Dalia Taha

Dalia Taha est née à Berlin en 1986, et a grandi à Ramallah.
Elle est poétesse et dramaturge. Elle est diplômée en architecture de l’Université de Bir Zeït.
Sa première pièce Keffieh / Made in China a été créée au Théâtre royal flamand de Bruxelles en 2012 et publiée en anglais, arabe, français et flamand.
Elle a publié deux recueils de poésie et un roman. Ses poèmes ont été traduits en anglais, français, allemand et suédois.
Accueillie en résidence au Royal Court de Londres en 2012, Dalia Taha poursuit actuellement des études de théâtre à Brown University, aux Etats-Unis.

Jonathan Capdevielle

Jonathan Capdevielle est né en 1976 à Tarbes en France et vit à Paris. Après des études de théâtre à Tarbes entre 1993 et 1996, il intègre l’École supérieure Nationale des arts de la marionnette.

Il a participé à plusieurs créations, dont, entres autres : Personnage à réactiver, œuvre de Pierre Joseph (1994), Performance, avec Claude Wampler (1999), Mickey la Torche, de Natacha de Pontcharra, traduction Taoufik Jebali, mise en scène Lotfi Achour, Tunis, (2000), Les Parieurs et Blonde Unfuckingbelievable Blond, mise en scène Marielle Pinsard (2002), Le Golem, mise en scène David Girondin Moab (2004), Le groupe St Augustin, Le Dispariteur, Monsieur Villovitch, Hamlet et Marseille Massacre (atelier de création radiophonique – France Culture), mise en scène d’Yves-Noël Genod (2004-2010), Bodies in the cellar, mise en scène de Vincent Thomasset (Mars 2013).
Au cinéma, il interprète le rôle de Nicolas dans le film Boys like us, réalisé par Patrick Chiha (sortie prévue au printemps 2014).

Collaborateur de Gisèle Vienne depuis ses premières mises en scènes, il est interprète dans toutes ses pièces. Dans celles réalisées par Étienne Bideau Rey et Gisèle Vienne : Splendid’s, de Jean Genet, Showroomdummies (création 2001 et re-écriture 2009) et Stéréotypie, et dans celles mises en scène par Gisèle Vienne I Apologize, Une belle enfant blonde / A young, beautiful blonde girl, Kindertotenlieder, Jerk, pièce radiophonique, Jerk, solo pour un marionnettiste, Éternelle idole et This is how you will disappear (création 2010).
Gisèle Vienne, Dennis Cooper, Peter Rehberg et Jonathan Capdevielle ont publié en 2011 un livre et un CD : Jerk / À TRAVERS LEURS LARMES aux éditions DISVOIR dans la série ZagZig en deux éditions, française et anglaise.

En septembre 2006, il crée avec Guillaume Marie We are accidents waiting to happen au Palais de Tokyo puis en 2007 la performance-tour de chant Jonathan Covering au Festival Tanz im august à Berlin, point de départ de la création de la pièce Adishatz/Adieu (création 2009).
En novembre 2011, il présente Popydog, créé en collaboration avec Marlène Saldana au Centre National de la Danse – Pantin. En août 2012, sur une invitation du festival far° – festival des arts vivants de Nyon (Suisse) il propose Spring Rolle, un projet in situ avec deux interprètes, Jean-Luc Verna et Marlène Saldana.

Julien Gaillard

Julien Gaillard, né en 1978, est auteur.

Après un bref passage à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, il devient comédien et travaille, entre autres, sous la direction de Christian Boltanski, d’Éloi Recoing et du compositeur Franck Krawczyk. Après avoir réalisé plusieurs maquettes de spectacles (sur Rimbaud, Mallarmé et Sarah Kane), il décide en 2010 de se consacrer quasi exclusivement à l’écriture. Ses textes se situent à la croisée du théâtre et de la poésie, dans cette zone indéterminée où le récit, la prose et le poème ne cessent d’être en quête d’un dialogue possible avec la temporalité propre du théâtre.

 En 2017 et 2018, La Maison et Le Corps du poète ont été mis en scène par Simon Delétang au Théâtre national de la Colline et au Théâtre national de Strasbourg.

En 2013, 2016 et 2020, Nita, La Maison et Sommeil du fils ont été mis en ondes pour France Culture par Laure Egoroff.

Son prochain texte, Sommeil du fils, sera créé prochainement au Théâtre national de la Colline.

