De quoi sommes-nous faits ?

Les 28 et 29 août 2021

À l’occasion de ses 50 ans, Théâtre Ouvert a passé commande à 10 auteur·rice·s de pièces courtes, leur demandant de choisir un événement advenu dans les cinquante dernières années (public ou privé, sociétal, intime, politique, historique…) qui les a marqués, pour le mettre en écho avec le temps présent.

Le fruit de ces commandes donnera lieu à un chantier-laboratoire et à des mises en voix des pièces dans tous les espaces de Théâtre Ouvert, avec la participation des auteur·rice·s, du 21 au 29 août 2021.

Ouvertures au public  
Samedi 28 août à 16h et 18h30
Dimanche 29 août à 16h et 18h30

Une rencontre avec les dix auteurs et autrices clôturera chacune de ces journées autour d’un verre. 

………….

LES NOUILLES SAUTÉES AUX LÉGUMES ou l’art perdu de convaincre
de Grégoire Vauquois
mise en voix collective
avec Charlotte Clamens, Julien Gaillard, Marilyn Mattei, Grégoire Vauquois

Comment faire pour rallier autrui à la cause en laquelle nous croyons ? C’est la question que Grégoire, jeune écrivain soucieux d’écrire du théâtre politique, se pose. Converti au véganisme par les stratégies de sensibilisation de l’association L214, il entreprend d’écrire une pièce qui parviendrait à partager de manière efficace les principes de l’éthique animale. Mais cela suffit-il d’être « informé » pour s’engager dans une cause politique ? Entre diverses tentatives théâtrales infructueuses et des discussions avec sa mère revêche et carnivore, Grégoire va interroger nos capacités à convaincre.

À LA BRUNE, de Françoise Dô
mise en voix par l’autrice
avec Charlotte Clamens, Daniel Delabesse, Pauline Haudepin,  Judith Henry

Fin de journée.
Lyne emmène sa mère aux urgences, pour la énième fois. 
Elles sont connues du personnel. Commence une longue période d’attente, les services s’avèrent extraordinairement débordés. 
Bien que venue pour sa mère, Lyne s’y retrouve à son tour prise en charge.

Je serai Martin Bouygues, de Marilyn Mattei
mise en voix collective
avec Nicolas Doutey, Charlotte Lagrange, Marilyn Mattei, Sidney Ali Mehelleb

  1.  

Jacques Chirac vient dans une petite ville des Hautes-Alpes faire sa campagne électorale. Ce jour-là, sur la place du marché, le futur président touche la tête de Timo, âgé de 10 ans. Persuadé qu’il détient désormais un pouvoir, il se confie à son ami Samir qui lui dira que le pouvoir transmis par Chirac n’est autre que celui de devenir riche.
(…)
« Je serai Martin Bouygues  » c’est une petite histoire du capitalisme à hauteur d’enfant, le fragment d’une histoire d’amitié sur une période de 24 ans (de 1995 à 2019), une amitié qui vacille, qui recommence, qui craque, entre deux gosses fils d’ouvriers qui rêvent de faire partie des gens d’en haut, aspirant à une autre place que celle que leur déterminisme social leur propose.

Le droit du père, de Charlotte Lagrange
mise en voix par l’autrice et Nicolas Doutey
avec  Françoise Dô, Julien Gaillard, Pauline Haudepin, Judith Henry

Leber vient d’être mis à la porte de chez lui par sa propre femme, qui, pour couronner cette rupture brutale, est allée déposer une main courante au commissariat. Contre lui. Alors il craint de ne plus voir sa fille. Et on le prévient d’emblée : il va falloir se battre. 

« En m’intéressant aux associations qui défendent le droit des pères, j’ai eu envie de travailler sur la manière dont le combat pour la garde des enfants peut cristalliser et prolonger les rapports de domination et de violence. » C.L

1988 (COMÉDIE MUSICALE), de Julien Gaillard
mise en voix par l’auteur
avec Daniel Delabesse, Julien Gaillard, Charlotte  Lagrange, Grégoire Vauquois

En 1988, le monde est là, 

avec ses maladies.

En 1988, sort Surfer Rosa

le premier album des Pixies.

En 1988, je joue 

à écraser des pissenlits près du stade 

en chantonnant : 

je suis l’horrible amoureux, 

la la la, 

je suis l’horrible amoureux.

