En public

HORS LES MURS

en mars tous à la MC93-Bobigny

du 5 au 29 mars 2020

Théâtre Ouvert va inaugurer une nouvelle page de son histoire en déménageant à la rentrée prochaine au 159 avenue Gambetta, dans le 20ème arrondissement de Paris. C’est dans ce nouvel écrin qu’il déploiera sa vocation toujours renouvelée de théâtre d’art et essai en prise avec son territoire et en résonnance avec les voix du monde. Dans l’intervalle, son équipe répond joyeusement à l’invitation de la MC93 de vous proposer un florilège de nouvelles écritures scéniques pendant tout le mois de mars.

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SPECTACLE / CRÉATION

L’Araignée

de Charlotte Lagrange

jeudi 5, vendredi 6, samedi 7 mars

Peut-être que les araignées sont capables de faire semblant de mourir devant un danger imminent ?
Si seulement je pouvais faire ça de temps en temps me mettre en pause.


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SPECTACLE

S-E-U-L-E ?

d'’après "Seule" de Daniel Foucard
© Emmanuel Valette

© Emmanuel Valette

mercredi 11 et jeudi 12 mars

Une jeune femme se réveille seule sur une lande déserte. Elle a oublié son identité, ne sait pas où elle se trouve, ne se souvient de rien. Pour retrouver son chemin et son identité perdue, elle harangue, nous interpelle, imagine, reconstitue, attaque, fouille sa mémoire, échafaude des hypothèses, parle du monde, et parle de nous qui la regardons.

Seule en scène, la comédienne Sephora Pondi nous livre une variation contemporaine et féminine de la figure de Robinson Crusoë.


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SPECTACLE

Mont Vérité

de Pascal Rambert
Mont vérité © Jean-Louis Fernandez

Mont vérité © Jean-Louis Fernandez

Douze jeunes artistes issus de l’école du Théâtre National de Strasbourg, ainsi que l’équipe artistique et technique, s'engagent avec force dans ce banquet dionysiaque que Pascal Rambert a écrit pour eux. Un hymne à la jeunesse, à la liberté et à l'amour qui se joue, se danse et se chante au pied du Monte Verità.


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SPECTACLE / CRÉATION

Paradis

de Sonia Chiambretto
© Matthew Henry from Burst

© Matthew Henry from Burst

mardi 17 et mercredi 18 mars

Tout a commencé en bas de chez moi à Manosque. La ville accueillait le temps d’un week-end la crème des romanciers à succès. Des micros avaient été installés sur chaque place pour des lectures publiques, ou des entretiens. En marchant, je suis tombée sur un garçon syrien qui voulait prendre la parole. Il ne parlait ni français, ni anglais. Il voulait parler dans un micro. Il préparait sur son ordinateur ce qu’il voulait dire. Il arrivait de Syrie et c’était un moment de grand KO. Évidemment il n’a jamais eu le micro. Il ne comprenait pas pourquoi, et moi non plus.


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Lecture-performance

Les Acteurs français Portrait n°1: l’acteur fragile

Texte et conception Mohamed El Khatib

jeudi 19 mars à 19h30

À la suite d’une performance créée en 2018 avec le cinéaste Alain Cavalier, l’auteur Mohamed El Khatib a voulu revenir sur un des thèmes évoqués au long de leurs échanges : la tendresse et la distance qu’ils cultivent à l’égard des acteurs. Après s’être débarrassés d’eux dans leur pratique quotidienne de documentaristes, Alain Cavalier et Mohamed El Khatib y sont revenus parfois, par coquetterie, le plus souvent par amitié, mais toujours avec la plus grande prudence.


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SPECTACLE

Love is in the Hair

de Laëtitia Ajanohun
Love is in the Hair © Christophe Raynaud de Lage

Love is in the Hair © Christophe Raynaud de Lage

du 20 au 29 mars 2020

Défrisé, lissé, tissé, perruqué... Le cheveu crépu, serait-il la métaphore de l'identité malmenée? Ce spectacle fait entendre les préoccupations et les désirs d'une génération afropéenne décomplexée.