 

 

Julien Gaillard ©DR

Pablo Gisbert

Après des études de philosophie à la faculté de Valence, Pablo Gisbert a étudié le théâtre et la mise en scène à Madrid.
En 2011, il est diplômé de l’Institut de Théâtre de Barcelone. La même année, il est finaliste pour le Prix National Marqués de Bradomín et gagne, en 2013, le Prix Sebastià Guasch à Barcelone pour son travail effectué, depuis 2005, avec la compagnie de danse La Veronal.
Pablo Gisbert se produit et présente ses pièces avec sa compagnie El Conde de Torrefiel – un projet scénique qui oscille entre théâtre et danse – dans différents lieux et festivals d’Espagne et d’Europe.

Fernando Renjifo

Fernando Renjifo est un auteur et metteur en scène espagnol, né à Madrid en 1972.
Son travail va du théâtre à la performance en passant par la création audiovisuelle pour le plateau.
Il met la plupart du temps lui-même ses textes en scène.
Il a étudié la philosophie, les langues et la linguistique et est autodidacte en matière théâtrale. Il a débuté l’écriture et la mise en scène dans les années 1990 et a fondé sa compagnie de théâtre La República, à Madrid. Ses origines espagnole et péruvienne – il a grandi à Lima – ont influencé son écriture et ses liens avec l’Amérique Latine. Il a également vécu et travaillé à Mexico et Rio de Janeiro.
En plus de son travail de dramaturge, il est aussi l’auteur de deux ouvrages de poésie.
Ses pièces ont été jouées dans des théâtres et des festivals en Europe, Amérique Latine et Moyen-Orient.

Robert Cantarella

Robert Cantarella est né à Marseille. Il y suit une formation aux Beaux-Arts puis devient ensuite élève d’Antoine Vitez à l’Ecole du Théâtre National de Chaillot.
Il fonde en 1983 le Théâtre du Quai de la Gare, crée, en 1985, la Compagnie des Ours avec la volonté de faire découvrir ou redécouvrir les auteurs du XXe siècle.
En 1987, la création d’Inventaires de Philippe Minyana, à Nouvelles Scènes (Dijon) marque le début d’une amitié et d’un compagnonnage avec l’auteur, dont Robert Cantarella monte successivement Les Petits Aquariums (1989), Les Guerriers (1991), Drames Brefs 1 (1996), Anne-Laure et les fantômes (1999), Pièces (2001), Ça va (2005). Ensemble, ils cosignent la mise en scène du Sang chaud de la terre de Christophe Huysman.
Depuis 1989, Robert Cantarella a mis en scène des pièces aussi bien classiques que contemporaines, notamment Le Voyage d’Henry Bernstein, Divertissements touristiques de Noëlle Renaude, Sourire des mondes souterrains de Lars Nören, Le Siège de Numance de Cervantès (Festival d’Avignon, 2012), J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne de Jean-Luc Lagarce, Sa Maison d’été de Jane Bowles, Oncle Vania de Tchekhov, Hamlet de William Shakespeare, Le Chemin de Damas d’August Strindberg et Hyppolite de Robert Garnier pour le Festival d’Avignon 2007.
Depuis 1993, Robert Cantarella exerce également une activité régulière de formation tant en France qu’à l’étranger notamment à Berlin, Cannes, Avignon, Rabat, Lausanne ainsi qu’à la FEMIS à Paris.
En 1997, il est co-auteur avec Jean-Pierre Han, du manifeste Pour une formation à la mise en scène (Ed. Entre/Vues).
Il crée en 1999 l’Association Théâtres Écritures ayant pour objet la réalisation et la publication d’une revue intitulée Frictions, pour favoriser la réflexion et la recherche dans le domaine du spectacle. Par ailleurs, il collabore régulièrement à des revues littéraires, théoriques ou poétiques comme Vertigo, Lignes, Fusée, Communication, Frictions, If.
Il est nommé directeur du Centre dramatique national de Dijon en juillet 2000.
Il publie en 2004 sa première œuvre de fiction : Le Chalet aux éditions Lignes dirigées par Michel Surya et réalise en 2005 un premier documentaire Carrosserie.
De décembre 2005 à mars 2010, il a été co-directeur du CentQuatre à Paris, avec Frédéric Fisbach, un lieu de résidence d’artistes à l’emplacement des anciennes pompes funèbres de Paris.
Aujourd’hui, il continue de commander des nouveaux textes, à Christophe Honoré, Philippe Minyana et Noëlle Renaude et est lui-même l’auteur de performance comme Faire le Gilles sur les cours de Gilles Deleuze.