 

MARGINALIA, de Lancelot Hamelin
mise en voix par l’auteur
avec Charlotte Clamens, Haila Hessou, Sidney Ali Mehelleb

Des notes écrites à la main dans les marges d’un Que sais-je ? De 1975
Une confession morcelée par la psychose…
Deux lettres où s’interroge la personne qui a reçu dans sa boîte aux lettres ce livre consacré à la lune…
En déchiffrant ces lignes, on entrevoit les efforts d’une personne (un homme ? une femme ?) pour réunir les fils d’une histoire personnelle fracassée…
La guerre d’Algérie comme mythe capable de tenir ces fragments de vie ensemble…

Il est de chez nous, de Sidney Ali Mehelleb
mise en voix par l’auteur et Pauline Haudepin
avec Judith Henry, Charlotte Clamens, Sidney Ali Mehelleb

Djamila et Barbara ont cinquante ans.

Leurs papas ont cent ans.

Elles ont, également, des frères, des oncles et des traditions à respecter.

Le 17 mai 2013, leurs vies ont changé.

Elles qui étaient destinées à se marier avec de bons partis, bien de chez elles, vont s’engouffrer dans l’élan de fraîcheur soufflé à ce moment-là par la ministre Christiane Taubira.

Le 17 mai 2013, la loi sur le mariage pour toutes et tous a été promulguée.

C’est un jour et un soir de fête, au Rosa Bonheur, Paris 19.

Les deux capitaines, de Haïla Hessou
mise en voix par l’autrice
avec Daniel Delabesse Marilyn Mattei Pauline Haudepin

 Un banc face à la mer. Une jeune femme, Déja Grande, et un homme, Presque Vieux, dévisagent l’horizon. Dur de savoir s’ils attendent un bateau ou un miracle. Et puis il y a celle qui se cache sous le banc, Encore Petite, déjà résignée et qui ne croit en plus rien du tout et sûrement pas aux histoires de capitaines.

DE CERTAINES DIMENSIONS DES CHOSES
OU
LA TABLE PLANETAIRE, de Nicolas Doutey
mise en voix par l’auteur
avec Judith, Henry, Julien Gaillard, Sidney Ali Mehelleb

Pierre et Wen montent une table.

Pierre est embêté par un problème.

Après avoir choisi de ne pas en parler, dans l’espoir de le faire taire, Pierre opte pour la stratégie inverse : en parler.

Wen apprend alors que c’est un problème sans grande importance qui en prend beaucoup plus qu’il ne devrait.

Grâce à la sagesse de Wen et à l’arrivée inattendue de quelqu’un qui vient d’ailleurs, Pierre arrivera progressivement à retrouver la juste dimension des choses, et la table sera montée.

Les Mythes errants
de Pauline Haudepin
mise en voix par l’autrice
avec Daniel Delabesse, Françoise  Dô, Pauline Haudepin, Judith Henry, Haila Hessou

Une jeune femme se souvient d’avoir vu, enfant, dans la même journée, des images des obsèques de Mitterrand, et le film de Blanche-Neige. L’enterrement de la princesse de conte et celui du président symbole d’espoir et de désillusion pour une autre génération, marquent fortement son imaginaire. Les années passent, la jeune femme évolue, mais Mitterrand et Blanche-Neige s’immiscent régulièrement dans ses rêves, comme pour reprendre leur emprise sur le subconscient politique et amoureux de la jeune femme, mais aussi pour tenter de saisir ce qu’est devenu le monde qu’ils ont laissé. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec les auteurs et autrices Sidney Ali Mehelleb, Françoise Dô, Nicolas Doutey, Julien Gaillard, Lancelot Hamelin, Pauline Haudepin, Haila Hessou, Charlotte Lagrange, Marilyn Mattei, Grégoire Vauquois
accompagné.e.s des comédien·n·e·s Charlotte Clamens, Daniel Delabesse et Judith Henry

Durée : à venir

Les petits pouvoirs

Du 7 au 20 Mars 2022

A peine recrutée dans une petite agence d’architecture, Laïa tente de participer au projet qui occupe intimement les deux d’associé.e.s : réhabiliter une île japonaise. Mais ses visions d’un meurtre dans un onsen, l’un de ces bains aux sources volcaniques japonaises, se font de plus en plus prégnantes. Des enjeux de rivalité et de domination dans l’agence d’architecture, au bain de sang sur l’île, il n’y a qu’un pas.

© DR

 

Production : La Chair du Monde
Coproductions
: Théâtre du Beauvaisis – Scène Nationale de Beauvais / Nest – CDN Transfrontalier de Thionville Grand Est / La Comédie – CDN de Reims / Théâtre des Îlets – CDN de Montluçon / L’ACB – Scène Nationale de Bar Le Duc / Comédie de Valence – CDN
Avec le soutien de La Chartreuse de Villeneuve-Lez-Avignon – Centre National des écritures du spectacle
La pièce a été sélectionné par le Centre National du Livre – CNL pour une bourse à la découverte.
Elle sera éditée chez Théâtre Ouvert collection Tapuscrit.