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MISE EN VOIX

Passé - je ne sais où, qui revient

de Lazare

21 mars à 20h30

Le 8 mai 1945, deux faits mineurs survenus à Sétif et à Guelma déclenchent le plus grand massacre de l’histoire de France contemporaine, en temps de paix : au moins 20 000 et probablement 30 000 algériens sont tués par des européens.

La Mère raconte cette douleur sans nom. Elle habite le lieu du souvenir.

C’est le centre rayonnant de la mémoire. Elle est en relation avec le monde invisible. L’absence de son père, tué à une manifestation, est devenue une rêverie de l’éternité.


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MISE EN VOIX

Fanny

de Rebecca Deraspe

dimanche 22 mars à 16h

C’est une histoire banale, en apparence. Fanny vient tout juste d’avoir 55 ans. Elle vit avec son conjoint Dorian une magnifique et inaltérable histoire d’amour. Ils sont heureux. Véritablement heureux. Le couple, qui habite dans une maison assez confortable et un peu trop grande pour eux, décide d’accueillir une locataire pour occuper une chambre inhabitée. Ils ne le font pas pour l’argent, mais pour faire du mouvement dans leur vie un peu trop stable. Ils se sentent peut-être injustement heureux.  Ils voudraient être utiles.


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MISE EN VOIX

La mer est ma nation

de Hala Moughanie

jeudi 26 mars à 20h

Un homme et sa femme vivent dans une ville que les déchets ont envahie. Arrivent deux femmes, des étrangères fuyant un pays en guerre, que les habitants imaginent mettre à distance en improvisant une frontière incongrue. La rencontre entre les individus offre l’opportunité de penser le positionnement de chacun vis-à-vis de tous et de négocier alliances et désaccords afin de recomposer une société dont l’équilibre interne est singulier.


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MISE EN VOIX

Ça raconte Sarah

de Pauline Delabroy-Allard

vendredi 27 mars 20h

L’histoire d’une passion amoureuse, le récit à la première personne d’un amour fou et dévorant entre deux femmes.


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Poèmes et chants

Poésie Pays

de Guy Régis Junior

samedi 28 mars 15h30

Dans une atmosphère chaleureuse et propice aux échanges avec le public, des auteurs partagent leur poésie en toute simplicité. Il s’agit de retrouver l’ambiance des soirées organisées fréquemment à Port-au-Prince où chacun vient transmettre les textes de ses auteurs préférés. Mais loin de rester extérieurs, les spectateurs se joignent à cette fête de la langue pour donner à entendre leurs propres textes ou leurs poèmes préférés, dans un grand banquet de mots.


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Festival

Troisième personne

de Valérie Mréjen

Vendredi 26 mai à 19h30

50 min
MISE EN VOIX
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)

par Laurent Poitrenaux 

Son arrivée, tout à fait annoncée, reste une surprise jusqu’au dernier moment. Contrairement à l’image assez répandue du petit rôti, il ne fait pas de doute qu’il s’agit déjà d’une personne. Après les premiers jours dans une chambre exiguë, il est temps de sortir pour retrouver le vaste monde.

Ils ont descendu les cinq ou six marches qui séparent la chaussée de l’établissement. L’homme ouvre les portières de son taxi, un monospace noir et brillant dont la carrosserie bombée reflète telle une lentille optique l’image anamorphosée des immeubles, des bâtiments autour et d’une partie du ciel, et dont les reliefs courbes attrapent les rayons du soleil pour les renvoyer sous forme de flashes. La rue entière semble vouloir se pencher sur les ailes étincelantes du véhicule et se contorsionner afin d’apercevoir un peu du jeune visage avant que les portières ne se referment. Les lampadaires, les façades ravalées, les portes à digicode, les quelques arbres et les panneaux de stationnement dévoilent ainsi leur vraie nature : ce sont des fées souples comme des roseaux et curieuses comme des chouettes. 

Valérie Mréjen 

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LA PRESSE 

Marine Landrot, Télérama, 9 janvier 2017

Dans l'oeuvre en forme de carnet du jour que fait épisodiquement paraître Valérie Mréjen, les faire-part de décès et de naissance se succèdent avec la même intensité. Après s'être arrimée à la mort, dans son puissant livre-tombeau Forêt noire (2012), la voilà qui se blottit au creux de la vie, dans ce délicat ouvrage échographique, dont le titre, Troisième personne, est une caresse au nouveau-né qui vient transformer le quotidien d'un couple. Loin d'elle la tentation de rechercher la complicité de celles qui sont passées par là, ou de céder au nombrilisme de la femme persuadée que la circonférence de son ventre fécondé équivaut à celle du globe terrestre.