Marie Vermillard

Marie Vermillard est réalisatrice et vidéaste.
Elle a fait des études d’architecture, de travail social et d’art plastique. Elle a travaillé en qualité de scripte avec de nombreux réalisateurs de 1986 à 1996 (entre autres Eric Rochant, Eric Barbier, Arnaud Desplechin, Cédric Klapisch, Bartabas, Olivier Assayas, Pierre Salvadori, Agnès Merlet). Elle est réalisatrice à partir de 1992.
Elle a enseigné à l’école nationale supérieure d’art de Bourges en 2010/2011, dirige les ateliers « l’acteur, apprentissage de la caméra » au Cours Florent depuis 2012, est intervenante à la FEMIS depuis 2002, et dirige des ateliers à l’Ecole des Beaux-Arts de Tours.

Ses expositions : Galerie Duboys, installation vidéo, Paris, octobre 2014.
La Galeru, installation photographique en collaboration avec Joël Brisse, Janvier 2014.
Le mystère Lafont, résidence et exposition, Mas Lafont, Septembre 2013.
Arbres de vie, collège des Bernardins, projection « Je vis sur Terre » Mars 2013.
Dormeurs, dormeuses, Halle Roublot, Fontenay sous bois. Installation de vidéos : « Dormeuses », « Wild Thing », « Le cheval, l’homme et l’enfant » Septembre 2012.

Ses courts métrages : La voie lactée, 2014, 9’ – Devant derrière, 2013, 8’ – Je vis sur Terre, 2013, 10’ – 9 Kaïhus, 2012, 9’ – Aveuglés beuglent 2011, 23’ – Trac, 2009, 22’ Comédie de Saint Etienne.- Les derniers pas, 2008, 6’. Production ARTE.- Quelqu’un, 25′, 1995, 22′.- Reste, 1992, 22’.

Ses longs métrages : Noëlle Renaude et Nicolas Maury enquêtent, 2014, 53’ – Peintres à Cotonou, 2010, 55’. – Suite parlée, 2009, 77’ coréalisation Joël Brisse, Stella films – Petites révélations, 2006, 55’ Stella films. Festival Cannes 2006. – Imago, 2001, 100’ Gemini films. Festival de Locarno.- Lila Lili, 1999, 105’ Gemini films. Festival de Berlin – Festival de Belfort, Grand prix du festival d’Auch.- Eau douce, 59′, 1996.

Fin septembre, début octobre 2012 Noëlle Renaude et Nicolas Maury présentent 9 h de textes inédits à Théâtre Ouvert : “enquête, accidents”.
Spectatrice de la première partie, je filme les deux suivantes hors des règles du genre, sans préméditation, portée par l’écriture de Noëlle, la présence de Nicolas et mon attention, mon plaisir de spectatrice/cinéaste. Cette restitution subjective, partiale, fortement encouragée par Noëlle et Nicolas, est, je l’espère, aussi le reflet de leur travail singulier et inspirant. Noëlle Renaude et Nicolas Maury enquêtent est un drôle de film, un film/ricochet sur lequel je travaille seule depuis deux ans et dont la forme a constamment évolué. Il assemble l’enquête de Noëlle sur la naissance d’une écriture, l’inventivité de Nicolas en train de transmettre et mon expérience de filmeuse irrespectueuse.

Pedro Kadivar

Né en 1967 en Iran, Pedro Kadivar arrive en France à l’âge de seize ans. Étudiant à l’Institut d’études théâtrales de l’Université de Paris III-Sorbonne nouvelle, il travaille dès 1988 comme assistant à la mise en scène dans différents théâtres parisiens et fait ses débuts de metteur en scène avec Avis de décès de Heiner Müller au Théâtre du Rond-Point.
Au cours d’un voyage organisé à Berlin en 1992 pour un groupe de jeunes metteurs en scène, impressionné par sa rencontre avec Heiner Müller et par Berlin, Pedro Kadivar décide en 1996 de quitter Paris pour s’installer dans cette ville où il travaille comme assistant à la mise en scène au Deutsches Theater de Berlin et au Düsseldorfer Schauspielhaus à Düsseldorf.Il soutient en février 2002 à l’Université Humboldt de Berlin sa thèse qui sera publiée en France en 2004 sous le titre Marcel Proust ou Esthétique de l’entre-deux, aux éditions L’Harmattan.
En 2003, il met en scène à Berlin une version allemande de la pièce de Koltès Dans la solitude des champs de coton. Après vingt-et-un ans d’absence, il retourne en 2004 en Iran. Il dirige la même année une lecture-mise en espace de son texte Une très douce soirée au festival Frictions à Dijon. Il créé en 2006 au musée Pergame de Berlin sa Pièce d’automne-Un jour d’automne quelque part, dont la version originale française sera publiée en 2007 dans la revue Les temps modernes. Elle constitue le premier volet de sa Tétralogie de la migration qu’il écrira jusqu’en 2010. En 2007 il crée au musée Pergame de Berlin sa pièce Sprachlos (Vœu de silence). Le deuxième volet de sa Tétralogie de la migration, intitulé Pièce d’hiver-Une visite au musée, est lauréat de l’Aide à la création du CNT en 2008 et présentée par trois lectures-mise en espace différentes en 2008 et 2009 (CDN d’Orléans, Montévidéo à Marseille, TNP Villeurbanne). Le troisième volet, Pièce de printemps-Pays natal est présentée en lecture-mise en espace en 2011 au festival des Francophonies en Limousin et en avril 2012 à Budapest.
Artiste en résidence à l’Odéon-Théâtre de l’Europe pour une série de lectures et de performances (saison 2011-2012), boursier de la Maison des auteurs à Limoges (juillet-octobre 2012), Pedro Kadivar est invité en novembre 2014 au Festival Rencontres à l’échelle à Marseille pour la reprise de sa lecture-performance Abolition des frontières et une lecture d’un choix de fragments de sa nouvelle pièce.
La version intégrale du texte écrit pendant sa résidence à l’Odéon sera publiée en 2015 aux éditions Gallimard.

