Bestiaire – Collection : lettres & expériences

Bestiaire – Collection : lettres & expériences

Samedi 22 mai à 16h

Parler à un animal. C’est ce à quoi 5 chercheurs-interprètes ont consacré du temps. Lors de cette séance, ils font état de leurs recherches en nous restituant chacun une expérience fictive et une lettre, adressées à l’animal de leur choix. Ils tissent de nouveaux récits inter-espèce, retors à souhait, investissent et interprètent abusivement les réactions de l’animal, et hybrident leur voix avec la leur pour parler au-delà des mots.

© DR

Co-production et résidence Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Studio-Théâtre de Vitry
Avec le soutien du département du Val-de-Marne, de la région Île-de-France 

 

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

Conception Florian Pautasso

Avec Stéphanie Aflalo, Elsa Guedj, Roman Kané, Aurélie Lannoy, Antonin Meyer-Esquerré

Assistante Julie Chomat
Oeil extérieur Andrea Baglione

Lumières Philippe Ulysse

Administratrice de production Fanny Paulhan

Durée : 1h15
Petite Salle

POLICES !

Dimanche 23 mai à 16h

Ce long poème de Sonia Chiambretto interroge toute l’ambiguïté de notre rapport à l’autorité, sans concession. Mot d’ordre, action brutale, polices de caractères, montage poétique. De la police de proximité dans les quartiers aux émeutes dans les grandes villes du monde, de la manifestation pacifique des Algériens à Paris en octobre 1961 au survol des drones sur les zones dites « sensibles », du témoignage d’une candidate au concours d’entrée au sein de la Police nationale à la patrouille d’un robot-policier dans les rues de Dubaï…

Texte et lecture-performance Sonia Chiambretto 

Sonia Chiambretto est représentée par L’Arche, agent littéraire. 

 

Durée : 1h
Petite Salle

Évaporation(s)

dimanche 13 juin à 16h

Dans Évaporation(s), on s’attache au rythme des mots et à leur sonorité. Une exploration sensible de la langue qui nous laisse percevoir l’absence. 

Au fil des saisons, T le fils, N la soeur du fils et S l’oncle du fils se questionnent. Il y a aussi une amie qui parle mais qui n’écoute pas. Une mère dont on parle mais qui n’est pas là et un père qui laissera une trace.  

© DR

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

Production Cie Man Haast, Théâtre Ouvert 

 

Texte Camille Nauffray

Mise en voix Tommy Milliot 

Avec Matthias Hejnar, Miglen Mirtchev, Aude Rouanet, Sarah Cillaire 

Durée :
Petite Salle

Transe-maître(s)

Du 9 au 12 juin

En s’exprimant à l’école dans sa langue natale plutôt qu’en français, Dzitri, nouveau au collège, hérite du signal, collier honteux dont on ne peut se défaire qu’en dénonçant un ou une camarade surpris.e dans la même situation. Refusant la délation il choisit de s’en débarrasser. Il est alors convoqué, au milieu de la cour, devant toute l’école rassemblée, pour une drôle de séance de moquerie générale.

Transe-maître(s) aborde la question de l’héritage de la langue, plus précisément de la langue française ; langue que Paris imposa au reste de la France, langue que la France imposa à l’empire colonial. La pièce évoque le signal, objet aujourd’hui disparu des manuels d’histoire. Encore appelé signe, symbole ou signum, le signal était un collier fait d’un ou de plusieurs objets répugnants que l’instituteur, en signe de punition, accrochait au cou l’élève qui était surpris.e en train de parler sa langue natale au lieu de s’exprimer en français. L’élève devait ensuite surprendre un autre de ses camarades dans la même situation pour s’en débarrasser. Le signal passait alors de cou en cou. L’élève qui avait l’objet en sa possession à la fin de la récréation, de la demi-journée, ou de la journée, était puni.e : séance de moquerie générale suivie de punitions corporelles, retenues, corvées, devoirs supplémentaires, etc… En servant de rempart face aux autres langues, que ce soit en Occitanie ou en Bretagne, ce procédé était utilisé afin d’humilier l’élève et ridiculiser sa langue, accessoirement entretenir la délation entre les élèves et empêcher la solidarité de groupe. Il a participé à la destruction, la sous estimation, au rejet, au reniement de sa langue et aux ethnocides. Dans l’empire colonial l’École française va s’inspirer de ces mêmes pratiques.
Transe-maître(s) met en scène le jeune Dzitri. Nouveau au collège, il suscite la curiosité. Il hérite du signal, mais il choisit de s’en débarrasser. Il est donc convoqué ce midi, au milieu de la cour, devant toute l’école rassemblée, pour une drôle de séance de moquerie générale.

