En public

MISE EN SCÈNE

Ogres

de Yann Verburgh
L'équipe de Ogres © Geoffrey Fages

L'équipe de Ogres © Geoffrey Fages

du 22 septembre au 7 octobre 2017

mise en scène Eugen Jebeleanu

avec Gautier BoxebeldClémence LaboureauRadouan LeflahiUgo LéonardClaire Puygrenier
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mardis et mercredis à 19h
jeudis et vendredis à 20h
samedis à 20h
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Ogres propose un voyage au cœur de l’homophobie, aujourd'hui dans le monde. De la France à la Russie, de l'Ouganda à l'Iran – en passant par la Bulgarie, l'Afrique du Sud, le Cameroun, la Grèce, le Brésil, la Roumanie, la Corée du Sud, les Pays-Bas – ce texte dresse un état des lieux d'une discrimination qui exclut socialement, qui tue directement ou indirectement, qui existe sous toutes sortes de formes et dont toutes les formes provoquent douleurs et souffrances. 

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Temps fort

Festival du Jamais Lu-Paris

3ème édition

du vendredi 20 au dimanche 22 octobre 2017

LES METTEURS EN SCÈNE
Claude PoissantMarie CharleboisMarie-Josée BastienGeoffrey Gaquère

LES AUTEURS
Lucie Depauw, Vincent Farasse, Nathanaël FrérotKevin Keiss, David Paquet

LA TROUPE
Anne Benoit, Jean-Edouard BodziakManon KneuséGeoffrey DahmMarie-Sohna CondéBaptiste RelatDelphine MeillandHubert Lemire 
et deux apprentis comédiens de l'École d'Asnières – ESCA

 

Incubateur, agitateur, entremetteur, le Jamais Lu chamboule l’écologie théâtrale sur deux continents depuis bientôt 17 ans. À Paris, il est le lieu de la rencontre entre des auteurs d’ici qui trépignent de faire entendre sans attendre leurs travaux inédits. Ils sont rejoints par des metteurs en scène venus du Québec qui, en projetant leurs encres fraîches sur la tribune, rajoutent à cette urgence de parler haut. Autour d’eux, une fougueuse troupe d’acteurs s’empare des textes et les profère d’un geste chahuteur, festif, engagé. De cet entrechoc des cultures découle un scan détonant de notre monde, pour un partage immédiat.

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LECTURE-RENCONTRE

Traversée d’une écriture québécoise

David Paquet

Samedi 21 octobre à 16h

Il n’y en a pas deux comme lui. De son esprit finement tordu s’éjectent des personnages-météores inattendus. Des flammèches, des fulgurances, des furies. De leurs tragédies, il tire un rire franc, loin du ricanement. De leurs névroses, il fait des triomphes. Car derrière ses figures flamboyantes se cachent des êtres qui tremblent et qui nous ressemblent. Auteur québécois déjà largement reconnu sur la scène internationale, David Paquet vient ici partager quelques extraits de sa production théâtrale, dont vont se saisir dix jeunes acteurs gourmands.


Dans le cadre de

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MISE EN VOIX

La Traductrice

de Vincent Farasse

Dimanche 22 octobre à 16h

Un homme reçoit un coup de téléphone, qui le somme de se rendre immédiatement à l’hôpital : sa femme vient de mourir, renversée par une moto.

Quelques mois plus tard, une question l’obsède : sa femme est morte à l’angle de la rue Lecourbe et de la rue Cambronne, en plein après-midi. Leur appartement, son travail, étaient à l’autre bout de Paris. Que pouvait-elle bien faire dans ce quartier ?

- Suzanne est morte, à l’angle de la rue Lecourbe et de la rue Cambronne.

- Je sais.

- C’est un drôle d’endroit pour mourir, non ?


Dans le cadre de

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CABARET LITTÉRAIRE

PING-PONG

Nouveau cabaret poétique et politique

Dimanche 22 octobre à 18h

L’espace public est saturé d’opinions, d’ondes et d’infos. Six auteurs de fiction - trois Québécois, trois Français - vont utiliser leur outil de prédilection, les mots, pour se renvoyer la balle et remettre un peu d’ordre dans ce chaos. Ou pourquoi pas pour y rajouter un brin de pagaille et secouer le convenu - ce serait plutôt ça leur inclination. D’un continent à un autre, vous entendrez ici l’écho d’une vaste conversation poétique, politique et sans doute philosophico-ludique.

 

 


Dans le cadre de

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SPECTACLE

C'est la vie

avec le Festival d'automne
© Christophe Raynaud de Lage

© Christophe Raynaud de Lage

du 30 octobre au 7 novembre 2017

texte et conception Mohamed El Khatib 

avec Fanny Catel, Daniel Kenigsberg

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mardis et mercredis à 19h

lundi, jeudi et vendredi à 20h

samedi à 20h

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C’est la vie est une démonstration d’amour inconditionnel.

C’est la vie c’est ce qu’il reste quand vous avez perdu l’essentiel.

C’est la vie est une expérience intime, esthétique et politique.

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Festival

Troisième personne

de Valérie Mréjen

Vendredi 26 mai à 19h30

50 min
MISE EN VOIX
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)

par Laurent Poitrenaux 

Son arrivée, tout à fait annoncée, reste une surprise jusqu’au dernier moment. Contrairement à l’image assez répandue du petit rôti, il ne fait pas de doute qu’il s’agit déjà d’une personne. Après les premiers jours dans une chambre exiguë, il est temps de sortir pour retrouver le vaste monde.

