En public

Festival

ZOOM à Théâtre Ouvert - Z.T.O#3

du réel au poétique

Les 22, 23,26,29 et 30 mai 2017

Troisième édition de ce temps fort qui explore la manière dont des auteurs, se saisissant de matériaux documentaires (intimes, politiques, historiques, sociétaux…) les agencent, les détournent, les transforment en un acte artistique qui tout à la fois questionne le temps présent et nous déplace par sa force poétique.

SPECTACLES - MISES EN ESPACE - MISES EN VOIX 

avec notamment
Caroline Arrouas, Benoît Bradel, Hugues Duchêne, Marie-Sophie Ferdane, Christophe Fiat, Claudine Galea, David Geselson, Judith Henry, Valérie Mréjen, Stanislas Nordey, Guillermo Pisani, Laurent Poitrenaux, Carole Thibaut, Yoann Thommerel …

TARIF UNIQUE 
Tarif plein 5€/ Tarif réduit 3€
Entrée libre avec la Carte TO

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ZOOM#3

Troisième personne

de Valérie Mréjen
Valérie Mréjen © Stéphanie Solinas

Valérie Mréjen © Stéphanie Solinas

Vendredi 26 mai à 19h30

Son arrivée, tout à fait annoncée, reste une surprise jusqu’au dernier moment. Contrairement à l’image assez répandue du petit rôti, il ne fait pas de doute qu’il s’agit déjà d’une personne. Après les premiers jours dans une chambre exiguë, il est temps de sortir pour retrouver le vaste monde.


Dans le cadre de

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ZOOM#3

Mon corps n’obéit plus

de Yoann Thommerel
Mon corps enseveli sous les brouillons détruits de mes derniers poèmes©Y. Thommerel

Mon corps enseveli sous les brouillons détruits de mes derniers poèmes©Y. Thommerel

Vendredi 26 mai à 20h30

Depuis le plus jeune âge, l’auteur éprouve l’indocilité de son corps et, contrairement à ce que son entourage pouvait espérer, la maturité n’a rien arrangé. Aujourd’hui encore, son corps refuse obstinément de se plier aux consignes, et notamment à celle-ci : apprendre à rester à sa place et à ne pas dépasser les limites...


Dans le cadre de

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ZOOM#3

La 7e vie de Patti Smith

de Claudine Galea

Lundi 29 et mardi 30 mai à 20h30

À la fin des années 1970, dans un ancien village de pêcheurs à trente kilomètres de Marseille. Une jeune fille maigre et timide porte difficilement ses 16 printemps. Jusqu’au moment où elle entend une voix. Celle bien saccadée d’une autre jeune femme maigre et timide. Mais trentenaire celle-ci. Elle publie son premier disque. Elle est aussitôt propulsée star. C’est Patti Smith qui, avec Horses, pénètre dans la légende.


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ZOOM#3

Lettres non-écrites

de David Geselson
© DR

© DR

Mardi 30 mai à 19h30

« Si vous avez un jour voulu écrire une lettre à quelqu’un de cher sans jamais le faire, parce que vous n’avez pas osé, pas su, pas pu, ou pas réussi à aller jusqu’au bout, racontez-la-moi et je l’écris pour vous. 

Nous passerons 35 minutes ensemble pendant lesquelles vous me raconterez cette lettre non-écrite.

Je passerai ensuite 45 minutes à l’écrire pour vous.  Une fois la lettre écrite, je vous la lirai.

Si elle vous convient vous pourrez la garder (sous quelque forme que ce soit), et si non, je l’effacerai et n’en garderai pas trace.


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MISE EN ESPACE

Convulsions

d’Hakim Bah
© C.Raynaud de Lage

© C.Raynaud de Lage

Mercredi 14, jeudi 15, vendredi 16 et samedi 17 juin

MISE EN ESPACE
Frédéric Fisbach 

avec Ibrahima Bah, Maxence Bod, Sophie Cattani, Madalina ConstantinLorry Hardel, Nelson-Rafaell Madel 

Prix RFI Théâtre 2016

Le jury présidé par l'écrivain Laurent Gaudé  a salué "un texte audacieux et d'une grande maîtrise qui crée des espaces de théâtralité en revisitant un mythe grec (...), un texte qui échappe à la morale car il raconte de façon impitoyable une tragédie dont la violence continue son oeuvre jusqu'à nos jours".