Texte et mise en scène Charlotte Lagrange

Avec Rodolphe Poulain, Isabelle Ronayette, Gen Shimaoka, Clara Lama Schmit et Sidney Ali Mehelleb

Collaboratrice à la mise en scène Constance Larrieu
Scénographe Camille Riquier
Créateur sonore Samuel Favart-Mikcha
Eclairagiste Mathilde Chamoux
Costumière Juliette Gaudel
Régisseur général et construction Baptiste Douaud

Lundi, Mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30
Dimanche à 16h

Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Brefs entretien avec des femmes exceptionnelles

Du 7 au 19 Février 2022

Brefs entretiens avec des femmes exceptionnelles constitue à n’en pas douter une œuvre formellement minimaliste qui nous touche par sa nature empathique. La pièce rappelle à bien des égards les Conversationals portraits de Truman Capote. On y retrouve une sensibilité semblable qui échappe à tout jugement moral. La différence dont autrui est porteur devient alors, pour Joan Yago, le miroir déformant où se reflète notre propre différence. L’œuvre nous invite ainsi à ausculter les paradoxes dont nous sommes, nous-mêmes, pétris et qui, ce faisant, nous rendent sensibles à la différence d’autrui.

Dans cette oeuvre, l’auteur délaisse délibérément l’intrigue au profit d’une organisation minimaliste de la matière dramatique : comme le titre l’indique, chacune des cinq scènes de la pièce prend la forme d’un entretien mené par une voix d’homme (situé dans le hors-scène) avec une femme dont l’existence s’avère hors du commun en cela qu’elle rompt, d’une manière ou d’une autre, avec une certaine norme sociale.

Le texte s’ouvre sur le portrait de Natalia Yaroslavna, mannequin ukrainienne ayant consacré sa vie à la quête de la perfection physique jusqu’à devenir le sosie parfait de la poupée Barbie. Loin d’être une énième victime d’un consumérisme effréné, le personnage développe une pensée relevant de la méditation transcendantale qui l’amène à élaborer une théorie de la réincarnation justifiant en dernière instance cette quête de la perfection dont elle a fait le crédo de sa vie. L’existence de Natalia Yaroslavna semble ainsi répondre à une servitude volontaire d’autant plus captivante qu’elle brouille toute tentative de jugement primaire. C’est d’ailleurs sur le mode du paradoxe que Joan Yago se plaît à construire ses personnages, provoquant chez le spectateur une désorientation qui l’oblige à se défier de ses propres certitudes.

© Boris Didym

Une création du Collectif : Le Grand Cerf Bleu
Production déléguée : Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Avec le soutien de Fabulamundi – Playwriting Europe, du programme Culture de l’Union Européenne
Texte traduit avec le soutien de Fabulamundi. Playwriting Europe et de la Maison Antoine Vitez, Centre international de la traduction théâtrale

Lundi, mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30

Durée : 1H20
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Fanny

Du 11 au 23 janvier 2022

Fanny vient tout juste d’avoir 55 ans et vit avec son conjoint Dorian une magnifique et inaltérable histoire d’amour. Le couple, qui habite dans une maison assez confortable, décide d’accueillir une locataire pour occuper une chambre inhabitée.

En ouvrant la porte à cette universitaire, étudiante en philosophie, ils seront confrontés à une jeunesse engagée, foncièrement différente d’eux. Et pour Fanny, cette rencontre déclenchera un désir absolu de redéfinir sa façon d’être au monde.

© DR

 

Production : O’Brother Company
Coproduction : ACB de Bar-le-Duc
Résidences TAPS, Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines, MC93, La Comédie de Reims

 

Texte Rébecca Déraspe
Éd. Tapuscrit / Théâtre Ouvert
Mise en voix  Rémy Barché
avec Daniel Delabesse, Gisèle Torterolo, Elphège Kongombe

Collaboratrice artistique Alix Fournier-Pittaluga
Scénographie Salma Bordes
Création son Antoine Reibre
Création vidéo Stéphane Bordonaro
Création lumières Florent Jacob
Régie générale François Picard
Administration, production Mathilde Priolet
Diffusion Laurence Lang

Mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi à 20h30

Samedi à 18h

 Tout public à partir de 14 ans

Durée : 1h
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€
©Marjolaine Moulin

Soldat.E Inconnu.E

Du lundi 4 au dimanche 17 octobre 2021

Des destins croisés sur fond de drame national.
Caroll est à son micro. Le matin très tôt. 5h13. La bataille commence.
Caroll anime une émission-radio inconnu(e) du grand public.
Caroll y crie son amour du monde, son amour de l’autre et transcende les souvenirs de la Grande et de la petite Histoire.
Caroll, à travers ses mots et tout son corps, mène une bataille féroce pour réaliser son œuvre d’art : Un monde meilleur.
Caroll envoie également de la musique comme on envoie des balles perforantes.
Pendant que la musique nous touche, se déroule devant les yeux de Caroll un monde en état d’urgence. Ce monde est un couple, IL et ELLE. Des sentinelles de l’opération du même nom. Un homme et une femme, anonymes, ici et maintenant. Qui n’ont pas pu intervenir. Qui sont restés figés. Un soir de drame national.