Dans une écriture très distanciée, et pourtant enfouie à l'intérieur de la chair d'une parturiente, Valérie Mréjen capte les changements subreptices que cette mise au monde implique. Transparentes et décidées, ses phrases filent comme le temps, et suivent la croissance d'une petite fille invisible, jamais nommée, mais promise à l'inéluctable détachement. Comme toujours chez cette écrivaine, l'admi­ration pour Nathalie Sarraute se chuchote entre les mots, simples, essentiels, concrets, un peu moqueurs parfois, et soudain retenus. Un roman dense, manifeste et léger comme le souffle d'un nourrisson, que toute future mère devrait glisser dans sa valise pour la maternité.

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Anne Diatkine, ELLE, 6 janvier 2017

Avouons-le, on aurait aimé écrire Troisième Personne, de Valérie Mréjen, et on est prêt à parier que tout parent adorerait être l'auteur de ce récit sobre, jamais mièvre et pourtant complètement amoureux, qui relate les sensations et étapes de la naissance d'un bébé jusqu'à ses premiers pas de course, quand l'enfant se précipite pour saluer les vagues. Comment raconter ce miracle toujours renouvelé de l'arrivée d'un nouvel être à la maison, les menus bouleversements, la fatigue, l'inquiétude, et surtout l'émerveillement : celui du bébé pour le monde nouveau et celui qu'on lui porte, alors qu'il ne cesse de bouger. Comment saisir ce mouvement ? Valérie Mréjen a une baguette magique, un truc, pour éviter l'attendrissement poisseux et provoquer l'identification du lecteur vers quelque chose de plus universel : la troisième personne Qui n'est pas seulement le nouvel arrivant, mais la forme grammaticale privilégiée pour évoquer la mère, le père, et tout ce que la mémoire gomme : les premiers bruits de succion, le premier rire aux éclats, le premier « je t'aime » du nouveau-né, sa première conscience d'autrui, mais aussi les deux octogénaires aux boucles gris mauve, sur le quai d'un métro, qui pressent le pas pour embrasser le bébé qu'elles auront oublié deux minutes plus tard. Dans cette nouvelle vie, il y a bien sûr l'épuisement et la difficulté à se mettre à travailler le soir, puisque la journée est entièrement dévolue au petit être, mais aussi la première fois où la mère parvient enfin à dire « ma fille » dans une conversation, c'est-à-dire à se positionner autrement. Le récit pourrait être énumératif. Il ne l'est jamais, car Valérie Mréjen est continuellement réflexive, chaque remorque engendre sa pensée qui rejoint constamment celle du lecteur. On rêve de glisser ce livre dans toutes les poussettes des bébés connus, inconnus, croisés dans la rue, dans la besace des futurs parents, grands-parents, parrains, marraines. Et finalement dans les mains de l'humanité tout entière.

 

Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire,  février 2017

Une artiste multiple qui use des mots et des images. Cela se ressent dans son nouveau titre, Troisième Personne, où elle réalise une sacrée performance sur un sujet pourtant rabâché par beaucoup et traité par les plus grands : lorsque l'enfant paraît. Ce thème renvoie bien trop souvent au pathos, lyrisme et autres excès. Avec elle, c'est tout le contraire : le minimalisme explose d'émotions.

 

Le texte est paru aux éditions P.O.L



Liens




Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

Laurent Poitrenaux © Christophe Raynaud de Lage

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Valérie Mréjen © Stéphanie Solinas

Valérie Mréjen © Stéphanie Solinas

Les autres événements :

45 min
Lundi 22 mai à 19h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
1h15
Lundi 22 mai à 20h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
30 min
Mardi 23 mai à 19h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
1h10
Mardi 23 mai à 20h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
45 min
Vendredi 26 mai à 20h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
45 min
Lundi 29 et mardi 30 mai à 20h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)
45 min
Mardi 30 mai à 19h30
Tarif C (5€ - 3€ - entrée libre avec La Carte TO)

Dans le cadre de