Ils ont descendu les cinq ou six marches qui séparent la chaussée de l’établissement. L’homme ouvre les portières de son taxi, un monospace noir et brillant dont la carrosserie bombée reflète telle une lentille optique l’image anamorphosée des immeubles, des bâtiments autour et d’une partie du ciel, et dont les reliefs courbes attrapent les rayons du soleil pour les renvoyer sous forme de flashes. La rue entière semble vouloir se pencher sur les ailes étincelantes du véhicule et se contorsionner afin d’apercevoir un peu du jeune visage avant que les portières ne se referment. Les lampadaires, les façades ravalées, les portes à digicode, les quelques arbres et les panneaux de stationnement dévoilent ainsi leur vraie nature : ce sont des fées souples comme des roseaux et curieuses comme des chouettes. 

Valérie Mréjen 

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LA PRESSE 

Marine Landrot, Télérama, 9 janvier 2017

Dans l'oeuvre en forme de carnet du jour que fait épisodiquement paraître Valérie Mréjen, les faire-part de décès et de naissance se succèdent avec la même intensité. Après s'être arrimée à la mort, dans son puissant livre-tombeau Forêt noire (2012), la voilà qui se blottit au creux de la vie, dans ce délicat ouvrage échographique, dont le titre, Troisième personne, est une caresse au nouveau-né qui vient transformer le quotidien d'un couple. Loin d'elle la tentation de rechercher la complicité de celles qui sont passées par là, ou de céder au nombrilisme de la femme persuadée que la circonférence de son ventre fécondé équivaut à celle du globe terrestre.

Dans une écriture très distanciée, et pourtant enfouie à l'intérieur de la chair d'une parturiente, Valérie Mréjen capte les changements subreptices que cette mise au monde implique. Transparentes et décidées, ses phrases filent comme le temps, et suivent la croissance d'une petite fille invisible, jamais nommée, mais promise à l'inéluctable détachement. Comme toujours chez cette écrivaine, l'admi­ration pour Nathalie Sarraute se chuchote entre les mots, simples, essentiels, concrets, un peu moqueurs parfois, et soudain retenus. Un roman dense, manifeste et léger comme le souffle d'un nourrisson, que toute future mère devrait glisser dans sa valise pour la maternité.

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Anne Diatkine, ELLE, 6 janvier 2017

Avouons-le, on aurait aimé écrire Troisième Personne, de Valérie Mréjen, et on est prêt à parier que tout parent adorerait être l'auteur de ce récit sobre, jamais mièvre et pourtant complètement amoureux, qui relate les sensations et étapes de la naissance d'un bébé jusqu'à ses premiers pas de course, quand l'enfant se précipite pour saluer les vagues. Comment raconter ce miracle toujours renouvelé de l'arrivée d'un nouvel être à la maison, les menus bouleversements, la fatigue, l'inquiétude, et surtout l'émerveillement : celui du bébé pour le monde nouveau et celui qu'on lui porte, alors qu'il ne cesse de bouger. Comment saisir ce mouvement ? Valérie Mréjen a une baguette magique, un truc, pour éviter l'attendrissement poisseux et provoquer l'identification du lecteur vers quelque chose de plus universel : la troisième personne Qui n'est pas seulement le nouvel arrivant, mais la forme grammaticale privilégiée pour évoquer la mère, le père, et tout ce que la mémoire gomme : les premiers bruits de succion, le premier rire aux éclats, le premier « je t'aime » du nouveau-né, sa première conscience d'autrui, mais aussi les deux octogénaires aux boucles gris mauve, sur le quai d'un métro, qui pressent le pas pour embrasser le bébé qu'elles auront oublié deux minutes plus tard. Dans cette nouvelle vie, il y a bien sûr l'épuisement et la difficulté à se mettre à travailler le soir, puisque la journée est entièrement dévolue au petit être, mais aussi la première fois où la mère parvient enfin à dire « ma fille » dans une conversation, c'est-à-dire à se positionner autrement. Le récit pourrait être énumératif. Il ne l'est jamais, car Valérie Mréjen est continuellement réflexive, chaque remorque engendre sa pensée qui rejoint constamment celle du lecteur. On rêve de glisser ce livre dans toutes les poussettes des bébés connus, inconnus, croisés dans la rue, dans la besace des futurs parents, grands-parents, parrains, marraines. Et finalement dans les mains de l'humanité tout entière.

 

Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire,  février 2017

Une artiste multiple qui use des mots et des images. Cela se ressent dans son nouveau titre, Troisième Personne, où elle réalise une sacrée performance sur un sujet pourtant rabâché par beaucoup et traité par les plus grands : lorsque l'enfant paraît. Ce thème renvoie bien trop souvent au pathos, lyrisme et autres excès. Avec elle, c'est tout le contraire : le minimalisme explose d'émotions.

 

Le texte est paru aux éditions P.O.L



Liens




Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Valérie Mréjen © Stéphanie Solinas

Valérie Mréjen © Stéphanie Solinas

Les autres événements :

45 min
Lundi 22 mai à 19h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
1h15
Lundi 22 mai à 20h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
30 min
Mardi 23 mai à 19h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
1h10
Mardi 23 mai à 20h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
45 min
Vendredi 26 mai à 20h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
45 min
Lundi 29 et mardi 30 mai à 20h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
45 min
Mardi 30 mai à 19h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)

Dans le cadre de