TIMLIDEUR

Promotion 2019/22

Cette sortie publique est le fruit de trois années d’accompagnement des élèves-comédien.nes de l’Ecole supérieure de théâtre de Bordeaux Aquitaine-L’éstba pour découvrir des nouvelles écritures et rencontrer des autrices et des auteurs. Les deux premières années les élèves ont lu des textes parmi ceux que nous recevons et ont rencontré leurs auteurs et leurs autrices lors de séances de discussions sur les dramaturgies. Cette troisième année, ils participent à un travail de quinze jours d’exploration d’un texte inédit, choisi collégialement, TIMLIDEUR, de Grégoire Vauquois, sous la direction d’Eugen Jebeleanu et en présence de l’auteur.

 

TIMLIDEUR

2 sortes publiques : samedi 16 octobre 2021

De la disparition des larmes

Jeudi 18 novembre à 20h

Troisième et dernier volet de la série de portraits de femmes modernes en amour, De la disparition des larmes prend la forme d’une performance musicale où, à travers le corps et la voix d’une comédienne, le réel d’une poésie slamée vient se frotter à la fiction théâtrale.

Ce morceau étend le moment suspendu universel et incommensurable de la plainte. Ici, l’autrice Milène Tournier, le créateur sonore Lucas Lelièvre et la metteure en scène et interprète Lena Paugam s’étonnent de la disparition progressive des larmes dans le monde moderne et se demandent comment le temps court et s’arrête parfois. En quelle mesure les lamentations sèches de la femme qui nous parle sont-elles contraires au sens de l’Histoire ? Y aurait-t-il un parallèle à faire entre le réchauffement climatique et la pétrification de sa vie ? En quoi le retour des larmes y ferait-il révolution ?

Le texte est adressé à un spectateur inconnu, dont on ne sait plus rien, qui a disparu depuis longtemps et qui, peut-être, est dans la salle. Celle qui parle a 35 ans mais pourrait en avoir mille. Elle fait partie de ces gens qui traversent le monde en invisibles, qui existent sur les marges. Elle occupe ses journées avec les vieux de son immeuble. D’un appartement à l’autre, celui de Madame A., de Monsieur B., de Monsieur C., elle peuple les solitudes et met son corps au service des solidarités muettes. Depuis la tour de banlieue où elle habite, immobile depuis vingt ans, restée là à attendre celui qui est parti, elle observe les nuages, collectionne des phrases, regarde BFM, et médite chaque jour sur ce qui reste et ce qu’on oublie.

 

Le spectacle est présenté à l’Étoile du Nord – Scène conventionnée d’intérêt national Art et Création pour la danse : vendredi 19 et samedi 20 novembre à 20h

©Katell Paugam

PRODUCTION : Compagnie Alexandre
COPRODUCTIONS : Théâtre du Champ-au-Roy (Guingamp), La Ville Robert (Pordic), Le Quai des Rêves (Lamballe) et Le Pont des Arts (Cesson).
DIFFUSION : CPPC – Centre de production des paroles contemporaines

Texte Milène Tournier

Conception et interprétation Lena Paugam

Création lumières Jennifer Montesantos

Création sonore Lucas Lelièvre

Création photo-vidéo Katell Paugam

Regard extérieur Sylvain Ottavy

Accompagnement chorégraphique Julien Gallée-Ferré, Bastien Lefèvre

Durée : 1h15
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 10€ 10€
Tarif réduit 10€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 8€

La terre n’est rien d’autre qu’un morceau de ciel

Dimanche 14 novembre à 19h30

« Quand j’ai dirigé le théâtre de Gennevilliers j’ai fait personnellement pendant des années des ateliers d’écriture. Sabine Garrigues y venait comme des centaines d’autres de façon anonyme et joyeuse. Vers 2016 ou 2017, j’ai su que Sabine avait perdu sa fille au Bataclan. J’ai écris à Sabine pour lui dire mes pensées et elle m’a dit qu’elle essayait d’écrire et, si cela ne me gênait pas, elle voudrait que je lise. J’ai dit oui et régulièrement je recevais des e-mails avec des textes épars. Je n’ai jamais donné mon avis, c’est bien c’est mal. J’ai lu et je disais : sabine j’ai lu. C’était le contrat : lire et savoir qu’on est lu. Parfois ça peut aider. Puis les textes se sont mis en forme, se sont organisés. Et c’est cela qu’elle m’a envoyé cet été et c’est cela que l’on entend ce soir. J’ai proposé à Audrey et à Stanislas de lire car Sabine les aime tous les deux, et puis le soir du 13 novembre 2015, nous jouions une de mes pièces et c’est en sortant de scène que nous avons appris ce qui se passait et cela nous a lié aussi ensemble. Ce texte, je pense, est le texte d’une personne qui a choisi la vie face à l’horreur et l’abjection. Oui la vie »

Pascal Rambert

Texte Sabine Garrigues
Mise en voix Pascal Rambert
Avec Audrey Bonnet, Stanislas Nordey

