En public

MISE EN SCÈNE

La mer est ma nation

de Hala Moughanie

mercredi 23 septembre à 19h

Un homme et sa femme vivent dans un faubourg de bord de mer que les déchets ont envahi. Ils entendent dire un jour que des réfugiés, fuyant le pays voisin en guerre, arrivent en ville. Sans doute certains voudront-ils s’installer chez eux.

Que faire ? Installer une barrière ? Se réjouir de cette nouvelle compagnie ? Surgissent deux femmes, une mère et sa fille au parler étrange. Les territoires dès lors vont se redistribuer...


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MISE EN SCÈNE

JEANNE & LE ORANGE & LE DÉSORDRE

de Louise Emö
JEANNE & LE ORANGE & LE DÉSORDRE ©Alban Van Wassenhove

JEANNE & LE ORANGE & LE DÉSORDRE ©Alban Van Wassenhove

jeudi 24 septembre à 19h

“qu’est-ce qui se passe

quand même la langue

ne t’a pas prévue”

 

Est-on encore une mère quand il n’y a plus l’enfant, est-on encore une femme sion faillit en tant que mère, est-on encore quelqu’un sans mot pour se dire ?

Jeanne : une tentative de langue, de partage du monde déserté par la parole d’une femme en décalage, qui doit tout renommer avec joie et non sans peine. La parole est au centre, abrupte, en tension avec la technicité de l’élocution et de l’interprétation sur le fil, près de l’effondrement.


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LECTURE-PERFORMANCE

Grandes surfaces

de Baptiste Amann
Baptiste Amann © C.Raynaud de Lage

Baptiste Amann © C.Raynaud de Lage

vendredi 25 septembre à 19h

Quand Baptiste Amann a découvert L’école du micro d’argent du groupe IAM, c’était en l’écoutant au casque audio sur l’une de ces bornes d’écoute que l’on trouvait alors dans les centres commerciaux. C’était à Avignon, en avril 1997. Il avait 11 ans. Cette expérience globale fut pour lui un choc esthétique et sensible, considérable.

 


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MISE EN ESPACE

Charabia (toad movie)

de Sandrine Roche

samedi 26 septembre à 17h

Noémie vit dans un monde de crapauds mous, dont le charabia l'empêche de construire quoique ce soit de personnel. Elle se rebaptise Nemo - « c'est plus simple au niveau de l'articulation des syllabes » - prend le large, rencontre Georges, et tous deux s'échappent pour un toad movie à la recherche d'eux-mêmes.

 

Charabia est issu d’un travail mené tout au long d’une année, avec des collégiens du département de la Haute Garonne, dans le cadre du dispositif Parole en Je(u) organisé par la compagnie Nelson Dumont.


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MISE EN VOIX

Fanny

de Rebecca Deraspe

dimanche 27 septembre à 17h

Fanny vient tout juste d’avoir 55 ans et vit avec son conjoint Dorian une magnifique et inaltérable histoire d’amour. Le couple, qui habite dans une maison assez confortable, décide d’accueillir une locataire pour occuper une chambre inhabitée.

En ouvrant la porte à cette universitaire, étudiante en philosophie, ils seront confrontés à une jeunesse engagée, foncièrement différente d’eux. Et pour Fanny, cette rencontre déclenchera un désir absolu de redéfinir sa façon d’être au monde.

 


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Spectacle

PRIMO AMORE (Premier amour) de Letizia Russo

du 23 mars au 11 avril 2015

de Letizia RUSSO

traduit de l’italien par Jean-Paul MANGANARO

conception et réalisation TELEGRAM Cie (Mathieu Montanier, Isabelle Mouchard)

avec Mathieu MONTANIER

lumière Marie-Christine SOMA et Pauline GUYONNET

durée 1h

 

 

le mardi à 19h
du mercredi au vendredi à 20h
le samedi à 16h

Un homme retourne dans la petite ville de province où il est né après des années d'absence. Il y évoque au fil des lieux qu'il retrouve, son adolescence, la découverte du désir, et revoit son premier amour, celui-là même qui l'avait poussé à partir. Cette rencontre inattendue est la bombe qui permet à cet homme de découvrir et affronter avec courage sa profonde solitude. Elle lui permet d’ouvrir une perspective nouvelle, la sensation irrémédiable d’être debout, libéré, avec la force de pouvoir choisir, et l’énergie pour continuer.

L’écriture de Letizia Russo donne corps à une déambulation dans la mémoire, une traversée dans ce temps partiellement oublié. Elle donne corps également à des mouvements paradoxalement contraires, et pourtant mêlés, d’un temps qui a passé, et un temps qui, lui, ne passe pas. Elle révèle aussi la difficulté que l’on peut rencontrer parfois face à une réalité intolérable.

Cette histoire simple, qui est née lors d'une semaine unique et intense  a été pour moi l'occasion d'expérimenter un langage théâtral différent, où la pensée, l'espoir et le désespoir, sont traduits en images, à la recherche d'une sorte de musique capable de rendre compte de la tempête qui explose lorsque passé et présent se rencontrent. 