Production Compagnie Soliloques
Coproductions Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgie Contemporaines, CDN de Normandie – Rouen, Festival Passages- Metz dans le cadre du projet européen Bérénice
Avec le soutien de Commune de Lattes – Théâtre Jacques Coeur, La Chartreuse – CNES, DRAC Auvergne Rhône-Alpes, CITF, Artcena – Aide à la création, Institut Français de Paris, Le Printemps des comédiens, SPEDIDAM, ADAMI
Avec la participation artistique de Jeune Théâtre National, ENSATT – Lyon
Le texte Transe-maître(s), paru aux Éditions Théâtrales 2018, est :
Lauréat Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre 2018
Lauréat aide à la création Artcena 2018
Prix Text’Avril 2019
Finaliste Grand Prix de la littérature dramatique 2019
Sélection 2019 du comité de lecture Troisième Bureau – Grenoble
Sélection du comité de lecture du Tarmac – Paris

Toute la culture

I/O Gazette

Théâtre du blog 

À écouter : Podcast De vive voix

Reportage France 3 Lorraine – résidence de création à Metz – Novembre 2020

Teaser Transe-maître(s)

 

© Marc Ginot

Texte, mise en scène Elemawusi Agbedjidji

Jeu Astrid Bayiha, Marcel Mankita, Athaya Mokonzi, Elemawusi Agbedjidji, Baptiste Jamonneau, Amandine Gay

Création lumières et régie générale Guillaume Tesson

Création sonore Anna Walkenhorst

Scénographie et costumes Camille Kuntz

Production Pauline Pascalin

Collaborations artistiques Baptiste Jamonneau, Allassane Sidibe

 

Le 9 juin à 19h30 Le 10 et 11 juin à 20h30 Le 12 juin à 16h

Durée : 1h20
Grande Salle

Wunderkind

Dimanche 6 juin 2021 à 16h

Au pied d’une falaise du sud de l’Angleterre, au milieu du jour, un petit groupe d’adolescents se met à évoquer Noah, mort dans des circonstances tragiques, sans doute ici même, dans un passé récent.
L’un après l’autre s’engage dans un dialogue mutilé, à sens unique : cette forme de rituel cathartique qui consiste à parler à celui qui n’est plus là pour entendre.

Il paraît que toute chose tire sa vie d’une autre.

« Noah, tu étais un doux rêveur encore plein d’illusions, plein d’innocence.
Un adolescent sans histoire, aux cheveux et à la peau dorés.
Je pense que tu devais être le seul blond aux yeux verts de tout
le lycée. Tu te passais tout le temps la main dans les cheveux,
qui te retombaient tout le temps devant les yeux. Tu surgissais
parfois de nulle part comme une apparition. Et parfois tu
redisparaissais aussi vite, comme une vision. »

Wunderkind, est publié en avril 2021 dans la collection Tapuscrit, a été présenté sous forme d’extraits lors de performances de l’auteur notamment en septembre 2020 à La Chartreuse de Villeneuve lez
Avignon.

Production Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Coproduction avec Bibliocité dans le cadre d’un programme de la Région Ilede-France

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

© Simon Diard

Mise en scène, création sonore
Simon Diard
Interprétation
Clara Choï
Baptiste Dupuy
Alice Jalleau
Etienne Thomas

Durée : 1H30
Petite Salle

Rapports sur toi (de mon chaos est née une étoile filante)

Du 2 au 5 juin

Rapports sur toi – de mon chaos est née une étoile filante a été spécialement écrit par son auteur pour les élèves de la Classe de la Comédie. Très personnelle sans être véritablement autobiographique, la pièce est une manière de répondre par la création à un évènement insupportable.
Composée en 12 tableaux, elle est le journal d’une année de deuil vécue par un groupe d’amis qui ont perdu l’un des leurs au moment de quitter le lycée pour entrer dans la vie étudiante. Pleine d’humour et de mélancolie, de vitalité, elle saisit l’effet du temps qui passe, lorsqu’il cicatrise lentement les blessures les plus vives.

La pièce se passe dans un vestiaire abandonné. C’est l’un des plus beaux chants de vie qu’il m’ait été donné de lire. Nous sommes allés au bout de nos forces pour tenter de la faire apparaître dans toute son acuité. Mission stimulante et délicate, tant le texte pousse au bout la confiance accordée à l’athlétisme affectif de l’acteur, le pouvoir du langage poussé dans ses retranchements, l’art du glissement, de la rupture, des grands écarts émotionnels.