 

« Soldat.e Inconnu.e prend corps dans une salle de théâtre. Un 13 novembre 2015. 

Ce soir-là, dans la salle, dans le hall, dans la cuisine, on a pleuré ensemble sur un chevauchement entre deux siècles. 

Ce soir-là, une communauté est apparue : celle de corps meurtris, qui comprenait qu’une violence sans commune mesure ébranlait notre vieux notre monde. 

Créer cette pièce, c’est une réponse à notre impuissance. À notre sidération. 

C’est la poésie contre le coup de massue, c’est rendre visible des corps qui luttent, des âmes en peine qui se noient dans un système. 

Soldat.e Inconnu.e prend vie dans un dispositif bi-frontal, comme pour retrouver cette communauté de corps qui regardent cette histoire-là. Au théâtre. Comme pour boucler la boucle. 

Une histoire de changement de paysage. Une histoire à affronter. Pour pleurer et crier ensemble.  » (Aurélie Van Den Daele)

 

EXTRAIT DE TEXTE

« IL, seul face à tous. Après chaque point de ponctuation, il y a un temps. Comme si IL écoutait des questions qu’on lui pose.

IL
Oui je suis motivé.
Non je n’ai pas peur c’est une chance c’est comme une consécration pour moi.
Ah oui je sais juste une confirmation consécration ça fait un peu pompeux.
Ah oui oui presque religieux mais pas du tout mon cas donc.
Oui je reste à ma place affirmatif.
Affirmatif mes tests sont tous bons certains très bons d’autres exceptionnels. Négatif
je ne me vante pas je ne suis pas comme ça c’est écrit sur les notes que vous avez sur
vos tables je n’ai pas été éduqué comme ça merci maman.
Mes origines mes premières classes vous avez tout sur vos papiers je n’en ai pas
honte elles font ma richesse.
Oui je suis là pour servir.
Encore plus.
D’où je viens ?
Ça n’a jamais été un problème.
D’une mission oui.
Pour mon pays.
Je connais les paroles évidemment.
Ça ne me dérange pas.
Prendre les armes ne signifie pas les utiliser n’importe comment.
Évidemment que j’ai réponse à tout je suis motivé je vous l’ai dit.
J’en suis conscient et je sais ce que ça implique.
Plus tard j’irai me reposer.
La retraite bien plus tard.
Pardon ?
Est-ce que je sais cuisiner le couscous ?
Oui oui je sais le cuisiner pourquoi ?
Tout le monde aime le couscous.
Il n’y a aucun problème je le cuisinerai avec plaisir il faudra juste investir dans une couscoussière ou j’emmènerai la mienne enfin celle de mon père.
Oui c’est mon père qui cuisine qui cuisinait.
Oui modernes c’est ça nous sommes modernes c’est ça.
Merci.
Oui.
C’est un honneur.
Je serai là en avance.
Oui j’ai l’adresse.
Je n’y manquerai pas.
Oui vous aussi.
Passez une belle journée. »

 

©Marjolaine Moulin

 

 

PRODUCTION  DEUG DOEN GROUP
COPRODUCTION ET RÉSIDENCES Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines, TNBA-Théâtre National de Bordeaux Aquitaine, Théâtre de Corbeil-Essonnes / Grand Paris Sud, Théâtre des Ilets-CDN de Montluçon
Le DEUG DOEN GROUP est soutenu par la DRAC Ile de France dans le cadre du conventionnement Théâtre.
Ce texte est lauréat de l’Aide à la création de textes dramatiques  – ARTCENA

Texte Sidney Ali Mehelleb
Éd. Tapuscrit / Théâtre Ouvert
Mise en scène Aurélie Van Den Daele  

Avec Sumaya Al-Attia (ELLE), Grégoire Durrande (musicien), Sidney Ali Mehelleb (IL), Fatima Soualhia Manet (Caroll)

Collaboration artistique Julie Le Lagadec

Scénographie, lumière, vidéo Collectif INVIVO Julien Dubuc

Création sonore Collectif INVIVO Grégoire Durrande
Costumes Elisabeth Cerqueira

Production Diffusion Boite Noire
Gabrielle Dupas & Sébastien Ronsse

Lundi, mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30
Dimanche à 16h

Relâche les 10 et 11 octobre

Tout public à partir de 14 ans

 