Durée : 1h20
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 6€ Entrée libre
Tarif réduit 4€ Entrée libre
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 4€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 4€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 4€

Trois pour cents sauvage

Samedi 13 novembre à 19h30
Trois pour cent sauvages, c’est la mise à nu d’une entité de trois qui se présentent à cent.
Trois pour cent sauvages souhaite porter un regard avec humour en débusquant des paradoxes de la langue.
Notre système nous impose de plus en plus de chiffrage dans notre langage et dans notre quotidien ; que ce soit la météo, les cours de la bourse, l’accumulation de sondages et de promotions. Il élargit notre sémantique, falsifie le réel par la création perpétuelle de nouveaux mythes et de nouvelles
nécessités de subsistance.
Comment considérer l’incalculable ? Comment porter un regard sur ces chiffres abstraits modifiant matériellement nos journées ? Quelle est la pureté d’alliage d’un phénomène social ? Comment modifier les perceptions de notre biotope, en combinant des préoccupations économiques, chimiques et sociologiques à différentes échelles ? Nous nous concentrons sur des possibilités d’énumérations, de codifications, d’analogies, de combinaisons en ramenant tout à l’échelle du calcul. Un calcul dérapant jusqu’à l’absurde.
 
Le texte expose le parcours d’une personne sous le regard de trois personnages à l’allure de conférenciers.
Une heure et quart de décorticage de la langue, de ses significations et de ses symboles, jusqu’à ce que s’enchaîne d’elle-même une partition synthétique, machinale, alliant intimité et problématiques actuelles. Nous entrechoquons les situations pour que l’oralité se fasse prendre elle-même en étau par la vitesse et la spécificité des codes de langage. Que ce soit au cours de mes pratiques artistiques plus anciennes (performances, vidéos, art in situ) ou avec ma pratique du théâtre, je fais de mon processus créatif la base de ma narration. C’est un intérêt pour la partition à la fois mathématique et musicale, qui allie quatre caractéristiques : la hauteur, la durée, l’intensité et le timbre. Je n’envisage pas une narration linéaire mais plutôt un rapport au dérapage dans la rythmique du langage, c’est pourquoi insister sur le terme poésie sonore est très important pour moi.
Trois pour cent sauvages les algorithmes, la prise de parole chorale et le monologue. La parole se partage entre les trois acteurs représentant chacun une caractéristique propre de l’homme raconté. La modalité de la parole est repensée au fur et à mesure de l’écriture en s’appuyant sur des données d’ordre sociologiques, logistiques et biologiques. Il s’agit d’en ouvrir les symboliques pour en faire pivoter le sens: des possibles poétiques.
 
PRODUCTION Avril(s)
COPRODUCTIONS Hypolipo – Maison des écritures et des écritures transmédias, Fédération Wallonie Bruxelles, la Bellone, le Boson, Projection Room

Auteure et metteuse en scène Rachel Simonin

Distribution Clément Delhomme, Alex Guillaume, Jonathan Kibani 

Éclairagiste Rachel Simonin

Chargée de diffusion Suzanna Bauer

Durée : 1h00
Petite Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

De quoi sommes-nous faits ?

Les 28 et 29 août 2021

À l’occasion de ses 50 ans, Théâtre Ouvert a passé commande à 10 auteur·rice·s de pièces courtes, leur demandant de choisir un événement advenu dans les cinquante dernières années (public ou privé, sociétal, intime, politique, historique…) qui les a marqués, pour le mettre en écho avec le temps présent.

Le fruit de ces commandes donnera lieu à un chantier-laboratoire et à des mises en voix des pièces dans tous les espaces de Théâtre Ouvert, avec la participation des auteur·rice·s, du 21 au 29 août 2021.

Ouvertures au public  
Samedi 28 août à 16h et 18h30
Dimanche 29 août à 16h et 18h30

Une rencontre avec les dix auteurs et autrices clôturera chacune de ces journées autour d’un verre. 

………….

LES NOUILLES SAUTÉES AUX LÉGUMES ou l’art perdu de convaincre
de Grégoire Vauquois
mise en voix collective
avec Charlotte Clamens, Julien Gaillard, Marilyn Mattei, Grégoire Vauquois

Comment faire pour rallier autrui à la cause en laquelle nous croyons ? C’est la question que Grégoire, jeune écrivain soucieux d’écrire du théâtre politique, se pose. Converti au véganisme par les stratégies de sensibilisation de l’association L214, il entreprend d’écrire une pièce qui parviendrait à partager de manière efficace les principes de l’éthique animale. Mais cela suffit-il d’être « informé » pour s’engager dans une cause politique ? Entre diverses tentatives théâtrales infructueuses et des discussions avec sa mère revêche et carnivore, Grégoire va interroger nos capacités à convaincre.

À LA BRUNE, de Françoise Dô
mise en voix par l’autrice
avec Charlotte Clamens, Daniel Delabesse, Pauline Haudepin,  Judith Henry

Fin de journée.
Lyne emmène sa mère aux urgences, pour la énième fois. 
Elles sont connues du personnel. Commence une longue période d’attente, les services s’avèrent extraordinairement débordés. 
Bien que venue pour sa mère, Lyne s’y retrouve à son tour prise en charge.