© Christophe Raynaud de Lage

 

Production : Cie Moon Palace
Coproduction : Comédie – CDN de Reims
Spectacle de sortie de la Promotion 19 des élèves de la classe de la Comédie créé en juin 2019.
Ce texte a été spécialement écrit pour les élèves de la promotion 2017-2019

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

Texte Baptiste Amann
Mise en scène Rémy Barché
Son Antoine Reibre
Lumières Didier Saint-Omer
Vidéo Cyrille Molé

Régie générale, régie plateau François Picard
Régie son Stéphane Larose

Production Laurence Lang

Distribution Anne-Mary Augustinov, Alann Baillet, Joséphine Cantalejo, Arthur Girard, Lucie Joulé, Danae Monnot, Valentin Paté, Léa Sarlet, Max Unbekandt, Rosine Vokouma

 

…..

Le 2 et 3 juin à 18h
Le 4 juin à 17h
Le 5 juin à 16h

À partir de 15 ans 

 

Durée : 2H15
Grande Salle

L’Acteur du Nord

Samedi 22 mai à 18h

Vous deviez assister à la lecture de l’acteur fragile, par Éric Elmosnino. Il s’avère que l’acteur est vraiment fragile, à tel point qu’il ne peut pas être là. Alors on a décidé de le remplacer par un acteur solide. Et quoi de mieux, en termes de solidité, qu’un acteur du Nord. Puisque personne n’est irremplaçable, à fortiori un acteur – dont le travail consiste en permanence à jouer à la place d’un autre, j’ai demandé à Jacques Bonnaffé de le remplacer. Alors pour ceux qui ont des références culturelles sérieuses, ce serait comme remplacer Karim Benzema par Olivier Giroud. Et après tout, Giroud fait très bien le job. Et dire un texte, c’est quand même simplement dire les mots les uns après les autres en articulant à peu près. Et si certains parmi vous sont fétichistes, il pourra dédicacer le livre d’Elmosnino à sa place, à 10 euros, vous aurez deux acteurs pour le prix d’un. C’est comme ça, c’est cadeau, c’est Théâtre Ouvert. Mohamed El Khatib

Production Compagnie Zirlib
Coproduction: France Culture

Entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles.

Texte & Conception Mohamed El Khatib

Avec Jacques Bonnaffé

Durée : 50 min
Grande Salle

Comme la mer, mon amour

Du 22 au 25 juin

Après 19 ans de séparation, Abdellah retrouve Boutaïna dans les rues de Paris. Ils vont dans un café. Ils parlent. Abdellah veut absolument savoir pourquoi Boutaïna l’avait cruellement abandonné. Pourquoi elle a détruit l’amour-amitié entre eux. Il insiste, beaucoup. Boutaïna résiste, longtemps. Abdellah finit par trouver le moyen de l’obliger à parler, à s’expliquer : leur passion commune pour les films égyptiens.

Cette pièce d’inspiration autobiographique est un mélange de ces deux histoires, de ces deux univers : les retrouvailles impitoyables de deux amis à Paris et le monde des films égyptiens. Boutaïna et Abdellah utilisent ce passé et ces images pour revenir au présent de la séparation, se mettre à nu complètement et entre eux renforcer le trouble, la confusion et la violence.

Comme la mer, mon amour est une pièce sur l’inévitable retour des fantômes. La nécessaire confrontation radicale avec le passé. Et l’attente éternelle d’un miracle. D’une chanson.

Boutaïna El Fekka et Abdellah Taïa : Diacritik 
Interview Tv5 Monde Abdellah Taïa

© DR

Production La compagnie d’Un pays lointain,
Coproduction Théâtre Central La Louvière, Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Avec le soutien de l’Institut Français à Paris
Prochaine représentation au théâtre de Chelles samedi 26 juin 2021

Écriture, mise en scène et interprétation Boutaïna El Fekkak et Abdellah Taïa

Collaboratrice artistique Noémie Develay-Ressiguier
Création lumières Jean-Gabriel Valot
Création sonore Loic Le Roux 
Costumes Benjamin Moreau
Scénographie Lisa Navarro
Vidéo et dramaturgie Jérémie Scheidler