 

Durée : 1h30
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Des territoires-Trilogie

du 15 au 25 septembre 2021

Dans un pavillon de banlieue, trois frères et une sœur préparent les funérailles de leurs parents. Alors que se posent les questions d’héritage, d’autres réalités font irruption : le monde extérieur, le quartier alentour… et l’Histoire de France. Présentée pour la première fois dans son intégralité, la trilogie de Baptiste Amann Des Territoires propose sur près de sept heures une grande fresque en forme de tragédie contemporaine, tant familiale qu’historique, où se superposent petite et grande histoire, drame intime et catastrophe collective. Au fil de trois journées – la veille, le jour et le lendemain de l’enterrement – le passé révolutionnaire s’invite au cœur du présent, pour faire dialoguer tour à tour avec lui la Révolution Française, la Commune de Paris puis la Révolution Algérienne, venant ainsi déployer ses ramifications et ses échos jusqu’à nous… et interroger notre capacité à agir.

« J’appartiens à une génération que l’on dit désenchantée et qui, étant l’héritière d’un patrimoine sans prestige, pose la question : pouvons-nous encore écrire l’Histoire ? »

La trilogie Des territoires est une réflexion sur notre possibilité d’agir politiquement dans un monde où s’instaure, malgré nous, une impression de confusion. Elle raconte l’histoire de personnages contemporains qui ont la sensation d’être séparés de leur capacité d’agir auxquels viennent se confronter des personnages historiques iconiques, reliés eux à cette capacité mais en proie aux doutes quant aux effets de leurs actions. Apparaît alors sur un même plan des révolutionnaires d’antan, flamboyants et radicaux, rattrapés par leurs états d’âmes et des femmes et des hommes d’aujourd’hui, médiocres et résignés, bousculés par l’expérience inattendue du courage, comme si, au fond, leur vulnérabilité était ce par quoi ils finissaient par se réunir. Contre toute attente, cette fragilité apparaît soudain comme la condition-même d’un devenir révolutionnaire.

………

Chaque volet de la trilogie est indépendant.
Intégrale les samedis.

Mercredi 15 & 22 septembre à 20h30
Des territoires (Nous sifflerons la Marseillaise…)
La veille de l’enterrement de leurs parents, Lyn, Benjamin, Hafiz et Sam sont à nouveau réunis dans la maison où ils ont grandi. Les vieilles habitudes reprennent avec leur lot de rancœurs et de conflits et cette impossibilité de s’organiser. Alors qu’ils débattent de l’idée de vendre ou de ne pas vendre la maison, une expertise des sols révèlent la présence d’os anciens : ce sont ceux de Condorcet, figure de la révolution Française.

Jeudi 16 & 23 septembre à 20h30
Des territoires (…d’une prison l’autre…)
Le jour de l’enterrement est aussi celui d’une violente révolte dans la cité. Les habitants sont invités à rester confinés chez eux. Quand Lyn, Benjamin, Hafiz et Sam reviennent de l’enterrement, ils retrouvent dans leur salon deux habitants du quartier venus les prévenir du désordre et Louise Michel, une activiste venue militer contre l’extension du centre commercial et la destruction programmée des habitations du quartier. Pendant qu’au dehors résonnent les cris de l’insurrection, une petite agora se forme dans le salon faisant resurgir les fantômes d’une autre révolte : celle de la Commune de Paris.

Vendredi 17 & 24 septembre à 20h30
Des territoires (…et tout sera pardonné ?)
Le lendemain de l’enterrement, Lyn, Sam et Hafiz se retrouve dans le service de réanimation d’un hôpital au chevet de leur frère gravement blessé lors des émeutes. Hafiz fait la rencontre de Nailia, jeune actrice venue tourner un film dans l’hôpital. Elle doit incarner Djamila Bouhired, figure iconique de la Révolution Algérienne.

Samedi 18 & 25 septembre à 15h 
Intégrale /  7h avec 2 entractes

 © Pierre Planchenault

✧✧✧ DANS LA PRESSE ✧✧✧

Télérama /Emmanuelle Bouchez / 7 juillet 2021

La trilogie “Des territoires”, présentée pour la première fois dans son intégralité a fait de ce comédien un dramaturge et metteur en scène assumé. Mais qu’est-ce qui a fait courir Baptiste Amann vers les terres de l’écriture ?

Le Monde / Fabienne Darge / 9 juillet 2021
Pour Baptiste Amann, « la fiction est indispensable pour penser le réel ».
Le jeune auteur et metteur en scène présente une formidable trilogie, « Des territoires », fresque intime et politique.

