Raoul…absolument épatant… »
« …un portrait cousu main… »

Ouest France

« …un triomphe et une grande émotion… »
« …à voir absolument… »

France 3 Normandie

« …à ne sourtout pas manquer… »
Liberté

« …lumineux et profondement humain… »
Your Magazine

« …un portrait touchant »
Normandie Attractivité

Production Comédie de Caen – CDN de Normandie

mise en scène Marcial Di Fonzo Bo

avec Raoul Fernandez

Durée : 1h