Je serai Martin Bouygues, de Marilyn Mattei
mise en voix collective
avec Nicolas Doutey, Charlotte Lagrange, Marilyn Mattei, Sidney Ali Mehelleb

  1.  

Jacques Chirac vient dans une petite ville des Hautes-Alpes faire sa campagne électorale. Ce jour-là, sur la place du marché, le futur président touche la tête de Timo, âgé de 10 ans. Persuadé qu’il détient désormais un pouvoir, il se confie à son ami Samir qui lui dira que le pouvoir transmis par Chirac n’est autre que celui de devenir riche.
(…)
« Je serai Martin Bouygues  » c’est une petite histoire du capitalisme à hauteur d’enfant, le fragment d’une histoire d’amitié sur une période de 24 ans (de 1995 à 2019), une amitié qui vacille, qui recommence, qui craque, entre deux gosses fils d’ouvriers qui rêvent de faire partie des gens d’en haut, aspirant à une autre place que celle que leur déterminisme social leur propose.

Le droit du père, de Charlotte Lagrange
mise en voix par l’autrice et Nicolas Doutey
avec  Françoise Dô, Julien Gaillard, Pauline Haudepin, Judith Henry

Leber vient d’être mis à la porte de chez lui par sa propre femme, qui, pour couronner cette rupture brutale, est allée déposer une main courante au commissariat. Contre lui. Alors il craint de ne plus voir sa fille. Et on le prévient d’emblée : il va falloir se battre. 

« En m’intéressant aux associations qui défendent le droit des pères, j’ai eu envie de travailler sur la manière dont le combat pour la garde des enfants peut cristalliser et prolonger les rapports de domination et de violence. » C.L

1988 (COMÉDIE MUSICALE), de Julien Gaillard
mise en voix par l’auteur
avec Daniel Delabesse, Julien Gaillard, Charlotte  Lagrange, Grégoire Vauquois

En 1988, le monde est là, 

avec ses maladies.

En 1988, sort Surfer Rosa

le premier album des Pixies.

En 1988, je joue 

à écraser des pissenlits près du stade 

en chantonnant : 

je suis l’horrible amoureux, 

la la la, 

je suis l’horrible amoureux.

 

MARGINALIA, de Lancelot Hamelin
mise en voix par l’auteur
avec Charlotte Clamens, Haila Hessou, Sidney Ali Mehelleb

Des notes écrites à la main dans les marges d’un Que sais-je ? De 1975
Une confession morcelée par la psychose…
Deux lettres où s’interroge la personne qui a reçu dans sa boîte aux lettres ce livre consacré à la lune…
En déchiffrant ces lignes, on entrevoit les efforts d’une personne (un homme ? une femme ?) pour réunir les fils d’une histoire personnelle fracassée…
La guerre d’Algérie comme mythe capable de tenir ces fragments de vie ensemble…

Il est de chez nous, de Sidney Ali Mehelleb
mise en voix par l’auteur et Pauline Haudepin
avec Judith Henry, Charlotte Clamens, Sidney Ali Mehelleb

Djamila et Barbara ont cinquante ans.

Leurs papas ont cent ans.

Elles ont, également, des frères, des oncles et des traditions à respecter.

Le 17 mai 2013, leurs vies ont changé.

Elles qui étaient destinées à se marier avec de bons partis, bien de chez elles, vont s’engouffrer dans l’élan de fraîcheur soufflé à ce moment-là par la ministre Christiane Taubira.

Le 17 mai 2013, la loi sur le mariage pour toutes et tous a été promulguée.

C’est un jour et un soir de fête, au Rosa Bonheur, Paris 19.

Les deux capitaines, de Haïla Hessou
mise en voix par l’autrice
avec Daniel Delabesse Marilyn Mattei Pauline Haudepin

 Un banc face à la mer. Une jeune femme, Déja Grande, et un homme, Presque Vieux, dévisagent l’horizon. Dur de savoir s’ils attendent un bateau ou un miracle. Et puis il y a celle qui se cache sous le banc, Encore Petite, déjà résignée et qui ne croit en plus rien du tout et sûrement pas aux histoires de capitaines.

DE CERTAINES DIMENSIONS DES CHOSES
OU
LA TABLE PLANETAIRE, de Nicolas Doutey
mise en voix par l’auteur
avec Judith, Henry, Julien Gaillard, Sidney Ali Mehelleb

Pierre et Wen montent une table.

Pierre est embêté par un problème.

Après avoir choisi de ne pas en parler, dans l’espoir de le faire taire, Pierre opte pour la stratégie inverse : en parler.

Wen apprend alors que c’est un problème sans grande importance qui en prend beaucoup plus qu’il ne devrait.

Grâce à la sagesse de Wen et à l’arrivée inattendue de quelqu’un qui vient d’ailleurs, Pierre arrivera progressivement à retrouver la juste dimension des choses, et la table sera montée.