Convulsions est la réinterprétation contemporaine d’un mythe grec qui passe de la mise à mort d’un demi-frère jusqu’à la violence inhérente de l'US Green Card Lottery, la fameuse porte d’entrée aux États-Unis pour les désespérés du monde entier.

 

À paraître en juin 2017
collection Tapuscrit/Théâtre Ouvert
en coédition avec RFI  

 

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MISE EN SCÈNE

Ogres

de Yann Verburgh
L'équipe de Ogres © Geoffrey Fages

L'équipe de Ogres © Geoffrey Fages

du 22 septembre au 7 octobre 2017

mise en scène Eugen Jebeleanu

avec Gautier BoxebeldClémence LaboureauRadouan LeflahiUgo LéonardClaire Puygrenier
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mardis et mercredis à 19h
jeudis et vendredis à 20h
samedis à 20h
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Ogres propose un voyage au cœur de l’homophobie, aujourd'hui dans le monde. De la France à la Russie, de l'Ouganda à l'Iran – en passant par la Bulgarie, l'Afrique du Sud, le Cameroun, la Grèce, le Brésil, la Roumanie, la Corée du Sud, les Pays-Bas – ce texte dresse un état des lieux d'une discrimination qui exclut socialement, qui tue directement ou indirectement, qui existe sous toutes sortes de formes et dont toutes les formes provoquent douleurs et souffrances. 

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SPECTACLE

C'est la vie

avec le Festival d'automne
© Christophe Raynaud de Lage

© Christophe Raynaud de Lage

du 30 octobre au 7 novembre 2017

texte et conception Mohamed El Khatib 

avec Fanny Catel, Daniel Kenigsberg

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mardis et mercredis à 19h

lundi, jeudi et vendredi à 20h

samedi à 20h

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C’est la vie est une démonstration d’amour inconditionnel.

C’est la vie c’est ce qu’il reste quand vous avez perdu l’essentiel.

C’est la vie est une expérience intime, esthétique et politique.

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Festival

Troisième personne

de Valérie Mréjen

Vendredi 26 mai à 19h30

50 min
MISE EN VOIX
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)

par Laurent Poitrenaux 

Son arrivée, tout à fait annoncée, reste une surprise jusqu’au dernier moment. Contrairement à l’image assez répandue du petit rôti, il ne fait pas de doute qu’il s’agit déjà d’une personne. Après les premiers jours dans une chambre exiguë, il est temps de sortir pour retrouver le vaste monde.

Ils ont descendu les cinq ou six marches qui séparent la chaussée de l’établissement. L’homme ouvre les portières de son taxi, un monospace noir et brillant dont la carrosserie bombée reflète telle une lentille optique l’image anamorphosée des immeubles, des bâtiments autour et d’une partie du ciel, et dont les reliefs courbes attrapent les rayons du soleil pour les renvoyer sous forme de flashes. La rue entière semble vouloir se pencher sur les ailes étincelantes du véhicule et se contorsionner afin d’apercevoir un peu du jeune visage avant que les portières ne se referment. Les lampadaires, les façades ravalées, les portes à digicode, les quelques arbres et les panneaux de stationnement dévoilent ainsi leur vraie nature : ce sont des fées souples comme des roseaux et curieuses comme des chouettes. 

Valérie Mréjen 

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LA PRESSE 

Marine Landrot, Télérama, 9 janvier 2017

Dans l'oeuvre en forme de carnet du jour que fait épisodiquement paraître Valérie Mréjen, les faire-part de décès et de naissance se succèdent avec la même intensité. Après s'être arrimée à la mort, dans son puissant livre-tombeau Forêt noire (2012), la voilà qui se blottit au creux de la vie, dans ce délicat ouvrage échographique, dont le titre, Troisième personne, est une caresse au nouveau-né qui vient transformer le quotidien d'un couple. Loin d'elle la tentation de rechercher la complicité de celles qui sont passées par là, ou de céder au nombrilisme de la femme persuadée que la circonférence de son ventre fécondé équivaut à celle du globe terrestre.