Du 22 au 23 juin à 19h30
Le 24 juin à 16h
Le 25 juin à 20h30

Tout public dès 15 ans

Durée : 1H00
Petite Salle
 Matthew Henry from Burst

Paradis

Du 25 au 27 mai 2021 à 19H

Tout a commencé en bas de chez moi. La ville où j’habite accueillait le temps d’un week-end la crème des romanciers à succès. Des micros avaient été installés sur chaque place pour des lectures publiques, ou des entretiens. En marchant, je suis tombée sur un garçon syrien qui voulait prendre la parole. Il ne parlait ni français, ni anglais. J’ai tout de même compris qu’il voulait parler dans un micro. Il préparait sur son ordinateur ce qu’il voulait dire. Il venait de Syrie et c’était un moment de grand chaos. Évidemment il n’a jamais eu le micro. Il ne comprenait pas pourquoi, et moi non plus. C’est le point de départ d’une amitié et d’une enquête rocambolesque : pendant deux ans je me suis acharnée à essayer de sauter par-dessus la barrière de la langue, pour enfin comprendre ce qu’il voulait nous dire ce jour-là.

Sonia Chiambretto

© Matthew Henry from Burst

Production Le Premier épisode
Coproduction Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines, La Comédie de Caen – CDN de Normandie Soutien : MC93 – Maison de la culture de Seine-Saint Denis Bobigny

À LIRE 
Sceneweb : Rencontres et déplacements 

Texte Sonia Chiambretto

Mise en scène Sonia Chiambretto et Yoann Thommerel

Avec Sonia Chiambretto, Marcial Di Fonzo Bo, Ada Harb, Pierre Maillet, Rami Rkab

Scénographie Frédéric Hocké et Patrick Laffont de Lojo

Création lumières et régie générale Nicolas Barrot

Sonia Chiambretto est représentée par L’Arche, agent littéraire. 
Durée : 1h00
Grande Salle

Loud

Promotion 6 - 2018/21

Texte Pierre Koestel
Mise en espace Matthieu Roy

Avec Louis Albertosi, Mathilde Auneveux, Adèle Choubard, Maxime Crescini, Nine d’Urso, Orlène Dabadie, Suzanne de Baecque, Constance de Saint Remy*, Simon Decobert, Joaquim Fossi, Nicolas Girard-Michelotti*, Antoine Heuillet, Pierre-Thomas Jourdan, Oscar Lesage, Solène Petit, Rebecca Tetens, Noham Selcer*, Paola Valentin 
* parcours Auteurs

Pendant deux semaines, les étudiants de L’École du Nord s’emparent de la langue décalée de Pierre Koestel. Accompagnés du metteur en scène Matthieu Roy, et en complicité avec l’auteur, ils échangent, décortiquent et multiplient les tentatives autour du texte, pour se familiariser avec son univers, et pour en proposer une mise en espace qui se déroulera le 6 mars prochain à Théâtre Ouvert.
Cette mise en espace est l’aboutissement de séances de lecture de textes nouveaux et de rencontres avec les auteurs menées par Théâtre Ouvert depuis le début de leur cursus.

Loud retrace le parcours d’un jeune garçon, Kiddo, qui se cherche dans les méandres de l’adolescence, en même temps qu’il cherche à trouver sa voix. Grand rêveur et solitaire involontaire, il s’invente des histoires dans le noir de sa chambre et voudrait devenir « superstrass de la musique ». Mais son entourage le trouve plutôt chétif et renfermé. L’un de ses camarades d’école pense même qu’il a une voix trop « aigruë » pour être celle d’un homme. Ça n’en brise pas pour autant la volonté du jeune garçon qui, aidé de son ami imaginaire, Billy Wisdom, est prêt à tout pour se faire entendre et pour donner corps à son plus grand rêve.

Loud, c’est une quête éperdue pour se dire face aux autres, et pour revendiquer sa place dans un monde criblé par les injonctions et les étiquettes. C’est un conte qui commence comme un rêve, et qui prend progressivement des allures de cauchemar. C’est l’histoire d’une métamorphose toujours recommencée et inépuisable, à un âge où l’on ressent plus fortement que jamais l’urgence d’affirmer quelque chose de soi. Une histoire qui cherche à déformer la langue pour mieux la réinventer, en empruntant à l’adolescence sa tonalité si singulière.

 

KIDDO  –  Je gobe encore une inspire
Je me translationne dans le noir jusqu’à la centralité de la scène 
Je me plante dans mon micro
Puis je dis au monde
Que même si mes contours s’étroitent
Et qu’on croirait qu’un ciel d’orage va me tromber sur la face
Je suis pas d’une race d’insignifiance
Car dès que je déverrouille mes lèvres
Je vocalise une voix vocalement vocale de vocalité
Et je deviens l’unité de mesure entre le néant et l’envie
Extrait de Loud, de Pierre Koestel

 

 

Photos © Christophe Raynaud de Lage