Letizia Russo

 

Franco Quadri, préface à Teatro Letizia Russo
éd. Ubulibri 2007

Sur un point, au moins, aucun doute n’est possible : Letizia Russo est une auteure – ou si l’on préfère un auteur – unique, quelqu’un de différent. Non seulement de par son écriture et les thèmes abordés, mais par sa façon d’être, d’exister. La première fois que je l’ai rencontrée, c’était en 2001 au cours d’un festival. Et l’on m’a informé que la gamine assise à côté de moi, était « l’enfant prodige de vingt ans » qui venait de recevoir le Prix Tondelli. Je l’avais déjà aperçue, à plusieurs reprises au théâtre, mais alors pour moi, elle n’avait pas encore de nom. Son visage sur lequel se lisait une timidité déguisée en arrogance (ou inversement) sa mince silhouette vêtue de couleurs si neutres qu’elles rendaient ostentatoire la volonté de passer inaperçue, pouvaient difficilement être attribués à quelqu’un, à première vue capable de dominer la violence, la haine désespérée que porte Tombeau de chiens, sa première pièce, qui se déroule dans un futur, proche image du passé, en proie à une guerre sans fin... […]

L’âpreté du thème, soustrait aux rails du temps, toutefois très actuel, retrouve et partage sa force angoissante dans les singularités d’une écriture très calculée, jouant sur d’imprévisibles interruptions, sur les sonorités et grincements. Dans le texte, souvent un point sépare le verbe du sujet, ou des mots qui logiquement devraient être reliés, afin de donner un sens à la phrase. Et ce, dans l’intention probable d’indiquer à l’interprète les moments de suspension, d’attente, qui apportent à la phrase, et par voie de conséquence à l’action, sa fluidité, son rythme.
Autre singularité de Letizia Russo, tout au moins jusqu’à présent : éviter la représentation d’une période déterminée. Pour être plus précis, éviter le transfert d’une actualité réelle, en des moments historiquement et géographiquement fictifs. Ainsi peut-on se retrouver en une ville, qui, en un sens, n’existe pas encore, qui est conçue à partir de ces éléments de déshumanisation, désormais classiques, nés dans l’imaginaire des pères de la science fiction, tel George Orwell.

Ainsi Babel, titre, qui, dans sa référence à la Bible, est délibérément ironique. Le texte a connu au moins deux versions. Toutes deux mises en scène, avec la même distribution. Autre habitude d’un auteur, qui à la différence de la plupart de ses « collègues », ne cesse jamais de reprendre et corriger son travail, de prendre en compte les remarques des metteurs en scène, et aussi des comédiens. Convaincue de l’impossibilité – inhérente à l’utilisation de l’ordinateur – d’une forme définitive, il arrive à Letizia Russo de ré-écrire des parties déjà en cours de répétition, et même de modifier radicalement, chez les personnages, certaines façons d’être et de se comporter.

Dans Binario Morto, les personnages ont entre trois et dix huit ans, se promènent dans une sorte d’Eden désertique, finissent par rencontrer un jeune homme qui s’épuise à chercher dans sa mémoire un secret oublié, soit, le fait d’être un héros. Un héros sans majuscule. Il s’agit tout juste d’une fonction, celle d’endosser un rôle, celui d’un pouvoir absolu sans caractère religieux. Le pouvoir d’un dieu ignorant les secrets du langage. Non pas ceux de la séduction, de la domination. […]

Dans Primo Amore (Premier amour) écrit en 2004, monologue en vers libres, Letizia Russo fait apparaître un quadragénaire, en quête de son passé. De retour dans la ville de sa jeunesse, en la personne d’un barman, il reconnaît celui qui, lorsqu’il avait quinze ans, lui a révélé l’amour et son homosexualité. Et qui, d’abord, se refuse à le reconnaître Et de cette rencontre surgissent des mots, des flots de souvenirs...

 

Production Théâtre Ouvert  
Coproduction TELEGRAM Cie

Primo amore a été présenté en lecture au Festival Actoral 2011 à l'initiative d'Hubert Colas, avec le soutien de l’Institut Culturel Italien de Paris dans le cadre de Face à Face - paroles d’Italie pour les scènes France. La Minoterie - Théâtre de la Joliette, le 22 septembre 2011.

Isabelle Mouchard et Mathieu Montanier ont bénéficié d’une résidence au Théâtre de L’L (lieu de recherche et d’accompagnement de la jeune création) à Bruxelles, en 2012/2013.

Remerciements à La Colline - Théâtre national 

Liens


Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Mathieu Montanier - Primo amore © Christophe Raynaud de Lage

Primo amore © Emilie Fouilloux

Primo amore © Emilie Fouilloux



Babel, de Letizia Russo

 

Samedi 4 avril 2015 à 18h

Un futur indéfini. Une oppressante métropole chaotique. Dans cette société discriminatoire, un organisme légiférant unique met à la marge les estropiés, les « Inférieurs » enfermés dans leur « quadrant ».

Phalène, un homme d’environ trente-cinq ans, vit au 538ème étage du Babel, l’immeuble le plus haut. Il a acheté une danseuse manchote de vingt-cinq ans, nommée P’titebouche. Ils se débattent dans ce monde où l’ultralibéralisme a gagné depuis longtemps, où toute relation humaine est monnayable et où le sentiment d’amour se traduit uniquement dans le désir d’acheter l’autre.

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Carte blanche à TELEGRAM Cie

lecture d'extraits de Pamphlet contre la mort, de Charles Pennequin

samedi 11 avril à 18h

Et si nous partions du principe que la parole nous a été confisquée ?

De quoi serait faite notre recherche ? Quel serait l'objet de ces rituels, de ce besoin que nous avons de nous réunir, publics, artistes, autour d'un spectacle, sinon le désir de retrouver cette « parole perdue », cette parole « qui fait existence » ?

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A découvrir :
50 min
Samedi 4 avril 2015 à 18h
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
1h
samedi 11 avril à 18h
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)