Dans une écriture très distanciée, et pourtant enfouie à l'intérieur de la chair d'une parturiente, Valérie Mréjen capte les changements subreptices que cette mise au monde implique. Transparentes et décidées, ses phrases filent comme le temps, et suivent la croissance d'une petite fille invisible, jamais nommée, mais promise à l'inéluctable détachement. Comme toujours chez cette écrivaine, l'admi­ration pour Nathalie Sarraute se chuchote entre les mots, simples, essentiels, concrets, un peu moqueurs parfois, et soudain retenus. Un roman dense, manifeste et léger comme le souffle d'un nourrisson, que toute future mère devrait glisser dans sa valise pour la maternité.

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Anne Diatkine, ELLE, 6 janvier 2017

Avouons-le, on aurait aimé écrire Troisième Personne, de Valérie Mréjen, et on est prêt à parier que tout parent adorerait être l'auteur de ce récit sobre, jamais mièvre et pourtant complètement amoureux, qui relate les sensations et étapes de la naissance d'un bébé jusqu'à ses premiers pas de course, quand l'enfant se précipite pour saluer les vagues. Comment raconter ce miracle toujours renouvelé de l'arrivée d'un nouvel être à la maison, les menus bouleversements, la fatigue, l'inquiétude, et surtout l'émerveillement : celui du bébé pour le monde nouveau et celui qu'on lui porte, alors qu'il ne cesse de bouger. Comment saisir ce mouvement ? Valérie Mréjen a une baguette magique, un truc, pour éviter l'attendrissement poisseux et provoquer l'identification du lecteur vers quelque chose de plus universel : la troisième personne Qui n'est pas seulement le nouvel arrivant, mais la forme grammaticale privilégiée pour évoquer la mère, le père, et tout ce que la mémoire gomme : les premiers bruits de succion, le premier rire aux éclats, le premier « je t'aime » du nouveau-né, sa première conscience d'autrui, mais aussi les deux octogénaires aux boucles gris mauve, sur le quai d'un métro, qui pressent le pas pour embrasser le bébé qu'elles auront oublié deux minutes plus tard. Dans cette nouvelle vie, il y a bien sûr l'épuisement et la difficulté à se mettre à travailler le soir, puisque la journée est entièrement dévolue au petit être, mais aussi la première fois où la mère parvient enfin à dire « ma fille » dans une conversation, c'est-à-dire à se positionner autrement. Le récit pourrait être énumératif. Il ne l'est jamais, car Valérie Mréjen est continuellement réflexive, chaque remorque engendre sa pensée qui rejoint constamment celle du lecteur. On rêve de glisser ce livre dans toutes les poussettes des bébés connus, inconnus, croisés dans la rue, dans la besace des futurs parents, grands-parents, parrains, marraines. Et finalement dans les mains de l'humanité tout entière.

 

Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire,  février 2017

Une artiste multiple qui use des mots et des images. Cela se ressent dans son nouveau titre, Troisième Personne, où elle réalise une sacrée performance sur un sujet pourtant rabâché par beaucoup et traité par les plus grands : lorsque l'enfant paraît. Ce thème renvoie bien trop souvent au pathos, lyrisme et autres excès. Avec elle, c'est tout le contraire : le minimalisme explose d'émotions.

 

Le texte est paru aux éditions P.O.L







Valérie Mréjen © Stéphanie Solinas

Valérie Mréjen © Stéphanie Solinas

Les autres événements :

45 min
Lundi 22 mai à 19h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
1h15
Lundi 22 mai à 20h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
30 min
Mardi 23 mai à 19h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
1h10
Mardi 23 mai à 20h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
45 min
Vendredi 26 mai à 20h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
45 min
Lundi 29 et mardi 30 mai à 20h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
45 min
Mardi 30 mai à 19h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)

Dans le cadre de