Les Mythes errants
de Pauline Haudepin
mise en voix par l’autrice
avec Daniel Delabesse, Françoise  Dô, Pauline Haudepin, Judith Henry, Haila Hessou

Une jeune femme se souvient d’avoir vu, enfant, dans la même journée, des images des obsèques de Mitterrand, et le film de Blanche-Neige. L’enterrement de la princesse de conte et celui du président symbole d’espoir et de désillusion pour une autre génération, marquent fortement son imaginaire. Les années passent, la jeune femme évolue, mais Mitterrand et Blanche-Neige s’immiscent régulièrement dans ses rêves, comme pour reprendre leur emprise sur le subconscient politique et amoureux de la jeune femme, mais aussi pour tenter de saisir ce qu’est devenu le monde qu’ils ont laissé. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec les auteurs et autrices Sidney Ali Mehelleb, Françoise Dô, Nicolas Doutey, Julien Gaillard, Lancelot Hamelin, Pauline Haudepin, Haila Hessou, Charlotte Lagrange, Marilyn Mattei, Grégoire Vauquois
accompagné.e.s des comédien·n·e·s Charlotte Clamens, Daniel Delabesse et Judith Henry

Durée : à venir

Les petits pouvoirs

Du 7 au 20 Mars 2022

A peine recrutée dans une petite agence d’architecture, Laïa tente de participer au projet qui occupe intimement les deux d’associé.e.s : réhabiliter une île japonaise. Mais ses visions d’un meurtre dans un onsen, l’un de ces bains aux sources volcaniques japonaises, se font de plus en plus prégnantes. Des enjeux de rivalité et de domination dans l’agence d’architecture, au bain de sang sur l’île, il n’y a qu’un pas.

© DR

 

Production : La Chair du Monde
Coproductions
: Théâtre du Beauvaisis – Scène Nationale de Beauvais / Nest – CDN Transfrontalier de Thionville Grand Est / La Comédie – CDN de Reims / Théâtre des Îlets – CDN de Montluçon / L’ACB – Scène Nationale de Bar Le Duc / Comédie de Valence – CDN
Avec le soutien de La Chartreuse de Villeneuve-Lez-Avignon – Centre National des écritures du spectacle
La pièce a été sélectionné par le Centre National du Livre – CNL pour une bourse à la découverte.
Elle sera éditée chez Théâtre Ouvert collection Tapuscrit.

Texte et mise en scène Charlotte Lagrange

Avec Rodolphe Poulain, Isabelle Ronayette, Gen Shimaoka, Clara Lama Schmit et Sidney Ali Mehelleb

Collaboratrice à la mise en scène Constance Larrieu
Scénographe Camille Riquier
Créateur sonore Samuel Favart-Mikcha
Eclairagiste Mathilde Chamoux
Costumière Juliette Gaudel
Régisseur général et construction Baptiste Douaud

Lundi, Mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30
Dimanche à 16h

Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Brefs entretien avec des femmes exceptionnelles

Du 7 au 19 Février 2022

Brefs entretiens avec des femmes exceptionnelles constitue à n’en pas douter une œuvre formellement minimaliste qui nous touche par sa nature empathique. La pièce rappelle à bien des égards les Conversationals portraits de Truman Capote. On y retrouve une sensibilité semblable qui échappe à tout jugement moral. La différence dont autrui est porteur devient alors, pour Joan Yago, le miroir déformant où se reflète notre propre différence. L’œuvre nous invite ainsi à ausculter les paradoxes dont nous sommes, nous-mêmes, pétris et qui, ce faisant, nous rendent sensibles à la différence d’autrui.

Dans cette oeuvre, l’auteur délaisse délibérément l’intrigue au profit d’une organisation minimaliste de la matière dramatique : comme le titre l’indique, chacune des cinq scènes de la pièce prend la forme d’un entretien mené par une voix d’homme (situé dans le hors-scène) avec une femme dont l’existence s’avère hors du commun en cela qu’elle rompt, d’une manière ou d’une autre, avec une certaine norme sociale.

Le texte s’ouvre sur le portrait de Natalia Yaroslavna, mannequin ukrainienne ayant consacré sa vie à la quête de la perfection physique jusqu’à devenir le sosie parfait de la poupée Barbie. Loin d’être une énième victime d’un consumérisme effréné, le personnage développe une pensée relevant de la méditation transcendantale qui l’amène à élaborer une théorie de la réincarnation justifiant en dernière instance cette quête de la perfection dont elle a fait le crédo de sa vie. L’existence de Natalia Yaroslavna semble ainsi répondre à une servitude volontaire d’autant plus captivante qu’elle brouille toute tentative de jugement primaire. C’est d’ailleurs sur le mode du paradoxe que Joan Yago se plaît à construire ses personnages, provoquant chez le spectateur une désorientation qui l’oblige à se défier de ses propres certitudes.

