En public

Festival

Focus à Théâtre Ouvert - F.T.O#6

du 14 au 30 novembre 2019

Ultime édition du festival dans les murs historiques, elle fera la part belle à des auteurs et
autrices emblématiques de Théâtre Ouvert.
Une occasion de s’immerger dans l’écriture d’une vingtaine d’auteurs.rices en résonance avec
le temps présent.

Jeudi 14 novembre
19h : Congo, une histoire de David Van Reybrouck
Mohamed Kacimi par Hassane Kouyaté
20h30 : Memento Mori de Hala Moughanie par Edouard Signolet

Vendredi 15 novembre
19h : Grès de Guillaume Cayet
20h30 : La Canaille (concert)

Samedi 16 novembre
20h30 : Les abattus (titre provisoire) de Noëlle Renaude

Lundi 18 novembre
20h30 : Rapports sur toi (De mon chaos est né une étoile filante) de Baptiste Amann par Rémy Barché

mardi 19 novembre
20h30 : N° 27 — QUE PENSEZ-VOUS DE LA DÉMULTIPLICATION DES BASKETS ?
de et par Sonia Chiambretto & Yoann Thommerel

mercredi 20 novembre
20h30 : Partir de Nicolas Doutey par Jean-Daniel Piguet

jeudi 21 novembre
19h : Sommeil du fils (Portrait de la mère) de et par Julien Gaillard
20h30 : Grand Menteur ou Le joyeux testament de Laurent Gaudé par jacques Bonnaffé

vendredi 22 novembre
20h30 : Sur/Exposition d'Aurore Jacob par Marceau Deschamps Segura

samedi 23 novembre
19h : Juste ça de Marie de Beaumont par Sarah Tick
20h30 : Grandes surfaces de et par Baptiste Amann

dimanche 24 novembre
de 12h à 16h - BRUNCH THÉÂTRAL
Des coupettes sous la Coupole
Aux fourneaux : Yohann Pisiou, Lyn Thibault, Olivier Veillon et l’équipe de Théâtre Ouvert
Au plateau : Suzanne Aubert, Marie Dompnier, Jan Peters

lundi 25 novembre
19h : La plus précieuse des marchandises de Jean-Claude Grumberg par Olga Grumberg
20h30 : Mondes de et par Alexandra Badea

mardi 26 novembre
19h : Je suis perdu de et par Guillermo Pisani
20h30 : Une Pierre de Frédéric Vossier par Stanislas Nordey

mercredi 27 novembre
20h30 : Rêves de Lancelot Hamelin par Duncan Evennou

jeudi 28 novembre
20h30 : Portrait de Raoul de Philippe Minyana par Marcial di Fonzo Bo

vendredi 29 novembre
20h30 : 11 septembre 2001 de Michel Vinaver par ildi ! Eldi (Sophie Cattani & Antoine Oppenheim)

Samedi 30 novembre
20h Soirée Réminiscence – Effervescences
tous ensemble sous la Coupole avec Laurent Poitrenaux et les élèves-comédiens de la promo X du TNB
+ DJ Set

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TARIFS
5€ tarif plein
3€ tarif réduit
(- 30 ans/+ 65 ans/demandeurs d’emploi/intermittents)
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Entrée libre avec la Carte TO
Au tarif unique de 10€, elle vous permet d’assister à TOUT le festival (hors tarif spécial brunch)
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Tarifs spéciaux
24 NOVEMBRE : Des coupettes sous la coupole
12h-16h / brunch et mises en voix 16 € (hors boissons)
14h-16h / mises en voix 5€/3€/entrée libre avec la Carte TO

30 NOVEMBRE : entrée libre sur réservation

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Spectacle

PRIMO AMORE (Premier amour) de Letizia Russo

du 23 mars au 11 avril 2015

de Letizia RUSSO

traduit de l’italien par Jean-Paul MANGANARO

conception et réalisation TELEGRAM Cie (Mathieu Montanier, Isabelle Mouchard)

avec Mathieu MONTANIER

lumière Marie-Christine SOMA et Pauline GUYONNET

durée 1h

 

 

le mardi à 19h
du mercredi au vendredi à 20h
le samedi à 16h

Un homme retourne dans la petite ville de province où il est né après des années d'absence. Il y évoque au fil des lieux qu'il retrouve, son adolescence, la découverte du désir, et revoit son premier amour, celui-là même qui l'avait poussé à partir. Cette rencontre inattendue est la bombe qui permet à cet homme de découvrir et affronter avec courage sa profonde solitude. Elle lui permet d’ouvrir une perspective nouvelle, la sensation irrémédiable d’être debout, libéré, avec la force de pouvoir choisir, et l’énergie pour continuer.

L’écriture de Letizia Russo donne corps à une déambulation dans la mémoire, une traversée dans ce temps partiellement oublié. Elle donne corps également à des mouvements paradoxalement contraires, et pourtant mêlés, d’un temps qui a passé, et un temps qui, lui, ne passe pas. Elle révèle aussi la difficulté que l’on peut rencontrer parfois face à une réalité intolérable.

Cette histoire simple, qui est née lors d'une semaine unique et intense  a été pour moi l'occasion d'expérimenter un langage théâtral différent, où la pensée, l'espoir et le désespoir, sont traduits en images, à la recherche d'une sorte de musique capable de rendre compte de la tempête qui explose lorsque passé et présent se rencontrent. 