La Vie / Les Dominos / 10 juillet 2021
“Des territoires” de Baptiste Amann est une trilogie : trois journées, au sens théâtral strict, où, verve et drame dévoilent aspirations et crises d’une génération, d’un quartier, d’une société et d’une nation, française, mais aussi algérienne.

La Croix /Marie-Valentine Chaudon /10 juillet 2021
Baptiste Amann présente l’intégralité de sa trilogie Des territoires, entreprise en 2013. Une intense traversée de sept heures au côté d’une fratrie endeuillée, où se mêlent l’Histoire de France et le malaise des zones périurbaines.

 

Assumer la fragilité : vers une pensée de l’agir

« Si je rapproche comme cela les épisodes révolutionnaires de l’histoire de France, et le destin tragique d’une famille d’aujourd’hui, c’est parce que la cellule familiale à mon sens, concentre, à échelle réduite, tous les ingrédients qui préparent la guerre civile. La difficulté d’une prise de position, qu’elle soit politique, sociale, ou intime, est qu’elle puisse être reçue dans son intention, et pas seulement pour ce qu’elle paraît. Cette difficulté ontologique est augmentée à notre époque par la virtualisation et l’individualisation que connaissent les sociétés dites « occidentales », où l’homme s’évalue plus par sa capacité à communiquer, que par sa force d’agir. Les révolutions sont des étapes historiques où la question du sens que nous donnons à la vie est incandescente. Ce qui peut être échangé dans ces moments là, cette mise en ébullition des corps et des esprits, cet espoir ou ce désespoir jeté dans la possibilité d’un monde « autre », manque peut être à une époque – comme le décrit le philosophe Miguel Benasayag dans La fragilité – où nous sommes séparés de notre « puissance d’agir », où nous peinons à trouver les passerelles entre nos souhaits et nos pratiques. Contre le fatalisme ambiant, ce projet de trilogie est animé par la mise en œuvre d’une pensée de « l’agir » qui passe par la reconnaissance de la fragilité comme condition de l’existence. Parce qu’en réalité, il n’a jamais cessé que des systèmes politiques microcosmiques se fassent et se défassent dans la fureur des réunions de familles montrant bien là que malgré le désenchantement de l’époque, la vigueur à faire valoir qui nous sommes, nous l’avons tous inscrit en nous, et qu’il suffira d’un contexte favorable, un peu de vent dans le dos, pour qu’à nouveau la force nous gagne de tout redéfinir. »

– Baptiste Amann

La note d’intention complète est à découvrir dans le dossier du spectacle, à télécharger à droite de cette page.

 

PRODUCTION L’ANNEXE
COPRODUCTION OARA Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine  / Théâtre Ouvert- Centre National des Dramaturgies Contemporaines / Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France / Le ZEF, scène nationale de Marseille / Festival d’Avignon / L’Empreinte, scène nationale de Brive-Tulle / Châteauvallon scène nationale / La Garance, scène nationale de Cavaillon / Théâtre Sorano Toulouse /Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine/ La Passerelle scène nationale de Saint-Brieuc / Pôle des Arts de la Scène – la Friche la Belle de Mai / Le Meta CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine
SOUTIENS La Chartreuse, Centre national des écritures du spectacle (Villeneuve-lès-Avignon)
L’ANNEXE est conventionnée par le Ministère de la Culture / DRAC Nouvelle-Aquitaine, subventionnée par la Ville de Bordeaux et la Région Nouvelle-Aquitaine.
Baptiste Amann est associé à la Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France et au Meta – CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine. Il est également artiste compagnon du TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.
Site internet : www.lannexe.net
Page Facebook : https://www.facebook.com/Baptisteamann
Instagram : https://www.instagram.com/lannexe_baptisteamann/

Texte et mise en scène Baptiste Amann

Avec Solal Bouloudnine, Alexandra Castellon, Nailia Harzoune, Yohann Pisiou, Samuel Réhault, Lyn Thibault, Olivier Veillon

Collaboratrice artistique Amélie Enon
Régie générale François Duguest
Création lumière Florent Jacob, Clarisse Bernez-Cambot Labarta
Création sonore Léon Blomme
Régie plateau Philippe Couturier
Scénographie Baptiste Amann, Florent Jacob
Construction décor Ateliers du TnBA
Costumes Suzanne Aubert, Estelle Couturier-Chatellain
Administration de production Morgan Hélou

…..

Tout public à partir de 12 ans

Chaque volet de la trilogie est indépendant. Intégrale les samedis. Liens de réservation ci-dessous.

