En public

SPECTACLE

C'est la vie

avec le Festival d'automne
© Christophe Raynaud de Lage

© Christophe Raynaud de Lage

du 30 octobre au 7 novembre 2017

Dans la littérature dramatique, la tragédie de la perte d’un enfant est sans cesse rejouée. Véritable motif historique, on n’a pourtant jamais réussi à nommer les parents qui ont perdu un enfant.
Ces orphelins à l’envers qui héritent de leurs enfants sont les oubliés de la sémantique. Seul l’hébreu et l’arabe ont tenté de réparer cette injustice avec le terme Shakoul (littéralement l’ourse à qui on a pris ses petits) et Takal (dont on a coupé les bourgeons).

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Festival

Focus à Théâtre Ouvert

F.T.O#4

La quatrième édition du festival fait entendre des textes pour la plupart inédits d'une douzaine d'auteurs français et étrangers.

avec notamment
Huda Abderhamane, Benoît Bradel, Nathalie Fillion, Claudine Galea, Olivia Grandville, Eugen Jebeleanu, Barbara Métais-Chastanier, Hala Moughanie, Nathalie Quintane, Florian Pautasso, David Léon,
Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, Olivier Veillon, Tanguy Viel, Olivier Werner, Elise Wilk

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Festival

Festival du Jamais Lu-Paris

2ème édition

3 jours / 6 propositions / 3 espaces

du vendredi 2 au dimanche 4 décembre

À l’automne de l’an dernier, les têtes chercheuses du Jamais Lu venaient hacker pour une première et joyeuse fois la dramaturgie française, transportant jusqu’à Paris nos envies d’une parole libre, nouvelle, festive.

Ensemble nous avons valsé fusé fraternisé.

Tandis que nous dansions, d’autres feux ailleurs fusaient.

L’année a été rude loin de cette joie partagée.

Dans la foulée, se taire aurait été plus simple. Bouches cousues laisser le monde courir son sprint vers le mur. Abandonner la parole aux commentateurs aux faiseurs d’opinions aux oiseaux de mauvais augure. Admettre que le théâtre, les auteurs, ça n’empêche ni les massacres ni les bateaux qui se renversent ni les coups de matraque en pleine gueule. Que ça n’efface ni un matin de janvier ni un soir de novembre. Que ça ne rachète aucun fracas.

Mais on est des êtres compliqués, nous autres.

On est des têtes dures, des acharnés, on est des imbéciles heureux.

Quand on a commencé, on recommence.
Quand on a aimé, on aime encore plus, pour que l’effet boule de neige emporte le sombre sur son passage.

On a des langues qui embrassent large, qui veulent frencher la planète entière.

On croit que le mieux au milieu des alarmes, c’est pas de fuir mais de rester collés-collés les uns aux autres.

C’est de rassembler.

On rêve de soirées qui soient comme des dégels, des débâcles.

Comme la glace du St-Laurent quand elle craquelle au printemps, et qu’on peut voir enfin tout le fleuve qui gronde en dessous. Le flot sublime épeurant.

Malgré la houle, on est là pour résister, agrandis d’être ensemble.
Avec nos imaginaires tissés d’horizons immenses, on revient hacker (encore) votre dramaturgie !

Cent auteurs ont répondu à notre appel.

Cent textes en chantier, les pages qui bouillonnent de sève.

Qui a dit qu’il n’y avait pas d’auteurs en France ?

La règle voulait qu’on en garde quatre.

Pour les mettre en voix, on emmène avec nous des metteurs en scène du Québec. On leur a dit : n’ayez pas peur, Paris vit, s’invente, se réinvente avec des mots. Venez avec vos têtes dures et vos rires. Ça fera du bien à tout le monde, un brin de visite qui vient de loin. On dit qu’on se comprend toujours mieux dans le regard de l’autre. On y croit. Venez voir comment, à partir du désir, du silence, du temps de l’effort, des auteurs vivants retrouvent l’avenir.

Alors nous voilà, ensemble, chargés de cette chose fragile : notre insoumission.

On vous brandit un bouquet de textes neufs, à peine imprimés, proférés dans l’urgence. Des textes qui vont s’allumer comme des témoins. Qui vont dire que oui, que c’est possible, que l’altérité opère.

Tout ça ne peut se faire que grâce à des esprits volontaires, comme nous, comme vous, que l’on sait corrompre à grandes lampées de sirop d’érable.

