Ce silence entre nous

Du 1er au 12 décembre 2021

Composée de neuf monologues traitant de la question de la maternité et de la transmission entre générations, le texte de Mihaela Michailov nous plonge dans des récits de vie troublants de vérité. L’autrice dresse le portrait de différentes femmes qui dessinent autant de parcours de vie : de la Vierge Marie, à l’exilée roumaine partie travailler à l’étranger en passant par la mère célibataire qui élève seule son enfant, ou encore à travers les aveux poignants de celle qui ne voulait pas avoir d’enfants, et pour finalement se terminer avec l’ainée atteinte d’Alzheimer qui ne reconnaît plus sa fille. Si chacun de ces récits conserve sa propre autonomie narrative, la lecture de l’ensemble révèle des motifs qui résonnent entre chaque parcours singulier de ces filles devenues mères et bien souvent grand-mères.

« Le jour où ta mère t’a dit ce que sa mère lui avait dit Tu avais un casque sur les oreilles
Tu écoutais Björk
Mother Heroic

Et tu n’as pas entendu ce que tu étais censée entendre Et tu n’es pas devenue ce que tu étais censée devenir »

© Christophe Raynaud de Lage

PRODUCTION Veilleur®
COPRODUCTION Scène Nationale d’Aubusson, Théâtre de Thouars – Scène Conventionnée, Théâtre de l’Union – CDN De Limoges, Festival des Francophonies en Limousin, OARA.
SOUTIENS Institut Français, Région Nouvelle-Aquitaine, Maison Maria Casarès
Avec la participation Artistique du Jeune Théâtre National (JTN)
La Compagnie Veilleur® est conventionnée par le Ministère de la Culture (DRAC Nouvelle-Aquitaine) et subventionnée par la région Nouvelle-Aquitaine et la ville de Poitiers.
Ce silence entre nous est le fruit d’une commande d’écriture engagée à l’automne 2018 par Matthieu Roy et la compagnie Veilleur® dans le cadre du projet Visage(s) de notre jeunesse en Europe initié au cours de la saison croisée franco-roumaine organisée par l’Institut Français et soutenue par la Région Nouvelle-Aquitaine et la Scène Nationale d’Aubusson.

Texte Mihaela Michailov
Traduction Alexandra Lazarescou
Mise en scène Matthieu Roy
Distribution Franco-Roumaine Ysanis Padonou, Iris Parizot, Katia Pascariu

Collaboration artistique Johanna Silberstein
Plasticien Bruce Clarke
Lumière Manuel Desfeux
Costumes Alex Costantino
Espaces sonores Grégoire Leymarie

Mardi, mercredi à 19h
Jeudi, vendredi, samedi à 20h
Dimanche à 16h

Relâche le 6 décembre

Tout public à partir de 15 ans

Durée : 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Grès (tentative de sédimentation)

Du 16 au 20 Novembre 2021

Comment se transforme l’humiliation en colère ? Comment se produit l’instant décisif ? Lorsqu’un corps décide de passer à l’action, de monter dans un bus pour lancer des pavés à la capitale. 

Grès est le récit d’une voix. Celle-ci se raconte, nous raconte. Sa trajectoire. De son travail, à sa voiture, les ronds-points, la nationale, la maison, les repas avec sa moitié et ses enfants …
Grès est l’histoire d’une tentative de sédimentation. De tous ces petits bouts d’incompréhension, de rage sourde, qui forment à l’intérieur de l’estomac une pierre dure et solide.
 Grès est l’histoire de cette pierre. De cette pierre sortie du ventre du ressentiment.

…………

« Les comme moi avaient connu les longues routes
Les bouchons interminables
Les gueguerres entre juilletistes et aoûtiens
Les vacances au bord de mer aligné·e·s comme des tombes Des corps polis qui sourient à la glacière

Fanta Coca Light
Consommer nous rendait vivant·e·s
Les karaoké sur une plage désertique qui lavaient nos plaintes
Les comme moi avaient connu ces moments éblouissants
Qu’illes se ressassaient en boucle à la reprise du travail
Attendant l’été prochain ou l’hiver suivant
En déplorant les morts qui n’y auraient pas droit
Et parfois
Les comme moi se délassaient dans de petites fugues quotidiennes Pour oublier un instant
L’éternel retour du pointage
du parking
de l’usine
du rendement »

© DR

Texte et mise en scène Guillaume Cayet
Avec Emmanuel Matte, Valentin Durup

Musique Valentin Durup
Vidéo Antoine Briot
Lumière Juliette Romens
Réalisation vidéo Augustin Bonnet

Mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30

Tout public à partir de 15 ans

Durée : 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€
Bestiaire – Collection : lettres & expériences

Bestiaire – Collection : lettres & expériences

Samedi 22 mai à 16h

Parler à un animal. C’est ce à quoi 5 chercheurs-interprètes ont consacré du temps. Lors de cette séance, ils font état de leurs recherches en nous restituant chacun une expérience fictive et une lettre, adressées à l’animal de leur choix. Ils tissent de nouveaux récits inter-espèce, retors à souhait, investissent et interprètent abusivement les réactions de l’animal, et hybrident leur voix avec la leur pour parler au-delà des mots.

© DR

Co-production et résidence Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Studio-Théâtre de Vitry
Avec le soutien du département du Val-de-Marne, de la région Île-de-France 

 

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

Conception Florian Pautasso

Avec Stéphanie Aflalo, Elsa Guedj, Roman Kané, Aurélie Lannoy, Antonin Meyer-Esquerré

Assistante Julie Chomat
Oeil extérieur Andrea Baglione

Lumières Philippe Ulysse

Administratrice de production Fanny Paulhan

Durée : 1h15
Petite Salle

POLICES !

Dimanche 23 mai à 16h

Ce long poème de Sonia Chiambretto interroge toute l’ambiguïté de notre rapport à l’autorité, sans concession. Mot d’ordre, action brutale, polices de caractères, montage poétique. De la police de proximité dans les quartiers aux émeutes dans les grandes villes du monde, de la manifestation pacifique des Algériens à Paris en octobre 1961 au survol des drones sur les zones dites « sensibles », du témoignage d’une candidate au concours d’entrée au sein de la Police nationale à la patrouille d’un robot-policier dans les rues de Dubaï…

Texte et lecture-performance Sonia Chiambretto 

Sonia Chiambretto est représentée par L’Arche, agent littéraire. 

 

Durée : 1h
Petite Salle

Évaporation(s)

dimanche 13 juin à 16h

Dans Évaporation(s), on s’attache au rythme des mots et à leur sonorité. Une exploration sensible de la langue qui nous laisse percevoir l’absence. 

Au fil des saisons, T le fils, N la soeur du fils et S l’oncle du fils se questionnent. Il y a aussi une amie qui parle mais qui n’écoute pas. Une mère dont on parle mais qui n’est pas là et un père qui laissera une trace.  

© DR

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

Production Cie Man Haast, Théâtre Ouvert 

 

Texte Camille Nauffray

Mise en voix Tommy Milliot 

Avec Matthias Hejnar, Miglen Mirtchev, Aude Rouanet, Sarah Cillaire 

Durée :
Petite Salle

Wunderkind

Dimanche 6 juin 2021 à 16h

Au pied d’une falaise du sud de l’Angleterre, au milieu du jour, un petit groupe d’adolescents se met à évoquer Noah, mort dans des circonstances tragiques, sans doute ici même, dans un passé récent.
L’un après l’autre s’engage dans un dialogue mutilé, à sens unique : cette forme de rituel cathartique qui consiste à parler à celui qui n’est plus là pour entendre.

Il paraît que toute chose tire sa vie d’une autre.

« Noah, tu étais un doux rêveur encore plein d’illusions, plein d’innocence.
Un adolescent sans histoire, aux cheveux et à la peau dorés.
Je pense que tu devais être le seul blond aux yeux verts de tout
le lycée. Tu te passais tout le temps la main dans les cheveux,
qui te retombaient tout le temps devant les yeux. Tu surgissais
parfois de nulle part comme une apparition. Et parfois tu
redisparaissais aussi vite, comme une vision. »

Wunderkind, est publié en avril 2021 dans la collection Tapuscrit, a été présenté sous forme d’extraits lors de performances de l’auteur notamment en septembre 2020 à La Chartreuse de Villeneuve lez
Avignon.

Production Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Coproduction avec Bibliocité dans le cadre d’un programme de la Région Ilede-France

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

© Simon Diard

Mise en scène, création sonore
Simon Diard
Interprétation
Clara Choï
Baptiste Dupuy
Alice Jalleau
Etienne Thomas

Durée : 1H30
Petite Salle

Comme la mer, mon amour

Du 22 au 25 juin

Après 19 ans de séparation, Abdellah retrouve Boutaïna dans les rues de Paris. Ils vont dans un café. Ils parlent. Abdellah veut absolument savoir pourquoi Boutaïna l’avait cruellement abandonné. Pourquoi elle a détruit l’amour-amitié entre eux. Il insiste, beaucoup. Boutaïna résiste, longtemps. Abdellah finit par trouver le moyen de l’obliger à parler, à s’expliquer : leur passion commune pour les films égyptiens.