Mercredi 15 & 22 septembre à 20h30 / 1h45
Des territoires (Nous sifflerons la Marseillaise…)

Jeudi 16 & 23 septembre à 20h30 / 1h45
Des territoires (…d’une prison l’autre…)

Vendredi 17 & 24 septembre à 20h30 / 2h15
Des territoires (…et tout sera pardonné ?)

Samedi 18 & 25 septembre à 15h / durée estimée 7h
Intégrale ( (1ère partie 1h45 – entracte 30 min – 2ème partie 1h45 – entracte 45 min – 3ème partie 2h15)

  • Grands voisins : Habitant.e.s du 20e-19e-18e , Les Lilas, B{« type »: »block », »srcClientIds »:[« 6f2a8940-24b1-4e2d-a89e-c53f57a5cd88″], »srcRootClientId »: » »}agnolet ; – de 30 ans ; intermittent.e.s ; demandeurs d’emploi ; groupe (à partir de 6 pers.) ; seniors (+65 ans) ; AAH, bénéficiaires du RSA

Loto

Du 7 au 17 Décembre 2021

Il est la vedette des salles des fêtes de province, le roi des soirées loto, qu’il anime avec fantaisie et brio. Elle est partie vivre en ville et a pris ses distances avec un monde rural dans lequel elle ne s’est jamais épanouie. Chacun a suivi son chemin. Mais voici l’heure des retrouvailles entre le père et sa fille. Attaché à son territoire et à sa culture populaire, le père a perdu de vue les rêves de sa fille. Le fossé s’est creusé entre eux. Et voilà la jeune femme de retour au village pour tourner un documentaire. L’occasion, enfin, de se découvrir l’un l’autre ?

……

C’est un véritable loto que Rémy Barché a choisi de mettre en scène. Mais le déroulement de la soirée est perturbé, à coups de madisons endiablés, par un groupe de danseurs de salon, convaincus d’avoir priorité sur la location de la salle des fêtes. Dans cette ambiance de comédie musicale, la plume de Baptiste Amann excelle à extraire des situations les plus anodines tout le sel d’une dramaturgie pleine d’humanité, où les questions intimes et politiques s’entrelacent pour toucher à l’essentiel.

Création dans le cadre de la tournée Par les villages, dispositif hors-les-murs de la Comédie de Colmar

© André Muller

Texte Baptiste Amann
Mise en scène Rémy Barché

Avec Arnaud Bichon, Bénédicte Mbemba 
et un groupe de volontaires recrutés dans chaque lieu

Collaboration artistique Alix Fournier-Pittaluga
Scénographie et costumes Salma Bordes
Chorégraphie Anaïs Rouch
Lumière Thierry Gontier
Son Lucie Franz

Lundi, mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30

Relâche le 12 décembre

Tout public à partir de 12 ans

Durée : 1H20
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Ce silence entre nous

Du 1er au 12 décembre 2021

Composée de neuf monologues traitant de la question de la maternité et de la transmission entre générations, le texte de Mihaela Michailov nous plonge dans des récits de vie troublants de vérité. L’autrice dresse le portrait de différentes femmes qui dessinent autant de parcours de vie : de la Vierge Marie, à l’exilée roumaine partie travailler à l’étranger en passant par la mère célibataire qui élève seule son enfant, ou encore à travers les aveux poignants de celle qui ne voulait pas avoir d’enfants, et pour finalement se terminer avec l’ainée atteinte d’Alzheimer qui ne reconnaît plus sa fille. Si chacun de ces récits conserve sa propre autonomie narrative, la lecture de l’ensemble révèle des motifs qui résonnent entre chaque parcours singulier de ces filles devenues mères et bien souvent grand-mères.

« Le jour où ta mère t’a dit ce que sa mère lui avait dit Tu avais un casque sur les oreilles
Tu écoutais Björk
Mother Heroic

Et tu n’as pas entendu ce que tu étais censée entendre Et tu n’es pas devenue ce que tu étais censée devenir »

© Christophe Raynaud de Lage

PRODUCTION Veilleur®
COPRODUCTION Scène Nationale d’Aubusson, Théâtre de Thouars – Scène Conventionnée, Théâtre de l’Union – CDN De Limoges, Festival des Francophonies en Limousin, OARA.
SOUTIENS Institut Français, Région Nouvelle-Aquitaine, Maison Maria Casarès
Avec la participation Artistique du Jeune Théâtre National (JTN)
La Compagnie Veilleur® est conventionnée par le Ministère de la Culture (DRAC Nouvelle-Aquitaine) et subventionnée par la région Nouvelle-Aquitaine et la ville de Poitiers.
Ce silence entre nous est le fruit d’une commande d’écriture engagée à l’automne 2018 par Matthieu Roy et la compagnie Veilleur® dans le cadre du projet Visage(s) de notre jeunesse en Europe initié au cours de la saison croisée franco-roumaine organisée par l’Institut Français et soutenue par la Région Nouvelle-Aquitaine et la Scène Nationale d’Aubusson.