Letizia Russo

 

Franco Quadri, préface à Teatro Letizia Russo
éd. Ubulibri 2007

Sur un point, au moins, aucun doute n’est possible : Letizia Russo est une auteure – ou si l’on préfère un auteur – unique, quelqu’un de différent. Non seulement de par son écriture et les thèmes abordés, mais par sa façon d’être, d’exister. La première fois que je l’ai rencontrée, c’était en 2001 au cours d’un festival. Et l’on m’a informé que la gamine assise à côté de moi, était « l’enfant prodige de vingt ans » qui venait de recevoir le Prix Tondelli. Je l’avais déjà aperçue, à plusieurs reprises au théâtre, mais alors pour moi, elle n’avait pas encore de nom. Son visage sur lequel se lisait une timidité déguisée en arrogance (ou inversement) sa mince silhouette vêtue de couleurs si neutres qu’elles rendaient ostentatoire la volonté de passer inaperçue, pouvaient difficilement être attribués à quelqu’un, à première vue capable de dominer la violence, la haine désespérée que porte Tombeau de chiens, sa première pièce, qui se déroule dans un futur, proche image du passé, en proie à une guerre sans fin... […]

L’âpreté du thème, soustrait aux rails du temps, toutefois très actuel, retrouve et partage sa force angoissante dans les singularités d’une écriture très calculée, jouant sur d’imprévisibles interruptions, sur les sonorités et grincements. Dans le texte, souvent un point sépare le verbe du sujet, ou des mots qui logiquement devraient être reliés, afin de donner un sens à la phrase. Et ce, dans l’intention probable d’indiquer à l’interprète les moments de suspension, d’attente, qui apportent à la phrase, et par voie de conséquence à l’action, sa fluidité, son rythme.
Autre singularité de Letizia Russo, tout au moins jusqu’à présent : éviter la représentation d’une période déterminée. Pour être plus précis, éviter le transfert d’une actualité réelle, en des moments historiquement et géographiquement fictifs. Ainsi peut-on se retrouver en une ville, qui, en un sens, n’existe pas encore, qui est conçue à partir de ces éléments de déshumanisation, désormais classiques, nés dans l’imaginaire des pères de la science fiction, tel George Orwell.

Ainsi Babel, titre, qui, dans sa référence à la Bible, est délibérément ironique. Le texte a connu au moins deux versions. Toutes deux mises en scène, avec la même distribution. Autre habitude d’un auteur, qui à la différence de la plupart de ses « collègues », ne cesse jamais de reprendre et corriger son travail, de prendre en compte les remarques des metteurs en scène, et aussi des comédiens. Convaincue de l’impossibilité – inhérente à l’utilisation de l’ordinateur – d’une forme définitive, il arrive à Letizia Russo de ré-écrire des parties déjà en cours de répétition, et même de modifier radicalement, chez les personnages, certaines façons d’être et de se comporter.

Dans Binario Morto, les personnages ont entre trois et dix huit ans, se promènent dans une sorte d’Eden désertique, finissent par rencontrer un jeune homme qui s’épuise à chercher dans sa mémoire un secret oublié, soit, le fait d’être un héros. Un héros sans majuscule. Il s’agit tout juste d’une fonction, celle d’endosser un rôle, celui d’un pouvoir absolu sans caractère religieux. Le pouvoir d’un dieu ignorant les secrets du langage. Non pas ceux de la séduction, de la domination. […]

Dans Primo Amore (Premier amour) écrit en 2004, monologue en vers libres, Letizia Russo fait apparaître un quadragénaire, en quête de son passé. De retour dans la ville de sa jeunesse, en la personne d’un barman, il reconnaît celui qui, lorsqu’il avait quinze ans, lui a révélé l’amour et son homosexualité. Et qui, d’abord, se refuse à le reconnaître Et de cette rencontre surgissent des mots, des flots de souvenirs...

 

Production Théâtre Ouvert  
Coproduction TELEGRAM Cie

Primo amore a été présenté en lecture au Festival Actoral 2011 à l'initiative d'Hubert Colas, avec le soutien de l’Institut Culturel Italien de Paris dans le cadre de Face à Face - paroles d’Italie pour les scènes France. La Minoterie - Théâtre de la Joliette, le 22 septembre 2011.

Isabelle Mouchard et Mathieu Montanier ont bénéficié d’une résidence au Théâtre de L’L (lieu de recherche et d’accompagnement de la jeune création) à Bruxelles, en 2012/2013.

Remerciements à La Colline - Théâtre national 

Liens


Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Primo amore © Emilie Fouilloux

Primo amore © Emilie Fouilloux



Babel, de Letizia Russo

 

Samedi 4 avril 2015 à 18h

Un futur indéfini. Une oppressante métropole chaotique. Dans cette société discriminatoire, un organisme légiférant unique met à la marge les estropiés, les « Inférieurs » enfermés dans leur « quadrant ».

Phalène, un homme d’environ trente-cinq ans, vit au 538ème étage du Babel, l’immeuble le plus haut. Il a acheté une danseuse manchote de vingt-cinq ans, nommée P’titebouche. Ils se débattent dans ce monde où l’ultralibéralisme a gagné depuis longtemps, où toute relation humaine est monnayable et où le sentiment d’amour se traduit uniquement dans le désir d’acheter l’autre.

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Carte blanche à TELEGRAM Cie

lecture d'extraits de Pamphlet contre la mort, de Charles Pennequin

samedi 11 avril à 18h

Et si nous partions du principe que la parole nous a été confisquée ?

De quoi serait faite notre recherche ? Quel serait l'objet de ces rituels, de ce besoin que nous avons de nous réunir, publics, artistes, autour d'un spectacle, sinon le désir de retrouver cette « parole perdue », cette parole « qui fait existence » ?

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A découvrir :
50 min
Samedi 4 avril 2015 à 18h
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
1h
samedi 11 avril à 18h
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)