© Boris Didym

Une création du Collectif : Le Grand Cerf Bleu
Production déléguée : Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines
Avec le soutien de Fabulamundi – Playwriting Europe, du programme Culture de l’Union Européenne
Texte traduit avec le soutien de Fabulamundi. Playwriting Europe et de la Maison Antoine Vitez, Centre international de la traduction théâtrale

Lundi, mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30

Durée : 1H20
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Fanny

Du 11 au 23 janvier 2022

C’est une histoire banale, en apparence. Fanny vient tout juste d’avoir 55 ans. Elle vit avec son conjoint Dorian une magnifique et inaltérable histoire d’amour. Ils sont heureux. Véritablement heureux. Le couple, qui habite dans une maison assez confortable et un peu trop grande pour eux, décide d’accueillir une locataire pour occuper une chambre inhabitée. Ils ne le font pas pour l’argent, mais pour faire du mouvement dans leur vie un peu trop stable. Ils se sentent peut-être injustement heureux. Ils voudraient être utiles. Peu importe les raisons qui font qu’ils ouvrent la porte à cette universitaire, étudiante en philosophie, ils seront confrontés à une jeunesse engagée, foncièrement différente d’eux. Et pour Fanny, cette rencontre déclenchera un désir absolu de redéfinir sa façon d’être au monde. Parce que malgré un bonheur évident, un équilibre sain, elle a envie de se remplir de partout. De faire éclater un peu de son univers et d’agir, peut-être, comme une courroie de transmission entre son ici et cette jeunesse qu’elle tente de comprendre. De comprendre pour vrai.

 

© DR

Production : O’Brother Company et Compagnie Moon Palace
Coproduction : ACB – Scène nationale de Bar-le-Duc, La Comédie – CDN de Reims, Théâtre Ouvert, Le Carreau – Scène nationale de Forbach.
Avec l’aide à la création de la Région Grand Est, le soutien de la Ville de Reims et le département de la Marne.
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.
Gisèle Torterolo est membre du collectif O’Brother Company. Fabien Joubert en est le directeur artistique. La O’Brother Company est conventionnée par la DRAC Grand Est et en résidence à la Comédie de Reims. Le texte de la pièce Fanny est publié par aux Editions Tapuscrit | Théâtre Ouvert.
Résidences TAPS, Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines, MC93, La Comédie de Reims

 

Texte Rébecca Déraspe
Éd. Tapuscrit / Théâtre Ouvert
Mise en scène  Rémy Barché
avec Daniel Delabesse, Gisèle Torterolo, Elphège Kongombe

Collaboratrice artistique Alix Fournier-Pittaluga
Scénographie Salma Bordes
Création son Antoine Reibre
Création vidéo Stéphane Bordonaro
Création lumières Florent Jacob
Régie générale François Picard
Administration, production Mathilde Priolet
Diffusion Laurence Lang

 

Mardi, mercredi à 19h30

Jeudi, vendredi à 20h30

Samedi à 18h

 

Tout public à partir de 14 ans

Durée : 1h
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€
Soldat.E Inconnu.E©Marjolaine Moulin

Soldat.E Inconnu.E

Du lundi 4 au dimanche 17 octobre 2021

Des destins croisés sur fond de drame national.
Caroll est à son micro. Le matin très tôt. 5h13. La bataille commence.
Caroll anime une émission-radio inconnu(e) du grand public.
Caroll y crie son amour du monde, son amour de l’autre et transcende les souvenirs de la Grande et de la petite Histoire.
Caroll, à travers ses mots et tout son corps, mène une bataille féroce pour réaliser son œuvre d’art : Un monde meilleur.
Caroll envoie également de la musique comme on envoie des balles perforantes.
Pendant que la musique nous touche, se déroule devant les yeux de Caroll un monde en état d’urgence. Ce monde est un couple, IL et ELLE. Des sentinelles de l’opération du même nom. Un homme et une femme, anonymes, ici et maintenant. Qui n’ont pas pu intervenir. Qui sont restés figés. Un soir de drame national.

 

« Soldat.e Inconnu.e prend corps dans une salle de théâtre. Un 13 novembre 2015. 

Ce soir-là, dans la salle, dans le hall, dans la cuisine, on a pleuré ensemble sur un chevauchement entre deux siècles. 

Ce soir-là, une communauté est apparue : celle de corps meurtris, qui comprenait qu’une violence sans commune mesure ébranlait notre vieux notre monde. 

Créer cette pièce, c’est une réponse à notre impuissance. À notre sidération. 

C’est la poésie contre le coup de massue, c’est rendre visible des corps qui luttent, des âmes en peine qui se noient dans un système. 

Soldat.e Inconnu.e prend vie dans un dispositif bi-frontal, comme pour retrouver cette communauté de corps qui regardent cette histoire-là. Au théâtre. Comme pour boucler la boucle. 

Une histoire de changement de paysage. Une histoire à affronter. Pour pleurer et crier ensemble.  » (Aurélie Van Den Daele)

 

EXTRAIT DE TEXTE

« IL, seul face à tous. Après chaque point de ponctuation, il y a un temps. Comme si IL écoutait des questions qu’on lui pose.