Texte Mihaela Michailov
Traduction Alexandra Lazarescou
Mise en scène Matthieu Roy
Distribution Franco-Roumaine Ysanis Padonou, Iris Parizot, Katia Pascariu

Collaboration artistique Johanna Silberstein
Plasticien Bruce Clarke
Lumière Manuel Desfeux
Costumes Alex Costantino
Espaces sonores Grégoire Leymarie

Mardi, mercredi à 19h
Jeudi, vendredi, samedi à 20h
Dimanche à 16h

Relâche le 6 décembre

Tout public à partir de 15 ans

Durée : 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Grès (tentative de sédimentation)

Du 16 au 20 Novembre 2021

Comment se transforme l’humiliation en colère ? Comment se produit l’instant décisif ? Lorsqu’un corps décide de passer à l’action, de monter dans un bus pour lancer des pavés à la capitale. 

Grès est le récit d’une voix. Celle-ci se raconte, nous raconte. Sa trajectoire. De son travail, à sa voiture, les ronds-points, la nationale, la maison, les repas avec sa moitié et ses enfants …
Grès est l’histoire d’une tentative de sédimentation. De tous ces petits bouts d’incompréhension, de rage sourde, qui forment à l’intérieur de l’estomac une pierre dure et solide.
 Grès est l’histoire de cette pierre. De cette pierre sortie du ventre du ressentiment.

…………

« Les comme moi avaient connu les longues routes
Les bouchons interminables
Les gueguerres entre juilletistes et aoûtiens
Les vacances au bord de mer aligné·e·s comme des tombes Des corps polis qui sourient à la glacière

Fanta Coca Light
Consommer nous rendait vivant·e·s
Les karaoké sur une plage désertique qui lavaient nos plaintes
Les comme moi avaient connu ces moments éblouissants
Qu’illes se ressassaient en boucle à la reprise du travail
Attendant l’été prochain ou l’hiver suivant
En déplorant les morts qui n’y auraient pas droit
Et parfois
Les comme moi se délassaient dans de petites fugues quotidiennes Pour oublier un instant
L’éternel retour du pointage
du parking
de l’usine
du rendement »

© DR

Texte et mise en scène Guillaume Cayet
Avec Emmanuel Matte, Valentin Durup

Musique Valentin Durup
Vidéo Antoine Briot
Lumière Juliette Romens
Réalisation vidéo Augustin Bonnet

Mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30

Tout public à partir de 15 ans

Durée : 1h
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Les cinq fois où j’ai vu mon père

Du 17 au 29 janvier 2022

Dans mon travail, depuis des années, mère, père, fils, fille s’entrechoquent indéfiniment. Je ne cesse d’établir la famille comme si elle était la clef de l’énigme du problème humain. C’est encore une fois le cadre de cette pièce. Le sujet est personnel, voire intime. Alors qu’il concerne bien d’autres.

« Aujourd’hui encore, à l’âge où je suis vieux, je ne cesse de le chercher.

Depuis la cinquième fois où j’ai vu mon père, il a disparu. Il n’est bien sûr pas encore mort. Il est bien en vie, mon père. Il ne donne toujours pas de nouvelles.

Mais tout semble aller. Il a pris sa retraite, vit comme vit un occidental au repos. »

Peinture : Nathania Périclès

Production NOUS Théâtre
Coproduction Théâtre Ouvert Centre National des Dramaturgies Contemporaines, l’Artchipel Scène Nationale de Guadeloupe, Tropiques Atrium Scène Nationale de Martinique.
Avec le soutien financier de l’Institut français à Paris, de la Ville de Paris, de la Région Ile-de-France, de la DRAC Ile-de-France.
Et le soutien de l’ONDA, du Théâtre de la Tempête, du Théâtre des Doms, de la Radio Métropole et de la Radio Haïti Inter.
Les cinq fois où j’ai vu mon père de Guy Régis Jr © Editions Gallimard. Ce texte est lauréat de l’Aide à la création de textes dramatiques – ARTCENA.

Texte et mise en scène Guy Régis Jr

Avec Christian Gonon de la Comédie Française, Guy Régis Jr

Assistance mise en scène et création sonore Hélène Lacroix

Images Raphaël Carloone

Texte publié aux Ed. Gallimard – Collection Haute enfance (2020)

Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 20h
Samedi à 18h

Tout public

Durée : 1h
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€