Cette pièce d’inspiration autobiographique est un mélange de ces deux histoires, de ces deux univers : les retrouvailles impitoyables de deux amis à Paris et le monde des films égyptiens. Boutaïna et Abdellah utilisent ce passé et ces images pour revenir au présent de la séparation, se mettre à nu complètement et entre eux renforcer le trouble, la confusion et la violence.

Comme la mer, mon amour est une pièce sur l’inévitable retour des fantômes. La nécessaire confrontation radicale avec le passé. Et l’attente éternelle d’un miracle. D’une chanson.

Boutaïna El Fekka et Abdellah Taïa : Diacritik 
Interview Tv5 Monde Abdellah Taïa

© DR

Production La compagnie d’Un pays lointain,
Coproduction Théâtre Central La Louvière, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Avec le soutien de l’Institut Français à Paris
Prochaine représentation au théâtre de Chelles samedi 26 juin 2021

Écriture, mise en scène et interprétation Boutaïna El Fekkak et Abdellah Taïa

Collaboratrice artistique Noémie Develay-Ressiguier
Création lumières Jean-Gabriel Valot
Création sonore Loic Le Roux 
Costumes Benjamin Moreau
Scénographie Lisa Navarro
Vidéo et dramaturgie Jérémie Scheidler

Du 22 au 23 juin à 19h30
Le 24 juin à 16h
Le 25 juin à 20h30

Tout public dès 15 ans

Durée : 1H00
Petite Salle
Mercredi 29 novembre 2017 à 19h

Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d’être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l’ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec.
Il faut dire que la tentation est grande d’investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. Encore faut-il qu’il soit construit.

……..

« Sur aucune mer du monde, même aussi près d’une côte, un homme n’aime se retrouver dans l’eau tout habillé – la surprise que c’est pour le corps de changer subitement d’élément, quand l’instant d’avant le même homme aussi bien bavardait sur le banc d’un bateau, à préparer ses lignes sur le balcon arrière, et puis l’instant d’après, voilà, un autre monde, les litres d’eau salée, le froid qui engourdit et jusqu’au poids des vêtements qui empêche de nager. »

Les éditions de minuit

Le texte est publié aux Éditions de Minuit
Grand prix RTL Lire 2017
Prix François Mauriac 2017 (Région Nouvelle-Aquitaine)

par et avec Olivier Veillon

collaboration Anne-Sophie Sterck 

Durée : 1h10
Petite Salle
Festival Focus à Théâtre ouvert - F.T.O#4

De terre de honte et de pardon

Lundi 27 novembre 2017 à 19h

Le jeune David, enfant, revisite son histoire. Il redonne voix aux souvenirs d’une vie familiale marquée par la violence et par le deuil et il évoque sa découverte des écritures, sacrées et profanes.

Dans son carnet, refuge salvateur, l’enfant écrit ou recopie des phrases. Les mots deviennent ainsi fondateurs de l’être en devenir et un dialogue se tisse entre les mythes bibliques et ce qu’il vit.

Construit par vagues, par boucles et par ellipses, De terre de honte et de pardon avance à la manière d’un psaume. Cette traversée d’un récit familial est aussi celle de l’héritage des Écritures.

​Infusion

à paraître en janvier 2018 aux Editions Espaces 34

avec Pierre-Félix Gravière
musique et création sonore Guillaume Léglise

Durée :
Petite Salle
Festival Focus à Théâtre ouvert - F.T.O#4

Que faire des classes moyennes ?

Samedi 25 novembre 2017 à 19h

Au cas où ça intéresserait encore quelqu’un, en cherchant bien, j’ai trouvé une explication supplémentaire au fait que je parle de la classe moyenne plutôt que de la classe ouvrière, qui vient du fait que l’expression « classe ouvrière » n’excite plus grand monde, visiblement, alors qu’il y a foultitude de documentation récente disponible sur les classes moyennes, dont ce texte porte témoignage, foultitude suscitée en partie par la nécessité de redire chaque fois ce que pourrait bien être la classe moyenne, car personne ne le sait spontanément.

Le texte est publié aux éditions P.O.L

par Olivia Grandville

regards extérieurs Camille GrandvilleManuel Vallade 

Durée : 1h05
Petite Salle