Eléonore Weber

Eléonore Weber a étudié le droit et la philosophie politique à L’EHESS. Elle occupe un temps un poste d’assistante parlementaire au Sénat avant de se consacrer à l’écriture, à la réalisation, et à la mise en scène.

Pour le théâtre, elle a écrit et mis en scène Rendre une vie vivable n’a rien d’une question vaine (Festival d’Avignon, 2007), Tu supposes un coin d’herbe (Festival Mettre en Scène TNB, Rennes, théâtre de la Bastille 2006).

En 2004, elle a mis en scène Je m’appelle Vanessa de Laurent Quinton pour la série de créations Pièces d’identités à La Passerelle, Scène nationale de Saint-Brieuc, repris au Festival Mettre en Scène la même année.

Elle est aussi l’auteur de Manège (2000-2001), commande de Roland Fichet, et de Décadrages (2003). Ces deux pièces ont été mises en scène par Annie Lucas, la première pour la série de créations Naissances, la seconde pour la série de créations Pièces d’identités. Décadrages a été présenté au Festival Frictions (Centre dramatique national de Dijon) en mai 2004.

Au cinéma, elle a réalisé Night Replay en 2012, pour Arte. Ce film a été présenté dans divers festivals, en France et à l’étranger (Festival du film de Belfort, Festival Hors-Pistes au Centre Pompidou, CPH-DOX à Copenhague, IMDb à Montréal). Après une résidence au centre des écritures cinématographiques du Moulin d’Andé, elle réalise en 2007 Les Hommes sans gravité (moyen-métrage de fiction, production Ecce films), présenté au Festival de Clermont-Ferrand, Festival Hors Pistes au Centre Pompidou et à l’étranger.

En 2005, elle réalise Temps morts (court-métrage de fiction, production Le G.R.E.C. – Groupe de Recherches et d’Essais), qui sera sélectionné au Festival du film de Belfort-Entrevues, au Festival de Vendôme, au Festival Côté Court de Pantin, au Festival international du film de femmes de Créteil et présenté au Centre Georges Pompidou en 2006.
Enfin, elle a réalisé Silence dans le fortin, documentaire tourné en Algérie en 2001-2002 (production Point du Jour).

Elle s’associe avec Patricia Allio en 2008.

Olivier Cadiot

Olivier Cadiot a publié en 1988 aux éditions P.O.L un premier livre de poésie L’Art poétic’.
Depuis 1993, il a entrepris une longue série de romans centrés sur le même personnage qui débute par Futur, ancien, fugitif jusqu’au Mage en été en 2010, en passant par Le Colonel des Zouaves, Retour définitif et durable de l’être aimé, Fairy queen et Un nid pour quoi faire. La plupart de ses livres sont adaptés pour la scène par Ludovic Lagarde.
Il a dirigé la Revue de littérature générale avec Pierre Alferi. Il travaille régulièrement avec des musiciens, et particulièrement avec Rodolphe Burger avec qui il vient de signer un troisième disque Psychopharmaka. Il se produit dans de nombreux concerts et lectures publiques. Il participe au chantier de la Bible 2001 en traduisant les Psaumes et le Cantique des Cantiques. Il a également traduit Rainald Goetz, Gertrude Stein et récemment Les Revenants d’Ibsen pour la dernière mise en scène de Thomas Ostermeier.
En 2010, il était l’artiste associé du Festival d’Avignon avec Chistoph Marthaler.