IL
Oui je suis motivé.
Non je n’ai pas peur c’est une chance c’est comme une consécration pour moi.
Ah oui je sais juste une confirmation consécration ça fait un peu pompeux.
Ah oui oui presque religieux mais pas du tout mon cas donc.
Oui je reste à ma place affirmatif.
Affirmatif mes tests sont tous bons certains très bons d’autres exceptionnels. Négatif
je ne me vante pas je ne suis pas comme ça c’est écrit sur les notes que vous avez sur
vos tables je n’ai pas été éduqué comme ça merci maman.
Mes origines mes premières classes vous avez tout sur vos papiers je n’en ai pas
honte elles font ma richesse.
Oui je suis là pour servir.
Encore plus.
D’où je viens ?
Ça n’a jamais été un problème.
D’une mission oui.
Pour mon pays.
Je connais les paroles évidemment.
Ça ne me dérange pas.
Prendre les armes ne signifie pas les utiliser n’importe comment.
Évidemment que j’ai réponse à tout je suis motivé je vous l’ai dit.
J’en suis conscient et je sais ce que ça implique.
Plus tard j’irai me reposer.
La retraite bien plus tard.
Pardon ?
Est-ce que je sais cuisiner le couscous ?
Oui oui je sais le cuisiner pourquoi ?
Tout le monde aime le couscous.
Il n’y a aucun problème je le cuisinerai avec plaisir il faudra juste investir dans une couscoussière ou j’emmènerai la mienne enfin celle de mon père.
Oui c’est mon père qui cuisine qui cuisinait.
Oui modernes c’est ça nous sommes modernes c’est ça.
Merci.
Oui.
C’est un honneur.
Je serai là en avance.
Oui j’ai l’adresse.
Je n’y manquerai pas.
Oui vous aussi.
Passez une belle journée. »

 

©Marjolaine Moulin

 

TOURNÉE

>> 16 au 19 novembre 2021 au TnBA-Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine
>> 18 au 19 janvier 2022 au Théâtre de Corbeil-Essonnes
>> 21 janvier 2022 à La Ferme de Bel Ébat-Théâtre de Guyancourt
>> À l’Onde en 2022-2023

 

REVUE DE PRESSE

À LIRE

La Terrasse, 20 août 2021 : (entretien avec Aurélie Van Den Daele) « Sidney Ali Mehelleb écrit en chocs et en cris, avec justesse et colère. »

L’Oeil d’Olivier, 5 octobre 2021 : « Aurélie Van Den Daele invite le public à être le témoin privilégié d’une passion folle, d’une jeunesse fracassée contre le mur de la violence aveugle et inhumaine du terrorisme. »

Toutelaculture.com, 6 octobre 2021 : « La poésie comme mot d’ordre et vecteur d’amour »

Les Trois Coups, 18 octobre 2021 : « La mise en scène recèle de surprises et de mystères qui sollicitent l’intelligence autant que la sensibilité, la distance et la proximité. En bref, une réussite. »

À ÉCOUTER

RFI De vive(s) voix : (entretien avec Aurélie Van Den Daele et Sidney Ali Mehelleb) « Soldat-E inconnu-E: la poésie contre le coup de massue du 13 novembre 2015 »

 

PRODUCTION  DEUG DOEN GROUP
COPRODUCTION ET RÉSIDENCES Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines, TNBA-Théâtre National de Bordeaux Aquitaine, Théâtre de Corbeil-Essonnes / Grand Paris Sud, Théâtre des Ilets-CDN de Montluçon
Le DEUG DOEN GROUP est soutenu par la DRAC Ile de France dans le cadre du conventionnement Théâtre.
Ce texte est lauréat de l’Aide à la création de textes dramatiques  – ARTCENA ​

Texte Sidney Ali Mehelleb
Éd. Tapuscrit / Théâtre Ouvert
Mise en scène Aurélie Van Den Daele  

Avec Sumaya Al-Attia (ELLE), Grégoire Durrande (musicien), Sidney Ali Mehelleb (IL), Fatima Soualhia Manet (Caroll)

Collaboration artistique Julie Le Lagadec

Scénographie, lumière, vidéo Collectif INVIVO Julien Dubuc

Création sonore Collectif INVIVO Grégoire Durrande
Costumes Elisabeth Cerqueira

Production Diffusion Boite Noire
Gabrielle Dupas & Sébastien Ronsse

Lundi, mardi, mercredi à 19h30
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30
Dimanche à 16h

Relâche les 10 et 11 octobre

Tout public à partir de 14 ans

 

 

Durée : 1h35
Grande Salle
Carte TO
Plein tarif 20€ 14€
Tarif réduit 14€ 10€
Universités, lycées, collègesgratuité pour les accompagnateurs 8€
Associations, groupesà partir de 6 personnes 8€
Comité d'entreprise, adhérents Ticket-Théâtre(s) 12€