Merci à la fine équipe de Théâtre Ouvert, merci à Caroline et à sa confiance tenace, merci à Artcena qui sait dire oui juste quand il faut. Merci aux metteurs en scène jetlagués venus ici tout exprès, merci aux actrices et aux acteurs à qui l’inconnu ne fait pas peur, merci au public parisien si prompt à se laisser québéquiser. Et merci aux auteurs, nos quatre lauréats comme notre centaine de coureurs, qui raccommodent le monde avec leur parole, leurs mots feux d’artifice qui fusent et qui refusent l’opacité. Ils ont en eux des torrents inarrêtables.

Bon 2e Jamais Lu, Paris !

Marcelle Dubois, directrice artistique
Marc-Antoine Cyr, collaborateur artistique

coproduction Festival Jamais Lu (Montréal), Théâtre Ouvert 

avec le soutien du d’Artcena, du CALQ, du Consulat Général de France à Montréal, de la Délégation générale du Québec à Paris, du Festival Jamais Lu (Montréal)

avec participation artistique du Studio d'Asnières-ESCA

Nous remercions la SACD Canada pour leur contribution financière à ce projet.

L'association Le Souffleur (étudiants aux théâtres) a remis en juin 2017 le "Prix festival" au Jamais-Lu Paris pour sa seconde édition. 

 

 

 

 

Liens




Enterrer les chiens

de Jérémie Fabre

Vendredi 2 décembre 2016 à 20h

Quatre trentenaires se retrouvent dans une maison de campagne isolée, et passent une nuit entière à explorer les méandres d’un blog aux auteurs inconnus relatant la vie d’une Cité terrifiante dont les habitants tentent, tout comme eux, d’échapper à leurs propres impasses.

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Traversée d’une écriture québécoise 

Sarah Berthiaume

Samedi 3 décembre 2016 à 16h

Sarah Berthiaume est québécoise et elle écrit. Elle joue aussi. Met en scène parfois.
Sarah Berthiaume écrit du théâtre, mais pas que. Parfois sa plume déborde, redessine les cadres, tague les murs et les certitudes, parce qu’il lui est vital de proférer. Sa parole fait tison et fait feu, elle est féroce et féminine, elle ne s’embarrasse pas des conventions. Elle grippe le réel pour en distiller la magie. Elle fait un chatoiement de la mélancolie et du désir.
De la colère aussi.

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L’ennemi intérieur

de Marilyn Mattei

Samedi 3 décembre 2016 à 18h30

Max a 16 ans. Max est parti. Sans dire ciao. Combien de temps, on ne sait pas. Où il est, on ne sait pas non plus. Jusqu'au jour où une vidéo est diffusée sur son compte Facebook. Dans cette vidéo, on voit Max exécuter un type habillé en orange…

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Pourvu qu’il pleuve

de Sonia Ristic

Samedi 3 décembre 2016 à 20h

Un café parisien et une journée qui s'écoule, depuis l'ouverture au petit matin jusqu'à la fermeture tard dans la nuit, une journée qui pourrait être le condensé d’une année de vie, un lieu clos dans lequel le monde se réfléchit comme dans un miroir.

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Démêler la nuit

de Grégo Pluym

Dimanche 4 décembre 2016 à 16h

Homme cherche homme jeune et bien bâti pour être abattu, puis mangé.

En 2001 à Rothenburg, Armin Meiwes reçoit chez lui Bernd Jürgen Brandes. Après une soirée ritualisée, millimétrée, Bernd consent à se laisser aimer, tuer, cuisiner puis dévorer par Armin.

« Il rêvait de quelqu'un qui serait pour toujours avec lui », dira Meiwes depuis sa prison.

À quoi rêvait Bernd avant de répondre à cette annonce ?

Dans quels paysages errait sa mélancolie ? Comment traduire cette mélancolie ?

Voici quatre propositions.

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J’ai retrouvé l’avenir

Cabaret (politique?) d’auteurs québécois et français

Dimanche 4 décembre 2016 à 18h

L’époque met à mal notre capacité de rêver. De se projeter. De nous réinventer. Mais non, nous ne sombrons pas ! Bien au contraire ! Nous constituons une équipée de douze explorateurs dramatiques issus de deux continents, ayant pour mission de retrouver l’avenir et de nous le livrer sur un plateau de théâtre lors d’une joyeuse soirée où la parole s’engage, s’emballe, se frotte, se défend, s’espère.

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Tous les événements:
1h50
Vendredi 2 décembre 2016 à 20h
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
durée estimée 1h15
Samedi 3 décembre 2016 à 16h
Entrée libre sur réservation
1h15
Samedi 3 décembre 2016 à 18h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
1h
Samedi 3 décembre 2016 à 20h
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
1h15
Dimanche 4 décembre 2016 à 16h
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
1h45
Dimanche 4 décembre 2016 à 18h
Entrée libre sur réservation