Des territoires-Trilogie

du 15 au 25 septembre 2021

Dans un pavillon de banlieue, trois frères et une sœur préparent les funérailles de leurs parents. Alors que se posent les questions d’héritage, d’autres réalités font irruption : le monde extérieur, le quartier alentour… et l’Histoire de France. Présentée pour la première fois dans son intégralité, la trilogie de Baptiste Amann Des Territoires propose sur près de sept heures une grande fresque en forme de tragédie contemporaine, tant familiale qu’historique, où se superposent petite et grande histoire, drame intime et catastrophe collective. Au fil de trois journées – la veille, le jour et le lendemain de l’enterrement – le passé révolutionnaire s’invite au cœur du présent, pour faire dialoguer tour à tour avec lui la Révolution Française, la Commune de Paris puis la Révolution Algérienne, venant ainsi déployer ses ramifications et ses échos jusqu’à nous… et interroger notre capacité à agir.

« J’appartiens à une génération que l’on dit désenchantée et qui, étant l’héritière d’un patrimoine sans prestige, pose la question : pouvons-nous encore écrire l’Histoire ? »

La trilogie Des territoires est une réflexion sur notre possibilité d’agir politiquement dans un monde où s’instaure, malgré nous, une impression de confusion. Elle raconte l’histoire de personnages contemporains qui ont la sensation d’être séparés de leur capacité d’agir auxquels viennent se confronter des personnages historiques iconiques, reliés eux à cette capacité mais en proie aux doutes quant aux effets de leurs actions. Apparaît alors sur un même plan des révolutionnaires d’antan, flamboyants et radicaux, rattrapés par leurs états d’âmes et des femmes et des hommes d’aujourd’hui, médiocres et résignés, bousculés par l’expérience inattendue du courage, comme si, au fond, leur vulnérabilité était ce par quoi ils finissaient par se réunir. Contre toute attente, cette fragilité apparaît soudain comme la condition-même d’un devenir révolutionnaire.

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Chaque volet de la trilogie est indépendant.
Intégrale les samedis.

Mercredi 15 & 22 septembre à 20h30
Des territoires (Nous sifflerons la Marseillaise…)
La veille de l’enterrement de leurs parents, Lyn, Benjamin, Hafiz et Sam sont à nouveau réunis dans la maison où ils ont grandi. Les vieilles habitudes reprennent avec leur lot de rancœurs et de conflits et cette impossibilité de s’organiser. Alors qu’ils débattent de l’idée de vendre ou de ne pas vendre la maison, une expertise des sols révèlent la présence d’os anciens : ce sont ceux de Condorcet, figure de la révolution Française.

Jeudi 16 & 23 septembre à 20h30
Des territoires (…d’une prison l’autre…)
Le jour de l’enterrement est aussi celui d’une violente révolte dans la cité. Les habitants sont invités à rester confinés chez eux. Quand Lyn, Benjamin, Hafiz et Sam reviennent de l’enterrement, ils retrouvent dans leur salon deux habitants du quartier venus les prévenir du désordre et Louise Michel, une activiste venue militer contre l’extension du centre commercial et la destruction programmée des habitations du quartier. Pendant qu’au dehors résonnent les cris de l’insurrection, une petite agora se forme dans le salon faisant resurgir les fantômes d’une autre révolte : celle de la Commune de Paris.

Vendredi 17 & 24 septembre à 20h30
Des territoires (…et tout sera pardonné ?)
Le lendemain de l’enterrement, Lyn, Sam et Hafiz se retrouve dans le service de réanimation d’un hôpital au chevet de leur frère gravement blessé lors des émeutes. Hafiz fait la rencontre de Nailia, jeune actrice venue tourner un film dans l’hôpital. Elle doit incarner Djamila Bouhired, figure iconique de la Révolution Algérienne.

Samedi 18 & 25 septembre à 15h 
Intégrale /  7h avec 2 entractes

 © Pierre Planchenault

✧✧✧ DANS LA PRESSE ✧✧✧

Télérama /Emmanuelle Bouchez / 7 juillet 2021

La trilogie “Des territoires”, présentée pour la première fois dans son intégralité a fait de ce comédien un dramaturge et metteur en scène assumé. Mais qu’est-ce qui a fait courir Baptiste Amann vers les terres de l’écriture ?

Le Monde / Fabienne Darge / 9 juillet 2021
Pour Baptiste Amann, « la fiction est indispensable pour penser le réel ».
Le jeune auteur et metteur en scène présente une formidable trilogie, « Des territoires », fresque intime et politique.

La Vie / Les Dominos / 10 juillet 2021
“Des territoires” de Baptiste Amann est une trilogie : trois journées, au sens théâtral strict, où, verve et drame dévoilent aspirations et crises d’une génération, d’un quartier, d’une société et d’une nation, française, mais aussi algérienne.

La Croix /Marie-Valentine Chaudon /10 juillet 2021
Baptiste Amann présente l’intégralité de sa trilogie Des territoires, entreprise en 2013. Une intense traversée de sept heures au côté d’une fratrie endeuillée, où se mêlent l’Histoire de France et le malaise des zones périurbaines.

 

Assumer la fragilité : vers une pensée de l’agir

« Si je rapproche comme cela les épisodes révolutionnaires de l’histoire de France, et le destin tragique d’une famille d’aujourd’hui, c’est parce que la cellule familiale à mon sens, concentre, à échelle réduite, tous les ingrédients qui préparent la guerre civile. La difficulté d’une prise de position, qu’elle soit politique, sociale, ou intime, est qu’elle puisse être reçue dans son intention, et pas seulement pour ce qu’elle paraît. Cette difficulté ontologique est augmentée à notre époque par la virtualisation et l’individualisation que connaissent les sociétés dites « occidentales », où l’homme s’évalue plus par sa capacité à communiquer, que par sa force d’agir. Les révolutions sont des étapes historiques où la question du sens que nous donnons à la vie est incandescente. Ce qui peut être échangé dans ces moments là, cette mise en ébullition des corps et des esprits, cet espoir ou ce désespoir jeté dans la possibilité d’un monde « autre », manque peut être à une époque – comme le décrit le philosophe Miguel Benasayag dans La fragilité – où nous sommes séparés de notre « puissance d’agir », où nous peinons à trouver les passerelles entre nos souhaits et nos pratiques. Contre le fatalisme ambiant, ce projet de trilogie est animé par la mise en œuvre d’une pensée de « l’agir » qui passe par la reconnaissance de la fragilité comme condition de l’existence. Parce qu’en réalité, il n’a jamais cessé que des systèmes politiques microcosmiques se fassent et se défassent dans la fureur des réunions de familles montrant bien là que malgré le désenchantement de l’époque, la vigueur à faire valoir qui nous sommes, nous l’avons tous inscrit en nous, et qu’il suffira d’un contexte favorable, un peu de vent dans le dos, pour qu’à nouveau la force nous gagne de tout redéfinir. »

– Baptiste Amann

La note d’intention complète est à découvrir dans le dossier du spectacle, à télécharger à droite de cette page.

 

PRODUCTION L’ANNEXE
COPRODUCTION OARA Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine  / Théâtre Ouvert- Centre National des Dramaturgies Contemporaines / Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France / Le ZEF, scène nationale de Marseille / Festival d’Avignon / L’Empreinte, scène nationale de Brive-Tulle / Châteauvallon scène nationale / La Garance, scène nationale de Cavaillon / Théâtre Sorano Toulouse /Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine/ La Passerelle scène nationale de Saint-Brieuc / Pôle des Arts de la Scène – la Friche la Belle de Mai / Le Meta CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine
SOUTIENS La Chartreuse, Centre national des écritures du spectacle (Villeneuve-lès-Avignon)
L’ANNEXE est conventionnée par le Ministère de la Culture / DRAC Nouvelle-Aquitaine, subventionnée par la Ville de Bordeaux et la Région Nouvelle-Aquitaine.
Baptiste Amann est associé à la Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France et au Meta – CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine. Il est également artiste compagnon du TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.
Site internet : www.lannexe.net
Page Facebook : https://www.facebook.com/Baptisteamann
Instagram : https://www.instagram.com/lannexe_baptisteamann/

Texte et mise en scène Baptiste Amann

Avec Solal Bouloudnine, Alexandra Castellon, Nailia Harzoune, Yohann Pisiou, Samuel Réhault, Lyn Thibault, Olivier Veillon

Collaboratrice artistique Amélie Enon
Régie générale François Duguest
Création lumière Florent Jacob, Clarisse Bernez-Cambot Labarta
Création sonore Léon Blomme
Régie plateau Philippe Couturier
Scénographie Baptiste Amann, Florent Jacob
Construction décor Ateliers du TnBA
Costumes Suzanne Aubert, Estelle Couturier-Chatellain
Administration de production Morgan Hélou

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Tout public à partir de 12 ans

Chaque volet de la trilogie est indépendant. Intégrale les samedis. Liens de réservation ci-dessous.

Mercredi 15 & 22 septembre à 20h30 / 1h45
Des territoires (Nous sifflerons la Marseillaise…)

Jeudi 16 & 23 septembre à 20h30 / 1h45
Des territoires (…d’une prison l’autre…)

Vendredi 17 & 24 septembre à 20h30 / 2h15
Des territoires (…et tout sera pardonné ?)

Samedi 18 & 25 septembre à 15h / durée estimée 7h
Intégrale ( (1ère partie 1h45 – entracte 30 min – 2ème partie 1h45 – entracte 45 min – 3ème partie 2h15)

  • Grands voisins : Habitant.e.s du 20e-19e-18e , Les Lilas, B{« type »: »block », »srcClientIds »:[« 6f2a8940-24b1-4e2d-a89e-c53f57a5cd88″], »srcRootClientId »: » »}agnolet ; – de 30 ans ; intermittent.e.s ; demandeurs d’emploi ; groupe (à partir de 6 pers.) ; seniors (+65 ans) ; AAH, bénéficiaires du RSA